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La consommation des ménages en 2001 Une hausse toujours soutenue

De
4 pages
En 2001, la dépense de consommation des ménages augmente de 2,6 % en volume, aux prix de l'année précédente, après + 2,5 % en 2000. Elle est favorisée par la forte progression du pouvoir d'achat. Les dépenses pour le matériel informatique et les biens et services de télécommunications sont très dynamiques, un peu moins cependant qu'en 2000. Les achats d'automobiles renouent avec une croissance soutenue, tandis que les dépenses alimentaires restent assez étales.
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N° 853 - JUIN 2002
PRIX : 2,20€
La consommation des ménages en 2001
Une hausse toujours soutenue
Élisabeth Rignols, division Synthèses des biens et services, Insee
n 2001, la dépense de consomma- prix sont quasiment stables (- 0,2 %, après
- 1,4 %) et l'accélération des dépenses ention des ménages augmente de
volume est due à la forte hausse des acquisitionsE2,6 % en volume, aux prix de l'année
d'automobiles neuves, qui avaient diminué
précédente, après + 2,5 % en 2000. Elle est
l'année précédente (tableau 2). Dans le domaine
favorisée par la forte progression du pou- des services, les prix des hôtels-cafés-restau-
voir d'achat. Les dépenses pour le matériel rants, de la réparation et des transports en com-
informatique et les biens et services de télé- mun accélèrent, ceux du petit entretien et
réparation du logement se retournent à lacommunications sont très dynamiques, un
hausse et ceux des télécommunications bais-peu moins cependant qu'en 2000. Les
sent un peu moins qu'en 1999 et 2000 ; les prix
achats d'automobiles renouent avec une
des services de santé ralentissent.
croissance soutenue, tandis que les dépen-
ses alimentaires restent assez étales.
Léger ralentissement des achats
de produits des « TIC »
Après les hausses particulièrement marquées
de 1998 et 1999 (+ 3,4 % et + 3,2 % en volume L'attrait des ménages pour les produits des
en moyenne annuelle), la dépense de consom- « technologies de l'information et de la commu-
mation des ménages (cf. Définitions) avait nication » (TIC) reste très vif en 2001. Néan-
ralenti en 2000 (+ 2,5 %). En 2001, elle reste moins, l'accroissement des dépenses faiblit un
sur ce rythme : + 2,6 %. Sa croissance est sti- peu (+ 13,4 % en volume, après + 22,1 % en
mulée par la vive progression du pouvoir
d'achat : + 3,3 % en 2001, après + 2,8 %. Les Dépense des ménages et pouvoir d'achat
ménages augmentent également leur taux
Variations par rapport à l'année précédente en %
d'épargne (16,1 %, après 15,5 %), avec l'accé-
lération du revenu disponible brut mais aussi le
Pouvoir d'achatretournement progressif du marché du travail 3
du revenu disponible brut
(tableau 1 et graphique 1).
Pour les prix également, la croissance se main-
2tient au même niveau que l'année précédente :
+ 1,6 % en 2001, après + 1,5 %. Les prix des
produits énergétiques se retournent en 2001
1
(- 5,3 %), favorisant une hausse des dépenses
en volume (+ 1,7 %, après - 2,8 % en 2000). À
l'inverse, les prix de l'alimentation accélèrent
0
(+ 5,5 %, après + 2,3 %, hors boissons alcooli-
Dépense en volume
sées et tabac), en particulier ceux des viandes
et des fruits et légumes ; les achats alimentai- -1
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
res ne progressent que très faiblement en
Source : comptes nationaux, Inseevolume (+ 0,6 %). Pour les biens durables, les
Consommation, prix, revenu et épargne
Variation par rapport à l'année précédente en %
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
1
Dépense de consommation en volume 1,2 1,2 1,3 0,1 3,4 3,2 2,5 2,6
Prix de la dépense de consommation 2,2 2,0 1,9 1,4 0,7 0,4 1,5 1,6
Pouvoir d'achat du revenu disponible brut 0,3 2,7 0,0 1,5 2,8 2,8 2,8 3,3
Taux d'épargne (en % du revenu disponible brut) 14,8 16,0 15,0 16,1 15,6 15,3 15,5 16,1
1. Prix de l’année précédente
Source : comptes nationaux, Insee
INSEE
PREMIERE2000 et + 24,6 % en 1999) (gra- an auparavant et 21 millions deux ans Hausse soutenue des dépenses
phique 2). Les baisses de prix sont mar- auparavant. Au total, les biens et ser- de chauffage et d'éclairage
quées (- 6,2 %), mais un peu moins que vices des TIC expliquent 0,4 point des
précédemment (- 8,9 % en 2000, 2,6 % de hausse de la dépense des Le volume des dépenses liées au loge-
- 10,8 % en 1999). ménages en 2001. Ils pèsent ainsi ment (cf. Définitions) accélère en 2001,
Le ralentissement est sensible pour les trois fois plus dans la croissance sous l'effet essentiellement de la hausse
achats d'ordinateurs et de matériels (17 %) que dans la dépense en valeur des dépenses de chauffage et d'éclai-
informatiques (+ 14,7 % en volume, (5,6 %). rage (+ 5,6 %, après - 1 %). En particu-
après + 45,9 % l'année précédente), lier, les consommations de fioul
ainsi que pour les acquisitions d'appa- domestique et de gaz repartent à la
Reprise des acquisitionsreils de réception, d'enregistrement et hausse, stimulées par des conditions
de reproduction du son et de l'image climatiques plus rigoureuses et, pour lede voitures neuves
(+ 5,3 %, après + 15,5 %). Les ventes fioul, par la baisse des prix ; les dépen-
de produits à technologie numérique Les achats en volume d'automobiles ses d'électricité accélèrent. L'ensemble
tels que les lecteurs de DVD ou les neuves augmentent fortement en 2001 des dépenses de chauffage et d'éclai-
télévisions grand écran s'accroissent (+ 9,2 %), après une année de baisse. rage explique un tiers de la hausse en
quand même très fortement:+64% Non seulement le nombre d'immatricula- volume des dépenses de logement.
pour les premiers, + 33,5 % pour les tions progresse, mais les ménages s'orien- En revanche, les dépenses de petit
seconds. Les ménages continuent à tent vers des modèles plus « haut de entretien et réparation du logement
s'équiper en téléphone mobile : 37 mil- gamme » ; ils bénéficient en outre de ralentissent nettement en 2001
lions de Français en possédaient un à l'amélioration de la qualité des voitures et (+ 0,5 %, contre + 5 %). En effet, ces
la fin de l'année 2001, 30 millions un de leur niveau d'équipement. La hausse dépenses avaient été favorisées en
des immatriculations touche davantage les 2000 par la baisse de la TVA, du taux
marques françaises qu'étrangères (dont normal au taux de 5,5 %, sur les travaux La consommation des biens
les avaient diminué d'amélioration, de transformation,
et services des TIC*
l'année précédente) : en 2001, 60 % des d'aménagement et d'entretien du loge-
Indices de volume base 100 en 1995 immatriculations d'automobiles concer- ment pour les habitations achevées
240
nent les marques françaises, contre 59 % depuis plus de deux ans. Cette baisse
220 en 2000. Par ailleurs, le diesel poursuit sa de TVA est effective du 15 septembre
TIC
forte progression : en 2001, il dépasse la 1999 au 31 décembre 2002.200
moitié des immatriculations totales de Les dépenses de location immobilière
180
voitures neuves. (hors aides aux logement) augmentent
160
La dépense des ménages pour l'équipe- de 2,3 % en volume (après + 2,2 %).
140 ment du logement augmente très peu en Elles contribuent pour 0,4 point à la
120 2001 (tableau 3). Les achats de meubles hausse globale de la consommation
er
baissent même un peu (- 0,8 %, après des ménages. Au 1 janvier 2001, le
100
Dépenses de consommation + 2,6 %). Dans l'électroménager, les droit de bail a été supprimé pour les
80
acquisitions de gros appareils ralentis- locations d'un montant supérieur à
60 sent, alors que celles des petits appa- 5 488 euros annuel (36 000 francs). Il
1990 1992 1994 1996 1998 2001
reils enregistrent un retournement à la avait été supprimé un an auparavant* Technologies de l'information et de la communication
Source : comptes nationaux, Insee baisse. pour les autres locations.
Évolution de la consommation de biens durables
Variation en volume par rapport à l'année précédente en % Accélération des dépenses
de santé à la chargePoids dans la valeur
1997 1998 1999 2000 2001 de la consommation des ménages
effective en 2001 (%)
Automobiles -16,2 14,2 12,3 0,7 9,4 3,1 Les dépenses en volume de tous les
Automobiles neuves -21,1 15,3 13,2 -2,8 9,2 2,3
1 grands postes de santé accélèrent en
Automobiles d'occasion 5,9 10,7 9,4 12,8 9,9 0,8
2001. Les débours des ménages enTéléviseurs 6,0 26,8 8,6 14,8 3,7 0,2
Réfrigérateurs, congélateurs 4,3 2,0 8,6 6,5 -0,3 0,1 produits pharmaceutiques progres-
Lave-linge 3,5 2,6 9,0 7,9 3,4 0,1 sent de 7,5 % (après+6%en 2000).
Meubles -0,5 3,1 1,1 2,6 -0,8 1,3 Pour les soins non hospitaliers, la
2
Autres biens durables 6,9 16,2 16,7 11,9 3,6 1,6
hausse des dépenses est un peu moins
Ensemble des biens durables -6,1 12,0 10,7 4,7 5,3 6,4
vive (+ 4,2 %). Les soins hospitaliers à la
1. Véhicules de démonstration, véhicules appartenant aux loueurs, véhicules des ménages lorsque la vente est réalisée par des charge des ménages augmentent égale-
intermédiaires (dans ce cas sont comptées uniquement les marges réalisées par l'intermédiaire).
ment plus rapidement qu'en 20002. Matériel téléphonique, magnétoscopes, lave-vaisselle, appareils de cuisson, caravanes, cycles et motocycles, etc.
Source : comptes nationaux, Insee (+ 3,1 %, après + 0,4 %).
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREappareils photos numériques, les DVD dépenses liées à la télévision poursui-Les loisirs, les services
et les camping-cars continuent à être vent le ralentissement amorcé en 2000 :de transports et le tourisme
très prisés par les ménages ; la hausse + 3,5 %, après + 5,3 % en 2000 et
en perte de vitesse
des achats de jeux vidéo est très + 10,1 % en 1999. La décélération
En 2001, les dépenses en volume de marquée en 2001 et les achats d'articles affecte les abonnements à Canal Plus et
loisirs et culture ralentissent. Elles de sport s'accroissent après deux à la télévision par câble et par satellite.
baissent même pour les supports de années de léger repli. Par contre, la redevance télévision
données (après deux années de crois- Le cinéma fait toujours recette. Avec accélère très légèrement.
sance), les caravanes (dont les acquisi- près de 185 millions d'entrées (dont 23 Après quatre années de fort excédent
tions diminuent quasiment chaque millions pour le seul mois de décembre), touristique, le solde baisse en 2001
année depuis vingt ans), les entrées la fréquentation des salles augmente (- 3,9 % en volume) : les dépenses des
dans les bals et discothèques, les jour- fortement en 2001 : + 11,4 %. La part de étrangers en France diminuent de 1,1 %
naux, revues et périodiques, ainsi que la marché des films français atteint 41 %, alors que les achats des Français à
papeterie scolaire. En revanche, les après 28,5 % en 2000. En revanche, les l'étranger progressent de 1,3 %, moins
toutefois que les années précédentes.
Évolution de la consommation des ménages par fonction La moindre fréquentation touristique
Variation par rapport à l'année précédente en % pèse sur l'activité des hôtels-cafés-res-
taurants qui continue de ralentirVolume Prix
Valeurs 2001 (+ 1,4 %, après + 2,8 % en 2000 etMoyenne en milliards
+ 4,2 % en 1999). Les dépenses hôteliè-annuelle 1999 2000 2001 1999 2000 2001 d’euros
1992-2001 res baissent même. En revanche, l'acti-
Alimentation et boissons non alcoolisées 0,8 1,7 0,8 0,6 0,0 2,3 5,5 117,2 vité des types d'hébergement plus
Produits alimentaires 0,7 1,6 0,7 0,4 0,2 2,4 5,8 109,2 modestes (camping, auberges de jeu-
dont : Pain et céréales 0,7 1,4 1,1 1,6 1,2 1,9 3,1 16,1
nesse, etc.) est soutenue.Viandes 0,0 1,1 -0,2 -1,2 -0,9 2,9 8,2 34,4
Les dépenses de transport décélèrentPoissons et crustacés 1,2 1,9 0,1 2,0 3,2 3,6 3,6 8,7
Lait, fromages et oeufs 1,3 1,5 1,5 1,1 0,6 2,5 5,1 16,3 nettement en 2001 (+ 1,2 %, après
Fruits et légumes 0,9 2,8 1,3 0,0 -1,7 1,5 8,2 19,3
+ 5,6 %). Malgré la mise en service du
Boissons non alcoolisées 2,3 2,8 1,8 2,6 -1,4 1,3 1,7 8,0
TGV Méditerranée en juin 2001, lesBoissons alcoolisées et tabac 0,0 1,3 -1,1 1,5 3,2 2,9 3,2 27,8
Boissons alcoolisées 1,0 2,0 -1,0 2,1 2,1 1,1 1,2 13,3 dépenses de transports ferroviaires
Tabac -1,2 0,5 -1,2 1,0 4,4 4,6 5,2 14,4 n'augmentent que de 2,4 % sur l'année ;
Articles d'habillement et chaussures -0,3 1,1 0,6 0,9 0,1 0,2 0,7 39,1
c'est la plus faible hausse depuis 1995,Articles d'habillement -0,5 1,2 0,1 0,9 0,1 0,3 0,5 30,8
Chaussures 0,4 0,6 2,4 1,1 -0,1 -0,2 1,4 8,3 année au cours de laquelle la dépense
Logement, chauffage, éclairage 1,6 1,7 1,8 2,7 0,9 1,5 1,1 190,8 avait diminué. L'activité des transports
dont : Location de logement 1,8 1,8 2,2 2,3 1,8 1,0 0,9 134,9
aériens pâtit des problèmes d'Air
Chauffage, éclairage 1,3 0,9 -1,0 5,6 -2,8 6,1 1,4 31,2
Liberté, de l'ouverture des lignes TGVÉquipement du logement 1,1 3,2 3,5 0,8 0,5 0,7 2,1 50,7
dont : Meubles, tapis -0,3 1,1 2,4 -0,8 0,5 0,5 1,4 13,8 Méditerranée et des attentats du 11 sep-
Appareils ménagers 2,6 7,4 5,8 0,9 -1,6 -1,9 0,4 8,2 tembre : la dépense régresse de 1,8 %,
Santé 2,8 3,6 3,1 5,4 0,1 0,2 -0,7 28,7
après des hausses à deux chiffres audont : Médicaments 4,6 5,6 7,1 7,6 -0,1 -0,3 -0,4 12,3
Médecine non hospitalière 2,0 3,8 0,2 4,2 0,2 0,6 -1,5 10,6 cours des deux années précédentes.
Transport 1,7 5,6 1,7 3,2 1,0 4,4 0,3 122,6 Les ménages n'augmentent que peu
dont : Achats de véhicules 2,5 12,1 0,6 8,6 -1,0 0,2 0,8 33,9
leurs dépenses d'habillement (+ 0,9 %
Carburants, lubrifiants 0,3 1,6 -1,7 0,7 4,1 17,6 -4,7 27,4
en volume). Les achats de prêt-à-porterServices de transports 2,5 5,2 5,6 1,2 0,7 1,2 2,9 18,6
Communications 9,8 24,1 20,8 15,3 -9,2 -8,6 -5,7 18,5 baissent légèrement ; a contrario, les
dont : Services de télécommunications 10,8 26,0 23,7 17,3 -10,2 -9,4 -6,2 16,4 dépenses pour les accessoires d'habil-
Loisirs et culture 3,2 5,7 6,7 3,7 -1,4 -0,4 0,3 72,0
lement, la maroquinerie et surtout lesdont : Appareils électroniques et informatiques 7,9 14,3 15,3 9,1 -8,2 -5,9 -4,2 14,5
Services culturels et récréatifs 3,6 4,8 6,1 3,6 0,6 1,3 1,2 29,9 vêtements de cuir poursuivent leur pro-
Presse, livres et papeterie -0,8 0,7 1,9 -1,9 1,3 0,7 1,8 10,0 gression. Le secteur de la chaussure est
Éducation 1,4 1,5 -2,2 2,2 0,7 0,5 1,9 4,9
peu dynamique.
Hôtels, cafés et restaurants 0,9 4,2 2,8 1,4 1,6 1,9 2,5 61,2
Autres biens et services 1,2 -0,4 2,3 2,3 1,1 1,4 2,3 62,7
dont : Soins personnels 1,4 4,0 1,4 0,5 1,5 1,9 3,6 19,1
Action sociale 3,4 0,6 7,6 7,7 2,2 1,9 2,4 11,1
La consommation de viandesAssurances 1,5 4,1 6,8 -1,0 2,1 1,2 1,6 21,5
encore en diminutionDépense de consommation des ménages 1,6 3,2 2,5 2,6 0,4 1,5 1,6 796,2
1
Dépense de consommation des ISBLSM 4,8 4,6 -1,2 8,4 1,9 1,9 1,0 9,3
2
Dépense de consommation des APU 2,5 1,6 3,3 3,7 1,5 1,4 0,9 207,4 Les achats de produits alimentaires et
dont : Santé 3,1 2,2 4,8 5,2 0,8 0,8 0,8 100,2
de boissons non alcoolisées augmen-Éducation 2,1 2,0 1,7 1,7 1,1 1,1 1,1 63,9
tent modérément, comme en 2000 :
Consommation effective des ménages 1,8 2,9 2,7 2,8 0,6 1,5 1,5 1013,0
+ 0,6 %, après + 0,8 %.
1. Institutions sans but lucratif au service des ménages.
Affectée par les crises de l'encéphalite2. Administrations publiques.
Source : comptes nationaux, Insee spongiforme bovine (ESB) et de l'épi-
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREménages de la comptabilité nationale.zootie de fièvre aphteuse, la consomma- plus rapidement qu'au cours des deux
Entre 2000 et 2001, en moyenne an-tion de viandes poursuit sa baisse. Les années précédentes.
nuelle, cet indice a augmenté de 1,6 %,
ménages réduisent leurs achats de Depuis 1992, 2001 est la troisième année
contre 1,7 % pour l'indice des prix à la
viandes de 1,2 % en 2001 (- 0,2 % en (après 1998 et 1999) de hausse de la consommation (IPC). Cet écart s'ex-
2000). La consommation de bœuf et de consommation de tabac:+1%.La forte plique par une différence de champ :
l'agrégat de la comptabilité nationalemouton diminue, mais aussi celle de augmentation du prix du tabac, liée à la
concerne un domaine plus vaste queveau et de volailles contrairement à politique mise en oeuvre en 1992,
l'IPC. En particulier, il intègre l'auto-
l'année précédente. Les hausses de s'atténue un peu depuis 1998. La crois-
consommation alimentaire, les servi-
prix de ces viandes s'intensifient nette- sance des prix atteignait8%en 1997 ; puis ces non marchands et les loyers
ment. Pour le bœuf, le coût du dépis- elle n'a été que de3%en 1998, 4,4 % en imputés.
tage de l'ESB, les nouvelles règles 1999, 4,6 % en 2000 et 5,2 % en 2001.
sanitaires et l'accroissement de la Bibliographie
Définitionsdemande de viandes de meilleure qua-
lité sont à l'origine de la hausse du prix
« Les comptes de la Nation en 2001 - Les
au premier semestre 2001. Sur
La dépense de consommation des mé- entreprises françaises réagissent forte-
l'ensemble de l'année, il augmente de nages recouvre les dépenses que les mé- ment au ralentissement mondial », Insee
4,2 % en moyenne annuelle. Avec la nages supportent réellement. Produit par première n° 843, avril 2002.
produit, elle concerne tous les ménagesnouvelle crise de l'épizootie de fièvre
sur le territoire national, qu'ils soient rési- « L'économie française - Comptes de laaphteuse qui réduit l'offre de mouton, le
dents ou non. Puis, une correction globale Nation », édition 2002/2003, livre de
prix de cette viande s'envole (+ 13,7 %,
est réalisée de sorte que la dépense de poche, juin 2002.
après + 3,2 %) et la consommation consommation totale corresponde uni-
chute de 17 % (-1%en 2000). En quement à celle des résidents. Pour pas- « La baisse des prix du pétrole limite l'in-
ser à la consommation effective des flation en 2001 », Insee première n° 837,revanche, la consommation de cheval
ménages, on ajoute à la dépense de mars 2002.accélère fortement.
consommation les dépenses qui sont sup-
La désaffection des ménages pour la
portées par les administrations. Par « La consommation des ménages en
viande profite aux poissons et, malgré exemple, les dépenses de santé retra- 2001 », Insee Résultats (cédérom inclus),
une accélération de leurs prix, aux pro- cées dans la dépense de consommation à paraître août 2002.
des ménages comprennent uniquementduits de la mer préparés - principale-
les débours des ménages en ce domaine « La consommation des ménages depuisment surgelés et en conserve - (+2%en
(et non les remboursements). Les rem- quarante ans - Perte de vitesse des dé-
volume pour l'ensemble).
boursements de la sécurité sociale et les penses traditionnelles », Insee première
La hausse des prix des fruits et des légu- coûts d'hospitalisation publique sont en- n° 832, février 2002.
mes est nettement plus soutenue qu'en registrés dans la consommation effective
des ménages. Ils apparaissent en contre- « 40 ans de cinéma : âge d'or, crise et re-2000, en raison des conditions climati-
partie dans les dépenses de consomma- nouveau », Insee première n° 841, avrilques défavorables du printemps. La
tion des administrations publiques. 2002.
dépense de légumes frais augmente
Les dépenses liées au logement recou-
toutefois de 1,4 % en volume, après une vrent principalement les loyers effectifs, « La consommation automobile depuis
quasi-stabilité l'année précédente. En les loyers imputés, c’est-à-dire ceux que quarante ans - Entretien et réparation,
paieraient les propriétaires s'ils étaient lo- premier poste de dépense », Insee pre-revanche, la consommation de fruits
cataires de leur logement, et les dépen- mière n° 844, avril 2002.baisse de 1,7 %.
ses de chauffage et d'éclairage.
La consommation de boissons non alcoo-
Dans l'ensemble du texte, les évolutions « La consommation d'énergie à usage do-
lisées croît de 2,6 % et celle des bois- présentées sont en volume, aux prix de mestique depuis quarante ans - L'électri-
sons alcoolisées de 2,1 % (après - 1 % l'année précédente, sauf mention con- cité, numéro un dans les foyers », Insee
traire. première n° 845, avril 2002.en 2000). Les achats de champagne
Pour calculer le pouvoir d'achat du re-repartent à la hausse (+ 7 %, après
venu et pour décrire les évolutions en « La consommation alimentaire depuis
- 7,9 %) et la consommation de vins
moyenne annuelle des prix à la consom- quarante ans - De plus en plus de produits
d'appellation d'origine contrôlée et de mation, on a retenu l'indice du prix de la élaborés », Insee première n° 846, mai
qualité supérieure progresse un peu dépense de consommation finale des 2002.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
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