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Mécanismes nerveux. Fonctions sensorielles. - compte-rendu ; n°1 ; vol.33, pg 285-311

De
28 pages
L'année psychologique - Année 1932 - Volume 33 - Numéro 1 - Pages 285-311
27 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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c) Mécanismes nerveux. Fonctions sensorielles.
In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 285-311.
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c) Mécanismes nerveux. Fonctions sensorielles. In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 285-311.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1932_num_33_1_5169PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BTOLOGIE 285
Cette loi est figurée, pour 6 = / (log" sîn a), par 2 courbes en S,
comme chez les jeunes cobayes (Upton) mais avec jonction pour
2 = 55° au lieu de 45°. A partir de ce point, les 2 rongeurs présentent
le même changement du mode de progression : la marche se trans
forme en sauts. La loi ft — f (a) change donc avec la distribution des
tensions musculaires. Cos 0 = /' (sin a) comprend — pour cette
raison — 2 lignes droites (on retrouve la relation linéaire décroissante
des jeunes mammifères). La dispersion relative des mesures varie de
même, mais avec une discontinuité vers 60°. Il semble donc, comme
l'indiquait Crozier, que la variabilité de <ï, dépend des mêmes fac
teurs que '). Les courbes de fréquences sont données pour plusieurs
angles a : aucun groupement autour de 0 — 90°; moyenne, médian
et mode toujours voisins.
S. a employé 6 chats de 4 jours, qui montrèrent un géotropisme
négatif, constant â partir de a = 3'°. Des mesures de (t purent être
faites, avec les 3 meilleurs grimpeurs, jusqu'à a = 65°. Dans cette
marge étroite, 0 croît en fonction de a, atteignant 88°9 pour ce = 65°.
Cos 0 = / (sin i\ est encore une droite décroissante. L'erreur pro
bable relative décroît linéairement quand 0 croit ; elle n*est que de
0,001 pour a = 65°. G. I).
e) Mécanismes nerveux. Fancûiows sensorielles *
294. — G. FRAENKEL. — Untersuchungen über die Koordinat
ion von Reflexen und automatisch-nervösen Rhythmen bei In
sekten (Becherefies sur la coordination des réflexes et les rythmes
nerveux automatiques chez les Insectes). — I. Die Flugreîlexe d«r
Insekten und ihre Koordination. II. Die nervöse Regulierung der
Atmung während des Fluges. III. Das Problem der gerichteten
Atemstromes in den Tracheen der Insekten. IV. TTeber die nervösen.
Zentren der Atmung und die Koordination ihrer Tätigkeit ( 1. Les
réflexes du vol des Insectes et leur coordination. II. La régulation
nerveuse de la respiration pendant le vol. III. Le problème du cou
rant respiratoire dirigé dans les trachées. IV. Sur les centres nerveux
de la respiration et la coordination de leur activité). — Z. für ver. Ph.,
XVI, 1932, p. 371-393, 394-41 7, 418-443 et 444-462.
Chez un grand nombre d'espèces d'insectes, l'auteur a pu vérifier,
sans rencontrer d'exception (abeille et guêpe, criquets, libellules,
macroglosses,grosses mouches, blatte, hanneton) que l'envol se déclen
chait comme un réflexe provoqué par le soulèvement des pattes per
dant leur support, et aussi par des stimulations tactiles (pointe de
l'abdomen, base des ailes, etc.). Chez quelques espèces sauteuses, le
saut est le premier acte de l'envol.
Des excitations tactiles sur les tarses agissent, inversement, pour
inhiber l'envol, et les stimuli réflexogènes entraînent un mouvement
des pattes quittant le contact, avant l'envol. 11 se produit une coor
dination des réflexes.
Le vol a pour conséquence une augmentation d'amplitude respira-
1. Voir aussi les n°<> 164, 165, 285, 287, 379, 380,389, 391, 430, 431, 452. 286 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
toire ehez certaines espèces (la guêpe, le macroglosse, les mouches),
et une inhibition au contraire chez d'autres (coléoptères, orthoptères) ;
chez la tipule, les libellules, le vol suscite l'ouverture des soupapes
stigmatiques.
Une coordination entre les mouvements respiratoires et les mouve
ments de clapet des stigmates est facilement mise en évidence.
Chez le criquet [Schistocerca gregaria) les centres respiratoires se
rencontrent dans les ganglions thoraciques (mouvement de clapet
des stigmates) et dans les ganglions abdominaux des 5e et 8e seg
ments (mouvements d'aspiration abdominale). L'excitation des
centres serait purement centrale et non d'un caractère réflexe par
stimulation périphérique.
Une conclusion générale est consacrée à la coordination nerveuse
chez les Insectes qui peut être due à l'existence d'une chaîne de ré
flexes, à une communauté des voies afférentes de stimulation pour
plusieurs centres réflexes, ou à une communauté de la voie motrice
dépendant de plusieurs éléments sensibles. L'auteur montre des
exemples de ces 3 modes de coordination. La coordination intercen
trale des centres respiratoires des orthoptères représente encore une
autre modalité. H. P.
295. — P. RIJLANT. — Les manifestations électriques du tonus
et des contractions volontaires et réflexes chez les Arthropodes. —
Introduction à l'étude du fonctionnement des centres nerveux. —
B.B., CXI, 1932, p. 631-635 et 636-639.
Recherches sur les courants d'action de groupes musculaires anta
gonistes, extenseurs et fléchisseurs (des pattes, des pinces, de la
queue) chez diverses espèces d'Arthropodes (araignées, scorpions,
écrevisse, mouche, hydrophile).
Au repos il se manifeste une activité rythmée (2 à 20 par seconde)
dans quelques fibres (pouvant disparaître dans les muscles des
pattes des araignées quand celles-ci reposent sur le ventre avec les en relâchement complet).
Des excitations variées (lumière, secousse, elongation de la patte),
font réapparaître ces manifestations électriques, si elles ont cessé,
ou en accroissent la fréquence (jusqu'à 30 ou 40 par seconde).
Il y a là des phénomènes électriques d'activité tonique, disparais
sant dans les extenseurs quand on fléchit la patte (avec accroiss
ement les fléchisseurs) et inversement.
Synchroniquement aux phases du rythme respiratoire apparaissent
des variations de fréquence, de sens inverse dans les extenseurs et
les fléchisseurs ; parfois (Hydrophile, Ecrevisse) se manifestent des
oscillations de fréquence d'apparence spontanée, affectant parallèl
ement, cette fois, les deux groupes antagonistes.
En dehors de cette activité tonique plus ou moins continue, il y a,
dans les réactions motrices, volontaires ou réflexes, des manifestations
électriques plus amples (250 microvolts au lieu de 100), plus brèves,
plus fréquentes (40 à 50 par seconde). Peu avant la réaction motrice,
les ondes toniques cessent, puis reprennent avec plus d'intensité, à la
fin de la contraction, pour revenir, au bout de 2 secondes environ,
au régime normal. ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 287 PSYCHOLOGIE
L'étude d'une patte d'Hydrophile avec son ganglion thoracique,
ou d'un système de deux pattes opposées avec leurs ganglions, fo
rmant isolé, constitue, ce que R. appelle une introduction
à l'étude du fonctionnement des centres.
Il observe une activité rythmée par alternance de flexions et d'ex
tensions <--0 à 40 par minute). Dans le cas de la patte isolée, on observe
que la flexion inhibe les fléchisseurs et stimule les extenseurs. In
versement pour l'élongation ; le pincement suscite un réflexe de
flexion avec accroissement d'activité tonique.
Dans le cas du système double, il y a activité cyclique : pour les
fléchisseurs on a le silence électrique, une tonique intense,
une activité motrice se développant et cessant, l'activité tonique
diminuant et cessant à son tour, avec silence à nouveau et reprise.
Avec décalage d'une demi période, on observe le même cycle dans
les extenseurs. Cette activité spontanée est annulée par une flexion
ou extension forcée, avec modifications toniques inverses des anta
gonistes dans les pattes symétriques. H. P.
596. — KONRAD KERTER. — Beitraege zur Zentrenfunktion
zeh tîiissiger Krebse {Contributions au fonctionnement des centres
nerveux des crustacés décapodes). — %. für ver. Ph., XVII, 1, 1932,
ip. 209-^66.
Etudes de physiologie neuro-musculaire poursuivies principale -
-ment sur le Portunus holsatus et sur quelques autres crabes : Des-
cripîfâon des positions et mouvements des membres (avec enregistr
ements cinématographiques) et des modifications apportées par la
section des connectifs, d'un seul côté ou des deux, ainsi que des effets
de l'excitation f aradique de diverses parties du système nerveux.
Parmi les résultats, notons la nage en cercle du Portunus dont on
a sectionné un connectif peri-œsophagien (dans le sens des aiguilles
-de montre pour la section gauche), et le manège dans la marche, très
semblable, chez les divers crabes opérés (en sens inverse chez les
Brachyoures). Avec section des deux connectifs, la marche en avant
est possible, mais difficile, l'animal repose souvent sur le dos.
L'excitation faible d'un connectif entraîne extension des pinces
•et pattes ambulatoires et flexion des pattes nageuses ; l'excitation
forte entraîne la flexion croisée des pinces et pattes ambulatoires,
l'extension homolatérale et l'extension des deux nageuses.
H. P.
297. — G. KRISZAT. — Zur Autotomie der Regenwürmer (Sur l'au
totomie des vers de terre) . — Z. für ver. Ph., XVI, 1932, p. 185-203.
L'autotomie caudale des lombrics se produit sous l'influence de
stimulations mécaniques, chimiques et électriques. ne se produit jamais dans le tiers antérieur du corps ;
elle peut s'effectuer à moitié (le tronçon postérieur pouvant auto-
tomiser à son tour la région caudale).
L'autotomie se produit dans des régions électives en avant du
point excité, elle comporte un mécanisme musculaire réflexe. H. P. .
'
288 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
298. — FL. D. WOOD et H. E. WOOD. — Aatotomy in Decapod
Crustacea (L'ânlotomie ehe- les Crustacés décapodes). — J. of exp.
Z., LXII, -1, 1932, p. 1-55.
Les auteurs ont recherché le processus autotomique chez un grand
nombre d'espèces de Crustacés (la trouvant chez tous les Brachyoures,
la plupart des Anomoures et quelques Macroures), précisant le méca
nisme du réflexe de l'autôtomie proprement dite, distincte de l'auto-
spasie de Piéron, arrachement par fragilité localisée sans mécanisme
actif, et ce qu'ils appellent l'autotillie (section du membre par mor
sure, déjà décrite par Piéron et Rabaudsousle nom d' « autopsalize»,
à l'insu des auteurs dont la bibliographie est pourtant très étendue).
Us n'ont pas eu l'occasion d'observer l'autotomie « volontaire » (et
ne connaissent pas à cet égard le travail de Roskam), provoquant,
dans leurs expériences le réflexe classique par excitations nocives de
la patte. H. P.
299. — ïi. BENNi'f'f. — Diurnal rhythm in the proximal pigment
cells of the Crayfish retina (Rythme diurne dans les cellules pigmen-
taires proxi maies de la rétine de V Ecrevisse). — Ph. Z., V, 1932,
p. 65-69.
Dans des conditions de température constante, avec obscurité
continue, en eau largement renouvelée, chez Cambarus, on observe
que le pigment rétinien proximal présente une migration diurne, qui
n'atteint pas toutefois l'extension de l'adaptation à la lumière, cette
position diurne étant prise environ 15 à 20 heures (en accord avec la
distribution nycthémérale du jour et de la nuit).
Avec des yeux excisés, on n'obtient rien de tel, et l'auteur admet
à l'origine de ce rythme une variation métabolique agissant sur la
circulation.
C'est un cas de plus des persistances rythmiques (bien certainement
transitoires) dont on connaît déjà tant d'exemples). H. P.
300. — R. BENNITT et A. D. MERR1GK. — Migration of the
proximal retinal pigment in the Crayfish in relation to oxygen
deficiency {Migration du pigment rétinien proximal chez V Ecrevisse
en rapport avec le deficit d'oxygène)-. — Biological Bulletin, LXII,
1932, p. 1G7-177.
Quand des écrevisses sont réunies en trop grand nombre dans un
aquarium, et qu'il y a déficit d'oxygène, même à l'obscurité le pi
gment émigré comme en pleine lumière, prenant la position distale.
Ce processus est parallèle à la diminution de métabolisme, et est lié
à l'absence d'oxygène, et non à l'acidité, inefficace à elle seule (s'ob-
tenant par barbotage, aussi bien d'azote que d'acide carbonique).
Il peut y avoir là une cause d'erreur dans l'étude des influences
lumineuses sur les migrations pigmentaires. H. P.
301. — J. H. WELSH. — The nature and movement of the reflecting
pigment in the eyes of Crustaceans (La nature et le mouvement du réfléchissant dans les yeux de Crustacés). — J. of exp. Z.,
LXII, l'.,32, p. 171-183.
La couche de pigment réflecteur est constituée par de la guanine. PSYCHOLOGIE iOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 289
amorphe. Or celle-ci effectue, quand l'éclairement varie, des mouve
ments comparables aux déplacements bien connus des grains de
mélanine dans les mélanophores. Mais, en outre, elle présente des
mouvements amoeboïdes d'un type spécial, qui lui sont propres.
H. P.
302. — SYLVIA M. MILLS. — Double innervation of Mélanop
hores. — Neuro humoral control of Fish Mélanophores (Double
inné, nation des Mélanophores. — Contrôle neuro-humoral des Méla
nophores de Poisson). — Pr. of N. Ac. of Se., XVIII, 8, 1932, p.538-
540 et 540-543.
Etude chez Fundulm, pour déterminer tout d'abord si, outre la
régulation nerveuse sympathique de la contraction des Mélanophores,
il n'existe pas aussi une commande de l'expansion. Or, de même que,
sur un fond blanc, après section d'une branche nerveuse, on trouve,
à côté des cellules qui se contractent celles qui restent étalées, ayant
perdu leur innervation, de même, après retour au fond noir pour
provoquer l'expansion, on constate que quelques-uns de ceux qui
s'étaient contractés ne s'étalent pas ; et, au retour sur fond blanc,
quelques-uns de ceux qui s'étaient étalés ne se contractent pas, d'où
il apparaît qu'il y a bien une double innervation avec distribution
différente.
Et l'on obtient des expansions par excitation mécanique du nerf.
D'autre part l'observation des effets d'une excitation électrique
prolongée de la moelle, quand une branche nerveuse a été sectionnée,
montre qu'après la contraction immédiate des Mélanophores innervés
il se produit, au bout de plusieurs minutes, une contraction des Méla
nophores privés d'innervation (et cela même dans la région caudale
isolée de la partie antérieure du corps). Cela s'explique par une action
humorale naissant au niveau des terminaisons des nerfs excités
(et non au niveau de glandes situées dans la région antérieure du
corps), cette conception se trouvant en accord avec les travaux de
Miter sur un autre groupe de Vertébrés. H. P.
303. — V. VILTER. — Les rapports entre les Mélanophores et les
terminaisons nerveuses « pigmento- motrices ». — Interprétation
des réactions chromatiques des Mélanophores d'après leur localisat
ion. — B. B., CX, 1932, p. 1286-1288 et CXII, p. 280-283.
On ne trouve pas, chez l'Axolotl, de terminaisons nerveuses mot
rices aboutissant au mélanophore, dont les migrations s'accommod
eraient mal d'une jonction nerveuse directe. Et, après avoir
greffé un morceau de peau sur un axolotl, on voit, en l'absence de
connexions nerveuses et circulatoires, le greffon noircir sur fond
sombre, et s'éclaircir sur fond blanc, comme le reste de la peau,
l'action du fond étant d'origine visuelle.
Cela conduit à admettre une action nerveuse à distance : Les te
rminaisons des nerfs excités libéreraient dans leur territoire d'inner
vation une substance agissant sur les mélanophores, par un processus
■s neuro -humoral ».
Et les différences régionales de réaction des chromatophores dé
pendent du terrain, et par conséquent des taux d'émission des subs-
l'année psychologique, xxxih. 19 290 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
tances actives par les terminaisons nerveuses dans leurs territoires,
car si l'on retourne, par greffe autoplastique, un morceau de peau
dans le sens dorso-ventral, on voit les mélanophores du greffon
s'adapter au régime des mélanophores voisins (avec étalement marqué
dans la région dorsale sur fond noir). H. P.
304. — G. P. WELLS. — Colour response in a Leech (Réaction chro
matique chez une Sangsue). — ■ The Nature, CXX1X, n° 3262,
1932, p. 686-687.
La sangsue Glossosiphonia complanata a des cellules cutanées en
étoile contenant du pigment noir, analogues aux chromatophores
des Vertébrés ou des Crustacés, et qui s'étalent aussi à la lumière, se
contractent à l'obscurité, les réactions (à peine remarquées d'ailleurs),
dépendant des réceptions oculaires.
Mais il n'y a pas de réactions adaptatives au substrat (celles-ci
n'existant, d'après Parker, que chez les animaux ayant une vision
discriminative suffisamment fine). H. P.
305. — R. ZIESKE. — Einfluss der Entfernung von Hypophyse
oder Augen auf den Farbwechsel des Laubfrosches Hyla arborea L.
(Influence de Vablation de Vhypophyse ou des yeux sur le changement
de couleur de la rainette H. A.). — Z. für ver. Ph., XVII, 3, 1932,
p. 606-643.
Après extirpation totale de l'hypophyse, les rainettes assombries
sur fond sombre deviennent d'un vert clair ; celles qui étaient déjà
claires ne s'assombrissent pas sur fond sombre. Une hormone hypo-
physaire réglant l'expansion des mélanophores paraît donc nécessaire
pour l'assombrissement comme chez d'autres Batraciens.
L'auteur a cherché à préciser le siège de l'appareil sécrétoire en
procédant à diverses ablations partielles de l'hypophyse.
Les animaux aveuglés gardent une livrée permanente, verte ou
sombre, après un stade passager de tendance à la livrée opposée à
celle possédée au moment de l'aveuglement.
Les excitations tactiles du milieu qui agissent à côté des excitations
visuelles, n'ont plus d'effet chez les animaux aveuglés, sauf si ceux-ci
sont placés sur des feuilles vivantes dont ils perçoivent la nature, car,
même sombres les rainettes aveuglées redeviennent vertes sur les
feuilles. H. P.
306. — HANS PRZIBRAM. — Rolle der Gesichtswahrnehmungen
für den Farbwechsel der Frösche Rana esculenta L., R. fusca Bösel
et Hyla arborea L. (Rôle des perceptions visuelles pour- les change
ments de couleur des grenouilles R. e., R. f. et H. a.). — Z. für ver.
Ph., XV1I, 3, 1932, p. 574-590.
Les grenouilles sont placées dans des cuves de verre entourées de
papiers diversement colorés et éclairées de façon plus ou moins
intense.
Les deux grenouilles (R. e. et R. f.) à la lumière diffuse du jour, en
l'absence de papiers colorés, sont claires sur fond blanc, plus sombres
sur gris, plus encore sur noir. Mais l'obscurité complète fait appar
aître une livrée claire qui ne change pas avec les fonds. Avec entou- PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 291
rage jaune, la livrée vire du vert au jaune, et les bandes s'effacent.
Chez la rainette les modifications sont moins constantes.
On n'observe pas ces changements chez les animaux aveuglés.
Les perceptions visuelles apparaissent comme prépondérantes, avec
intervention possible de perceptions tactiles du milieu. H. P.
307. — M. NOWIKOFF. — Ueber die morphologische Bedeutung
der Sehorgane von Chordaten (Sur la signification morphologique des
organes visuels des Cordés). — Bi. Zentr., LU, 1932, p. 548-565.
Revue des divers types d'appareils oculaires, en surface (Salpes),
en invagination (larves d'Ascidies), en vésicule (Craniotes).
D'une manière générale, dans toutes les espèces, se développerait
un même processus morphogénétique aboutissant à un stade plus ou
moins avancé, depuis les éléments visuels diffus jusqu'à la double
vésicule oculaire (avec une voie de dérivation pour les yeux composés
des Arthropodes).
Ce processus a trois aspects fondamentaux, de différenciation, de
localisation et de complication. H. P.
308. — W. L. DOLLEY Jr. — The factors involved in stimulation
by intermittent light (Les facteurs impliqués par la de la
lumière intermittente). — J. of exp. Z., LXII, 1932, p. 319-326.
L'action d'une lumière intermittente chez la mouche Eristalis
tenax est fonction de la durée et de la grandeur de l'éclat, de la quant
ité totale d'éclairement par unité de temps, enfin de la durée de la
phase d'intermittence, les mêmes facteurs intervenant dans l'action
sur la plaque photographique de l'éclairage périodique (Davis, 1926).
L'auteur attribue toujours à une synchronisation entre intermit
tences et phases réfractaires l'action plus énergique (à égale quantité
totale d'éclairement) des lumières intermittentes que des continues.
H. P.
309. — S. HECHT et E. WOLF. — Intermittent stimulation by light.
1. The validity of Talbot's law for Mya (Stimulation intermittente
par la lumière. I. Validité de la loi de Talbot pour la Mye). — J. of
gen. Ph., XV, 4, 1932, p. 369-389.
La loi de Talbot, applicable à l'œil humain, vaut-elle également,
dans un cas en apparence bien différent, l'excitation lumineuse du
siphon retractile de la Mye, à laquelle l'auteur a déjà consacré un
grand nombre de recherches ? D'après ces recherches, qui ont abouti
à une équation de cinétique chimique rendant compte des principaux
faits, on peut déduire théoriquement que la loi doit s'appliquer.
Deux sortes de vérifications ont été imaginées, en utilisant comme
critère le temps de réaction du siphon à une certaine stimulation
lorsqu'une adaptation préalable, variable, se trouvait réalisée, tantôt
par éclairement continu, tantôt par éclairement intermittent. Dans
la première on opérait à énergie constante, en faisant varier la fr
équence et le rapport des phases à l'aide d'un disque à secteurs ; dans
la .deuxième, on comparait divers niveaux d'énergie lumineuse, celle-ci
étant ou non distribuée de façon continue. Dans tous les cas, la Mye 292 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
ne distingue pas entre les deux sortes d'excitation : la loi de Talbot
se trouve donc vérifiée, en même temps que la théorie de l'auteur.
A. F.
310. — E. MERKER et H. GILBERT. — Das S hvermögen un-
serei Süsswasserplanarien im langwelligen Ultraviolett (La vision
de nos Planaires d'eau douce en lumu re ultra- violette de relativement
grande longueur d'onde). — Zoologische Jahrbücher- Physiologie,
LI, 1932, p; 441-504.
L'ultra-violet provoque des réactions négatives de fuite chez
Planaria gonocephala, Polycelis nigra, réactions que ne provoquer
ait pas la faible lumière de fluorescence.
Aveuglées ou décapitées, les Planaires réagissent encore, mais avec
moins de précision et de netteté, la régnération oculaire entraînant
le retour aux réactions précises initiales, ce qui montre bien le rôle
récepteur de l'œil.
Les Planaires ne peuvent en particulier suivre une ligne d'égale
irradiation entre deux sources d'U. V., et on peut, ce qui montre bien
que l'excitation par I'll. V. est lumineuse, leur faire suivre une ligne
d'isoluminosité entre une source de lumière visible et une source d'émis
sion limitée à l'U. V. de longueur d'onde assez grande, proche du
violet.
Et une série d'expériences s'accordent à montrer le caractère lumi
neux pour les Planaires, de cette excitation par l'U. V. H. P.
311. — DORA ILSE. — Eine neue Methode zur Bestimmung der
subjektiven Helligkeitswerte von Pigmenten {Une nouvelle méthode
pour la détermination des valeurs de clarté subjective de couleurs pig-
mentaires). — Bi. Zentr., LU, 1932, p. 660-667.
Le papillon Vanessa Io ne visiterait jamais dans la recherche al
imentaire que des surfaces colorées. En utilisant des anneaux colorés
placés sur des papiers gris de Hering, l'auteur a constaté que le pour
centage de visites d'un anneau donné augmentait avec le contraste
de clarté de la couleur sur le fond, plus clair ou plus sombre.
Pour chaque le minimum de visites correspond à un gris
donné, considéré comme d'égale clarté, ce qui fournirait la valeur de
clarté subjective du papier coloré pour le papillon.
Valeur pour l'homme Valeur pour les papillons
Couleur
Vision diurne V. crépusculaire V. Io V. Urticae (Knoll) (Koshler)
Rouge 2 . 31 9 8-9 13
Orangé 3 40,3 19 19
Jaune 4 . 79,1 52 61 53
74 Vert 7... 65 56 69
Bleu 12.. 22 25 22 27 ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 293 PSYCHOLOGIE
En comparant les données obtenues chez deux Vanesses et celles
dès clartés apparentes, pour l'homme, l'auteur indique pour 5 papiers
de Hering les clartés en pourcentages de blanc dans le gris isophane
(correspondant à un des 30 papiers de Hering).
En vision crépusculaire les valeurs de clarté des papiers colorés
pour l'homme seraient à peu près les mêmes que celles des papillons.
Mais la réussite de la méthode est étonnante si le Papillon choisit
la couleur comme telle, la saturation étant maxima pour l'égalité de
clarté avec le fond, alors que les visites sont au minimum. H. P.
312. — GEORGE WALD et SELIG HECHT. — The intensity
discrimination and visual acuity of the fruit fly, Drosophila mela-
nogaster (La discrimination d'intensité et l'acuité visuelle chez la
mouche des fruits D. m.). — XIVe Congr. int. di Fisiologia, Sunti.,
1932, p. 262-263.
Emploi de la méthode fondée sur une réaction à des stries en mou
vement dans le champ visuel, déjà utilisée chez les Abeilles.
L'acuité visuelle n'est que le dixième de celle des Abeilles (soit un
millième de l'acuité moyenne de l'homme). La plus petite différence
d'éclairement discriminable correspond à 150 %, au lieu d'environ
1 % chez l'homme. Ces valeurs correspondent aux valeurs moyennes
ou fortes d'éclairement.
L'acuité s'élève en effet avec l'éclairement suivant une courbe
en S, sur une échelle logarithmique des éclairements (avec seuil
absolu d'environ 0,01 millilambert), jusqu'à la valeur maxima de
0,0016, correspondant à un angle de 10°.
Pour la sensibilité différentielle, elle est moindre aux faibles et aux
très forts éclairements, suivant la loi générale bien connue.
Si les variations d'acuité avec l'éclairement peuvent correspondre
au nombre des ommatidies en fonctionnement dans l'oeil composé
de la mouche, il apparaît que la discrimination d'intensité ne peut
avoir même support, et les auteurs font appel aux variations de fr
équence des influx dans le nerf optique (ce qui semble indiquer que
Hecht renonce à sa conception de sommation spatiale, par extension
de l'excitation à des nombres croissants de récepteurs périphériques,
pour expliquer les échelons de sensation). H. P.
313. — L. M. BERTHOLF. — The extent o£ the spectrum for
Drosophila and the distribution of stimulative efficiency in it (V ex
tension du spectre pour la Drosopkile et la distribution de V efficience
de stimulation spectrale). — Z. für ver. Ph., XVIII, 1 , 1932, p. 32-64.
Emploi d'une méthode déjà utilisée par l'auteur chez l'abeille :
comparaison du nombre des mouches dans deux compartiments voi
sins, l'un éclairé avec une lumière blanche étalon (dont les intensités
sont variées), l'autre avec une lumière spectrale l'énergie a été
directement mesurée une pile thermoélectrique).
Avec des limites spectrales voisines, d'une part, de 235 a (c'est-à-
dire très avancée dans l'ultra- violet), et d'autre part de 650 jx (assez
loin dans le rouget, la distribution moyenne de luminosité, d'efficience
(rapportée à l'énergie émise), c'est-à-dire de visibilité, est la suivante
(pour la moitié des valeurs déterminées par l'auteur) :

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