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Étalonnage et critique des tests. Technique psychométrique. - compte-rendu ; n°1 ; vol.45, pg 767-782

De
17 pages
L'année psychologique - Année 1944 - Volume 45 - Numéro 1 - Pages 767-782
16 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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3° Étalonnage et critique des tests. Technique psychométrique.
In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 767-782.
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3° Étalonnage et critique des tests. Technique psychométrique. In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 767-782.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1944_num_45_1_8267ÉTALONNAGE ET CRITIQUE DES TESTS 767
1757. — P. SLATER. —The psychometric differentiation of neurotic
from normal men (Différenciation psychométrique des névrosés
et des normaux). — Br. J. of Med. Ps., XX, 1945, p. 277-282.
Utilisant les données recueillies par miss Bennett, l'auteur
recherche les poids les meilleurs à attribuer aux différentes notes
des névrosés de façon à distinguer le mieux possible les notes des
normaux et celles des névrosés. Il utilise la méthode de Fisher,
décrite en détail par Mather. Il établit ainsi un tableau de notes
telles que d'une part le test rejetterait 61 % des névrosés et seul
ement 2 % des normaux, et d'autre part le test permettrait d'affirmer
que 20 % des sujets sont indemnes de toute tendance à la névrose.
M. B.
1758. — S. D. PORTEUS. — Porteus maze tests : Applications in
medical and allied fields (Les tests de labyrinthe de Porteus : leurs
applications médicales et paramédicales). — Br. J. of Med. Ps.,
XX, 1945, p. 267-270.
Le niveau d'âge donné par les labyrinthes surestime certains
délinquants ; il faut corriger cette erreur en donnant une note tenant
compte de certaines différences qualitatives énumérées dans un
livre de l'auteur intitulé Qualitative Performance in the maze tests
(Vineland, New-Jersey, Smith printing house). En particulier les
réponses du délinquant-type sont caractérisées par un travail sans
soin, un peu au hasard, sans tenir compte des consignes, de plus il se
satisfait d'un travail médiocre et ne se soucie que du but, aussi
obtient-il souvent une bonne note. Ces tendances défavorables se
retrouvent chez certains enfants « sans soin » et chez des ouvriers
demi-qualifiés dont le travail apparaît défectueux pour diverses
raisons.
Les labyrinthes permettent aussi de distinguer les sujets qu'un
premier échec trouble définitivement et ceux qui surmontent cet
échec, les 2 réactions correspondant à des types caractériels différents
et à des réussites différentes dans le travail.
Après lobotomie bi-frontale, 14 malades sur 17 ont montré une
certaine déficience dans l'épreuve du labyrinthe, mais a\issi le même
effet de « trouble » dû à un premier échec; ces sujets n'améliorent pas
leur méthode. Une étude récente de l'auteur, portant sur 800 cas,
montre que 85 % des sujets ayant au Binet un Q. I. inférieur à 67
ont aussi avec le labyrinthe un Q. I. inférieur à 70. M. B.
3° Étalonnage et critique des tests
Technique psychométrique
1759. — HAROLD D. GARTER. — How reliable are the common
measures of difficulty and validity of objective tests items ? (Quelle
est la constance des mesures courantes de la difficulté et de la vali
dité des tests ?). — J. of Ps., XIII, 1942, p. 31-39.
Première publication d'une série d'études consacrées à l'amélio
ration métrologique des tests. Les matériaux consistent en une
batterie de tests (80 épreuves) appliqués à 200 étudiants de psychol
ogie « éducationnelle ». La mesure de la difficulté donne pour un
échantillonnage de 25 étudiants, un coefficient de constance de .93. 768 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
— La mesure du pouvoir différentiateur un coefficient de 0,46 seule
ment. L'A. en déduit que la constance de cette mesure est insuffisante
et qu'il convient de l'améliorer pour pouvoir discriminer, sur de
faibles échantillonnages, entre bons et mauvais étudiants (la validité
de ces tests scolaires est identifiée ici à leur valeur diagnostique).
R. Z.
1760. — G. LOVELL. — The effect of special construction of test
items on their factor composition (Effet de la parti
culière des épreuves d'un test sur leur composition factorielle). —
Ps. Mon., LVI, 6, n° 259, 1944, 26 pages;
Des épreuves successives de tests de séries de chiffres à compléter
et detests à figures analogues étaient développées suivant les concep
tions de Guilford, sur les types de figures devant avoir de la valeur
pour des facteurs particuliers.
Les sujets furent 300 étudiants d'Université, 187 jeunes gens
et 113- jeunes filles, âgés de 16 à 25 ans.
Pour les tests de séries de nombres à compléter, 5 facteurs furent
obtenus : ceux qui ont les plus hautes valeurs furent les de
la capacité de numéroter, et celui de la déduction ; le troisième facteur
est, peut-être, celui de l'induction ; les autres ne peuvent être précisés.
Pour les tests des figures analogiques, 9 facteurs furent décou
verts : l'un d'eux est, peut-être, le facteur de vitesse de perception;
les autres ne peuvent être précisés, mais ils ne remplissent pas, en
général, les conditions des hypothèses sur lesquelles on avait établi
les .épreuves.
Pour terminer, l'auteur discute ces résultats. R. Ch.
1761. — PAUL R. FARNSWORTH. — Attitude scale construction
and the method of equal appearing intervals (Construction de
V échelle des attitudes et la méthode des intervalles d'égale appar
ence). — J. of Ps., XX, 1945, p. 245-248.
L'auteur étudiant les différentes échelles des attitudes telles,
celle de Thurstone, sur les attitudes envers la guerre, la paix,
l'église, etc., arrive à la conclusion que pour une part importante des
sujets, les différents échelons ne sont pas équidistants les uns des
autres, ne forment pas une ligne droite et leurs points extrêmes iie
"sont pas à une distance égale d'un point neutre, situé au milieu.
L'auteur ne pense toutefois pas que l'abandon de la méthode de
Thurstone soit inévitable, mais il juge que ces difficultés exigent une
meilleure explication des consignes, en insistant davantage sur
l'égalité de valeur des échelons successifs. M. K. S.
1762. — RUTH DE FOREST. — A study of the pronostic value of
the Merril-Palmer scale of mental tests and the Minnesota pre
school scale (Étude sur la valeur pronostique de Véchelle Merril-
Palmer et de Véchelle pré-scolaire Minnesota). — J. of genet. Ps.,
LXI, 1941, p. 219-223.
La corrélation entre les Q. I. du Merril-Palmer et du Binet est
55 ± 04. Entre le Minnesota et le Binet 56 ± 07. La valeur pronos
tique du Merril-Palmer pour le est d'autant plus grande que
l'enfant est plus jeune en passant le test. M. S. ÉTALONNAGE ET CRITIQUE DES TESTS 769
1763. W. C. KRATHWOHL. — A 3 by 3 analysis of the predictive
value Of test scores (Une analyse 3 par 3 de la valeur prédictive des
scores des tests). — J. of appl. Ps., XXVIII, 4, 1944, p. 318-322.
Des étudiants furent classés en 3 groupes, suivant les résultats
des tests d'examen psychologique, et en 3 autres groupes suivant
les résultats à l'école.
La superposition des deux séries de tableaux montre que les deux
groupements se rejoignent fort mal ; la corrélation entre ces
séries de résultats est faible ; cependant, les informations fournies par
les tests sont intéressantes. . R. Ch.
1764. — REIGN H. BITTNER. — Quantitative predictions from
qualitative data : predicting college entrance from biographical
information (Pronostics quantitatifs à partir de données qualitatives :
Prédiction de V accès aux universités d'après des données biogra
phiques). — J. of Ps., XIX, 1945, p. 97-108.
Les données qualitatives résultant des innombrables question
naires peuvent être soumises à un traitement quantitatif. Analysant
les questionnaires biographiques de 32.053 élèves du secondaire
(33 items) et suivant ces sujets pendant 2 années consécutives
(20,6 % des garçons, 13,3 % des filles et 16,9 % du total entrèrent à
l'Université), l'auteur a pu réduire ce questionnaire à un schéma
essentielde 8 items (technique de régression partielle). Très intéressante
transposition des donnée^ quantitatives (méthode de Wherry-Doo-
littke) au domaine qualitatif. Discussion de la validité. P. M.
1765. — H. HALSTEAD et V. E. CHASE. — Review of a verbal
intelligence scale on military neurotic patients (Application d'une
échelle d'intelligence verbale à des malades névrosés [militaires}) . —
Br. J. of Med. Ps., XX, 1944, p. 195-201.
Analyse de 500 relevés de l'échelle d'intelligence de Cattell
dite II A donnée à 500 malades (hommes). Les notes des malades
sont plus basses et plus dispersées qu'on ne le prévoyait. L'échelle
réduite qui ne comprend que les tests de classification et d'analogie
et dont l'application dure 22 minutes au lieu de 66 pour l'échelle
complète, donne une corrélation de 0,88 avec cette dernière.
H. et C. étudient séparément chacun des sous-tests qui semblent
se rassembler en 2 groupes : synonymes, opposés, phrases à compléter,
d'une part, classification, analogies, déductions, d'autre part. Ce
dernier groupe semble exiger un niveau de raisonnement plus élevé.
L'analyse factorielle montre un important facteur général qui
semble très saturé en V et confirme le groupement précédent des
sous-tests. M. B.
1766. — C. BURT. — Statistical problems in the evaluation of Army
tests (Problèmes statistiques dans V étude de la valeur des tests de
V Armée). — Psychometrika, IX, 4, 1944, p. 219-235.
Exposé des problèmes posés par la validation des tests utilisés dans
l'Armée anglaise : développements surles coefficients de validité utilisés
(tétrachorique,trisérial,bisérial-point), méthode d'étude de l'influence
de la sélection, détermination de la coupure à faire dans l'échelle d'un
test en fonction d'une coupure dans l'échelle du critère. J.-M. F.
1/ ANNÉE PSYCHOLOGIQUE. XLV-XLVI 49 ANALYSES' BIBLIOGRAPHIQUES 770
1767. — L. BONNIS. — L'âge mental. — B. S. A. B., n° 366, 1944,
p. 16-31.
Remarques et mises au point concernant l'utilisation des tests
Binet-Simon. L'A. montre que la notion d'âge mental est une notion
relative, dépendant du groupe témoin qui a servi à l'établissement de
l'échelle ; elle insiste sur les inconvénients de l'emploi du Q. I., sur
les erreurs d'interprétation auxquelles il peut donner lieu ; elle termine
par des considérations sur la qualité de l'intelligence, sur l'influence
du milieu et de l'entraînement sur le niveau intellectuel. G. B.
1768. — PEDRO PORTAVELLA DURÂN. — Estudio critico
en la détermination del nivel mental (Étude critique de la déte
rmination du niveau mental). — Anales del Instituto psicotécnico
de Barcelona, mars 1945, p. 42-47.
Des études sur le niveau mental ont été faites par les Services de
Caractérologie et de psychologie infantile annexés au Laboratoire
psyçhométrique de l'Institut psychotechnique de la Excma,
province de Barcelone. Différents tests de niveau mental ont été
utilisés en particulier ceux 'de Binet-Simon, Terman, Porteus, etc..
L'auteur tire de ces recherches diverses conclusions.
Il pense que la valeur du niveau mental en tant qu'elle permet sur
tout de diagnostiquer l'oligophrénie, est un facteur éliminatoire en
sélection professionnelle.
Dans les cas d'orientation professionnelle, un Q. I. insuffisant
doit conduire à une recherche approfondie des causes de la déficience
(oligophrénie, psychopathie, névrose, etc.).
La connaissance du niveau mental est indispensable pour vérifier
s'il existe un rapport entre caractère et affectivité d'une part, facteurs
intellectuels et moteurs d'autre part.
"Pour l'adaptation des méthodes pédagogiques aux déficients
physiques et mentaux la détermination du Q. I. se révèle également
de première importance. J. Pé.
1769. — H. BABGOCK. — The bottleneck in psychology as illustrated
by the Terman vocabulary test (L'impasse de la psyehologie
illustrée par le test de vocabulaire de Terman). — Ps. Rev., L, 1943,
p. 244-254.
On n'a pas généralement compris l'intérêt des tests de vocabulaire
de Terman, et, par ex. on n'a pas compris qu'il éprouvait le niveau
d'intelligence plus que la mémoire. L'auteur recherche les raisons
de cette méconnaissance et les trouve, dans un manque de formation
appropriée de la part des psychologues, et indique les problèmes posés
par les résultats des tests. P. O.
1770. — N. JASPEN. — A note on the age-placement of Binet tests
(Notice sur les critères d'âge des tests de Binet). — Ps. Bul., XLI,
1944, p. 41-42.
Discussion des conceptions de divers auteurs. R. B.
1771. — J. E. W. WALLIN. — The results of multiple Binet retes-
tings of the same subjects : The educational implications of varia
tion of test performance (Résultats d'applications successives de ÉTALONNAGE ET CRITIQUE DES TESTS . 771
tests de Binet sur les mêmes sujets : Les influences de l'éducation
sur la variation des tests de performance). t<— J. of Genet. Ps., LVII,
1940, p. 345-391.
L'A. au moyen du test de Binet (révision Stanford) a examiné tous
les 6 mois deux sujets depuis l'âge de 3 ans jusqu'à 18 ans. Simulta
nément il leur appliquait des tests- de performance (planche de Seguin,
complément des images de Healy, test de Wallin). L'auteur a calculé
à chaque fois le Q. I. et il note des variations assez nombreuses qu'il
attribue à des imperfections d'établissement et de notation du test
de Binet. Une autre conclusion tirée pnr l'A. de cette étude est
l'influence marquée de l'éducation. J. P.
1772. — H. P. HOGAN. — Comparison of Standford-Binet and Kent
oral emergency scores (Comparaison entre les résultats au test
de Stanford- Binet et ceux obtenus au test oral des émergences de
Kent). — J. of Genet. Ps., LVIII,<1941, p. 151-159.
L'A. en appliquant fréquemment, ces deux tests sur des sujets
de justice a constaté que les sujets subnormaux obtenaient un meil
leur résultat au test de Kent ; c'est ce qui l'a conduit a faire une
comparaison plus approfondie des résultats de ces deux tests. Il
trouve un coefficient de corrélation de 0,84 entre la révision du
Binet 1937 et le test de Kent et comme il l'avait remarqué au début
les débiles rélississent mieux au test de Kent alors que les individus
un peu excentriques sont défavorisés par ce test. J. P.
1773. — S. GERSTEIN. — A suggestion for a revision of the revised
Standford-Binet examination applied to adults (Suggestion pour
la revision de Vexamen par le test Stanford- Binet appliqué aux
adultes). — J. of Ps., XII, 1941, p. 225-226.
L'échelle Stanford-Binet a été appliquée à 67 adultes incarcérés
aux États-Unis. L'âge mental fut trouvé de 14,5. Les résultats
ont montré que les tests pour 13 et 14 ans, étaient mal placés dans
l'échelle, pour ce groupe d'adultes : leur degré de difficulté ne se
montre pas statistiquement croissant. L'étude doit être poursuivie
sur un plus .grand nombre de sujets, dans le but de réviser la place
des tests d'après le pourcentage de réussites et d'échecs.
N. G.
1774. _ d. K. HALLO WELL. —Validity of mental tests for youngs
Children (Validité des tests mentaux pour jeunes enfants). - — J. of
Genet. Ps., LVIII, 1941, p. 265-288.
Lorsqu'on veut évaliïer le niveau mental d'un jeune enfant,
toutes les précautions possibles doivent être prises car de nombreux
facteurs interviennent : état physique, état affectif du moment, etc.
L'histoire de la croissance, la situation familiale et les conditions de
milieu doivent également être prises en considération. En testant
250 enfants à 1, 2, 3 ans et ensuite de 5 à 13 ans, l'auteur a trouvé
des corrélations beaucoup plus valables au fur et à mesure que l'âge
chronologique croissait. Certains facteurs que l'on a énumérés
ci-dessus ont donc plus d'importance lorsque l'on teste un bébé que
lorsque l'on teste un enfant d'âge scolaire. J- P. • ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 772
1775. — E. H. EBERT. — A comparison of the original and revised
Stanford-Binet scales (Comparaison de Véchelle originale et de
l'échelle révisée de Stanford-Binet). — J. of Ps., XI, 1941, p. 47-61.
A 6 ans les deux échelles donnent des résultats tout à fait sem
blables. A 7, 8 et 9 ans, la discordance s'accroît entre les valeurs
de Q. I. obtenues aux deux échelles, et plus le Q. I. est élevé plus la
discordance est grande. On noté que pour les Q. I. inférieurs à 100
la révision 1937 donne des valeurs plus faibles que celle de 1916,
au contraire pour les Q. I. supérieurs à 100, elle donne des valeurs
plus fortes. Avec cette échelle de 1937, le Q. I. d'un groupe d'enfants
d'une population très, aisée économiquement, tend à croître de 6 à
10 ans. On note aussi que les corrélations entre les tests répétés sont
plus fortes, et que les individus maintiennent leur position relative
dans le groupe. N. G.
1776. — C. L. FRIEDLINE et A. B. BERMAN. — A critical analysis
of sub-tests in the Terman-Merril revised Stanford-Binet intell
igence scale, forms L and M (Analyse critique des questions du
Terman-Merril, revision de Véchelîe Stanford-Binet, formes L et
M). — J. of Ps., XI, 1941, p. 279-384.
Les auteurs relèvent 21 questions donnant des difficultés d'appli
cation ou d'interprétation, avec suggestion à l'appui pour donner à
l'échelle une précision maxima. En outre, le test étant particulièr
ement utilisé en clinique psychologique, les auteurs signalent qu'il
y aurait intérêt à réduire la part des facteurs affectifs perturbant les
résultats, et liés aux éléments « d'horreur » que contient le test
(images, phrases, etc., évoquant des scènes pénibles). N. G.
1777. — E. E. ANDERSON, S. F. ANDERSON, G. FERGUSON,
J. GRAY, J. HITTINGER, E. Me KINSTRY, M. E. MOTTER,
G. VICK. — Wilson College Studies in Psychology : 1. A compar
ison of the Wechsler-Bellevue, Revised Stanford-Binet, and
American Council of Education Tests at the College level (Recher
ches psychologiques de Wilson College : 1. Comparaison du Wechsler-
Bellevue, de la revision B inet- Stanford, et des tests du Conseil
Américain d' Éducation, au niveau des étudiants de Collège). —
J. of Ps., XIV, 1942, p. 317-326.
Un groupe de 112 étudiantes de première année ont. subi ces
différents tests dont on a ensuite étudié les corrélations avec les
notes scolaires moyennes.
1° Les corrélations de chacun de ces tests avec ces notes sont
approximativement égales (entre .50 et .55) ;
2° Les du W-B, échelle complète, avec les autres
mesures (tests et notes) sont constamment plus basses que les corré
lations correspondantes du W-B, échelle verbale (on sait en effet
que le Wechsler-Bellevue comporte deux échelles : verbale et de
performance) ;
3° Les corrélations du W-B#, échelle de performance, avec les
autres mesures sont si basses (.19 à .39) qu'il faut mettre en doute la
validité de cette échelle au niveau du collège.
Suivent d'autres constatations moins significatives ou moins
importantes. R. Z. ÉTAlONNAGE ET CRITIQUE DES TESTS 773
1778. — S. D. PORTEUS. — Q-Scores. temperament and deli
nquency (Q-scores, tempérament et délinquance). — J. Soc. Ps.,
XXI, 1945, p. 81-103.
L'intérêt essentiel des tests est de permettre le diagnostic et le
pronostic. La validité d'un test consiste dans le respect de ces deux
conditions. On a trop peu souvent étudié les tests à cet égard. Porteus
constate, à la suite d'un grand nombre d'expériences tenues sur des
criminels, des étudiants, des ouvriers, que l'évaluation du succès
qualitatif (Q — scores) dans son test en labyrinthe discrimine conve
nablement les délinquants des non-délinquants, les bons étudiants
et ouvriers, des mauvais. J. St.
1779. — M. ROFF. — A statistical study of the development of
intelligence test performance (Étude statistique du développement
de la performance à un test d'intelligence). — J. of Ps., XI, 1941,
p. 371-386. )
La corrélation entre les premiers scoreé obtenus dans une populat
ion d'enfants à un certain âge et leurs progrès une ou plusieurs
années après, varie autour de zéro. L'auteur pense que la soi-disant
constance du Q. I. est due à la construction des mêmes aptitudes et
des mêmes connaissances ayant déterminé les premiers résultats.
Quant à la corrélation entre la performance des parents et celle des
enfants, elle atteint un certain niveau vers 5 ou 6 ans, et si les enfants
continuent à vivre avec les parents, leurs résultats peuvent être
prévus aussi bien par l'étude de leurs parents. N. G.
1780. — ARTHUR BURTON et WALTHER JOEL. — Adults
norms for the Watson-Glaser tests of critical thinking (Normes
pour adultes du test de d'aptitude critique). — J. of
Ps., XIX, 1945, p. 43-48.
La batterie n° 1 des 4 tests d'intelligence critique de Watson-
Glaser a été étalonnée par leurs auteurs sur une échelle en 7 points
sur une population d'adultes. Cette batterie (fidélité de .50 à .76) se
propose de mesurer les dispositions critiques individuelles par rapport
à certains problèmes courants et la faculté d'application des méthodes
d'enquête et de raisonnement logique. Burton et Joel s'adressant à
une population de 150 adultes cultivés d'âge moyen 36 ans, 9 ont
cherché à relever des différences significatives entre le groupe des plus
de 37 ans (83 individus) et celui des. moins de 37 ans (67 individus).
D'une façon générale, leurs normes sont plus élevées que celles de
Watson-Glaser. D'autre part, les sujets de moins de 37 ans obtiennent
dans les 4 tests, des scores supérieurs (différences statistiquement
significatives). Enfin le niveau culturel semble jouer un rôle majora-
teur. Cette étude doit être poursuivie à des niveaux d'âge plus nom
breux et la validité de la batterie reste à être précisée. P. M.
1781. — J. T. RUSMORE. — Comparison of an « industrial » problem
solving task and an assembly task (Comparaison de la tâche dans
la résolution d'un problème « industriel », et de celle d'un assemb
lage). — J. of appl. Ps., XXVIII, 2, 1944, p. 129-132.
Le test de Crawford de visualisation structurale tridimensionnelle,
standardisé en 1940, consiste dans la reconstitution, le plus rapi- 774 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
dement possible, d'un bloc circulaire, au moyen des 9 morceaux qui
sont fournis : ce test permet de classer différents groupes d'ouvriers
qualifiés. .
Mais, cette différenciation entre groupes d'ouvriers,
diminue, si l'on répète le test : le problème devient, peu à peu, un
problème de dextérité de la main et des doigts dans l'assemblage.
L'auteur a répété ce test jusqu'à 27 fois sur 15 sujets, et constata
que le temps ne se raccourcissait plus, à partir du dixième essai ;
il fit, alors, des expériences définitives avec 87 femmes et 44 hommes,
en s'arrêtant au dixième essai : les temps sont, en moyenne, 6 fois
plus courts au essai qu'au premier, et la variabilité 9 à 16 fois faible.
Il n'y a pas de différences significatives entre les deux sexes.
L'on ne trouve pas de corrélations entre le premier et le dixième
essai, ce qui prouve leur différence de nature. Il ne semble pas y
avoir de corrélations avec l'intelligence. R. Ch.
1782. — J. T. SHUMAN. — The value of aptitude tests for supervi
sory workers in the aircraft engine and propeller industries ( Valeur
des tests d'aptitude pour les contremaîtres dans les industries de
moteurs et d'hélices d'avions). — J. of appl. Ps., XXIX, 3, 1945,
p. 185-190.
Trois groupes de tests ont été proposés à des contremaîtres, des
surveillants de travail, des chefs d'atelier, etc. : Test d'Otis, des
aptitudes mentales, beta, forme A, Test de Minnesota « planche-
forme-papier » forme AA,-et Test de Bernreuter de compréhension
mécanique, forme AA ; d'autre part, les supérieurs eurent à remplir
des questionnaires sur la valeur de ces hommes.
Bien que les travaux réalisés dans chaque usine soient différents,
les scores dans chaque test et les valeurs attribuées par les supérieurs
sont liés significativement ; il y a, donc, des facteurs communs.
Il faut noter que les scores aux mêmes tests varient d'une usine
à l'autre ; pour l'une des 3 usines, ils sont même beaucoup plus élevés
que pour les deux autres, ce qui montre que cette usine a de bien
meilleurs contremaîtres. R. Ch.
1783. — J. TUCKMAN. — A study of the reliability of the Minnesota
rate of manipulation test by the split-half and test-retest methods
(Étude de la validité du test de rapidité de manipulation de Minnes
ota par les méthodes de dédoublage et de répétition du test). — J. of
appl. Ps., XXVIII, 5, 1944. p. 388-392.
Le test a été décrit précédemment (op. cit.).
Le fut proposé en 4 essais successifs (sans compter un essai
préparatoire), à 389 hommes, 319 femmes, 145 garçons "et 111 filles
d'intelligence moyenne. Les résultats furent traités statistiquement,
et regroupés deux essais par deux essais.
D'autre part, il fut donné essais à plusieurs jours d'inter
valle (l'intervalle entre le premier et le dernier essai variant de
1 à 15 jours, avec une moyenne de 7 jours), à 51 jeunes gens et
49 jeunes filles d'école supérieure, d'intelligence identique.
Les résultats sont consistants entre eux ; et le test peut servir à
des diagnostics individuels. R. Ch. ET CRITIQUE DES TESTS 775 ÉTALONNAGE
1784. _ E. F. BALDWIN et L. F. SMITH. — The performance of
adult female applicants for factory work on the Likert-Quasha
revision of the Minnesota paper form board Test (Performances
des femmes candidates à un travail d'usine, à la forme révisée par
Likért-Quasha du Test de Minnesota « papier- forme-planche >■>). —
J. of appl. Ps., XXVIII, 6, 1944, p. 468-470.
Neuf cent soixante-quinze femmes, certaines spécialisées, d'autres
non-spécialisées, de différents niveaux d'éducation, de différentes
nationalités, récemment embauchées dans une- usine de- produits
photographiques, subirent ce test.
Dans le groupe de 16 à 25 ans, les résultats sont, souvent, plus
élevés que les normes, publiées pour les femmes ; par contre, les
valeurs sont, sensiblement, identiques pour le groupe de 26 à 60 ans.
L'auteur pense qu'il faudrait réviser un peu les normes pour les
femmes, car elles paraissent trop faibles par rapportr aux hommes.
R. Ch.
1785. — L. G. PORTENIER. — Mechanical aptitudes of University
women (Aptitudes mécaniques des étudiantes à V Université). —
J. of appl. Ps., XXIX, 6, 1945, p. 477-482.
Les test d'aptitude mécanique de Detroit (aptitude motrice,
imagination visuelle, information mécanique, arithmétique), et le
Test psychologique de l'Université de l'Ohio furent utilisés auprès
de 425 étudiantes de de Wyoming.
Les scores sont au-dessus de la moyenne.
Les corrélations du test psychologique avec les diverses parties
du test d'aptitude mécanique sont élevées ; or, ce test est un test
d'aptitude générale au Collège (mesure du vocabulaire, capacité
du raisonnement, et de la logique, aptitude dans la lecture des
mots difficiles), et le premier est censé être un test d'aptitude au
travail mécanique. R. Ch.
1786. — C. H. LAWSHE Jr et G. A. SATTER. — Studies in job
evaluation. I. Factor analysis of point ratings for hourly-paid
jobs in three industrial plants (Études dans l'évaluation du tra
vail. I. Analyses factorielles des échelles de points dans 3 usines,
pour des travaux payés à l'heure). — J. of appl. Ps., XXVIII, 3,
1944, p. 189-198.
Parmi les échelles proposées pour évaluer le travail, les auteurs
ont examiné le système N. E. M. A. (adopté par le « National Electrical
Manufacturer's Association », ensuite par le « Metal Trades
Association »).
Les auteurs eurent à leur disposition les classifications des points
pour payer à l'heure les ouvriers, tirées de ces échelles, pour 3 grandes
usines : deux usines d'aviation, dont une de montage, et une usine
de fabrication de munitions de petit calibre ; les chiffres ont été
traités statistiquement.
Les auteurs trouvent un facteur de dextérité commun aux
3 usines ; le plus important, de 77,5 % à 99 % suivant les usines, un
facteur d'attention, dans l'usine de munitions seulement (3 %) ;
enfin, il y a un facteur de caractéristiques du travail pour les 3-usines,
représentant le reste, mais divisé en deux parties l'usine de