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Omi journée mondiale de la mer, 2009 les changements climatiques

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ORGANISATION MARITIME INTERNATIONALE 4 ALBERT EMBANKMENT F LONDRES SE1 7SR Téléphone: 020 7735 7611 Télécopieur: 020 7587 3210 OMI Journée mondiale de la mer, 2009 Les changements climatiques : un défi à relever pour l'OMI aussi ! Message du Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale, M. Efthimios E. Mitropoulos Malgré l'inertie qui a caractérisé les réactions initiales face aux premiers signes du réchauffement de la planète et de l'acidification des océans, il est encourageant de voir que nous avons fini par admettre, quoique tardivement, que les concentrations accrues de gaz à effet de serre et l'augmentation des températures du globe qui en découle modifient le réseau complexe des systèmes qui permettent à la vie de prospérer sur terre : la couverture nuageuse, les précipitations, la configuration des vents, le niveau des mers et les courants océaniques, ainsi que la répartition des espèces végétales et animales, sont, à des degrés divers, tous altérés. L'humanité est prise dans un dilemme. En effet, que nous le voulions ou non, notre mode de vie collectif n'est plus viable et nous devons agir – et vite. Les choix que nous avons faits au sujet de notre mode de vie entament lentement le système même qui nous permet de vivre et de respirer. Cela ne peut et ne saurait continuer.
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ORGANISATION MARITIME INTERNATIONALE
4 ALBERT EMBANKMENT
LONDRES SE1 7SR
Téléphone: 020 7735 7611
Télécopieur: 020 7587 3210
OMI
F
Journée mondiale de la mer, 2009
Les changements climatiques : un défi à relever pour l'OMI aussi !
Message du Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale,
M. Efthimios E. Mitropoulos
Malgré l'inertie qui a caractérisé les réactions initiales face aux premiers signes du réchauffement
de la planète et de l'acidification des océans, il est encourageant de voir que nous avons fini par
admettre, quoique tardivement, que les concentrations accrues de gaz à effet de serre et
l'augmentation des températures du globe qui en découle modifient le réseau complexe des
systèmes qui permettent à la vie de prospérer sur terre : la couverture nuageuse, les précipitations,
la configuration des vents, le niveau des mers et les courants océaniques, ainsi que la répartition
des espèces végétales et animales, sont, à des degrés divers, tous altérés.
L'humanité est prise dans un dilemme. En effet, que nous le voulions ou non, notre mode de vie
collectif n'est plus viable et nous devons agir – et vite. Les choix que nous avons faits au sujet de
notre mode de vie entament lentement le système même qui nous permet de vivre et de respirer.
Cela ne peut et ne saurait continuer. Nous devons prendre des décisions douloureuses, nous
devons les prendre maintenant et être unis dans l'action, en nous engageant de manière entière et
unanime – aujourd'hui et pour l'avenir. Face à des faits incontestables, nous devons examiner nos
priorités et accepter l'idée que nous devons faire certains sacrifices; nous devons commencer à
faire passer la "vie" avant le "mode de vie".
Par suite des émissions passées et actuelles de ce qui est maintenant connu sous le nom de "gaz à
effet de serre", les changements climatiques semblent être devenus inéluctables. Le climat ne
réagit pas immédiatement aux influences extérieures mais après 150 ans d'industrialisation, le
réchauffement de la planète a désormais acquis sa propre dynamique et il continuera de perturber
les systèmes naturels de la terre pendant des centaines d'années, même si les émissions de gaz à
effet de serre sont réduites immédiatement et que leurs niveaux dans l'atmosphère cessent
d'augmenter.
Pour faire une analogie avec le monde maritime, les changements climatiques sont semblables à
un superpétrolier, en ceci que, pour l'arrêter, ou même changer son cap, il faut non seulement
appliquer une force énorme mais aussi une durée et une distance considérables – même s'il suffit
d'une légère pression sur le bon bouton du tableau de commande du moteur ou le pilote
automatique pour véritablement déclencher l'arrêt ou le changement de cap. Dans cette analogie,
le pétrolier représente le monde qui vaque à ses occupations, la force énorme représenterait la
communauté mondiale contraignant les dirigeants mondiaux à agir, et la pression du bon bouton
représenterait les ministres et les chefs d'État agissant énergiquement et de concert lorsqu'ils se
réuniront à Copenhague au mois de décembre de cette année pour s'entendre sur un nouvel
instrument conventionnel visant à lutter contre les changements climatiques, lequel succédera au
Protocole de Kyoto.
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