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Évolution des zones urbaines sensibles dans la région.

De
4 pages
La région Champagne-Ardenne compte 24 zones urbaines sensibles (ZUS) réparties dans huit villes : Charleville-Mézières, Sedan, Troyes, Reims, Châlons-en-Champagne, Epernay, Vitry-le-François et Saint-Dizier. En 1999, ces ZUS rassemblent 140 000 personnes, soit un champardenais sur dix. Entre 1990 et 1999, ces zones ont vu leur population diminuer. Cette baisse est surtout le fait des jeunes de moins de 20 ans dont le nombre a diminué de 15 % durant les années 90. Cependant, la part des jeunes dans la population des quartiers prioritaires demeure nettement plus élevée qu'ailleurs. Conjointement, la population des quartiers prioritaires vieillit. Ainsi, le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus résidant dans l'une des vingt-quatre ZUS de la région a progressé de 18 % en neuf ans, contre seulement 7 % dans les villes prises globalement. Plus du quart des actifs vivant dans une ZUS de Champagne-Ardenne s'est déclaré chômeur en 1999, soit nettement plus que la moyenne de l'ensemble des huit villes étudiées (27 % contre 17 %). Le chômage touche plus souvent les jeunes, et davantage les femmes que les hommes. Loin de s'être réduit, l'écart entre les zones sensibles et leurs villes d'implantation a augmenté au cours de la dernière décennie. Regroupant des populations plus fréquemment confrontées à des difficultés d'insertion professionnelle, les ZUS connaissent également une situation de pauvreté beaucoup plus marquée que sur l'ensemble de l'espace urbain qui les englobe. Ainsi, fin 1998 un peu plus du quart des ménages habitant une zone sensible disposait d'un revenu inférieur au seuil de pauvreté. Au total, la situation économique et sociale des quartiers de la politique de la ville s'est dégradée durant la décennie 90, bien que tous les quartiers de la région ne soient pas touchés de la même manière.
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Nº 31 - Mars 2002 - Prix : 2,20€
Démographie et société
ÉÉ volution des zones urbaines sensibles dans la région
Les zones urbaines sensiblesLa loi du 14 novembre 1996 de mise en œuvre du pacte de
relance pour la ville a constitué une nouvelle étape de la poli-
Fumay Revintique de la ville, à la fois par le choix des priorités d’action et
Orzy : 1 724 hLe Charnois : 2 244 h
par la définition des territoires. En Champagne-Ardenne, elle
a conduit à définir vingt-quatre quartiers d’habitat dégradé Charleville-Mézières
La Houillère : 5 209 h
baptisés zones urbaines sensibles(ZUS) répartis dans huit vil- Manchester : 4 126 h
La Ronde Couture : 10 889 hles de la région (Charleville-Mézières, Sedan, Troyes, Reims,
Châlons-en-Champagne, Epernay, Vitry-le-François et
ReimsSaint-Dizier). En 1990, l’ensemble de ces territoires regrou- Les Châtillons : 7 580 h
SedanCroix Rouge : 17 940 hpait quelques 152 300 habitants. Aujourd’hui, au moment Le Lac : 4 554 hRethelLes Epinettes : 2398 h Torcy-Cité : 1 683 hLes Régions : 860 hOrgeval : 6 082 hoù une nouvelle génération de contrats de ville 2000-2006
Wilson : 6 156 h
entre en vigueur (après celle de 1994-1999), la publication
des résultats du recensement de la population de 1999 per-
Châlons-en-Champagne
met d’établir un diagnostic des évolutions démographiques Rive Gauche : 8 369 h
Schmit : 3 471 h
et sociales intervenues dans l’ensemble de ces zones. On La Vallée St-Pierre : 1 558 h
Verbeau, Alsace : 5 240 h
peut ainsi apprécier leurs handicaps et estimer le chemin par- Epernay
Bernon : 4 204 h
Vignes Blanches,couru en neuf ans : les disparités entre ces quartiers et l’en- Beausoleil : 3 964 h Vitry-le-François
semble de la ville ont-elles diminué ou au contraire se Le Hamois : 3 282 h
Rome, St-Charles, le Désert :
sont-elles accrues ? 4 294 h
Saint-Dizier
Le Grand-Lachat : 1 059 h
Romilly-sur-Seine Le Vert-Bois : 12 110 h
Pont-Sainte-MarieNouveau Romilly : 1 597 hUne population en baisse Les 20 Arpents : 2 075 h
surtout parmi les jeunes Bar-sur-Aube
Les Varennes : 1 685 hLa Chapelle-Saint-Luc
Chantereigne-Montvilliers :
9 246 h
En 1999, les ZUS de Champagne-Ardenne comptent près de Les Noës-près-Troyes140 000 habitants, rassemblant ainsi un peu plus de 10% de 2 179 h
Troyesla population régionale, contre 8% en France métropoli-
Chantereigne-M. : 640 hSaint-André-les-Vergers
Les Chartreux : 6 592 htaine. Cette proportion varie sensiblement d’une ville à Maugout : 1 685 h Point du Jour : 2 452 h
l’autre : de deux sur dix à Reims, elle dépasse quatre sur dix à Vouldy, Jules Guesde,
les Trévois, les Sénardes :
Vitry-le-François et Saint-Dizier. Avec des baisses de popula- 4581 h
tion nettement supérieures à la moyenne régionale, les ZUS
Ville signataire d'un contrat de ville du XIème plan
de Champagne-Ardenne connaissent un phénomène de dé-
Source : INSEE- Recensement de la population de 1999clin démographique. Entre 1990 et 1999, elles ont perdu 8%
© IGN - INSEE 2002
INSEE Flash Champagne-Ardenneest surtout le fait des jeunes. En effet,
Evolution de la population entre 1990 et 1999
durant les années quatre-vingt-dix, le
nombre des moins de 20 ans y a dimiPopulation de la commune Population -
des quartiers prioritaires nué de près de 15%, contribuant ainsi
à hauteur de trois cinquièmes à expli-1990 1999 Evolution 1990 1999 Evolution
(%) (%) quer la dépopulation de ces quartiers.
Aux départs pour suivre des études ou
Charleville- 57 025 55 481 -2,7 22 160 20 224 -8,7
entrer dans la vie active s’ajoute sansMézières
doute un déficit d’image peu favo-Sedan 21 670 20 547 -5,2 7 083 6 237 -11,9
rable à l’installation de jeunes ména-
Troyes 59 297 60 903 +2,7 28 384 25 689 -9,5 ges dans les ZUS. Cependant, la
population des quartiers sensiblesChâlons-en- 48 422 47 338 -2,2 19 169 18 636 -2,8
reste, en moyenne, plus jeune que lesChampagne
autres. Ainsi, en 1999, près d’un tiersEpernay 26 681 25 829 -3,2 8 892 8 168 -8,1
des habitants des ZUS de Cham-
Reims 180 611 187 181 +3,6 43 615 40 156 -7,9 pagne-Ardenne est âgé de moins de
Vitry-le-François 17 032 16 725 -1,8 7 889 7 576 -4,0 20 ans, contre à peine un quart dans
l’ensemble des huit villes auxquellesSaint-Dizier 33 544 30 836 -8,1 15 108 13 169 -12,8
elles sont rattachées. Dans les quar-Ensemble 444 282 444 840 +0,1 152 300 139 855 -8,2
tiers de Torcy-Cité (Sedan) et de Ber-
non (Epernay), cette proportion estSource : INSEE- Recensements de la population
même de deux sur cinq, soit une quin-
zaine de points de plus que dans leur
commune d’appartenance.
de leurs habitants, soit un peu plus de 12 000 personnes en Entre 1990 et 1999, la population des quartiers prioritaires a
neuf ans, les pertes les moins importantes concernant Vi- vieilli, le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus y
try-le-François et Châlons-en-Champagne (respectivement ayant progressé de 18% en neuf ans, contre seulement 7%
-4% et -2,8%). Dans la capitale marnaise, les évolutions de dans l’ensemble des villes étudiées. Moins mobiles que les
populations dans les quartiers prioritaires sont d’ailleurs as- plus jeunes, les “seniors” sont souvent peu désireux de quit-
sez proches de celles enregistrées dans l’ensemble de la ville. ter un quartier où ils ont pris racine et qu’ils ont parfois vu
Reims et Troyes ont, quant à elles, gagné de la population naître. Pourtant, en neuf ans la proportion de personnes
tandis que leurs quartiers sensibles se sont dépeuplés. Les âgées résidant en ZUS s’est nettement rapprochée de la
quatre villes restantes se caractérisent par une situation dé- moyenne locale. Dans certains quartiers (la Houillère, Man-
mographique globalement défavorable, les ZUS étant toute- chester et les Chartreux) elle l’a même dépassée alors que,
fois marquées par des baisses de population bien plus dans d’autres, les “seniors” représentent moins d’un habitant
importantes que les autres quartiers. C’est le quartier de la sur dix (Chantereigne-Montvilliers, Point du jour, Bernon,
Houillère à Charleville-Mézières qui a enregistré la plus forte Croix-Rouge et Wilson). En dépit de ces évolutions, les parti-
diminution : il a perdu plus d’un cinquième de ses habitants en cularismes demeurent. Ainsi, dans les quartiers sensibles de
neuf ans. Champagne-Ardenne, seulement 13% des habitants sont
La baisse de la population dans les ZUS champardennaises âgés d’au moins 60 ans alors qu’ils sont 18% dans l’ensemble
des communes en présence.
Le relatif vieillissement de la population s’accompagne,Part des jeunes et des personnes âgées
comme ailleurs, d’une baisse du nombre moyen de person-
nes par ménage. Les ZUS continuent cependant d’abriter da-
vantage de familles nombreuses que les autres quartiers :40
elles comptent en moyenne 2,6 personnes par ménage,
35 contre 2,2 dans l’ensemble des huit communes concernées.
Au cours de la dernière décennie, le nombre de personnes de30
nationalité étrangère résidant dans une ZUS de la région a di-
25 minué de 30%. Si ce phénomène ne se limite pas aux quar-
tiers sensibles, ceux-ci continuent de concentrer davantage
20
de populations étrangères que les autres. Avec un taux de
15 12%, la proportion de personnes de nationalité étrangère y
est même deux fois plus élevée que la moyenne. Mais, les
10
configurations sont très diverses selon les quartiers, allant de
un habitant sur vingt dans certaines zones, à près de un sur5
quatre dans d’autres.
0
1990 1999 1990 1999
Part des moins de 20 ans Part des 60 ans et plus Des quartiers plus exposés au chômage
et à la précarité
Ensemble des 8 communes Ensemble des 24 ZUS
La population active des quartiers prioritaires des grandes
Source : INSEE- Recensements de la population villes est souvent confrontée à une insertion professionnelle
INSEE Flash Champagne-Ardennedifficile. Cela se traduit par des taux de chômage et d’occu- Une pauvreté en hausse
pation d’emplois précaires plus élevés que la moyenne. En
et inégalement répartie1999, sur l’ensemble des ZUS champardennaises, 27% des
actifs déclaraient être chômeurs. En 1990, la différence de
taux de chômage entre ZUS et villes était déjà de près de six Regroupant des populations plus souvent touchées par des
points. En neuf ans, l’augmentation de près de 20% du difficultés d’insertion professionnelle, les ZUS connaissent
nombre de chômeurs accompagnée d’une contraction de la une situation de pauvreté beaucoup plus marquée que sur
population active dans les sites prioritaires ont porté l’ écart à l’ensemble de l’espace urbain qui les englobe. Ainsi, fin
presque dix points. Cependant, d’une ville à l’autre, d’un 1998, un peu plus du quart des ménages habitant une zone
quartier à l’autre, la proportion d’actifs au chômage varie sensible disposait d’un revenu inférieur au seuil de pauvreté.
sensiblement : de 20%, en moyenne, dans les ZUS de Châ- Parmi eux, la moitié, soit un peu plus de 7 000, avait recours
lons en Champagne, elle atteint 40% dans celles de Sedan. à l’un des trois minima sociaux versés par les caisses d’allo-
Le chômage touche davantage les femmes que les hommes cations familiales (CAF). Avec plus de 10% des ménages
(31% contre 23%), même si les évolutions observées entre concernés, le revenu minimum d’insertion (RMI) arrive en
1990 et 1999 ont été moins défavorables aux premières tête des allocations versées, l’allocation de parent isolé (API)
qu’aux seconds. Ce sont les jeunes, âgés de 15 à 24 ans, qui et l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ayant une im-
constituent la population la plus exposée. En 1999, parmi les portance moindre (respectivement 2% et 4% des ménages).
actifs de cette tranche d’âge, 42% se déclaraient au chô- Fin 1998, 15% des ménages résidant dans l’un des quartiers
mage, contre 29% en 1990. Si le niveau de formation a pro- prioritaires ardennais touchaient le RMI, soit 5 points de plus
gressé par rapport à 1990, plus d’un tiers des personnes que sur l’ensemble des ZUS. Dans les autres quartiers sensi-
résidant en ZUS et ayant quitté le système scolaire n’a aucun bles, la progression du RMI est restée plus limitée. Dans cer-
diplôme (contre 23% en moyenne). Seulement 15% d’entre taines ZUS marnaises la part des ménages allocataires du
elles sont bachelières, soit presque deux fois moins que la RMI est même inférieure à la moyenne des huit communes.
moyenne. Ce faible niveau de formation, s’il ne débouche Au sein d’une même ville, les disparités sont parfois égale-
pas systématiquement sur le chômage, peut y conduire indi- ment importantes. Ainsi, à Reims, si dans le quartier des Châ-
rectement par le biais des emplois précaires (intérim, CDD, tillons, la proportion de Rmistes est proche de la moyenne
emplois aidés). Ces derniers, souvent à temps partiel et fai- rémoise (6%), c’est loin d’être le cas dans ceux d’Orgeval, et
blement rémunérés, se rencontrent en plus grande propor- surtout des Epinettes et de Wilson (environ 18%). Entre 1996
tion dans les quartiers sensibles. Certes, plus des trois quarts et 1998, le nombre de bénéficiaires de l’API a diminué, tan-
des salariés résidant en ZUS bénéficient d’un emploi à durée dis que la population touchant l’AAH ou le RMI a fortement
indéterminée (CDI), mais 15% travaillent sous contrat à progressé. Sur ces deux années, le nombre de Rmistes a aug-
durée limitée (intérim ou CDD) et 6% occupent un emploi menté de 9% dans les quartiers prioritaires, contre 7% en
aidé. Loin de s’être atténuée la précarité de l’emploi s’est moyenne.
accrue entre 1990 et 1999 : en moyenne, les emplois intéri- Au total, la situation des quartiers de la politique de la ville ne
maires ont progressé de plus de 3,4% par an et les CDD de semble pas s’être améliorée entre 1990 et 1999. Au con-
2,7% pendant que le nombre de CDI diminuait. Toutefois, ce traire, les évolutions observées durant la décennie 90 font
mouvement est loin d’être le seul fait des quartiers prioritai- apparaître une certaine dégradation de leur situation. En par-
res puisqu’il se vérifie sur l’ensemble du territoire national.
Part des titulaires du RMI en 1998Taux de chômage
Charleville-
30 Mézières
Taux de chômage 1990 Sedan
25
Troyes
Taux de chômage 1999
Châlons-en-
Champagne20
Epernay
15 Reims
Vitry-le-
François10
Saint-Dizier
5 Ensemble
0 5 10 15 200
Ensemble des 8 communes Ensemble des 24 ZUS ZUS Commune
Source : INSEE- Recensements de la population Source : Caisses d’Allocations familiales
INSEE Flash Champagne-Ardenneticulier, le chômage et la précarité de l’emploi ont progressé
entraînant une croissance de la pauvreté. Néanmoins, tous Politique de la ville
les quartiers ne sont pas touchés de la même manière : si la si-
Depuis 1977, l’Etat et les collectivités locales ont mis en placetuation semble difficile dans les ZUS des Ardennes, elle pa-
de nombreux dispositifs destinés à améliorer la situation desraît plus confortable dans celles de Châlons-en-Champagne.
quartiers urbains “défavorisés”. A la suite des premières procéCes écarts résultent notamment de caractéristiques initiales -
dures “Habitat et Vie Sociale”, la politique de la ville s’est pro(en 1990) plus favorables, en particulier d’un taux de chô- -
mage moins élevé et d’un meilleur niveau de formation. gressivement affirmée au cours des deux dernières décennies.
Les années 90 ont ainsi vu la généralisation en 1994 des con-
trats de ville, projets de développement territoriaux associant
l’Etat et les instances locales, et l’adoption en 1996 du Pacte de
Relance pour la Ville. Celui-ci vise à promouvoir le développe-
Définitions ment économique et l’emploi par le biais d’exonérations fisca-
les et sociales, renforcer la sécurité publique, favoriser la mixité
Population active : elle comprend la population active ayant
sociale et le désenclavement urbain. Son action porte sur une
un emploi, les chômeurs et les militaires du contingent. Les ac- nouvelle géographie prioritaire : les zones urbaines sensibles
tifs ayant un emploi sont les personnes qui ont une profession
(ZUS), quartiers d’habitat dégradé, dont certains bénéficient de
et l’exercent au moment du recensement.
dispositions renforcées. Ils sont alors classés en zones de redy-
Taux de chômage : il correspond au pourcentage de chômeurs namisation urbaines ou en zones franches urbaines sur la base
dans la population active. Le taux de chômage par classe d’âge
de l’importance de leur population, des taux de chômage et de
correspond au pourcentage de chômeurs dans la population
non-diplômés, de la proportion de jeunes et du potentiel fiscal
active de cette classe d’âge. de la ou des communes d’appartenance.
Chômeurs au sens du recensement : sont classés comme chô- Ces dispositifs entrent en vigueur durant l’application de la pre-
meurs les personnes qui se sont déclarées “chômeurs” (inscrits
mière génération de contrats de ville (1994-1999), cadres de la
ou non à l’ANPE) sauf si elles ont déclaré explicitement par ail- mise en oeuvre de la politique de la ville. En Cham-
leurs ne pas rechercher un travail.
pagne-Ardenne, huit grandes villes sont partie prenante de
Ménage : ensemble des occupants d’un même logement (oc- cette démarche depuis 1994 : Charleville-Mézières, Sedan,
cupé à titre de résidence principale), quels que soient les liens Troyes, Reims, Châlons-en-Champagne, Epernay, Vi-
qui les unissent. Un ménage peut se réduire à une seule per- try-le-François et Saint-Dizier. Signataires des premiers con-
sonne.
trats de ville, elles sont soutenues, pour leurs quartiers classés
Allocataire de la CAF: personne seule ou chef de famille qui en ZUS, par les mesures du Pacte de Relance. Elles regroupent
remplit les conditions pour ouvrir droit à une prestation. Cette
24 des 31 ZUS de la région et 93% de la population y résidant.
notion est donc différente de celle du ménage au sens du re- Parmi ces territoires, on compte 16 zones de redynamisation
censement. Sont ainsi comptés comme allocataires, les per- urbaines et 3 zones franches urbaines. Ces huit villes sont au-
sonnes titulaires d’une prestation vivant dans des collectivités.
jourd’hui associées aux contrats de ville du XIIème plan
Proportion de ménages titulaires du RMI : rapport entre le
(2000-2006) qui intègrent désormais la ville de Chaumont.
nombre d’allocataires du RMI (CAF) et le nombre de ménages
(RP). Compte tenu des différences de définition, il peut exister
un biais, notamment pour des zones peu peuplées. De plus, les
titulaires du RMI pris en charge par la Mutualité Sociale Agri-
cole, ne sont pas comptabilisés. Leur importance en milieu ur-
bain est cependant faible.
Frédéric NAUROY
Dès sa parution, INSEE FLASH Champagne-Ardenne est disponible
sur le site Internet de l’INSEE : www.insee.fr/champagne-ardenne
INSEE, Direction Régionale de Champagne-Ardenne 10, rue Edouard Mignot 51079 Reims Cédex. Tél : 03.26.48.61.00
Directeur de la publication : Michel GAUDEY, Directeur régional de l’INSEE -
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Communication externe : Gilbert Cholet - Abonnements : Sylviane Mulder
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Le numéro : 2,20 euros Abonnement : 11 numéros 19 euros (France), 23 euros pour l’étranger, ou 11 numéros + dossier “Bilan écono-
mique” : 24 euros (France), 30 euros pour l’étranger
© INSEE-2002 ISSN 1277-5649 Code SAGE : FLA023160 Dépot légal : Mars 2002
INSEE Flash Champagne-Ardenne

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