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Roland MARTIN & Georges GUENDE



Étude cartographique des

Orchidées de
Vaucluse

Septembre 2014 ISBN : 978-2-9545244-5-0 Sommaire




Page :


Présentation du département

Géographie –

Situation 3

Relief 4

Le Mont Ventoux 6

Géologie 8

Climat 9

Hydrographie, les cours d'eau 10

Etages bio climatiques 12

Les milieux 15

Les orchidées

Anatomie d'une fleur 16

Les orchidées dans le département

Cartographie 18

Liste des orchidées 19

Cartes de répartition 20 à 96

Annexes

Tableau des protections 101 à 103

Cartes 5 x 5 km 104 à 122
Les auteurs

Roland MARTIN : Educateur sportif à la retraite, membre de la Société française
d'Orchidophilie, il est aussi président de la Société Méditerranéenne
d'Orchidologie dont le rayon d'action s'étend sur la France mais aussi sur le Maghreb
et le pourtour du bassin occidental de la Méditerranée. Il a arpenté pendant dix ans le
bled et les jebels de Tunisie et initié une cartographie pour laquelle collabore un réseau
de cartographes en charge de la cartographie du Maghreb.
Depuis 1993 il travaille sur le département de Vaucluse et a constitué une base de
données qui a permis la création des cartes de cette publication.
C'est dans ce cadre, que des relations se sont nouées avec l'administration et en
particulier le PNR du Luberon. Ils collaborent ensemble depuis ce temps en échangeant
le fruit de leurs prospections respectives…
Il est l'auteur de plusieurs publications ainsi que deux ouvrages :
 Orchidées sauvages du Luberon, Edisud (2005)
 Orchidées sauvages du Mont Ventoux Editions du Toulourenc, (2007 et 2010)

Rue Aramand
84240 LA MOTTE D'AIGUES
roland avignon@sfr.fr

Georges GUENDE : Docteur en écologie végétale, il est diplômé de l'Université de
Droit, Sciences & Techniques d'Aix-Marseille III, (Faculté de St Jérôme). Après un séjour
en tant que Maître-assistant en Algérie à l'Institut National Agronomique d'El Harrach au
titre de l'aide culturelle et Technique dans le cadre de la coopération militaire. Il est
nommé en tant que Phytoécologue – Botaniste dans le Service Espaces Naturels du Parc
Naturel Régional du Luberon en 1978 ; et, jusqu'à sa retraite en 2013, il n'a eu de cesse
d’améliorer la connaissance et la protection de ce terr itoire.
Il est aussi l'auteur de nombreuses publications scientifiques et d'un livre :
 La Flore du Luberon, Edisud, (1993,1996, 2004)
ainsi que coauteur d’un nouvel ouvrage collectif des Editions Alpes de LuLem ières,
Luberon. Encyclopédie d’une montagne provençale Tome 1 : Milieux naturels-Histoire et
peuplements, 2013, La Flore : pp 61-97
Cité St Michel
Les Romarins N°2 Apt. 327
84400 APT
georges.guende@orange.fr


Société Méditerranéenne d'Orchidologie e
Association déclarée en 1996 et domiciliée en Vaucluse.
Elle a pour but étu ld’ e et la protection des Orchidées botaniques.
Elle constitue globalement une base juridique pour tous les moyens qu’elle se donnerait pour des
actions :
 à caractère scientifique (études de terrain, cartographie),
 d’information et d’éducation du public (sorties organisées sur le terrain, conférences,
diaporamas, expositions etc.),
 et de publication.
Sa zone d’études s’étend au bassin occidental de Méditerr : Eanuroéepe et Maghreb.
Elle a aussi pour but de tisser un réseau de partenariat local, national et international, avec d’autres
associations ainsi qu'avec les professionnels, les institutions, les administrations et tous les
partenaires travaillant dans le même but :
ʺLa Protection de la Natureʺ !
Situation


Le département de Vaucluse avec sa superficie de 357 000 ha est un des plus petits départements français. Il
présente une variété inattendue de paysages et de milieux naturels depuis la plaine, ses coteaux typiquement
méridionaux, ses nombreux massifs et collines jusqu’aux hauteurs alpestres du mont Ventoux. Un examen
orographique montre qu’il présente un équilpaibre rfait avec un tiers de plaine, un tiers de reliefs moyens entre 100 et
400 m et un tiers de massifs montagneux.


Relief



Le Relief du département de Vaucluse est constitué d'une succession de plaines et de montagnes qui s'élèvent en
altitude du sud au nord. Trois plissements orientés est / ouest en marquent principalement l'originalité.
Au sud, le Luberon qui culmine au Mourre Nègre à 1125m est séparé des Monts de Vaucluse (1256m au Mont
Saint Pierre) par le Bassin d'Apt. Plus au nord, le plateau d'Albion donne accès au Mont Ventoux qui est le point
culminant du département avec ses 1912m d'altitude.
Vers l'ouest, la plaine du Comtat Venaissin descend régulièrement jusqu'au Rhône et la Durance.
On ne peut oublier les Dentelles de Montmirail qui prolongent le Ventoux vers l'ouest et le massif d'Uchaux en bordure
du Rhône.
A l'extrême sud, en bordure de la Durance, le petit massif de Mirabeau qui culmine au Saint Sépulcre à 590m.
La Nesque et l'Aigue Brun ont taillé de profondes gorges dans les roches calcaires ainsi que de petites rivières qui ont
creusé de spectaculaires canyons, comme les gorges de Régalon ou de Véroncle.



Le Mont Ventoux et la plaine du Comtat Venaissin vus de la Montagnette (Barbentanne)


Les Dentelles de Montmirail et le vallon de Vidauque dans le Luberon



Sault et le plateau d'Albion
Le Mont Ventoux

Ah, ce Mont Ventoux que le monde entier nous envie ! Dressé en bordure du département, il est visible d'une grande
partie de la Provence. Ne l'appelle-t-on pas le "géant de Provence" ?

On ne dénombre plus les personnes qui ont "escaladé" les 1300m de dénivelé qui mènent au sommet depuis la visite
de Pétrarque qui avait certainement dû être lui-même précédé par des bergers ou des chasseurs.

Que dire de tous des randonneurs qui ont arpenté les nombreux sentiers sans monter au sommet ainsi que des
campeurs et autres pique-niqueurs qui ont profité de l'ombre fraîche de ses forêts ?

Pour ma part, j'estime être "passé" plus de 300 fois au sommet que ce soit en voiture, en vélo, à pied, à skis, en
raquettes ou chaussé de crampons. Il n'y a qu'à quatre pattes… Encore n jouqu r 'ud'hiver, j'y ai été contraint pour
descendre la Loubatière couverte de glace en raison d'un "terrible" mistral.

Ah, ce Mistral !

Saviez-vous qu'il n'était pas à l'origine du nom du Ventoux ? Je le tiens de Paul Peyre, grand connaisseur de la
langue provençale, qui m'a expliqué un jour que le nom du Ventoux venait d'un vocable (vin ou vint) qui désignait
dans les temps protohistoriques, un lieu ou une montagne qui se voyait de loin.

ème
Du fait des activités humaines, il était devenu à la fin du 18 siècle "un gros tas de cailloux" dénudé, sujet à une
érosion terrible et à la destruction des sols à la suite de la disparition de sa forêt originelle. Le profil botanique établi
en 1863 par Martins décrivait cinq zones :

 une zone inférieure très dégradée et parsemée de quelques Chênes verts,

 une vaste zone à Thym et à Lavande parsemée en flanc nord de cultures de Noyers,

 une zone de « Quercus robur rabougri » ainsi qu’une zone deêtres H rabougris ,

 une zone de Pins à crochets où il mentionne le Sapin notamment en versant nord,

ème
 une zone alpine tout à fait dénudée. Reboisé à partir du milieu du 19 siècle, le rapport Maury R. (1953)
considère que 8000 ha environ (3800 ha sur les périmètres communaux + 4290 ha sur les périmètres
domaniaux) ont été reboisés avant la première guerre mondiale.



Panorama du sommet du Mont Ventoux
Le Ventoux constitue un des grands succès des chantiers de restauration des terrains en montagne menés par les
forestiers au XIXème siècle. Suite à ces gigantesques travaux, il bénéficie aujourd'hui d'un superbe couvert forestier
qui se développe du piémont chaud aux limites supportables de la végétation du sommet. En 1976 G. Guende dans
sa Thèse sur l’étude phytoécologique et cartographique des Biocénoses du Ventoauxit , alorséval à u cette époque
entre 72 et 75% l’importance de la sylve qu’elle soit naturelle ou de reboisement dans la couverture végétale du
Ventoux.

Le Ventoux possède une flore très diversifiée passant des espèces méditerranéennes aux espèces alpines qui
couvrent le sommet. Notons que l’on y tr oduvese plantes capables de vivre dans les conditions les plus extrêmes
comme le Papaver aurantiacum rendu célèbre par J.H. Fabre sous le nom "Pavot du Groenland" et le Saxifrage à
feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia) considéré comme la plante la plus haute de France ( 4070 m sur le pilier
des Ecrins ) et de tout l’Arc alpin (450 au7 Dom m des Mischabel en Suisse).

Quant à la faune, des plus petites espèces chères à Jean Henri Fabre dont le Carabe doré du Ventoux : Carabus
auratus honnoratii « natio » fabrei, race géographique endémique du Ventoux et qui y présente une forme individuelle
exceptionnelle dénommée Ventouxensis d’un bleu remarquable, aux gros mammifères (chamois des Alpes, mouflon
de Corse, Cerf élaphe, Chevreuil, Sanglier), elle y trouve comme pour la flore, une exceptionnelle diversité hd’abitats
pour y prospérer.

Malheureusement, ces chants idylliques sonnent faux dans la réalité de notre époque. Ce "pauvre" Ventoux est
devenu la victime de notre civilisation de "consommation de l'espace" et d’une forme parfois critiquable de touris. Il me
suffit, entre autre, de passer dans la montagne au lendemain d'un tour de France ou de prendre les routes qui vont au
sommet par une journée d'été, pour se rendre compte de l'affluence qui y règne et de la pollution engendrée par la
surfréquentation de cette "faune mécanisée".

Montagne mythique pour les cyclistes, recherchée à la fois par les sportifs de pleine nature et les skieurs, mais
également passage obligé (avec 642 0000 touristes à l’ann poée) ur tous circuits de découvertes touristiques en terre
provençale, une véritable réflexion pour un aménagement et une gestion soutenable et durable, de lun’ des plus
beaux fleurons de la Provence, devient aujourd’hui d’un enjeu majeur. Des outils de protection et de gestion
importants ont déjà été mis en place :

 1609 ha classés en Arrêtés de Protection de Biotope (Partie sommitale, Plateau du Mont Serein, Tête de
l’Emine, Hêtraie du Mont Ventoux, Cédraie de Rolland),
 906 ha en Réserve Biologique Domaniale Intégrale sur la Hêtraie-Sapinière du versant nord,
 3032 ha de Site Natura 2000; qui ont tous pour objectifs principaux de favoriser la biodiversité et la protection
de la nature,

Ce dispositif est complété sur l’ensemble du massd’if une Réserve de Biosphèr(e UNESC0), et de 15 883 Ha de
Forêts soumises au régime forestier géré par l’ONF do, nt 6064 ha de Forêts Domaniales et 9819 ha de Forêts
Communales.

La création programmée d’un Parc Naturel Régional dans les années à venir, véritable outil de planification globale de
territoire, par une concertation permanente, associant tous les partenaires administratifs et acteurs de
l’environnement, économiques, et sociologiques agissant sur ce massif, devrait permettre (à l’exemple du PNR du
Luberon) d’optimiser l’aboutissement vers cet objectif




La mer et l'Etang de Berre du sommet du Mont Ventoux






Le village de BRANTES et le reboisement du Mont Ventoux
Géologie





Les sols du département sont essentiellement de nature calcaire, à l'exception de zones décalcifiées en surface
(dolines sur les Monts de Vaucluse, sols brunifiés) ainsi que de zones de sables siliceux (Massif de Uchaux,
Bedoin/Mormoiron, Roussillon/ Gignac).



Les "ocres" de Roussillon

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