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Supplément au Dictionnaire de la Bible, fasc. 52 (Rabbinique (Littérature) - Ras Shamra), fasc. 53 (Ras Shamra - Refuge) ; n°2 ; vol.199, pg 218-220

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Revue de l'histoire des religions - Année 1982 - Volume 199 - Numéro 2 - Pages 218-220
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François Bron
Supplément au Dictionnaire de la Bible, fasc. 52 (Rabbinique
(Littérature) - Ras Shamra), fasc. 53 (Ras Shamra - Refuge)
In: Revue de l'histoire des religions, tome 199 n°2, 1982. pp. 218-220.
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Bron François. Supplément au Dictionnaire de la Bible, fasc. 52 (Rabbinique (Littérature) - Ras Shamra), fasc. 53 (Ras Shamra
- Refuge). In: Revue de l'histoire des religions, tome 199 n°2, 1982. pp. 218-220.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1982_num_199_2_4742CHRONIQUE
Supplément au Dictionnaire de la Bible, fasc. 52 (Rabbinique
(Littérature) — Ras Shamra), fasc. 53 (Ras Shamra — Refuge),
Paris, Letouzey & Ané, 1979. — Les sujets traités dans ces deux
fascicules du DBS sont, de par la vertu de l'ordre alphabétique, des
plus variés : biographies d'érudits [Rashi, célèbre exégète juif du
xie siècle, par le rabbin A. Blum ; exégètes modernes : A. Rahlfs
et H. A. Redpath, par P.-M. Bogaert ; l'archéologue W. M. Ramsay,
par Ph. O'Brien) ; présentations de sites archéologiques palesti
niens : Raddana et Ramot-Galaad, par J. Briend, Ramat-Rahel, par
Y. Aharoni ; études de concepts, personnages ou sites bibliques :
rachat (dans l'Ancien Testament par J.-L. Gunchillos, dans le Nouveau
Testament par M. Carrez), et, sous refuge, l'institution du droit
d'asile et les villes de refuge dans l'Ancien Testament, par J. de Vaulx;
M. Gitton reprend le problème de la localisation de Ramsès, alors
que F. Langlamet consacre non moins de 27 colonnes à la prostituée
Rahab. Le fascicule 52 contient encore la fin de l'importante étude
consacrée par Ch. Touati à la littérature rabbinique, alors qu'on trouve
dans le fascicule 53 un article de M. Broshi sur les écrits littéraires
découverts dans le désert de Juda par les Israéliens, qui aurait dû
paraître sous la rubrique Qumrân.
L'article Rawwâfa, site du Higâz septentrional, comporte une
importante mise au point sur les Thamoudéens et leurs rapports
avec Rome. Cependant, l'intérêt principal de ces deux fascicules
réside dans la véritable monographie (342 colonnes !) consacrée à
Ras Shamra — Ougarit, dont les aspects essentiels sont traités par les
meilleurs spécialistes.
Une première partie, qui représente environ la moitié de l'article,
est dévolue à l'archéologie du site ; elle est due à J.-C. Courtois. En
l'absence de toute publication définitive des fouilles, et quand on
pense à la difficulté de se retrouver dans les innombrables rapports
préliminaires ou études partielles parus dans diverses revues ou dans
les volumes des séries Ugaritica et Palais royal <f Ugarit, on peut dire
que cette synthèse vient combler une lacune. Courtois étudie tout
Revue de l'Histoire des Religions, cic-2/1982 Chronique 219
d'abord les niveaux préhistoriques, néolithiques et calcholithiques,
puis les vestiges qu'on peut attribuer au Bronze moyen, parmi les
quels de nombreux objets égyptiens. Pour la ville du Bronze récent,
la description procède par quartiers, et une attention particulière
est donnée à la localisation des trouvailles épigraphiques. Tous ceux
qui ont travaillé sur ces textes en ayant le plus grand mal à se repré
senter les conditions exactes de leur découverte ne pourront que s'en
féliciter. C'est tout d'abord l'acropole, avec la maison du grand-prêtre
et sa bibliothèque, d'où provient l'essentiel de la littérature mytholo
gique d'Ougarit, et les temples de Ba'al et Dagan (la forme Dagon
devant être réservée à l'avatar philistin de cette divinité). Viennent
ensuite la zone située au pied nord de l'acropole et ses nombreux
caveaux funéraires, puis le quartier nord-ouest, dont le cœur est
constitué par le palais royal. Celui-ci est étudié en détail, et pour
chaque pièce est donnée la liste des principaux textes qui y ont été
trouvés. Au nord et au sud du palais royal se trouvaient des bâtiments
importants, dont l'un, le palais sud, a fourni lui aussi son lot de textes
administratifs. Entre le royal et l'acropole s'étendait un quartier
résidentiel, dont plusieurs édifices ont fourni des tablettes (maison de
RaSapabu, maison du Lettré, maison de Rap'anu). Dans la partie
sud de la ville, enfin, deux importants chantiers ont été ouverts à
partir de 1959. L'étude de J.-C. Courtois signale enfin les découvertes
fortuites dues aux travaux de l'armée syrienne en 1969-1970, décrit
brièvement les vestiges de Vàge du Fer, et se termine par un résumé
des principales découvertes du port d'Ougarit, Minet el-Beida.
La seconde partie, dédiée par M. Liverani à la mémoire de J. Nou-
gayrol, est consacrée à Vhistoire politique et sociale. Un tiers environ
traite de l'histoire événementielle d'Ougarit, le reste constituant un
brillant essai de synthèse des renseignements qu'on peut tirer des
textes administratifs et économiques. Là aussi cette étude est fort
bienvenue, car on sait à quel point ces textes laconiques, pris isol
ément, demeurent énigmatiques. Liverani étudie tout d'abord la
« géographie historique », localisation des sites, frontières du royaume,
puis la « topographie économique », paysage naturel, exploitations
agricoles, autres types d'activités économiques. Les données démog
raphiques, bien difficiles à préciser, sont suivies d'une étude de la
structure familiale, et des rapports des deux principaux groupes de
population, Sémites et Hourrites. On passe alors à la place du royaume
d'Ougarit dans le monde qui l'entoure ; sur le plan politique, il a fait
partie des zones d'influence égyptienne, puis hittite. Les relations
diplomatiques se caractérisent par les échanges de biens, de femmes
(mariages dynastiques), d'artisans spécialisés, de messages. Le com
merce, terrestre et maritime, est évidemment l'activité essentielle
d'une ville comme Ougarit ; Liverani traite successivement de la
position des marchands, de la typologie des échanges, des différentes
marchandises. L'étude se conclut par une analyse approfondie de la
Revue de l'Histoire des Religions, cic-2/1982 220 Chronique
société ougaritique : roi, famille royale, administration, gens du palais,
fermes, villages, et de l'évolution des rapports socio-économiques.
Du fait de la mort de J. Nougayrol, l'étude des textes syllabiques
de Ras Shamra est restée très en arrière : seule la moitié environ des
textes a été publiée. Aussi D. Arnaud se limite-t-il à une présentation
extérieure de la culture suméro-accadienne : habitudes graphiques, parti
cularités grammaticales, typologie des tablettes, formation des scribes.
Après une brève présentation du milieu hurrite par E. Laroche,
le chapitre sur la littérature ougaritique a été confié à A. Caquot. On y
trouvera bien entendu l'analyse des grands poèmes mythiques ou
épiques dont la traduction a paru dans le volume Textes ougaritiques
de la collection Littératures anciennes du Proche-Orient, mais aussi
de nombreux textes, le plus souvent fragmentaires, publiés dans les
vingt dernières années. Après les textes proprement littéraires, une
section étendue est consacrée aux rituels décrivant des cérémonies
religieuses, alors que les textes divinatoires, médicaux et hippia triques
et les lettres sont traités plus brièvement.
Les documents administratifs et économiques font l'objet d'une
étude de M. Sznycer, qui insiste sur les difficultés de leur interprétation,
avant d'établir le catalogue des différents types de documents.
E. Jacob et H. Gazelles reprennent le sujet si souvent traité de
Ras Shamra et V Ancien Testament, faisant avec mesure le point de
la question.
En appendice, J.-G. Courtois signale les nouvelles fouilles de Ras
Ibn Hani, alors qu'une très utile concordance des deux principales
publications de textes ougaritiques est due à J.-L. Gunchillos.
Signalons quelques corrections mineures : col. 1156 bas, lire hrsn ;
col. 1196 haut et 1222 : le nom, ou plutôt le titre, de la reine-mère
d'Ougarit se transcrit maintenant tryl ; col. 1232 : on admet que
dbh mlk signifie simplement « sacrifice du roi » ; col. 1333 : snpt
n'est pas un numéral ; col. 1410 : lire Tkmn.
Au total, cet article constitue une synthèse tout à fait remarquable,
et on exprimera deux regrets à son sujet : qu'il ne soit pas muni des
index qui seuls en auraient permis une consultation aisée ; qu'il n'ait
pas été publié en volume séparé, peut-être avec une illustration enri
chie, ce qui aurait élargi son audience au-delà du cercle des bibli
othèques et des particuliers, sans doute rares, abonnés au DBS.
François Bron.
Georg Conrad Horst, Zauber-Bibliothek oder von Zauberei,
Theurgie und Mantik, Zauberern, Hexen, und Hexenprocessen,
Dâmonen, Gespenstern, und Geisiererscheinungen. Zur Befôrderung
einer rein-geschichtlichen, von Aberglauben und Unglauben freien
Beurtheilung dieser Gegensiânde. Reproduction photomécanique inté-
Revue de l'Histoire des Religions, cic-2/1982

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