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Noël Ruffieux analyse l'impact du Concile sur - lussi frz

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Noël Ruffieux analyse l'impact du Concile sur - lussi frz

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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Noël Ruffieux analyse l’impact du Concile sur la vie politique en Suisse.
La fin de la lune de miel entre l’Eglise catholique et le PDC
Bernard Bovigny, agence Apic
Fribourg, novembre 2005 (Apic) Vatican II a incité les chrétiens à se lancer en politique,
mais provoqué chez les catholiques une grande dispersion dans leur engagement. En
Suisse, le Concile a marqué la fin du lien privilégié entre l’Eglise et le Parti
conservateur, devenu PDC en 1970, soutient Noël Ruffieux. C’est en cherchant à
exprimer sa sensibilité sociale que ce professeur de littérature française et proviseur
au Collège Ste-Croix à la retraite s’est engagé avec passion dans le Parti indépendant
chrétien social (PICS) qui sortait alors de ses fonts baptismaux.
Agé de 68 ans, Noël Ruffieux est connu pour son engagement durant 21 ans comme
responsable laïc de la paroisse orthodoxe de Fribourg. Mais auparavant, ce père de quatre
enfants et dix fois grand-père s’est engagé en politique dans le Parti indépendant chrétien
social (PICS), devenu par la suite Parti chrétien social (PCS). Il a été élu conseiller général à
Fribourg, député au Grand Conseil, puis s’est porté candidat au Conseil d’Etat en 1976. Plus
récemment, il a été membre de la Constituante du canton de Fribourg.
Apic: Que faisiez-vous en décembre 1965?
Noël Ruffieux: Avec mon épouse, Monique, nous attendions notre premier enfant. Cet
événement, tout comme le fait que nous habitions le quartier ouvrier de l’Auge, où se vivait
alors une extraordinaire solidarité, a provoqué en nous une ouverture à un engagement
politique. Or, le milieu des enseignants me semblait un monde très clos aux discussions
politiques. C’est donc à cette époque-là que j’ai rejoint le PICS. J’étais un chrétien convaincu
et pratiquant, et ce parti me semblait le plus cohérent avec le message de l’Evangile.
Apic: Quels souvenirs gardez-vous de cette époque conciliaire?
N.R: Je me souviens d’un grand bouillonnement d’idées, également durant les années qui ont
précédé le Concile. Entre 1954 et 1956, je me trouvais près de Paris au séminaire des
vocations tardives, en compagnie d’étudiants plus âgés que moi. C’était un milieu très ouvert,
où les discussions avaient trait à des sujets comme "la langue vernaculaire", "la messe face
au peuple", ou encore les prêtres ouvriers. Nous sentions déjà qu’il devait se passer quelque
chose dans l’Eglise. Les lectures de "Au coeur des masses" du Père René Voillaume et des
ouvrages du Père Michel Quoist faisaient partie de notre vie de séminaristes.
Lors du Concile, je me souviens d’un climat d’attente, puis de détente dans l’Eglise. Nous
avions l’impression que les choses n’étaient pas tout à fait intouchables et que beaucoup de
nouveautés devenaient possibles.
L’après-Concile a débouché sur une mission de plusieurs années dans les paroisses du
Grand-Fribourg pour la mise en place des conclusions de Vatican II. Mais nous assistions à
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