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Aptitudes et métiers. Orientation et sélection professionnelles. L'apprentissage. - compte-rendu ; n°1 ; vol.27, pg 767-788

De
23 pages
L'année psychologique - Année 1926 - Volume 27 - Numéro 1 - Pages 767-788
22 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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c) Aptitudes et métiers. Orientation et sélection professionnelles.
L'apprentissage.
In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp. 767-788.
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c) Aptitudes et métiers. Orientation et sélection professionnelles. L'apprentissage. In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp.
767-788.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1926_num_27_1_6389GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 767 APPLICATIONS
tées. L'auteur insiste sur le but de la réclame qui est non seulement
de capter l'attention, mais aussi de susciter un jugement de valeur
et d'agir sur la volonté du consommateur. D. W.
R.-J. BARTLETT. — The Emotional Appeal in Advertising (L'Appel
émotionnel dans la réclame). — J. of N. I. of Ind. Ps., III, 2, 1926,
p. 104-108.
Viser à convaincre le public de l'excellence de tel ou tel produit est
une tâche un peu délicate. L'auteur conseille plutôt de tabler sur le
facteur émotionnel. On peut alors atteindre le public de bien des
manières. On peut faire appel aux instincts, aux sentiments, recourir
à la tactique des émotions chocs, évoquer le bien-être et le confort,
réveiller les besoins innés ou acquis, susciter même une réaction de
répulsion. On peut même — tout arrive — être sincère, ou du moins
mentir au minimum afin de n'être pas immédiatement contredit paF
les gens qui se seront laissés persuader une première fois. M. L.
c) Aptitudes et métiers. Orientation et sélection professionnelles
Apprentissage
JEAN PERRET, PIERRE MAZEL et BORIS NOYER. — L'Orien
tation professionnelle. — In-16 de 283 pages. Paris, Flammarion,
1926.
Ce livre est l'œuvre de praticiens et donne d'utiles indications sur
la manière dont est organisé à Lyon le service de l'orientation pro
fessionnelle, dirigé par le premier des auteurs, avec la collaboration
médicale d'un agrégé près la Faculté de Médecine et d'un médecin-
major.
Si les auteurs s'étaient contentés de faire l'exposé de leurs méthodes
pratiques, limitées à des examens cliniques assez rapides avec une
approximation encore grossière, mais déjà fort utile, il n'y aurait
qu'à les louer. Malheureusement ils ont prétendu envisager la théorie
de l'orientation et critiquer les efforts vers plus de technique et
plus de science, du haut de leur autorité de praticiens ; or ils font
preuve dans ces critiques de l'ignorance la plus complète et la plus
fâcheuse des questions qu'ils envisagent.
Perret s'en prend à la psychotechnique qu'il ignore, et Mazel aux
méthodes techniques de la physiologie où il prétend en remontrer
à Gley.
Nec ultra crepidam . H. P.
J.-M. LAHY. — La sélection psycho-physiologique des travailleurs.
Conducteurs de tramways et d'autobus. — 1 vol. in-8 de 240 pages.
Dunod, Paris, 1927.
Dans la préface écrite pour cet ouvrage, L. Bacqueyrisse, directeur
général de la Société des Transports en commun de la région pari
sienne, retrace l'histoire de la création du laboratoire psychotech
nique pour la sélection des machinistes. Se trouvant à la tête d'un
personnel de 30.000 agents il a pu se rendre compte que l'examen des 768 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
aptitudes physiques et psychiques des candidats n'est pas moins
important que le contrôle des matières premières.
C'est pourquoi Bacqueyrisse s'est adressé à J.-M. Lahy qui avait
entrepris, dès 1908, l'étude du travail des wattmen,et il a fait créer
à la S. T. G. R. P. un important laboratoire psychotechnique. Il faut
l'en féliciter d'autant plus que c'est la première fois qu'une pareille
institution est créée en France.
Les résultats pratiques ne se sont pas fait attendre : le pourcentage
des candidats éliminés pour inaptitude au travail, pendant ou après
l'apprentissage est passé de 20 % à 3,4 %, ce qui représente pour la
Société une économie de 150.000 francs par an. Mais, fait plus impor
tant encore, le nombre d'accidents a diminué depuis qu'a été orga
nisée la sélection psychotechnique ; un sondage opéré permet d'éva
luer cette diminution à 16 %, ce qui représente pour le réseau de la
région parisienne, une économie de 1.300.000 francs par an.
Sans doute ce n'est pas du premier coup que les tests et les tech
niques ont été fixés. Lahy relate en détail les efforts de mise au point
successifs, et c'est précisément sur le côté méthodologique qu'il
insiste le plus.
Le point de départ est fourni par une analyse provisoire du travail
menée simultanément par plusieurs méthodes et qui a permis d'établir
une liste de tests caractéristiques. Ils visent la force et la fatigabilité
musculaires, la suggestibilité motrice, les temps de réaction simples,
l'attention diffusée, l'appréciation des vitesses et des distances,
l'émotivité. Il faut se reporter à l'original pour trouver les détails
des tests et la méthode d'interprétation des résultats.
D'ailleurs ce schéma de tests n'a rien de définitif et l'auteur se
propose de les perfectionner au fur et à mesure que les statistiques de
contrôle en auront indiqué les lacunes.
C'est là, dans l'idée d'un ajustement progressif des techniques,
un des traits essentiels de la méthode. Une grosse difficulté consiste
à trouver des bases assez solides pour déterminer la valeur profession
nelle des agents auxquels les tests psychotechniques sont appliqués.
Les appréciations des chefs de service sont subjectives, incertaines,
variables. C'est pourquoi l'auteur a tenté de déterminer au Laborat
oire même la valeur professionnelle des machinistes. Une plateforme
de tramway a été aménagée dans une grande salle de laboratoire, où
un film qui représente la rue et qui se déroule devant le sujet, donne
une illusion très complète d'être sur une voiture qui se déplace sur
la voie. Le sujet doit réagir comme il réagirait dans la rue. Dans une
pièce voisine les incidents présentés sur le film et les réactions du
sujet s'enregistrent sur un cylindre enfumé et permettent d'analyser
la qualité et la vitesse des gestes professionnels. Sans doute, l'auteur
remarque que certaines conditions du travail réel ne peuvent être
reproduites ; cependant, ceux qui ont eu l'occasion de faire l'essai
de la plateforme savent combien l'illusion est parfaite.
La tendance à substituer progressivement aux jugements des chefs
de service une appréciation objective est un autre trait caractéris
tique du travail.
En débordant les cadres de la sélection des machinistes, l'ouvrage
pose le problème général de la psychotechnique. C'est tm examen de APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 769
conscience dont les résultats se montrent, malgré les réserves que
l'auteur s'impose, tout à fait encourageants. D. W.
JULIEN FONTÈGNE.— Monographies professionnelles.— In-8° de
150 pages. Paris, Librairie de l'Enseignement technique, 1926.
Ce petit volume est le second de la Bibliothèque d'orientation
professionnelle qu'a fondée J. Fontègne. Il contient quelques brèves
monographies des principaux métiers, avec indication des tâches
essentielles (quand elles ne se trouvent pas dans un des « livrets des
métiers » déjà publiés), des aptitudes et connaissances réclamées
(en première approximation), des conditions d'apprentissage et des
caractéristiques économiques.
Il y a là des données utiles pour les conseillers de vocation qui trou
veront, passés en revue, les métiers de l'alimentation, du bâtiment,
des cuirs et peaux, du vêtement, du bois et de l'ameublement, des
métaux, de la mécanique et de l'électricité, du livre, du bronze, de
l'industrie textile, de l'industrie chimique, de l'industrie d'art, et
les professions commerciales. H. P,
J. BUZYCKA. — L'Orientation professionnelle en Pologne. • — Bull.
Of. Or. Pr., VII, 25, 1927, p- 1-17.
Ce n'est malheureusement qu'une reproduction des nombreuses
fiches d'informations générales, médicale, psycho-physiologique, etc.
employées à l'Office de Varsovie. L'examen psychologique est d'une
richesse un peu inquiétante (33 questions sur la vue, 25 sur le sens
cutané, 32 sur la mémoire, etc.) et l'on aimerait avoir des précisions
sur le temps nécessaire à un examen complet, et les tests employés
pour mesurer la « vitesse » et la « durée » de la fatigue intellectuelle,
qui doivent être une découverte spéciale de l'Office de Varsovie,
plus heureux que tous ceux qui ont échoué jusqu'à présent à trouver
des tests satisfaisants de fatigue mentale. M. F.
C. COERPER. — Beitrag zur psychologischen Beurteilung der
Berufswahl {Contribution à V appréciation psychologique du choix
de la profession). — Z. für päd. Ps., XXVII, 7-8, 1926, p. 326-334.
A Düsseldorf, l'orientation professionnelle des enfants sortant des
écoles se base essentiellement sur leurs désirs et les observations des
instituteurs. L'examen psychotechnique n'a lieu que dans les cas
où l'enfant ne manifeste aucune préférence. Ils constituent environ
5 %. Mais même dans les autres cas, le désir réel n'apparaît pas
souvent, il se trouve masqué par l'influence des parents ou d'un
camarade, les conditions économiques, la mode.
L'orienteur doit s'efforcer de déceler le goût véritable de l'enfant ;
il ne pourra en tout cas que donner un conseil d'un ordre assez
général, orienter vers un groupe d'activités et non vers un métier
précis. D. W.
H. HILDEBRANDT. — Uebung und Eignungsprüfung (Exercice et
examen d'aptitudes). — Ind. Psychot., III, 4, 1926, p. 97-109.
On affirme souvent, d'une façon générale, que l'apprentissage
modifie le classement initial des sujets et que, par conséquent, les
l'année psychologique, xxvii. 49 770 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
efforts de la sélection psychotechnique sont vains. Très justement
l'auteur critique cette assertion et insiste sur la nécessité d'examiner
chaque cas avant de se lancer dans des généralisations de cet ordre.
Une expérience qu'il a faite sur des apprentis a montré que l'appren
tissage influe sur le classement initial d'une façon différente suivant
les différents travaux. Les sujets ayant été classés en trois groupes
d'après le rendement initial, la valeur relative des trois groupes est
restée la même dans de grands travaux de limage. Dans les petits
travaux la constance a été moins satisfaisante. D. W.
H. BOGEN. — Die Schülerbeobachtung im Dienste der Berufswahl
{L'observation scolaire au service de V orientation professionnelle). —
Z. für päd. Ps., XXVII, 7-8, 1926, p. 305-326.
L'auteur dirige le service Psychologique du Bureau départemental
de Placement à Berlin. L'examen de plus de 800 cas individuels le
conduit à cette conclusion que la fiche d'observation rédigée par
l'instituteur ne peut pas servir de base à l'orientation professionnelle,
mais lui fournit, néanmoins, un élément d'information utile. D. W.
H. MEIER et G. PFAHLER. — Untersuchung des technisch
praktischen und des technisch-theoretischen Verhaltens bei Schul
kindern (Recherche sur le comportement des enfants d'âge scolaire
en face des problèmes techniques d'ordre théorique ou pratique). —
Z. für ang. Ps., XXVII, 1-2, 1926, p. 92-130.
Les problèmes techniques employés sont complexes ; ils sont em
pruntés au travail industriel. A l'aide de petits matériaux bruts, — >
bâtonnets, ficelle, — l'enfant doit construire un monte-charge en
miniature et expliquer, d'après des schémas, le fonctionnement des
ascenseurs. Il doit ensuite résoudre un problème encore plus comp
lexe, en construisant des monte-charges réglables, des barrières de
.passages à niveau, etc., le tout formant un ensemble et fonctionnant
synchroniquement.
Les différentes solutions possibles ont été soigneusement catalo
guées et appréciées sur une échelle de cinq degrés.
Des enfants de 7 à 13 ans ont été examinés de cette manière, mais
les renseignements qu'on nous donne sur les résultats obtenus sont
insuffisants pour se faire une idée de la valeur de la méthode. Les
auteurs estiment qu'elle permet d'apprécier, du point de vue qualitat
if surtout, les aptitudes techniques des enfants et qu'elle pourrait
servir à leur orientation professionnelle, malgré le temps assez long
de l'examen (1 heure 1 /4 par sujet). D. W.
W.-V. BINGHAM. — Personality and vocation. A note on effects of
introversion on dominants interests (Personnalité et vocation ; note
sur les effets de V introversion sur les intérêts dominants). — Br. J. of
Ps., XVI, 4, 1926, p. 354-362.
B. montre l'importance, pour l'orientation professionnelle, de
l'étude de la personnalité et des intérêts dominants. A vrai dire, il y
a action et réaction réciproques entre les aptitudes et les intérêts.
C'est souvent parce que l'enfant est bien équipé pour la manipulation
des concepts qu'il est amené à se détourner peu à peu de la vie sociale APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 771
et à devenir un homme de laboratoire ou de bibliothèque. Ainsi se
développe ou se renforce chez lui l'introversion. On sait que l'on
appelle ainsi la tendance de l'intérêt à se reporter des objets exté
rieurs vers le sujet ; au point de vue du comportement, cette disposi
tion entraîne le sujet à différer ses réponses, à inhiber l'expression
de ses émotions, à éviter les contacts sociaux ; elle tend à substituer
le sentiment ou la méditation à l'action.
Des tentatives ont été faites pour mesurer expérimentalement
cette tendance. Manson, comparant deux groupes d'étudiantes, les
unes se préparant au commerce, les autres à l'enseignement, trouve
que les premières commettent beaucoup plus d'omissions dans les
tests d'intelligence. Il y a là une différence objective de comporte
ment. D'autres techniques ont été employées. Dans les tests d'asso
ciation, la faible proportion de réponses opposées ou banales est aussi
un indice de la tendance à l'introversion. Les méthodes de Marston
ou certains des tests de Downey fournissent aussi des indications
intéressantes. L'enquête de Freyd a montré, chez un groupe de
127 élèves ingénieurs, l'intérêt dominant tourné vers la mécanique,
et chez un groupe de 493 élèves de la section commerciale, l'intérêt
tourné vers les rapports avec les personnes. L'étudiant ingénieur
nous présente le type de l'introverti, l'étudiant de commerce, le type
de Pextroverti.
Il y a donc lieu de tenir compte de ces faits dans l'orientation pro
fessionnelle. G. P.
J. FOERSTER. — Ueber den Charakter und seine Berufswicht
igkeit [Sur le caractère et son importance dans le travail profes
sionnel). — Ind. Psychot., III, 3, 1926, p. 87-90.
Certains traits de caractère ont une importance très différente
pour les diverses professions : indispensables dans les unes, ils peuvent
être indifférents et même inadmissibles dans d'autres. La psycho
technique n'a que peu de moyens, à l'heure actuelle, pour apprécier
ce facteur capital du succès professionnel. D. W.
R. COUVÉ. — Graphologische Berufseignungsuntersuchungen
(Appréciation de V aptitude professionnelle par la graphologie). — •
Ind. Psychot., III, 4, 1926, p. 114-117.
La graphologie peut-elle servir de base à la sélection professionn
elle ?
L'auteur a fait faire deux expériences dans l'administration des
chemins de fer ; les appréciations graphologiques ont donné une
coïncidence de 68 et de 50 % avec la valeur professionnelle ; elles
sont donc sensiblement inférieures aux épreuves psychotechniques
(94 % d'accords). D. W.
FR. BAUMGARTEN.— Zur Frage der Elektrodiagnose seelischer
Eigenschaften (Contribution à la question de r électrodiagnostic des
aptitudes mentales). — Z. für ang. Ps., XXVII, 1-2, 1926, p. 80-91.
Bissky, inventeur de la méthode, prétend pouvoir diagnostiquer
le caractère et les aptitudes mentales d'une personne en explorant
son crâne à l'aide d'un diagnoscope, espèce de boîte métallique munie 772 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
d'un condensateur, d'une résistance réglable, d'un dispositif pour la
transformation du courant, d'un tube de Geissler et d'une paire
d'électrodes. Le sujet en tient une de ses deux mains, alors que l'opé
rateur prend l'autre dans la main gauche et explore de sa main
droite le crâne du sujet. Le sujet éprouve des sensations électriques
d'intensité variable suivant l'endroit touché et suivant les sujets.
Bissky distingue sur la superficie du crâne 68 centres dont chacun
est affecté à une fonction psychique particulière...
Bref, c'est la vieille phrénologie de Gall munie du « confort mo
derne » (électricité). Il serait peut-être oiseux de s'arrêter aussi long
temps sur l'exposé d'un pareil système s'il n'avait trouvé une expan
sion fâcheuse dans certains milieux psychotechniques. Il ressort de
l'exposé de Mme Baumgarten qui a assisté à une séance de démonst
ration en qualité d'interprète que les expériences ne sont nullement
concluantes, et le contrôle insuffisant. D. W.
A. GHRISTIAENS. — Orientation professionnelle et production
industrielle. — B. Of. Or. pr., VI, 22, 1926, p. 1-7.
Avec l'autorité que lui confèrent plus de 15 ans de pratique effec
tive de PO. P., G. rappelle en quelques pages les avantages sociaux
de PO. P. rigoureusement et scientifiquement appliquée : Diminution
considérable du nombre des « demi-ouvriers », des quasi-manœuvres
qui encombrent encore tant de professions, et sont ceux qui émargent
le plus souvent aux fonds de chômage ; diminution importante du
nombre des accidents du travail, bien souvent dus à des défauts
inconnus de l'ouvrier (vision, audition, etc.) plutôt qu'à son inatten
tion ; diminution des maladies professionnelles provoquées par des
déficiences individuelles, un manque de corrélation entre la dépense
de forces exigée par la profession, et les ressources énergétiques de
l'ouvrier. Les charges des sociétés de secours mutuel, pourraient
être souvent réduites de ce chef de 50 % selon l'auteur.
Ce sont là des vérités bien connues des spécialistes ; mais qu'il
est toujours bon de répéter parmi les milieux industriels et les orga
nisations sociales qui, dans nos pays au moins, méconnaissent encore
l'aide importante que leur apporterait une collaboration plus étroite
avec les organisations scientifiques du travail. M. F.
J. VAN WENT. — Die städtische psychotechnische Prüf stelle Amster
dam {Le service psychotechnique de la Ville d'Amsterdam). — Ind.
Psychot., III, 10, 1926, p. 305-310.
L'ancienne assistante du regretté Van Wayenburg décrit le
schéma de tests établi par son maître pour la sélection des conducteurs
d'automobiles au laboratoire municipal d'Amsterdam. Il s'agit d'un
test de complètement de phrases, d'une sorte de test de labyrinthe,
pendant lequel on cherche à troubler le sujet par des chocs élec
triques ; d'une épreuve de recherche de nombres dans un tableau,
et d'un test de temps de réaction de choix, avec des excitations et
des réactions multiples à l'aide d'un appareil rappelant vaguement le
volant du chauffeur. Pour 20 sujets examinés, le classement psycho
technique a donné une concordance suffisante avec le classement
professionnel. D. W. .
APPLICATIONS GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 773
O. DECROLY. — Travaux de l'Office d'O. P. de Rome. — B. Of.
Or. pr., VI, 22, 1926, p. 15-24.
Résumé, d'un travail en italien du Dr Gasca, sur les constatations
anthropométriques et cliniques faites chez les élèves de l'Institut
National d'instruction professionnelle de Rome, pendant l'année
1924-25. Ces constatations sont relatives à la taille debout et assis,
le poids, le périmètre thoracique, le diamètre biacromial, et la force
musculaire, la vue, l'état nutritif et le degré de développement. Les
observations portent sur 1104 jeunes gens. Les tableaux de chiffres
reproduits par D. et auxquels nous renvoyons, ont donc une valeur
statistique assez intéressante. Notons en particulier que sur 900 su
jets, 256 ont une insuffisance visuelle, soit, suivant les âges de
38,6 à 20 %. M. F.
X. — Création d'un office communal d'Orientation professionnelle
à Luxembourg. — B. Of. Op. pr., VI, 22, 1926, p. 34-38.
Au point de vue documentaire, signalons la reproduction de la
fiche scolaire, et de la fiche médicale, employées à l'Office du Luxemb
ourg, dont on attend la publication du premier rapport. M. F.
M. EARLE. — Faut-il donner des conseils quant au choix d'une pro»
fession. — B. Of. Or. pr., VI, 22, 1926, p. 25-34.
A ceux de nos lecteurs ne lisant pas l'anglais, signalons cette
traduction de M. Biras, de l'article de E. paru dans le Journal of the
National Institute of Industrial Psychology, de janvier 1926.
F. BAUMGARTEN. — Die Berufseignung der Völker {Les aptitudes
professionnelles des peuples). — Völkerpsychologische Gharakter-
studien, 1926, p. 1-45.
Y a-t-il des aptitudes professionnelles caractéristiques d'un peuple,
en ce sens que la plupart des individus les possèdent à un haut degré ?
Ces aptitudes sont-elles innées, restent-elles constantes, malgré le
changement des conditions extérieures, — économiques, politiques
et autres, — ou bien varient-elles et se manifestent-elles différem
ment sous l'influence de celles-ci ? Est-ce que les différences écono
miques et sociales sont déterminées par des psycholo
giques ?
Voilà, sans doute, de grandes questions auxquelles s'attaque l'au
teur.
Disposant d'une documentation étendue, elle passe en revue les
faits acquis jusqu'à présent ; la plupart se prêtent, malheureusement,
à des interprétations diamétralement opposées. L'auteur conclut que
l'étude scientifique du problème est toute à faire; elle pense
l'expérimentation psychologique, bien organisée, pourrait aider à
résoudre les questions posées. D. W.
J. OSERETZKY. — Berufsberatung und Berufszuweisung auf
Grund psychologischer Untersuchung für minderjährige Krimin
elle {Orientation et organisation professionnelle à base psycholo
gique des délinquants juvéniles). — Z. für päd. Ps., XXVII, 7-8,
1926, p. 335-344.
Dans la Maison de Travail à Moscou les délinquants juvéniles sont '

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774 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
répartis dans un certain nombre d'ateliers où ils font l'apprentissage
d'un métier. L'auteur voudrait voir à la base de cette répartition une
orientation professionnelle rationnelle. Une section psychiatrique
avec quelques lits d'observation permet au psychiatre de prendre
contact avec le pupille et parfois de le conseiller utilement. Mais il
faut un examen plus approfondi des aptitudes individuelles. C'est à
quoi on travaille, semble-t-il, en ce moment. D. W.
WINIFRED SPIELMAN. — On devising Analytic Tests for Voca
tional Selection [Etablissement de tests analytiques en matière d'Orien
tation Professionnelle). — J. of N. I. of Ind. Ps., III, 3 et 4, 1926,
p. 142-153 et 213-217.
Ayant constaté que dans la double variabilité du sujet et de l'exp
érimentateur on peut, par des précautions appropriées, éviter au
moins la seconde, l'auteur présente un résumé complet et précis des
considérants tant techniques que théoriques dont il faut tenir compte
lorsqu'on veut établir et appliquer des tests : méthodes principales
utilisées pour l'analyse d'un milieu, question de test individuel ou
collectif, oral ou écrit, graduation par ordre de difficultés, précau
tions matérielles, nécessité de l'appréciation objective. des résultats,
adaptation des tests au milieu et au temps disponible, opérations
consistant à « tester » le test. L'auteur insiste particulièrement sur
ce dernier point. Il s'agit d'abord par une expérience préliminaire sur
quelques personnes de se rendre compte si la difficulté des tests est
de l'ordre qu'on veut atteindre et assure une dispersion suffisante
des résultats. Ceci obtenu, on pourra alors l'appliquer d'une part à
des travailleurs expérimentés, d'autre part aux postulants. Après
quoi on passera aux évaluations numériques habituelles, coefficient
de corrélation, «poids » de chaque test dans le résultat global, méthode
de rangs... tout ceci co^mplété par des observations personnelles, des
interviews où l'expérimentateur pourra acquérir des notions plus
claires sur le caractère et le tempérament de son sujet.
Excellent résumé des notions élémentaires indispensables à qu
iconque veut pratiquer la méthode des tests. %M. L.
KARL M. COWDÊRY. — Measurements of Professional Attitudes
[La mesure des attitudes professionnelles). — J. of Pers. Res., V, 4,
1926, p. 131-141.
Cette étude qui résume les grandes lignes d'une thèse que prépare
l'auteur vise :
1° A déterminer les dispositions manifestées par les représen
tants de divers métiers ; 2° à exprimer numériquement ces résul
tats ; 3° à étudier si les différences observées sont caractéristiques
de la profession ; 4° à s'assurer si l'on peut, et avec quel coefficient
de certitude, orienter des étudiants présentant certains goûts sur
telle ou telle profession.
Les tests comprenaient une série de 84 occupations, 78 types de
gens, 34 sports et amusements, 6 espèces de passions, 13 sortes de
lectures, 23 activités diverses, 25 matières scolaires.
Les tests étaient appliqués à 34 docteurs, 37 ingénieurs, 34 hommes GÉNÉRALES INDUSTRIELLES ET SOCIALES 775 APPLICATIONS
#
de loi. La distribution des réponses a été évaluée séparément pour
chaque profession!
L'évaluation professionnelle a été établie en comparant la proport
ion des réponses provenant d'une profession aux réponses de ceux
qui n'y appartenaient pas. Si par exemple une réponse était donnée
avec une plus grande fréquence chez les médecins que chez les non-
médecins, la réponse était considérée comme caractéristique de la
profession. On lui attribuait un certain poids (voir modification de
la technique permettant l'obtention de coefficient au moyen de
l'équation de répression multiple).
On à obtenu de cette manière 3 échelles :
1° L'Echelle d'Intérêt Médical, constituée par 13 articles permet
tant un total possible de 920 points (intérêts surtout d'assistance
sociale) ;
2° L'Echelle d'Intérêt des Ingénieurs comprenant 13 articles et
1214 points (intérêts surtout techniques) ;
3° légal (intérêts dans les problèmes sociaux,
l'usage de la parole, etc.).
Pour tester le test, on a opéré :
a) Sur un nouveau groupe des mêmes professions ;
b)des étudiants déjà engagés dans la spécialisation à ces pro
fessions ;
c) Sur des plus jeunes, intéressés mais non spécialisés
dans ces professions ;
d) Sur des groupés de contrôle de chacune de ces sélections.
Les différences caractéristiques observées primitivement se sont
retrouvées dans les nouveaux groupes. Ce succès induit l'auteur à
leur attribuer une valeur pronostique possible. Dans un groupe d'étu
diants, 53 % ont fourni des résultats caractéristiques d'un type de
profession et 70 % dans la classe la plus élevée d'une école supérieure.
M. L.
W. POPPELREUTER. — Die Arbeitskurve in der Eignungsprü
fung (La courbe de travail dans les examens d'aptitudes). — Ind.
Psychot., III, 6, 1926, p. 161-167.
Il y a une grande différence entre une tâche de courte durée,
comme on en impose dans les tests, et le travail professionnel qui
exige un effort continu de plusieurs heures.
C'est d'après la courbe du travail prolongé, que l'on peut déter
miner la catégorie de travaux qui convient le mieux au travailleur
et le type auquel celui-ci appartient.
L'auteur décrit un nouveau modèle de chronomètre permettant
d'enregistrer la durée d'une unité de travail. Le style inscripteur,
mû par un dispositif mécanique, se relève et s'abaisse chaque fois
que le sujet a^ commencé ou terminé une quantité déterminée de
travail. Ce travail est préparé sur des bandes que le sujet enlève d'un
crochet et replace sur un autre après avoir exécuté la quantité de
travail fournie par une bande. L'auteur utilise quatre épreuves : mental monotone (calcul de Kraepelin) ; travail d'habileté
manuelle monotone (glisser des bandes de papier dans les fentes d'une
feuille perforée) ; travail nécessitant un effort musculaire (soulever un