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c) Mécanismes nerveux, fonctions sensorielles chez les
Invertébrés.
In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 325-337.
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c) Mécanismes nerveux, fonctions sensorielles chez les Invertébrés. In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 325-337.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1934_num_35_1_5285PSYCHOLOGIE ZQOLOGIQUE ET BIOLOGIE 325
clarté, enfin fortement thigmotactiques positives ; il y a préférence
d'un support plus ferme, et dans les supports fermes les plus rugueux,
sous réserve d'une humidité suffisante. L'humidité de l'air joue un
grand rôle pour la conservation de vie de ces larves, fortement
« hydrotactiques ». H. P.
251. — CHARLOTTE FLÜGGE. — Geruchliche Raumorientierung
von Drosophila melanogaster (Orientation spatiale olfactive de
D. m.). — Z. für ver. Ph., XX, 1934, p. 463-500.
Les Drosophiles ne trouvent leur nourriture que par l'odorat ;
la forme n'exerce aucune influence, et les réactions à l'odeur se font
immédiatement. Vis-à-vis d'un courant d'air chargé d'odeurs, il y a
orientation et mouvement, cette mouche présentant une « osmoki-
nese » (accélération motrice sous l'influence de la stimulation olfac
tive.) Ce sont les cavités olfactives et les cônes de surface (au nombre
d'environ 300) du dernier segment antennaire qui constituent les
récepteurs.
L' « osmotropotactisme » se démontre par la rotation latérale (du
côté sain avec des odeurs recherchées, du côté opposé avec des odeurs
évitées) de la mouche privée d'une antenne dans une atmosphère
odorante stable. H. P.
252. — F. SCIIEMINZKY. — Die zweiphasische Galvanotaxis der
Seesterne (Le galvanotactisme diphasique des Astéries). — Pf. A.,
CCXXXV, 1934, p. 200-204.
S. a décrit chez le Solaster papposus et d'autres étoiles de mer
l'existence d'un mouvement d'abord dirigé vers la cathode, puis
vers l'anode.
Quand l'anneau nerveux est détruit, la réaction cathodique per
siste seule. En gonflant un pied ambulacraire sectionné, on voit une
incurvation à concavité tournée vers l'anode ; il en résulterait, quand
le pied est fixé, un déplacement vers la cathode. H. P.
c) Mécanismes nerveux
Fonctions sensorielles chez les Invertébrés1
253. — S. O. MAST. — Amaeboid movement in Pelomyxa palustris
(Mouvement amaeboïde chez P. p.). — Ph. Z., VII, 3, 1934, p. 470-
478.
Entre la masse granulaire centrale (de plasmagel) et la fine memb
rane élastique (plasmalemme) du Pelomyxa, une couche fluide
mince de plasmasol.
Dans la locomotion, le plasmalemme adhère au substrat, le
plasmagel reporté à la région postérieure s'y dissout, coule sous
forme plasmasol vers la antérieure et s'y gélifie.
C'est la contraction posterolatérale qui pousse en avant le plasmas
ol, là où est la moindre force élastique.
Le processus est sensiblement le même que chez une autre amibe
déjà étudiée (Amoeba proteus). H. P.
254. — ERICH V. HOLST. — Ueber die Ordnung und Umordnung
der Beinbewegungen bei Handertfüssern (Chilopoden)Y.Sw/- Vordi-
l. Voir aussi les Nos 27G, 331, SW>. 326 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
nation et la réordination des mouvements des membres chez les
millepattes). — Pf. A., GGXXXIV, 1934, p. 101-113.
Dans Ja marche des myriapodes, on retrouve périodiquement
les mêmes positions de pattes d'un côté, pour un intervalle donné de
segments ; cet intervalle croît quand augmente la vitesse, représen
tant une longueur d'onde locomotrice (passage de 6 à 7 segments
quand la vitesse passe de 2 à 5 pas à la seconde).
La même coordination s'observe sur des tronçons de 10 à
30 anneaux chez Geophilus.
Les ablations de pattes entraînent des coordinations nouvelles
plastiques.
En l'absence de toutes les pattes chez les myriapodes qui auto-
tomisent (Lithobius, Cryptops) une progression par reptation est
encore possible. H. P.
255. — E. HORTSMANN. — Untersuchungen zur Physiologie der
Schwimmenbewegungen der Scyphomedusen (Recherches sur la
physiologie des mouvements de nage des Scyphoméduses). ■ — Pf.
A., GGXXXIV, 4, 1934, p. 406-420.
Deux espèces de Méduses, Aurelia aurita et Cyanea capillala,
ont été soumises à divers éclairements, les variations de fréquence
des contractions de l'ombrelle servant à indiquer la présence d'une
action. La première espèce seule possède des ocelles, et est bien
aussi la seule qui réagisse à la lumière, par une accélération du
rythme. Des changements de fréquence s'observent également, sur
les deux espèces, lorsqu'on impose une position couchée aux
Méduses : les récepteurs statocystiques entrent alors en jeu.
Le rôle des ganglions des organes marginaux a été précisé. Des
expériences d'extirpation ont montré qu'ils étaient nécessaires pour
la production des mouvements de l'ombrelle, sauf toutefois chez
les individus jeunes. Des données intéressantes ont été recueillies,
concernant la coordination de ces mouvements. Gomme il était diffi
cile d'en observer le détail lorsque les 8 organes marginaux étaient
présents, l'auteur a simplifié le problème en les supprimant tous sauf
2 ou 3. On voit alors que c'est tantôt l'un, tantôt l'autre qui impose
son rythme à l'ensemble, l'onde contractile née dans la région
momentanément active envahissant bientôt les autres régions, si
bien qu'il se réalise un synchronisme approximatif. H. exprime
l'opinion que l'excitation motrice rythmique provient des influx
sensoriels qui sont transformés, et non d'une périodicité endogène,
comme l'ont supposé certains auteurs. A. F.
256. — RENÉ COUTEAUX. — Sur l'unité fonctionnelle des Lombri-
Ciens. — B. S. Z., LIX, 4, 1934, p. 296-316.
Recherches pour apprécier l'unité des vers de terre, envisagée
par Friedländer comme une file de segments autonomes.
C. vérifie les expériences de cet auteur : avec un fil reliant deux
tronçons du ver coupé, la coordination est maintenue, et celle-ci
survit à l'ablation d'un segment de la chaîne nerveuse centrale.
En revanche, il vérifie aussi l'expérience inverse de Biedermann :
si on maintient la continuité de la chaîne (non tendue) entre deux PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 327
tronçons entre lesquels on a pratiqué une ablation d'anneaux, la
coordination est effectivement maintenue.
Une onde peristaltique lente se transmet effeclivement par voie
nerveuse en traversant une synapse à chaque segment. Le passage
doit exiger des excitations périphériques, car si la chaîne nerveuse
est isolée en un trop grand nombre d'anneaux (20 par exemple) la
transmission ne se fait plus.
Les excitations reçues en un point quelconque du corps vont
entraîner un accroissement de fréquence des impulsions, avec accélé
ration de la reptation, par réflexion sur la région antérieure du système
nerveux, région antérieure de fait dans le cas du tronçon d'un ver
sectionné. Gela montre un phénomène d'interaction des métamères
qui ne fonctionnent donc pas isolément.
Et, dans les excitations fortes, une contraction généralisée de
la musculature longitudinale implique un passage d'influx dans
des fibres géantes parcourant toute la chaîne nerveuse, sans passage
par les relais, et sans les retards qui en résulteraient.
D'autre part il y a une relation fonctionnelle directe entre les
régions opposées, céphalique et caudale (la flexion passive de la queue
entraîne une flexion réflexe de la tête qui se met dans le prolongement
de la queue et que Morgulis a décrite en 1910).
Il existe donc un degré déjà assez élevé d'unité fonctionnelle,
pourtant encore incomplète. H. P.
257. — ERICH V. HOLST. — Zwei Versuche zum Hirnproblem der
Arthropoden (Deux recherches sur le problème du cerveau des
Arthropodes). — Pf. A., GGXXXIV, 1934, p. 114-123.
Sur le myriapode Cryptops et la chenille d'Hepialis, la décéré-
bration, unilatérale entraîne un mouvement de manège avec marche
progressive du côté intact et régressive du côté lésé (avec asymétrie
tonique et motrice).
L'asymétrie du corps est en réalité une conséquence de la rotation
céphalique.
Quand, en outre, chez le myriapode, on raccourcit Je corps par
sections progressives, la diminution de la chaîne nerveuse entraîne
un mouvement circulaire de plus court rayon par un accroissement
de l'asymétrie tonique et dynamique, qui s'expliquerait du fait
d'une relation fonctionnelle inverse entre l'action quantitative d'un
centre et le territoire auquel se transmet l'excitation. H. P.
258. — Z. M. BAGQ. — Ablation du ganglion nerveux chez une
Ascidie (Ciona intestinalis). — B. B., GXVII, 1934, p. 485-486. —
Observations physiologiques sur le cœur, les muscles et le système
nerveux d'une Ascidie. — Ar. int. de Ph.. XL, p. 357-373 et Bull.
Se. Ac. Belg., XX, 11, 1934, p. 1042-1061.
L'ablation du ganglion situé entre les siphons, chez Ciona, entraîne
une diminution de tonus ; l'animal reste flasque et répond peu aux:
stimuli ; mais bientôt l'animal se gonfle et réagit. Toutefois, le tonus
des siphons reste diminué et celui du manteau est, au contraire,
exagéré (avec contractions spontanées plus fréquentes) ce qui indique
une fonction excitatrice et une l'onction inhibitrice du ganglion. ■
328 ANALYSTS BIBLIOGRAPHIQUES
L'excitabilité des siphons est moindre (rétractions incomplètes, plus
Jentes), d'après le réflexe direct l'excitation externe provoque la
rétraction du siphon le plus proche, puis, si l'excitation est forte, de
l'autre aussi) ; et le réflexe croisé, plus complexe, est aboli (dans
l'excitation de la paroi interne d'un, siphon, c'est l'autre qui se ferme
d'abord et, après contraction vive du corps expulsant l'eau par le
siphon excité, qui se ferme seulement alors). H. P.
259. — E. BENEDETTI. — Intorno alla funzione degli organi d£
senso dei cerci in Gryllomorpha dalmatina studiata mediante
l'amplificazione délie correnti bioelettriche (Sur la fonction des
organes des sens des cerques chez G. d., étudiée grâce à V amplification
des courants bioélectriques). — Bolletino délia Soc. italiana di
Biologia sperimentale, VIII, 1933, p. 1202-1205.
Quand un léger souffle d'air agit sur l'animal, on voit apparaître
des courants d'action nerveux discontinus de très basse fréquence,,
bien caractéristiques, et qui ne naissent que quand le souffle (dirigé
par un tube fin) atteint les cerques, et, plus précisément, les append
ices ampulliformes, dont la fonction restait inconnue. La sensibilité
de ces appareils (qui ne réagissent pas aux vibrations de fréquence
sonore) est très grande, car il suffit d'un simple mouvement du doigt
à quelques mètres de l'animal pour provoquer la réponse électrique
(qui, d'après l'auteur, serait due à une réaction réflexe spécifique,
non à l'action afférente). H. P.
260. — V. B. WIGGLESWORTH et J. D. GILLEÏT. — The func
tion of the antennae in Rhodnius prolixus ( Hemiptera) and the
mechanism of orientation to the host. — The function... confirma
tory experiments (Laf onction des antennes chez R. p. et le mécanisme-
de V orientation vis-à-vis de Vhôte. — La fonction... Expériences
confir mauves). — J. of exp. B., XI, 2 et 4, 1934, p. 120-139 et 408.
Dans un cristallisoir recouvert, cet hémiptère réagit par une
attitude d'éveil, dressant les antennes, au passage d'eau chaude dans
un tube placé à 3 ou 4 cm. de lui, la réponse étant abolie après abla
tion des antennes. A un tube recouvert de peau, odorant, sans action
thermique, les yeux étant noircis, on observe des réactions assez:
fréquentes, témoignant d'une réaction olfactive, mais tous les an
imaux ne réagissent pas.
Privé d'antennes, R. p. reste atonique (par manque d'une
action kinétique) et ne réagit plus même aux courants d'air ; mais
des stimulations visuelles ou vibratoires peuvent encore déclencher
la réaction d'alimentation (sortie de la trompe).
L'analyse des appareils récepteurs de l'antenne, consistant ea
cellules sensibles de taille inégale avec prolongement en un poil plus
ou moins développé, conduit les auteurs à distinguer (sans preuves)
un dispositif pour la sensibilité mécanique aux courants d'air, ua
autre pour la sensibilité thermique (le nombre d'appareils de ce type
étant le plus grand) et un 3e pour la sensibilité olfactive (un 4e n'ayant
pas de rôle attribué).
L'animal localise encore bien avec une seule antenne, et ne se
dirige jamais suivant la résultante entre 2 sources de stimulation, •
ZOOLOGIQLE ET BIOLOGIE 329 PSYCHOLOGIE
mais vers l'une ou vers l'autre (réflexe télotactique de Kühne, sans
tropotactisme).
Les auteurs ont ensuite vérifié qu'il ne devait pas s'agir d'une
action par la chaleur rayonnante, car la réaction était la même
pour un tube porté à une température donnée avec des surfaces
extérieures très inégalement rayonnantes. 11 s'agirait seulement d'un
gradient thermique de l'air au niveau de l'animal (une différence
de 1° à ce niveau suffisant avec de l'eau à 38° dans le tube., pour pro
voquer la réaction). H. P.
261. — J. B. ALLISON et W. H. COLE. — Stimulation of Fundulus
by hydrochloric and fatty acids in fresh water, and by fatty acids,
mineral acids, and the sodium salts of mineral acids in sea water
(Stimulation de Fundulus par V acide chlorhydrique et les acides
gras dans Veau douce, et par les acides gras, les acides minéraux
et les sels de sodium des acides minéraux dans Veau de mer). —
J. of gen. Ph., XVII, 6, 1934, p. 803-816.
Les auteurs ont appliqué à un poisson, Fundulus heteroclitus,
leur méthode habituelle de stimulation chimique globale d'animaux
aquatiques. Ils ont étudié l'action de l'acide chlorhydrique et des
premiers acides organiques de la série aliphatique en solution dans
l'eau douce, ainsi que celle des mêmes acides (avec en plus les acides
sulfurique et nitrique) en solution dans l'eau de mer. Les sels de sodiun
des acides minéraux furent également essayés. Le temps de réaction
était pris comme mesure de l'action, après diverses corrections sous-
tractives destinées à éliminer la durée des processus non impliqués
dans la réception proprement dite. 11 s'agissait bien entendu d'exci
tations réversibles, le même animal pouvant servir pour une série
complète d'expériences, pendant plusieurs semaines, avec une variab
ilité ne dépassant pas 5 %. Les résultats se sont trouvés exprimés le
plus simplement possible (lois approximativement linéaires) lorsqu'on
a pris comme variables le logarithme de l'inverse du temps et le
logarithme de la concentration. Pour les acides minéraux, il apparaît
que ce sont seuls les changements de pH qui comptent. Avec les acides
organiques interviennent en plus les groupes non polaires — CH2 —
puisque l'action croît, en tendant vers une limite, quand s'allonge
la chaîne carbonée. L'effet tampon de l'eau de mer explique en
partie les différences observées entre ce milieu et l'eau douce.
L'action des différents sels de sodium est fonction des concentrat
ions équivalentes, mais non pas de la nature des anions. Les seuils
sont beaucoup plus élevés qu'avec les acides, et les réactions moins
régulières. A. F.
262. — L. H. KLEIN HOLZ. — Eye-stalk hormone and the movement
Of distal retinal pigment in Palaemoneles (Hormone du pédoncule
oculaire et mouvement du pigment rétinien distal chez P.). —
Pr. of N. Ac. of Se, XX, 12. 1934, p. 659-661.
Lorsque, à une crevette adaptée à l'obscurité, on injecte un extrait
oculaire de crevettes adaptées à la lumière, le pigment distal rétinien
subit une migration interne comme dans l'adaptation directe à la
lumière. 330 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Mais aucune injection n'entraîne, après adaptation à la lumière,
la migration pigmentaire inverse (qui ne dépendrait pas d'une hor
mone).
Le mécanisme normal de la migration à la lumière serait donc
humoral et dû à une sécrétion du pédoncule oculaire suscitée par
l'excitation lumineuse. H. P.
263. — G. KOLLER et G. Von STUDNITZ. — Ueber den Licht-
lind Schattenreflex von Mya arenaria (Sur le réflexe à la lumière
et à V ombre de M. a.). — Z. für ver. Ph., XX, 1934, p. 388-404.
On peut obtenir chez la Mye une réaction à l'obscuration à côté
de la réaction à l'éclairement, et les auteurs ont comparé le compor
tement de la Mye à celui de la pupille, pour les deux types de réactions.
Ils ont envisagé le « temps d'adaptation » à un éclairement donné,
et le « temps de réaction » décomposé en « temps d'exposition » (ou
d'obscuration) et un « temps de latence » (durée du retard supplément
aire dépassant le d'exposition).
La réaction aux obscurations ne s'est d'ailleurs pas montrée
régulière : 70 à 80 % de réponses chez les animaux sensibles (car
certaines Myes ne réagissent jamais, d'autres ne réagissent pas
certains jours).
Cette réaction est envisagée comme différente de la réaction à
la lumière et représentant une simple réaction protectrice (correspon
dant à l'ombre d'un ennemi projetée sur le siphon qui se rétracte).
La sensibilité différentielle pour la à l'obscuration (abai
ssement de lumière) correspond en moyenne à 60 %, les seuils s'élevant
beaucoup quand l'éclairement augmente (réaction par passage de
50 à 76 lux, et par passage de 500 à 200 et de 600 à 100) ; pour la
réaction à l'éclairement la sensibilité est moindre (1 05 % en moyenne) ,
sans variation systématique avec le niveau. Mais les données ont peu
de poids.
Le temps de réaction est beaucoup plus long à l'éclairement qu'à
l'obscuration.
Pour un passage de 27,7 à 5,7 lux ou de 5,7 à 27,7, le temps total
est de 0,630 sec. (dont 0,090 sec. de temps d'obscuration) dans le
premier cas, de 2.53 sec. dans le second (dont 0,31 de temps d'éclai-
rement).
Le temps d'action nécessaire pour déclencher la réaction à l'écla
irement est plus grand que pour la réaction à l'obscuration (la réaction
à une excitation mécanique étant bien plus brève, inférieure à 0,20 sec.
en stimulation forte).
En utilisant le temps de réaction (d'autant plus bref que l'inten
sité d'excitation est plus grande) pour comparer la sensibilité à
l'extinction de lumières colorées, le retard étant moindre dans le
jaune, les auteurs en concluent que la substance photochimique
commandant le « Schattenreflex » doit avoir une absorption maxima
dans le jaune, et être donc différente de celle qui commande la
réaction à l'éclairement (absorption maxima dans le bleu).
Mais il n'est pas certain que le temps de réaction à l'obscuration
permette d'établir une courbe de sensibilité aux rayonnements.
H. P. PSYCHOLOGIE ZOO LOGIQUE ET ]! 10 LOG IE 331
264. — ANNELISE SCH LEGTEN DAL. — Beitrag zum Farbens
inn der Arthropoden (Contribution a V étude du sens chromatique
des Arthropodes). — Z. für ver. Ph., XX, 1934, p. 545-581.
Emploi de la méthode de Schlieper fondée sur la réaction optoki-
nétique au mouvement de stries différemment colorées mais de même
clarté, en sorte que le mouvement ne peut être perçu que si les
couleurs sont différenciées.
Le point délicat c'est d'obtenir (avec des papiers colorés) une égal
ité de clarté des couleurs.
On, commence par chercher, sur un fond gris, un papier coloré
dont les stries soient de même clarté, en, sorte qu'il n'y ait pas de
réaction optocinétique chez l'animal, puis on fait de même avec
un papier d'une autre couleur ; on déduit de la double égalité à un
gris commun une égalité de clarté des deux papiers colorés et ce sont
eux qu'on, utilise pour les stries alternantes dont la discrimination
chromatique se traduira par la réaction optocinétique.
Mais pourquoi n'y a-t-i] pas une telle réaction, dans l'alternance
de bandes grises et colorées ? C'est là ce qui peut surprendre.
Sous réserve de la validité des égalisations de clarté, voici les
constatations obtenues par examen de nombreuses espèces d'arthro
podes. Un sens chromatique a été mis en évidence chez des Coléopt
ères (Chrysomela fastuosa, Agelastica alni, Geotrupes sylvaticus), des
Diptères ( Fannia canicularis), des Papillons de nuit (Amphipyra
pyramided, Orthosia Iota, O. circellaris, Orrhodia vaccinii, Scopello-
soma satellitia, Cheimalobia brurnata, Cidaria dilutata) , des Crustacés
(Crangon vulgaris, Leander adspersus) ; ce sens paraît faire défaut
chez des Rhynchotes (Troilus luridus), des Orthoptères (Carausius
morosus).
Les papillons de nuit distinguent le bleu du jaune, de l'orangé,
du violet, mais ne paraissent pas discerner le vert ; les Chrysomèles
et les mouches au contraire le vert du bleu et du violet,
ainsi que le jaune et l'orangé.
Des crevettes, le Leander distingue rouge et bleu, ou rouge et
vert, mais non jaune et bleu, tandis que ce couple est distingué par
le Crangon.
Un certain nombre d'espèces n'ont pu être examinées utilement
(des araignées par exemple), faute de présenter la réaction opto
cinétique. H. P.
265. — H. HOMANN. — Beitraege zur Physiologie der Spinnenaugen.
IV. Das Sehvermögen der Thomisiden (Contributions à la physiol
ogie des yeux d'araignées. IV. Le pouvoir visuel des Thomisides).
— Z. für ver. Ph., XX, 1934, p. 420-429.
Analyse de la structure oculaire, montrant de grandes analogies
avec les Lycosides. Le pouvoir résolutif peut être fixé à une valeur
angulaire comprise entre 3° et 4°.
Des observations montrent que les araignées chasseresses peuvent,
par la mobilité oculaire, fixer la proie avec leurs yeux principaux sans
déplacer le corps. Les yeux accessoires immobiles fournissent la
vision du mouvement. L'excitation d'un seul rhabdorne suffit pour
permettre la perception d'une proie. Les distances de vision des 332 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
proies augmentent avec leur taille (2 cm. chez Misumena pour une
petite abeille, 5 cm. pour un bourdon, 20 cm. pour un papillon,
Piéride). H. P.
266. — S. HECHT et G. WALD. — The visual acuity and intensity
discrimination Of Drosophila (Vacuité visuelle et la discrimination
de V intensité chez Drosophila). ■ — J. of gen. Ph., XVII, 4, 1934,
p. 517-547.
La mouche drosophile, comme l'abeille, réagit par un réflexe bien
déterminé à des déplacements d'objets dans son champ visuel. Les
auteurs utilisent cette réponse pour étudier l'acuité visuelle et la
discrimination des brillances chez cet insecte, par la méthode déjà
décrite (voir An. Ps., 1929, n° 259), qui consiste à faire percevoir à
l'animal les déplacements d'une surface comprenant des bandes
noires et blanches : suivant l'écartement des stries et suivant l'éclai-
rement, il y aura ou non réaction.
On a trouvé ici une variation sigmoïde de l'acuité en fonction du
logarithme de la brillance, exactement comme chez l'homme, l'abeille,
le crabe ; mais, en valeur absolue, l'acuité est très faible, soit au
maximum 1/1000 de celle de l'œil humain- La discrimination des
brillances est également très mauvaise. Le rapport AI/I décroît
quand l'intensité croît, jusqu'à un minimum qui reste constant
jusqu'aux plus fortes intensités (soit 1,5 au lieu de 0,006 chez,
l'homme).
L'interprétation des variations de l'acuité d'après la distribution
statistique supposée des seuils dans la population des ommatidies
paraît parfaitement applicable ici, comme dans les autres cas. Par
contre, on doit abandonner l'idée, émise autrefois par IL, que la
discrimination des intensités serait déterminée par la forme différent
ielle de la distribution, c'est-à-dire par la vitesse d'accroissement du
nombre des éléments excités. En effet, les maxima des deux fonctions
ne coïncident absolument pas : le seuil différentiel de brillance
s'améliore encore considérablement à un niveau où l'acuité a déjà
atteint son maximum. Il dépendrait plutôt du nombre total des
éléments actifs, suivant une loi qu'il nous est actuellement impossible
de déduire des données connues. A. F.
267. — W. SANDER. — Phototaktische Reaktionen der Bienen auf
Lichter verschiedener Wellenlänge (Réactions phototactiques des
Abeilles à des lumières de différentes longueurs d'onde). — Z. für
ver. Ph., XX, 1934, p. 267-286.
En faisant comparer des couples de lumières spectrales différant
de longueur d'onde mais apportant une égale quantité d'énergie, on
constate que, dans le spectre, il existe deux zones d'action excitatrice
maxima, dans le bleu et le jaune (470 et 570 mjz), et un minimum
dans le vert (510 m\x). En changeant le niveau d'intensité de la
stimulation, on voit croître davantage la valeur d'excitation aux deux
extrémités du spectre que dans la région moyenne, ce que l'auteur
attribue à une action propre de la couleur.
La valeur excitatrice des lumières spectrales serait ainsi fonction,
d'une part de la valence chromatique et d'autre part de la valence PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 333
lumineuse, et les résultats s'accorderaient avec une répartition de
la luminosité spectrale à maximum unique vers 530 my..
En réalité, du fait d'une attirance complexe, les réactions de
préférence spontanées des abeilles ne permettent de dégager aucune
donnée précise. H. P.
268. — MARIA II OR MANN. — Ueber den Helligkeitssinn der
Bienen (Sur le sens des clartés chez les Abeilles). — Z. für ver.
Ph., XXI, 2, 1934, p. 188-219.
En dressant des abeilles à chercher leur nourriture sur des papiers
gris de diverses albedos, avec possibilité du choix absolu ou du choix
relatif, c'est ce dernier qui se manifeste toujours (jusqu'au choix de
valeurs extrêmes de blanc ou de noir suivant que le dressage s'est
fait à un gris plus clair ou plus foncé). Toutefois il y a une préférence
spontanée pour les teintes plus sombres.
Par dressage systématique on arrive à déterminer aussi chez
l'abeille un choix absolu pour une teinte déterminée.
En ce qui concerne la capacité de discrimination des clartés
{des albedos du moins), alors que chez l'homme elle correspond à
peu près à la distinction des papiers gris 11 et 12 (différant de 3,89 %
<lans la teneur en blanc) ; elle permet la distinction des gris 5 ou 6
du gris 3 (différence comprise entre 21,9 et 16,1 % dans la teneur en
blanc). II. P.
269. — MERCEDES GAFFRON. — Untersuchungen über das
Bewegungssehen bei Libellenlarven, Fliegen und Fischen (Recherc
hes sur la vision du mouvement chez les larves de libellules, les
mouches et les poissons). ■ — Z. für ver. Ph., XX, 1934, p. 299-337.
Placées au milieu d'un cylindre tournant sur une plate-forme
immobile, les larves de libellules accompagnent le mouvement perçu
d'autant mieux que les stries verticales du cylindre sont plus nomb
reuses. La réaction du masque sur une proie en s'obtient
quand la proie est immobile si on réalise un déplacement du champ
qui entraîne une perception de mouvement apparent relatif.
D'autre part, il existe des illusions de mouvement consécutives :
après une rotation lente d'un cylindre à stries verticales, la réaction
du masque à la proie se produit malgré l'immobilité de celle-ci (ou
de l'objet qui en tient la place).
Des recherches sur la mouche commune quand tourne autour
d'elle le cylindre à stries verticales montrent une réaction au mouve
ment : il y a une tension autour de l'axe du mouvement du champ
dans le sens de ce mouvement (des réactions semblables étant obte
nues par vernissage d'un œil ou de portions d'yeux, suivant la position
de la mouche par rapport au champ tournant) ; il s'agirait d'une réac
tion de compensation à une apparence du mouvement propre induite
par le mouvement du champ.
D'après la plus petite valeur angulaire des stries du cylindre
rendant le mouvement perceptible, l'acuité pour cette vision de
mouvement chez la mouche correspondrait à un angle d'environ 5°.
Mais, ni les larves d'aeschna, ni chez les mouches, ni chez
des coccinelles, il n'a paru possible de mettre en évidence une vision