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Traité de la nature humaine

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Traité de la nature humaineDavid HumeTraduction WikisourceSommaireAvertissementIntroductionLivre I : De l'entendementPartie I : Des idées, de leur origine, de leur composition, de leur connexion,de leur abstraction, etc.Section I. De l’origine de nos idéesSection II. Division du sujet Section III. Des idées de la mémoire et de l’imagination Section IV. De la connexion ou association des idéesSection V. Des relationsSection VI. Des modes et des substances Section VII. Des idées abstraitesPartie II : Des idées d’espace et de tempsSection I. De l’infinie divisibilité de nos idées d’espace et de tempsSection II : De l’infinie divisibilité de l’espace et du tempsSection III : Des autres qualités de nos idées d’espace et de tempsSection IV : Réponses aux objectionsSection V : Suite du même sujetSection VI : De l’idée d’existence et de l’idée d’existence extérieurePartie III : De la connaissance et de la probabilitéSection I : De la connaissanceSection II : De la probabilité, et de l’idée de cause et d’effetSection III : Pourquoi une cause est toujours nécessaireSection IV : Des parties composantes de nos raisonnements sur lacause et l’effetSection V : Des impressions des sens et de la mémoireSection VI : De l’inférence de l’impression à l’idéeSection VII : De la nature de l’idée ou de la croyanceSection VIII : Des causes de la croyanceSection IX : Des effets d’autres relations et d‘autres habitudesSection X : De l’influence de la ...
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Sommaire Avertissement Introduction
Traité de la nature humaine David Hume Traduction Wikisource
Livre I : De l'entendement Partie I : Des idées, de leur origine, de leur composition, de leur connexion, de leur abstraction, etc. Section I. De l’origine de nos idées Section II. Division du sujet Section III. Des idées de la mémoire et de l’imagination Section IV. De la connexion ou association des idées Section V. Des relations Section VI. Des modes et des substances Section VII. Des idées abstraites Partie II : Des idées d’espace et de temps Section I. De l’infinie divisibilité de nos idées d’espace et de temps Section II : De l’infinie divisibilité de l’espace et du temps Section III : Des autres qualités de nos idées d’espace et de temps Section IV : Réponses aux objections Section V : Suite du même sujet Section VI : De l’idée d’existence et de l’idée d’existence extérieure Partie III : De la connaissance et de la probabilité Section I : De la connaissance Section II : De la probabilité, et de l’idée de cause et d’effet Section III : Pourquoi une cause est toujours nécessaire Section IV : Des parties composantes de nos raisonnements sur la cause et l’effet Section V : Des impressions des sens et de la mémoire Section VI : De l’inférence de l’impression à l’idée Section VII : De la nature de l’idée ou de la croyance Section VIII : Des causes de la croyance Section IX : Des effets d’autres relations et d‘autres habitudes Section X : De l’influence de la croyance Section XI : De la probabilité des chances Section XII : De la probabilité des causes Section XIII : De la probabilité non philosophique Section XIV : De l’idée de connexion nécessaire Section XV :Règles pour juger des causes et des effets Section XVI : De la raison des animaux Partie IV : Du système sceptique et des autres systèmes philosophiques Section I : Du scepticisme à l’égard de la raison Section II : Du scepticisme à l’égard des sens Section III : De la philosophie ancienne Section IV : De la philosophie moderne Section V : De l’immatérialité de l’âme Section VI : De l’identité personnelle Section VII : Conclusion de ce livre Traité de la nature humaine, I, I, II : Division du sujet
Puisqu'il apparaît que nos impressions simples précèdent leurs idées correspondantes, et que les exceptions sont très rares, la méthode semble exiger que nous examinions nos impressions avant de considérer nos idées. Les impressions peuvent être divisées en deux genres, celles de la SENSATION et celles de la RÉFLEXION. Le premier genre survient originairement dans l'âme, de causes inconnues. Le second est dérivé, dans une large mesure, de nos idées, et cela dans l'ordre suivant. Une impression frappe d'abord les sens, et nous fait percevoir la chaleur ou le froid, la soif ou la faim, le plaisir ou la douleur, d'un certain genre ou d'un autre. De cette impression, il y a une copie prise par l'esprit, qui demeure après que l'impression cesse ; et c'est ce que nous appelons une idée. Cette idée de plaisir ou de douleur, quand elle retourne dans l'âme, produit de nouvelles impressions de désir et d'aversion, d'espoir et de crainte, qui peuvent proprement être appelées des impressions de la réflexion, parce qu'elles sont dérivées d'elle. Celles-ci sont également copiées par la mémoire et l'imagination, et deviennent des idées ; lesquelles provoquent peut-être à leur tour d'autres impressions et d'autres idées. En sorte que les impressions de la réflexion ne sont qu'antérieures à leurs idées correspondantes ; mais postérieures à celles de la sensation, et derivées d'elles. L'examen de nos sensations concerne davantage les anatomistes et les philosophes de la nature que la morale ; et il ne sera donc pas pris en considération pour le moment. Et comme les impressions de la réflexion, à savoir les passions, les désirs et les émotions, qui méritent principalement notre attention, résultent pour la plupart des idées, il sera nécessaire d'inverser cette méthode qui, à première vue, semble la plus naturelle ; et, afin d'expliquer la nature et les principes de l'esprit humain, de faire un exposé particulier des idées, avant d'en venir aux impressions. Pour cette raison, j'ai choisi de commencer par les idées. Traité de la nature humaine, I, I, III : Des idées de la mémoire et de l’imagination
Nous trouvons par expérience que, lorsque quelque impression a été présente à l'esprit, elle y fait de nouveau son apparition en tant qu'idée ; et elle peut le faire de deux manières différentes : l'une, quand, dans sa nouvelle apparition, elle conserve un degré important de sa première vivacité, et est quelque chose d'intermédiaire entre une impression et une idée : ou quand elle perd entièrement cette vivacité, et est une idée parfaite. La faculté, par laquelle nous répétons nos impressions de la première manière, s'appelle la MÉMOIRE, et l'autre l'IMAGINATION. Il est évident, à première vue, que les idées de la mémoire sont beaucoup plus vives et fortes que celles de l'imagination, et que la première faculté peint ses objets en des couleurs plus distinctes que celles employées par la seconde. Quand nous nous rappelons un événement passé, son idée s'écoule dans l'esprit avec force ; tandis que dans l'imagination, la perception est faible et languissante, et ne peut sans difficulté être longtemps preservée par l'esprit ferme et uniforme. Il y a donc ici [1] une différence sensible entre une espèce d'idées et l'autre. Mais nous en traiterons plus entièrement ultérieurement. Il y a une autre différence entre ces deux genres d'idées qui n'est pas moins évidente, à savoir que, bien que ni les idées de la mémoire ni celles de l'imagination, ni les idées vivantes ni les faibles ne peuvent faire leur apparition dans l'esprit à moins que leurs impressions correspondantes ne leur aient auparavant préparé la voie, cependant l'imagination n'est pas limitée au même ordre et à la même forme que les impressions originales ; tandis que la mémoire est en quelque manière liée à cet égard, sans aucune puissance de variation. Il est évident que la mémoire préserve la forme originale dans laquelle ses objets ont été présentés, et que partout où nous nous en séparons en nous rappelant de quelque chose, cela procède de quelque défaut ou imperfection dans cette faculté. Un historien peut sans doute, pour la poursuite plus commode de son récit, rapporter un événement avant un autre auquel il était en fait postérieur ; mais alors, s'il est exact, il prend note de ce désordre ; et par ce moyen replace l'idée à la place qui lui revient. Le cas est identique dans notre souvenir d'endroits et de personnes avec lesquels nous étions autrefois familiers. L'usage principal de la mémoire n'est pas de préserver les idées simples, mais leur ordre et leur position. En bref, ce principe est appuyé par un tel nombre de phénomènes communs et vulgaires, que nous pouvons nous épargner l'ennui d'y insister plus longtemps. La même évidence nous accompagne dans notre deuxième principe,de la liberté de l'imagination à transposer et à changer ses idéesLes fables que nous rencontrons dans les poésies et les romans le mettent entièrement hors de question. La nature est ici. [2] totalement confondue, et ce n'est que chevaux ailés, dragons enflammés, et géants monstrueux. Et cette liberté de la fantaisiene semblera pas étrange, si nous considérons que toutes nos idées sont copiées de nos impressions, et qu'il n'y a pas deux impressions qui soient parfaitement inséparables. Sans compter que c'est une conséquence évidente de la division des idées en simples et complexes. Partout où l'imagination perçoit une différence entre les idées, elle peut facilement produire une séparation. Notes 1. ↑Part II, Sect. 5. 2. ↑fancy. Traité de la nature humaine, I, I, VI : Des modes et des substances
Je demanderais volontiers à ces philosophes qui fondent tant de leurs raisonnements sur la distinction de la substance et de l'accident, et qui imaginent que nous avons des idées claires de l'une et de l'autre, si l'idée de la substance est tirée des impressions de la sensation ou de la réflexion. Si elle nous est transmise par nos sens, je demande par lequel d'entre eux ; et de quelle façon ? Si elle est perçue par les yeux, ce doit être une couleur ; si c'est par les oreilles, un son ; si c'est par le palais, un goût ; et ainsi des
autres sens. Mais je crois qu'aucun n'affirmera que la substance est une couleur, un son ou un goût. L'idée de la substance doit donc être tirée d'une impression de réflexion, si elle existent vraiment. Mais les impressions de la réflexion se résolvent en nos passions et émotions : aucune ne peut représenter une substance. Nous n'avons donc aucune idée de substance, distincte de celle d'une collection de qualités particulières, et nous n'avons aucune autre signification quand nous parlons ou raisonnons à son sujet.
L'idée d'une substance, aussi bien que celle d'un mode, n'est rien qu'une collection d'idées simples, qui sont liées par l'imagination, et ont un nom particulier qui les désigne, nom par lequel nous pouvons rappeler cette collection, pour nous-mêmes ou pour les autres. Mais la différence entre ces idées consiste en ce que les qualités particulières qui forment une substance sont généralement reférées à un quelque chose d'inconnu, dans lequelle elles sont censées exister ; ou elles sont du moins censées, en accordant que cette fiction devrait être rejetée, être liées étroitement et inséparablement par les relations de contiguïté et de causalité. L'effet de cela, c'est que, quelque soit la nouvelle qualité simple que nous découvrons avoir la même connexion avec les autres, nous la comprennons immédiatement parmi elles, quand bien même elle n'entre pas dans la première conception de la substance. Ainsi notre idée de l'or peut tout d'abord être une couleur jaune, un poids, la malléabilité, la fusibilité ; mais, en découvrant sa solubilité dans l'eau régale, nous joignons cette idée aux autres qualités, et nous supposons qu'elle appartient à la substance, tout comme si son idée avait dès le commencement fait partie de l'idée composée. Le principe de l'union étant considérée comme la partie importante de l'idée complexe, il donne accès à n'importe quelle qualité qui se présente par la suite, et cette qualité est englobée par l'idée complexe tout comme le sont les autres qui se sont présentées en premier lieu.
Que cela ne peut avoir lieu pour les modes, est évident par la considération de leur nature. Les idées simples dont les modes sont formés, ou bien représentent des qualités qui ne sont pas unies par contiguïté et causalité, mais sont dispersées dans différents sujets ; ou, si elles sont toutes unies ensemble, le principe d'union n'est pas considéré comme le fondement de l'idée complexe. L'idée d'une danse est un exemple du premier genre de mode ; celle de la beauté un exemple du second. La raison pourlaquelle de telles idées complexes ne peuvent recevoir de nouvelle idée sans changer de nom qui distingue le mode est évidente.
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