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Expériences de vitesse chez les jeunes gens - article ; n°1 ; vol.4, pg 200-224

De
26 pages
L'année psychologique - Année 1897 - Volume 4 - Numéro 1 - Pages 200-224
25 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Alfred Binet
Nicolas Vaschide
Expériences de vitesse chez les jeunes gens
In: L'année psychologique. 1897 vol. 4. pp. 200-224.
Citer ce document / Cite this document :
Binet Alfred, Vaschide Nicolas. Expériences de vitesse chez les jeunes gens. In: L'année psychologique. 1897 vol. 4. pp. 200-
224.
doi : 10.3406/psy.1897.2894
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1897_num_4_1_2894DE VITESSE CHEZ LES JEUNES GENS EXPÉRIENCES
Ces expériences de vitesse sont :
1° Les temps de réaction simple;
2° Les de choix ;
3° L'épreuve des petits points ;
4° La course.
TEMPS DE RÉACTION SIMPLE
Dispositif de l'expérience. — Toutes les expériences sur les
temps de réaction ont été faites dans la journée du 4 mai 1897;
une moitié des élèves a été étudiée dans la matinée, et l'autre
moitié des élèves l'après-midi. C'était le premier jour où nous
faisions des recherches dans l'école; les élèves nous étaient
tous inconnus. Ils étaient appelés l'un après l'autre dans le
cabinet du directeur, pièce bien isolée et silencieuse; aussitôt
après avoir pris leur pouls, on les faisait asseoir et on leur
expliquait le principe de l'expérience sur les temps de réaction.
Etaient présents le directeur et l'économe de l'école; en général
les élèves étaient au nombre de deux dans la pièce.
Pour le dispositif général des réactions, "il a été le même qu'à
l'école primaire, et nous nous sommes placés intentionnell
ement dans les mêmes conditions pour avoir des résultats
comparables. Par conséquent, nous pouvons renvoyer pour
les détails à la description donnée plus haut; nous ne ferons
ici qu'un rappel succinct. On s'est servi du chronomètre
d^rsonval; les signaux étaient auditifs et consistaient en un
coup de marteau frappé sur la table; chaque signal était pré
cédé de l'avertissement : « Attention 1 » et les signaux se
suivaient à intervalles de dix secondes. Chaque fois, l'aiguille
du chronomètre était ramenée au zéro. Un des expérimenta- BTNET ET N. VASCUIDE. — EXPÉRIENCES DE VITESSE 201 A.
teurs s'occupait spécialement du chronomètre; l'autre expéri
mentateur, assis devant le sujet, l'observait d'une manière
continue et écrivait à mesure ses observations, ainsi que
les temps de réaction, qui lui étaient transmis à haute voix
par le premier expérimentateur. Le sujet était assis près d'une
table, ne pouvant pas voir le chronomètre, qui lui était caché
par un grand écran; il avait en outre les yeux fermés, ce qui
permettait d'examiner le mouvement de ses paupières; il tenait
la presselle du d'Arsonval dans sa main droite, le coude appuyé
contre la table, la main élevée. Le nombre des réactions prises
a été de 20 par personne.
Tous les sujets, à l'exception de deux, se sont prêtés à l'expé
rience avec sérieux, et ils ont fait un effort pour réagir vite;
les deux exceptions sont les élèves Alex, et Ren., dont l'un a
été pris d'un fou rire qui s'est rapidement communiqué à
l'autre; l'un des deux a eu des réactions exceptionnellement
longues, qui tiennent à ce fou rire; l'autre a eu des réactions
de durée moyenne.
Attitude et expression des sujets. — Les notes que nous
avons prises sur chaque sujet ont d'ordinaire trois à six lignes
en style abrégé; nous en donnons quelques exemples :
Guy... : mouvement bien localisé de la main, au moment de la
réaction ; pas de tremblement flbrillaire des doigts et de la main pen
dant l'attente; pas d'ébauches d'anticipation. Vers la fin de l'expé
rience, légères oscillations de la main pendant l'attente. — Fréquentes
déglutitions. Figure inexpressive.
Alex... : tremblement flbrillaire très marqué des paupières. Mouve
ment en secousse, presque convulsif, de la main pendant la réaction;
il fait croiser les deux branches de la presselle. Vers le milieu de
l'expérience, ébauches d'anticipation; tremblement de la main pen
dant l'attente. Tremblement léger de la tête. — Déglutition fréquente.
— Le sujet rougit facilement si on lui fait une observation.
Ces deux notes peuvent servir à donner une idée des obser
vations qui ont été prises. Nous avons employé en outre ces
notes pour dresser le tableau suivant dans lequel on trouvera
l'énumération des signes physiques qui ont été observés et
aussi leur proportion.
Fréquence des signes d'expression pendant les temps de réaction simple.
N'ombre d'élèves.
Mouvement localisé 10 en secousse 2 S . MÉMOIRES ORIGINAUX 202
Nombre d'élèves.
Tremblement de la main 11
Ébauches d'anticipation 5
Déglutition 3 fibrillaire des paupières 17
Mouvements du globe de l'œil 2
Clignement des yeux à chaque mouvement de réaction. 11
Battement des paupières 1
Rougeur 6
Respiration bruyante 4
Masséter contracté 2
Figure expressive 3
Cette classification de signes extérieurs a été faite après
coup, d'après nos notes; elle n'a donc pas pu guider nos obser
vations, et l'expérimentateur chargé de surveiller le sujet
n'avait pas sous les yeux cette liste de signes physiques; il a
donc pu en oublier quelques-uns, qu'il ne songeait pas à noter;
par exemple, il est bien possible que plus de trois sujets aient
eu des mouvements de déglutition, sans que l'expérimentateur
l'ait remarqué. Néanmoins nous croyons que notre tableau
peut servir à donner une idée d'ensemble des signes physiques
présentés pendant les réactions. Tous ces
sont des effets de l'attention prêtée aux signaux; par consé
quent, c'est là une contribution à l'étude de l'attention.
On peut diviser en deux groupes les phénomènes inscrits au
tableau : les uns se produisent avant la réaction, pendant
l'attente ; les autres se avec la réaction de la main,
ils caractérisent le mode de réaction. Les signes d'attention
expectante sont la déglutition, la rougeur, la respiration
bruyante, le tremblement fibrillaire des paupières, les mouve
ments du globe de l'œil, les battements de paupière. Il est
curieux de voir que ce sont surtout les signes oculaires qui
prédominent, quoique l'attention du sujet soit en réalité
orientée dans l'audition, puisqu'il attend un signal auditif. Le
tremblement fibrillaire des paupières est remarquable par sa
fréquence; il se produit presque chez la moitié des sujets;
c'est un tremblement très fin et très rapide, si rapide qu'on ne
pourrait guère en compter les oscillations. Chez quelques rares
sujets, on observe des mouvements du globe oculaire roulant
sous la paupière abaissée; un seul a présenté des battements
brusques de paupière.
Le tremblement fibrillaire des paupières doit donc être rangé
parmi les signes les plus importants de l'attention expectante;
et si les auteurs ne l'ont pas noté plus souvent, c'est sans doute BINET ET Is. VASCIIIDE. — EXPÉRIENCES DE VITESSE 203 A.
parce qu'il est exceptionnel qu'une personne attentive ferme
les yeux. Nous n'avons pas eu l'occasion de suivre en détail
l'étude de ce frémissement des paupières ; nous rappelons seu
lement, à titre de suggestion, que lorsqu'une personne ferme
volontairement les yeux après les avoir fait converger fort
ement, il en résulte un frémissement de paupières qui est très
apparent; ce frémissement se produit par exemple chez les
sujets hystériques ou autres qu'on a endormis en leur faisant
regarder, selon la méthode de Braid, un objet rapproché
qui provoquait un strabisme convergent de leurs yeux. Nous
ignorons si, dans nos expériences sur les temps de réaction,
nos sujets dont les yeux étaient fermés avaient une tendance
à faire converger leurs yeux et si cette convergence était la
cause du frémissement des paupières ; mais c'est fort peu pro
bable.
A part ce signe de l'attention expectante, les autres signes
sont beaucoup moins fréquents : ce sont la rougeur, la dé
glutition (augmentation de la sécrétion salivaire) et la respira
tion bruyante. Ce qui frappe surtout, c'est qu'on rencontre
bien rarement des physionomies expressives : trois seul
ement sur plus de quarante sujets ; c'est un nombre insignif
iant. A priori, on aurait pu supposer que la majorité de ces
jeunes gens, cherchant à fixer leur attention sur un bruit léger,
auraient eu presque tous une Contraction des sourcils. C'est là
le signe classique de l'attention ; mais il a presque toujours
manqué, tandis que le tremblement fibrillaire était présent
dans presque la moitié des cas.
La main, pendant la période d'attente, a présenté plusieurs
signes curieux : d'abord des ébauches d'anticipation, assez rares
à la vérité, dans cinq cas seulement ; ensuite, ce qui est beau
coup plus fréquent, du tremblement, 11 fois, soit chez 1 sujet
sur 4. Ce tremblement est favorisé par la position donnée à
l' l'avant-braset avant-bras est à plié la main, à angle le sujet droit appuie sur le bras, son coude dans une sur la attitude table,
qui peut devenir fatigante à la longue et qui, en tout cas, per
met d'apercevoir de très légers tremblements de la main. A
quelle cause doit-on attribuer ce tremblement? Nous l'ignorons,
n'ayant pas pu suivre l'étude de cette question qui, comme
celle du frémissement de la paupière abaissée, sort de notre
programme d'expériences. Tout au plus pouvons-nous faire quel
ques hypothèses. On peut attribuer le tremblement à la fatigue,
pensons-nous, pour une très petite part; on peut l'attribuer MÉMOIRES ORIGINAUX 204
aussi, dans un certain nombre de cas, à une prédisposition
nerveuse de nature inconnue, certains individus étant affectés
de tremblement, comme d'autres sont affectés de tics divers ;
ce tremblement peut, dans ce cas, se présenter à l'état de
repos, et en dehors de toute expérience ; enfin il nous paraît
certain que le tremblement est, pour quelques-uns, un effet
del'émotivité. Quoiqu'il en soit, il est bien certain que les deux
signes les plus constants de l'attention expectante dans nos
expériences consistent dans des tremblements, soit de la pau
pière, soit de la main.
Au moment de la réaction les signes à observer sont ceux qui
caractérisent la forme de la réaction. Nous avons trouvé chez
ces jeunes gens de seize à dix-huit ans, les deux inodes extrêmes
de réaction que nous avions observés d'abord chez des enfants
de douze ans : c'est le type secousse et le type localisé. Le type
secousse, rappelons-le, est un mouvement qui en général est
très vigoureux, il est diffus; le sujet, en serrant la presselle,
fait un mouvement non seulement de la main, mais du bras,
parfois même de l'épaule, parfois aussi de tout le corps. Les
individus du type secousse se reconnaissent à une petite parti
cularité d'expérience : ils serrent si fortement la presselle que
souvent ils en font croiser les deux branches, ce qui produit un
petit bruit sec qui avertit l'expérimentateur; ce bruit sec est donc
le signalement du type secousse. Le type localisé est celui où la
réaction se fait avec un minimum de mouvement : le sujet serre
seulement avec sa main, le bras et le reste du corps gardent
une immobilité complète ; parfois même la localisation du mou
vement est si précise qu'elle consiste seulement dans un ra
pprochement du pouce et de l'index, sans que les autres doigts
interviennent. D'après nos notes, le type localisé est beaucoup
moins commun que le type secousse. On note chez plusieurs
individus un clignement des yeux au moment de la réaction
de la main, ce qui prouve une fois de plus l'importance du
rôle joué par l'œil dans l'expression de l'attention.
Nous ne sommes malheureusement pas en mesure de dire si
ces signes de l'attention sont plus abondants chez les adultes
ou chez les enfants, parce que l'étude des deux groupes de
sujets n'a pas pu être faite avec le même soin ; quand nous
avons expérimenté la première fois, c'était chez des enfants, et
à ce moment-là nous ne savions pas au juste ce qu'il fallait
voir et noter ; aussi beaucoup de phénomènes caractéristiques
ont-ils dû nous échapper. A. BINET ET N. VASCQ1DE. — EXPÉRIENCES DE VITESSE 205
Avant d'abandonner cette description des signes extérieurs de
l'attention, il y a peut-être lieu de rechercher si elle peut servir
à caractériser la manière d'être d'un individu. Nous avons
constaté en somme cinq phénomènes principaux par leur fr
équence : c'est le tremblement fibrillaire des yeux, le tremble
ment de la main, le mouvement localisé, le mouvement en
secousse et le clignement de l'œil au moment de la réaction. On
peut se demander quel rapport existe entre ces divers signes
et comment ils se groupent habituellement.
La réaction par mouvement localisé, par exemple, est juste
le contraire de la réaction par mouvement en secousse, et la
différence est même si importante que jamais nous n'avons
observé un sujet présentant successivement ces deux types de
réaction ; de là la question de savoir si les autres signes notés
sont plus fréquents dans le type secousse ou dans le type
localisé.
Type à mouvement localisé.
(10 sujets.)
Tremblement fibrillaire des yeux 5 de la main 0
Ébauche d'anticipation 0
Fermeture des yeux en serrant ... 3
Emotivité 1
Rougeur 1
~T5
Type à réaction en secousse.
(23 sujets.) *
Battement des paupières 1
Tremblement fibrillaire des yeux 11 de la main 8
Ebauche d'anticipation 4
Emotivitc 5
Œil roulant dans l'orbite 1
Rougeur b
Fermeture des yeux 7
Le petit travail que nous avons fait sur nos notes nous donne
les résultats suivants : nous trouvé chez le type localisé
(il y avait 10 sujets de ce type) 10 signes physiques d'expression,
et chez le type secousse (23 sujets) 42 signes physiques; en
tenant compte de la différence du nombre des sujets, on trouve
quand même que les individus faisant leurs réactions en
secousse donnent un plus grand nombre de signes extérieurs, MÉMOIRES ORIGINAUX 206
sont plus expressifs. Si maintenanton décompose les différents
signes, on constate qu'un certain nombre de ces signes se
répartissent à peu près également entre les deux types, comme
le tremblement fibrillaire des yeux, ou la fermeture des yeux
en serrant, tandis que d'autres signes tels que le tremblement
de la main, les ébauches d'anticipation, la rougeur et l'émoti-
vité, sont spéciaux au type secousse.
En ce qui concerne le pouls, nous ne trouvons pas de diff
érence de vitesse entre les deux types de sujets ; les premiers ont
eu une moyenne de 24 pulsations (pour quinze secondes) avant
l'expérience, et les seconds (ceux sur lesquels on a expérimenté
à la même heure, car la condition d'heure est importante pour
le pouls) ont eu une moyenne de 25 pulsations ; après l'expé
rience la moyenne a été de 20 pulsations pour les deux groupes,
donc aucune différence.
Durée des réactions simples. — La durée moyenne des réac
tions pour nos 42 sujets, le maximum et le minimum, ainsi
que la durée pour les quatre groupes sont réunis dans le
tableau ci-joint. Ce sont des centièmes de seconde.
Temps de réaction simple des élèves-maîtres.
Moyenne arithmétique . . . 18,62
Minimum 1 1 ,80
Maximum 46,10
Premier groupe 12,88
Deuxième 16,42
Troisième groupe 18,85
Quatrième 2o
Ces chiffres sont analogues à ceux que nous avons obtenus
sur des enfants de douze ans ; ils sont même un peu plus éle
vés, d'environ deux centièmes de seconde. Cette différence est
inattendue, elle est en désaccord avec les tables publiées par
différents auteurs, notamment par Gilbert, qui montrent que
la rapidité de réaction croît avec l'âge. Nous pensons que cette
différence peut s'expliquer de deux manières : les élèves-maît
res de l'école normale ne nous connaissaient pas, et ils se prê
taient pour la première fois à l'expérience, tandis que les
enfants de l'école primaire nous d'ancienne date ;
de là une différence dans la disposition mentale qui peut expli
quer en partie nos résultats. En outre, nous devons reconnaître
que notre chronomètre de d'Arsonval, par suite de circons
tances spéciales, n'a pu être vérifié avant la seconde série
d'expériences ; et nous avons constaté, quand les expériences BLNET ET N. VASGIIIDE. — EXPÉRIENCES DE VITESSE 207 A.
ont été terminées, que son mouvement s'était un peu ralenti ;
nous avons alors fait la correction nécessaire sur nos chiffres.
Pour ces deux raisons, surtout pour la dernière, nous n'accor
dons à nos chiffres aucune valeur absolue ; c'est une expérience
à reprendre.
Les chiffres ont toutefois une valeur relative, en ce sens
qu'ils nous permettent de comparer les 42 élèves entre eux.
Nous noterons par exemple qu'entre le premier et le dernier
ri.
To
n-
Fig. 44. — Graphique collectif des temps de réaction simple chez 40 jeunes
gens. Le temps est indiqué en centièmes de seconde par la colonne de
gauche.
groupe il y a une différence énorme dans la rapidité de réac
tion, une différence du simple au double : le premier groupe a
en effet une réaction moyenne de 12,88, et le dernier une
réaction moyenne de 25.
Il est également instructif de faire la moyenne de chaque
réaction pour les 42 élèves, et d'établir par un graphique le
développement des réactions pendant les vingt expériences.
Nous avons déjà employé cette méthode nouvelle dans notre
étude de l'école primaire, et elle nons a donné un graphique
curieux ; les réactions augmentent d'abord de vitesse, puis 208 MEMOIRES ORIGINAUX
elles atteignent un maximum de vitesse, après lequel elles se
ralentissent. Chez les élèves-maîtres de l'école normale, la
courbe, que nous donnons ci-joint (fig. 43) avec le tableau, est
un peu différente ; il y a bien, à partir des premières réactions,
un gain de vitesse, comme chez les enfants ; mais ce gain ne
s'arrête pas ; depuis le commencement jusqu'à la fin de l'expé
rience, les réactions augmentent de rapidité : la première
réaction a un temps moyen de vingt-quatre et la dernière de
dix-sept, ce qui représente un gain de sept centièmes de
seconde. Cette différence des deux courbes peut être proviso
irement interprétée de la manière suivante : l'augmentation de
vitesse de la réaction peut s'expliquer par un effet de l'exercice ;
le sujet, à mesure que l'expérience se répète, s'habitue au
bruit, sait mieux le distinguer, il tient mieux la presselle, il
prend une meilleure position, il devient plus calme, il concent
re mieux son attention; toutes ces circonstances, qui sont
difficiles à analyser, agissent dans le même sens, rendent la
réaction plus facile et plus brève ; on peut, employant un mot
commode mais un peu sommaire, dire que tous ces effets sont
dus à l'exercice. Mais dans tout travail intellectuel intervient,
outre l'exercice, un second facteur qui produit un effet juste
ment inverse de l'exercice ; ce second facteur est la fatigue. Le
Temps de réaction simple chez les jeunes gens.
MOYENNE ORDRE MAXIMUM MINIMUM des réactions. arithmétique.
24,15 78 1 10, 50
2 54,60 11,80 22, 75
20,27 3 58,50
4 20,45 45,50 9,15
11,80 5 19,59 49,40
6 20,21 45,50 8,50
11,15 7 17,93 30,65
19,60 48,10 10,50 8
9 20,40 50,70
18,19 4i,20 10,50 10
9,15 11 19,06 55,90
19,20 42,90 9,30 12
.18,86 41,60 9.80 13
17,63 10,50 14 39
19,32 49,40 9,15 15
18,10 9,80 10 78
18,45 S4,60 9,15 17
10,50 18 18,12 75,40
18,11 49,40 11,80 19
17,01 9,80 20 49, 40