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"Philosopher c'est apprendre à mourir"

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« Philosopher c’est apprendre à mourir »  Platon L’étymologie de la philosophie signifie « l’amour de la sagesse » donc  philosopher c’est une quête perpétuelle où la prétention de prétendre la posséder ne  peut avoir sa place

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Ajouté le : 11 janvier 2014
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« Philosopher c’est apprendre à mourir »
Platon
L’étymologie de la philosophie signifie « l’amour de la sagesse » donc
philosopher c’est une quête perpétuelle où la prétention de prétendre la posséder ne
peut avoir sa place. Cette sagesse naît de l’observation du monde, la matière et de la
réflexion sur « l’inconscient », qui ne peut se matérialiser. C’est pourquoi le regard du
philosophe n’a de sens que s’il se détache de la société, rien ne peut le prédéterminer,
les préjugés sont prohibés. La pensée quant à elle est propre à chaque individu, elle
qui est ex nihilo. La philosophie c’est aussi un apprentissage quotidien pour son
disciple qui souhaite « mieux vivre » c’est à dire comment appréhender les questions
fondamentales de la vie telle que le foi. De cet enseignement l’initié améliorera sa
façon de vivre et son principal but sera « d’être un Dieu parmi les Hommes », stade
qui ne sera bien sûr jamais atteint. Cependant il en tirera de nombreux bienfaits tel
que l’appréhension de la mort.
Alors comment la philosophie pourrait-elle apprendre à mourir ?
Tout d’abord, la mort a toujours été la hantise de l’homme. Indéfinissable,
elle le terrorise et le menace à tout instant, alors comment y faire face ? L’homme n’a
trouvé qu’un seul moyen, se rassurer. En effet, à travers la religion il peut donner un
sens à sa vie et se reposer sur ses déterminismes, sa liberté peut donc être remise en
cause puisque ses choix ne sont alors qu’une succession de facteurs provoqués.
Heureusement il existe une autre alternative, c’est la philosophie qui trouvera alors sa
raison d’être pour ceux qui cherchent à comprendre leur monde mais surtout la vie.
C’est en philosophant qu’ils apprendront à mourir, en effet le travail qu’ils auront
effectués sur eux-mêmes pour fuir les déterminismes par exemple leur apportera une
grande lucidité. Les angoisses sont donc dépassées et la mort devient alors la dernière
expiration d’une vie. Donc profitons de notre existence car à partir de ce moment là,
le temps est notre détracteur.
In fine, pour faire face à cette formidable force une seule solution existe:
être heureux. Or, le bonheur se résume par savoir profiter des moments agréables de
la vie, ainsi comprendre l’épicurisme c’est apprendre à mourir. L’interrogation ayant
trouvée sa réponse, il ne reste plus qu’à cultiver son jardin et faire nôtre le carpe diem.
Friedrich Holmes