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Horizon 2030 : 1,7 million de ménages aquitains

De
4 pages
À l'horizon 2030, l'Aquitaine compterait 390 000 ménages supplémentaires, si les tendances démographiques observées entre 1990 et 2005 et l'évolution tendancielle des comportements de cohabitation se maintiennent. Les ménages composés d'une seule personne âgée augmenteraient fortement. Malgré la diminution sensible de la taille des ménages (2,3 personnes par ménage en 2005 contre 2 personnes en 2030), les logements seraient, en moyenne, plus grands.
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LE QUATRE PAGES
INSEE AQUITAINE
HORIZON 2030 : 1,7 MILLION
DE MÉNAGES AQUITAINS
Des enfants des générations du baby-boom
quittant le domicile parental,
nombre total de ménages pourrait varier entre
des mises en couple plus tardives,
1 660 000 et 1 800 000 selon que les hypothèses sur les
des unions plus fragiles, évolutions démographiques et les modes de cohabita-
et une proportion de plus en plus importante tion soient plus ou moins favorables à l’augmentation du
nombre de ménages. L’Aquitaine, se placerait parmi lesde personnes âgées :
sept régions de France métropolitaine ayant la plus forte
tous ces facteurs conduiraient à une hausse
croissance du nombre de ménages à l’horizon 2030
du nombre de ménages dans la région
(derrière Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Pays de
dans les années à venir. Loire, Provence - Alpes - Côtes-d’Azur, Alsace et Rhône-
On compterait 390 000 ménages Alpes). Le nombre de ménages progresserait au moins
deux fois plus vite qu’en Bourgogne, en Lorraine, ensupplémentaires d’ici 2030, sous
Limousin, en Auvergne ou en Champagne-Ardenne.
l'hypothèse d’un maintien des tendances
15 500 nouveaux ménages par andémographiques observées entre
1990 et 2005 et d’une évolution tendancielle Cette évolution possible du nombre de ménages est
des comportements de cohabitation. d’abord due à l’effet démographique, et en particulier
aux excédents migratoires dont bénéficie l’Aquitaine.Les ménages composés d’une seule personne
La croissance démographique et la déformation de laâgée augmenteraient fortement.
pyramide des âges entrainent mécaniquement une
Les logements seraient en moyenne
progression du nombre de ménages. Les générations
plus grands malgré la baisse sensible du baby-boom arrivent aux âges où les enfants quittent
de la taille des ménages. en grand nombre le domicile familial. Les change-
ments de comportement en matière de cohabitation
pèsent également sur l’évolution du nombre de ména-
ges. La mise en couple dans le même logement plusLe nombre de ménages, équivalent au nombre de loge-
tardive chez les jeunes, la désaffection de la vie enments occupés au titre de résidence principale, aug-
couple aux âges intermédiaires ou encore les situationsmente plus rapidement que la population en Aquitaine.
moins fréquentes de cohabitation des personnes âgéesEntre 1990 et 2005, il augmente au rythme moyen
avec leurs descendants contribuent à augmenter leannuel de + 1,5 %, soit 2,4 fois plus vite que la crois-
nombre de ménages.sance annuelle de la population. Sa progression est plus
marquée au cours de la période 1999-2005 (+ 1,75 %).
Le repli des modes de cohabitation traditionnels conju-
La présente étude découle d’un partenariat en Aquitaine entre
gué à l’évolution démographique explique cette aug- l’INSEE et la Direction régionale de l’Équipement (DRE). Ce par-
tenariat est la déclinaison au niveau régional de la coopérationmentation. En supposant un maintien des tendances
au niveau national entre l’INSEE et la Direction générale de l’ur-
observées sur la période 1990-2005, le nombre de banisme, de l’habitat et de la construction et le Service d’études
statistiques et de la prospective du Ministère de l’Écologie, duménages augmenterait à l’horizon 2030 : + 1 % en évo-
Développement et de l’Aménagement durables.
lution annuelle moyenne. A ce rythme, l’Aquitaine
La connaissance et l’estimation du parc de logements sont deve-
compterait en 2030 plus de 1 730 000 ménages selon le nues un enjeu majeur des politiques publiques, dans un contexte
de croissance démographique et de décohabitation accélérée.scenario “central”, soit 390 000 de plus qu’en 2005. Ce
INSEE
AQUITAINE
AVEC LA PARTICIPATION DE :INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES
ÉCONOMIQUES
o
N 169
SEPTEMBRE 20071,7 million de ménages en 2030 Moins de couples entre 25 et 64 ans
2005 (1) 2030 (2)
Le nombre de ménages d’âge intermé-Couples moins de 25 ans . . . . . 10 200 10 100
diaire progresserait davantage :25-34 ans . . . . . . . . . . 98 200 83 700
35-64 ans 453 400 411 200 + 0,5 % et + 0,6 % de variation
65 ans et plus . . . . . . . 189 500 279 100
annuelle, respectivement pour les 25 à
Familles monoparentales moins de 25 ans . . . . . 1 600 1 800
34 ans et les 35 à 64 ans. Pour ces tran-25-34 ans . . . . . . . . . . 12 800 15 900
35-64 ans 76 400 94 900 ches d’âge, la progression du nombre
65 ans et plus . . . . . . . 16 500 26 100 de ménages est due plus à l’effet com-
Personnes vivant hors famille moins de 25 ans . . . . . 4 700 6 400
portemental qu’à l’effet démogra-dans un ménage de 25-34 ans . . . . . . . . . . 6 100 7 100
plusieurs personnes phique. La part des ménages en couple,35-64 ans 22 300 17 600
65 ans et plus . . . . . . . 9 500 13 000 dont la personne de référence est âgée
Personnes seules moins de 25 ans . . . . . 42 300 42 700 de 25 à 34 ans, pourrait diminuer sensi-
25-34 ans . . . . . . . . . . 60 300 99 300
blement. La vie en couple entamée plus
35-64 ans 160 700 279 300
tardivement et les unions moins péren-65 ans et plus . . . . . . . 177 100 342 100
Ensemble moins de 25 ans . . . . . 58 800 61 000 nes expliquent en partie la forte pro-
25-34 ans . . . . . . . . . . 177 400 206 000 gression du nombre de personnes
35-64 ans 712 800 803 000
seules. Il en est de même entre 35 et
65 ans et plus . . . . . . . 392 600 660 300
64 ans où la désaffection pour la vie enEnsemble des ménages projetés 1 341 600 1 730 300
Répartition des ménages selon le mode de cohabitation et l'âge de la personne de référence couple est également importante. Dans
Source : Insee - (1) Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006, (2) Projection de ménages cette classe d’âge, la proportion de
ménages vivant en couple pourrait pas-
dans un logement indépendant. Mais ser de 64 % en 2005 à 51 % en 2030.D’après le scénario “central”, l’évolu-
l’effet du comportement en matière detion démographique - augmentation de
Forte progression des ménages
la population et déformation de la pyra- cohabitation sur l’évolution du nombre de d’une seule personne âgée
mide des âges - contribue pour 78,5 % jeunes ménages resterait négligeable,
Le nombre de ménages avec un “chefà la variation du nombre de ménages au contrairement aux autres âges.
de ménage” d’au moins 65 ans aug-cours de la période 2005-2030. Les
Les projections de ménages menterait le plus fortement, au rythmechangements de comportement de
Un ménage est l’ensemble des personnes qui
annuel de + 2 % entre 2005 et 2030.cohabitation en expliquent l’autre
partagent la même résidence principale, sans
Ainsi, ces ménages représenteraientpartie. Ainsi, pour 15 500 ménages sup- qu’elles soient nécessairement unies par des
liens de parenté. Un ménage se réduit à une per- 38 % de l’ensemble des ménages, soitplémentaires par an, 3 300 seraient le
sonne lorsqu’elle vit seule. Les personnes rési-
9 points de plus qu’en 2005. Consé-fait du changement dans les comporte- dant en collectivités sont considérées comme
vivant “hors ménages”. quence logique du vieillissement de laments de cohabitation. Cependant,
Au sein d’un ménage, dans le cas d’un couple
population, l’effet démographique con-selon l’âge des personnes de référence (marié ou non), la personne de référence est par
convention l’homme (en donnant priorité à l'ac- tribue très largement à cette évolution.du ménage, les situations sont
tif le plus âgé). S’il n’y a pas de couple au sein du
Dans cette catégorie d’âge, tous les typescontrastées.
ménage, la personne de référence est l’homme
de ménages seraient susceptibles de pro-ou la femme le plus âgé (en donnant priorité à
Nombre stable de jeunes ménages l‘actif le plus âgé). gresser en nombre. Le nombre de ména-
Les projections du nombre de ménages reposent
ges d’une seule personne enregistrerait laLe nombre de jeunes ménages - ceux dont sur un jeu d’hypothèses démographiques et de co-
habitation. Les chiffres présentés dans cette étude plus forte progression : + 2,5 % de varia-la personne de référence est âgée de
sont issus du scénario “central”. Dans ce dernier,
tion annuelle. En 2030, sur 660 000moins de 25 ans - resterait à son niveau de les tendances observées entre 1990 et 2005 en ter-
mes de fécondité, de mortalité et de migrations ménages d’au moins 65 ans, plus de2005. Il augmenterait d’ici 2030 de seule-
sont reconduites. D’autre part, est retenue la con- 340 000 seraient constitués par des per-ment + 0,14 % par an. L’âge de départ du tribution des comportements de cohabitation
sonnes seules. Les situations de cohabita-proche de la moyenne observée entre 1990 etdomicile familial est relativement stable
2005. On obtient à partir de ce scenario près de tion des personnes âgées avec leursdepuis 1990. Les modes de cohabitation
1 730 000 ménages en 2030. Un scénario “haut”,
descendants se font plus rares, depuisdes jeunes ménages ne devraient évoluer combinant fécondité basse, mortalité haute, mi-
grations basses et contribution plus forte des com- plusieurs années maintenant. Par ailleurs,que très faiblement. La part des jeunes
portements de cohabitation à la croissance du
la désaffection pour la vie en couplevivant dans un ménage hors famille (en nombre de ménage, conduirait à majorer cet effec-
tif d’environ 4 %. A l’inverse, un scénario “bas” le observée aux âges intermédiaires pour-colocation par exemple…) pourrait
minorerait d’une proportion équivalente. Entre ces
rait conduire ultérieurement à davantagecependant augmenter du fait, entre autres, 2 scenarii, il en existe plusieurs possibles reposant
de personnes âgées seules.sur une combinaison d’hypothèsesdes difficultés à financer une installation
oN 169LE QUA TRE P AGES
SEPTEMBRE 2007INSEE AQUITAINEDésaffection pour la vie en couple aux âges intermédiaires Taux de construction élevé
%
100 sur la façade Atlantique
90 En Aquitaine, la construction neuve a atteint des
80 niveaux record en 2004 et 2005, avec respecti-
vement 26 000 et 34 000 logements déclarés70
commencés ces années-là. Le niveau d'activité60
de 2005 est double de la moyenne de la dé-50
cennie 90. Au cours de la période 1999-2006,
40
plus de 193 000 logements ont été mis en chan-
30
tier dans la région. Cela représente une
20
moyenne de 24 000 logements par an. Grâce à
10
ces nouvelles constructions, le parc de loge-
0
ments aquitains, comprenant près d’1,5 million2005 2030 2005 2030 2005 2030 2005 2030 2005 2030
moins de 25 ans 25-34 ans 35-64 ans 65 ans ou plus Ensemble d'unité en 1999, s'est accru de + 1,6 % en
moyenne chaque année entre 1999 et 2006. CeCouples Familles monoparentales Vivant hors famille Personnes seules
taux de construction est particulièrement élevé
Répartition des ménages par mode de cohabitation en 2005 et à l'horizon 2030
dans les cantons de la façade atlantique de
Source : Insee - Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006 - Projection de ménages l'Aquitaine. De Lesparre-Médoc au nord à
Hendaye au sud, à l’exception d’Arcachon et du
BAB (Bayonne-Anglet-Biarritz), le rythme d'ac-Dans une moindre mesure, le nombre dynamique au cours de cette période, et
croissement du parc est supérieur à la moyenne
de ménages en couple aux âges les plus aussi une modification des logements régionale. Les cantons de Dax-Nord, Pau-Est et
élevés augmenterait également. Les Belin-Béliet arrivent en tête avec plus de 4 % deanciens. Sur les 96 000 logements de
logements neufs supplémentaires par an entregains d’espérance de vie et la réduction 5 pièces nouveaux recensés en 2005,
1999 et 2006. Le parc s'accroît rapidement à la
de l’écart entre celle des hommes et 46 500 seulement n’étaient pas présents périphérie des grandes villes centres des princi-
pales unités urbaines : Dax, Pau, Bordeaux,celle des femmes retardent les situa- dans le parc de logements en 1999. Ainsi,
Agen, Mont-de-Marsan, Périgueux. Alors que le
tions de veuvage. 49 500 logements anciens antérieurs à taux de croissance du parc est faible au sein des
communes de Bordeaux (+ 0,9 %), Périgueux1999 sont devenus des résidences princi-
Des logements plus grands demain (+ 0,8 %) et Pau (+ 0,7 %), il dépasse légère-
pales de 5 pièces. ment la moyenne régionale à Agen,
Mont-de-Marsan et Dax. Le canton de Biarritz seD’après ces projections, la taille des
Les changements démographiques et classe en dernière position, les mises en chantier
ménages devrait donc encore dimi-
de logements ne contribuant qu'à hauteur dede mode de cohabitation n’expliquent
nuer : 2 personnes par ménage en 0,2 % à l'augmentation annuelle du parc de lo-
pas à eux seuls cette tendance. Si on gements.2030, contre 2,3 en 2005 et 2,4 en
applique à la démographie et aux
1999. Cela n’impliquera pas forcément
St-André-de-Cubzac
modes de cohabitation des ménages
une augmentation de la proportion de
observés en 2005, la même répartition
petits logements dans le parc total. Le St-Laurent-Médoc
par type de logement qu’en 1999, on Langon
nombre moyen de pièces par résidence e
Mérignac 2 Canton
obtient un parc théorique de logements
princiale n’a cessé d’augmenter. On
Belin-Béliet
Villeneuve-de 5 pièces ou plus en nombre bien
sur-Lot-Nordcompte en moyenne 4,2 pièces par
inférieur à celui réellement observé. Les
résidence principale en 2005, contre
PuymirolDax-Nordévolutions des comportements en
Laplume4,1 en 1999 et 3,9 en 1990. En 2030, si
Mont-de-Marsan-NordSt-Martin-matière de cohabitation auraient même Mont-de-Marsan-Sudde-Seignanxle mode de répartition au sein des loge-
Ustaritzdû avoir pour effet de tempérer l’aug-
(%)ments restait le même qu’en 2005, ce
mentation de logements de 5 pièces ou 2,0
Pau-Est 1,6nombre pourrait être encore plus élevé. 1,2
St-Pierre-d'Irubeplus. La progression du nombre de
© INSEE-IGN 2007
grands logements est de fait plus élevéeEn 2005, plus des deux tiers des loge-
Taux annuel de construction entre 1999-2006que celle attendue au regard de l’évolu-ments de la région comportent 4 pièces
tion des caractéristiques des ménages. Source : DRE Aquitaine - Sitadel (nombre de logementsou plus. Quatre logements sur dix com-
ordinaires déclarés commencés)
portent 5 pièces ou plus. L’augmenta- Grands logements aux grands âges
Le taux de construction ou taux d'accroissementtion du nombre de grands logements a
annuel moyen du parc de logements sur une pé-
été particulièrement forte entre 1999 et Les plus petits logements sont occupés
riode est le rapport entre le nombre de loge-
2005 : + 3,4 % en évolution annuelle. principalement par les plus jeunes. En ments ordinaires mis en chantier en moyenne au
cours d'une année de la période et le parc de lo-Ce rythme de croissance est bien supé- 2005, six logements d’une pièce sur dix
gements existant en début de période. Cet indi-
sont occupés par des ménages dont larieur à celui du nombre de logements de cateur est une approximation de
l'accroissement annuel du parc sans tenirtaille inférieure, et à celui enregistré au personne de référence a moins de 35 ans.
compte des démolitions, fusions et change-
cours de la période 1990-1999. Cela tra- Près de quatre sur dix le sont par les plus ments de destination. Il mesure la contribution
annuelle de la construction neuve à l'augmenta-duit une construction de logements nou- jeunes, ceux de moins de 25 ans. La situa-
tion du volume de logements.
veaux de grande taille, qui reste tion de famille l’explique en partie : les
oN 169 LE QUATRE PAGES
SEPTEMBRE 2007 INSEE AQUITAINEoN 169LE QUATRE PAGES
SEPTEMBRE 2007INSEE AQUITAINE
personnes vivant seules ou en couple sans logements de moins de 3 pièces, et à ne seront certainement plus les mêmes.
enfant sont plus fréquentes à ces âges. Par peine plus de 15 % des logements de Les possibilités à venir de construction sur
ailleurs, les jeunes ont souvent moins les moins de 4 pièces. des terrains nouveaux dépendront des
moyens que leurs ainés d’être propriétaire politiques d’aménagement du territoire,
En 2005, 60 % des ménages aquitains
ou locataire de logements plus grands. La des changements sur le marché foncier,
sont propriétaires de leur logement.
propension à occuper de plus grands de l’arbitrage dans l’utilisation des sols.
C’est 2 points de plus qu’en 1999. Le
logements est la plus importante aux
nombre de propriétaires de leur rési- Le nombre de ménages devrait encore
âges intermédiaires. Près de 75 % des
denceprincipaleaprogresséàun sensiblement croître dans les années,
ménages de 35 à 54 ans occupent des
rythme annuel de + 2,3 % entre 1999 et voire les décennies à venir. Les projec-
logements d’au moins 4 pièces ;46 %
2005, soit deux fois plus vite qu’entre tions du nombre de ménages ne tradui-
occupent des 5 pièces ou plus. Cette
1990 et 1999. Le taux de propriétaires sent pas directement un besoin en
proportion reste forte aux âges élevés,
en Aquitaine est un peu plus élevé logements. Elles constituent néanmoins
même si le nombre de personnes seules
qu’en France métropolitaine (3 points une composante essentielle de la
ou de couples sans enfants est important.
de plus). Il reste cependant bien en deçà demande potentielle de logements et
En effet, 71 % des ménages de 65 ans ou
de ceux d’Espagne (85 %), d’Irlande peuvent être utiles aux décideurs,
plus occupent des logements d’au moins
(81 %), de Belgique (75 %) ou encore comme cadrage de travaux prospectifs
4 pièces et ils sont 41 % à habiter dans
du Royaume Uni (71 %). Il devrait aug- sur la demande potentielle en matière
des 5 pièces ou plus. La taille du ménage
menter ces prochaines années. de logement, mais aussi en matière d'é-
est loin d’être le seul déterminant de la
quipement des logements et de services
taille du logement. L’incidence du vieil-
De l’habitat individuel aux ménages qui les occupent.
lissement de la population n’est pas
négligeable de ce point de vue. Il n’est Plus des deux tiers des logements sont des
cependant pas certain qu’à l’avenir la maisons individuelles occupées en très Karim MOUHALI (INSEE)
propension des personnes âgées à occu- grande majorité par leur propriétaire. Cela Carole ZAMPINI (DRE)
per de grands logements se pérennise. explique le nombre moyen de pièces rela-
tivement important pour cette catégorie
Plus de pièces chez les propriétaires
d’occupant. Même si le rythme de crois-
sance des logements collectifs est deuxL’accession à la propriété, en augmenta-
POUR EN SAVOIR PLUS ...
tion, porte davantage sur des logements fois plus élevé, la variation annuelle du
“Horizon 2030 : 3,6 millions d’Aqui-plus grands, indépendamment de la taille nombre de logements en habitat indivi-
tains" Le Quatre pages Insee Aquitaine
du ménage ou du mode de cohabitation. duel reste assez forte en Aquitaine : n°137 - Août 2007
Les propriétaires pourraient préférer des + 1,7 % entre 1999 et 2005. Sur dix loge- “De plus en plus de logements en Aqui-
taine” Aquitaine e-publication de juilletlogements plus grands, en prévision d’un ments construits en 2005 et 2006, au
2007 ; www.insee.fr/aquitaine
moins six sont des maisons individuellesagrandissement de la famille ou encore “Des ménages toujours plus petits”
par recherche de confort. En 2005, les (source : Sitadel, DRE). Ce poids important Insee Première n°1106 - octobre 2006
“Projections de ménages pour la Francetrois quarts des logements de 4 pièces ou de l’habitat individuel va de pair avec la
métropolitaine à l’horizon 2030” Insee
plus sont occupés par des propriétaires. périurbanisation et son corollaire : l’occu-
Résultats Société n° 60 - février 2007
Si 24 % des ménages propriétaires sont pation croissante de l’espace à des fins “La demande potentielle de logements :
résidentielles. D’ici 2030, les contraintes un chiffrage à l'horizon 2020”, Note deconstitués de personnes seules, 3,5 %
synthèse du SESP n° 165 - juin 2007
d’entre eux, seulement, occupent des portant sur les surfaces à bâtir disponibles
Directeur de la publication : François Elissalt
Rédacteur en chef : Élisabeth Nadeau - Secrétaire de fabrication : Daniel Lepphaille
INSEE Aquitaine - 33, rue de Saget - 33076 Bordeaux cedex
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e
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INSEE Composition et impression : Insee Aquitaine
AQUITAINE