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Problèmes de Pédagogie aux stades supérieurs - compte-rendu ; n°1 ; vol.32, pg 851-864

De
15 pages
L'année psychologique - Année 1931 - Volume 32 - Numéro 1 - Pages 851-864
14 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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c) Problèmes de Pédagogie aux stades supérieurs
In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 851-864.
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c) Problèmes de Pédagogie aux stades supérieurs. In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 851-864.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1931_num_32_1_5125PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES 851
de musique ; 3° battre la mesure pendant l'exécution d'un morceau ;
4° imitation du chant de la maîtresse ; 5° réactions d'ensemble à
l'audition d'un morceau ; 6° reproduction d'un rythme sur le triangle.
Il a été établi de plus une corrélation entre lö résultat des épreuves
et les conditions musicales dans la famille, (r = + 0,62). L'avenir
témoignera de la valeur des résultats obtenus. A. B.-F.
1509. — W. SANDER. — Uebergang von der Grundschule zur
Mittelschule (Le passage de Vérole du premier à celle du second
degré). - Z. für päd. Ps., XXXII, 4, 1931, p. 197-201.
Description de la méthode de sélection scolaire en usage à Nor-
derney.
Les enfants sont soumis à une appréciation de leur maître, à un
examen des connaissances et à des tests d'intelligence de Bobertag
et Hylla.
Le classement définitif est établi, en prenant les rangs moyens
de ces trois classements. D. W.
c) Problèmes de Pédagogie aux stades supérieurs x
1510. - 0. STERZINGER. - Untersuchungen über die Aufnahmep
rüfung in den Mittelschulen (höheren Schulen) (Recherches sur
l'examen d'admission dans les écoles secondaires). — Viertelj. f.
Jug., I, 1, 1931, p. 25-36.
L'admission est prononcée d'après un examen d'entrée et d'après
les résultats du premier semestre d'études. S. propose de les rem
placer par des tests sur lesquels il a fait, avec les effectifs de la pre
mière année, une expérience. Il s'agit de tests d'attention, de mé
moire immédiate et d'intelligence. Les corrélations avec les résultats
scolaires ne sont pas très élevées, ni égales pour les différentes
épreuves. Ce n'est pas étonnant, puisqu'il s'agit de fonctions isolées
dont les inter-corrélations sont médiocres. D'ailleurs quand on
étalonne les tests par les jugements des maîtres, il ne faut pas oublier
que ces derniers sont faillibles et qu'ils sont juges et parties. En cas
de désaccord, on peut en appeler aux résultats de la scolarité ulté
rieure. Dans l'ensemble ils sont plus favorables au verdict des tests
qu'au verdict des premiers maîtres. P. G.
1511. - TH. VALENTINER. - Erfahrungen bei der Sèxtftûe-
railSlese in Bremen {Expériences dans la sélection des élèves de
sixième à Brème). - ?.. fiirang. Ps., XXXIX, 1-3, 1931, p. 123-166.
La sélection des élèves pour les sixièmes classes des lycées se fait,
à Brème, d'après un examen de connaissances que subissent les en
fants envoyés par les maîtres d'écoles primaires. Ceux-ci font un
premier choix et remplissent des fiches d'observation. Les résultats
de la sélection, dans la mesure où l'on peut en juger, d'après des
indications générales de l'auteur avec un exemple à l'appui (résultats
obtenus dans une des classes), semblent assez satisfaisants. L'A.
1. Voir aussi les nos 453, 471, 1404. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 852
attribue ce fait en partie au caractère de l'examen de connaissances
dans lequel on s'efforce de faire appel moins à la mémoire qu'à la
capacité de raisonnement. Mais des tests d'intelligence ne sont guère
employés (à de très rares exceptions près), en raison de la difficulté
de leur notation (?!).
Par ailleurs, on s'est efforcé d'améliorer les méthodes de sélection.
en perfectionnant la fiche d'observation du maître et en communi
quant au maître de l'école primaire des renseignements sur les
progrès de l'enfant à secondaire, afin de lui permettre de
contrôler et d'améliorer l'exactitude de ses pronostics. D. W.
1512. - HELEN WODEHOUSE. - On the discernment of the
disciplinary value of studies (Sur la discrimination de la valeur
disciplinaire des études). — Br. J. oï" Ed. Ps., I, 1931, p. 41-47.
Un éloquent plaidoyer pour obtenir qu'on substitue aux recherches
expérimentales et statistiques l'analyse subjective. Des opinion«;
d'étudiants qu'elle a eu l'occasion de recueillir, H. W. conclut que
si quelque chose a une valeur de discipline c'est la méthode du maître
qui « est conduit à faire appel au souvenir pénétrant et sincère qu'il
conserve des expériences de sa jeunesse et manileste une claire et
patiente compréhension des expériences des .jeunes gens qui tra
vailleront avec lui dans le présent et dans l'avenir ». H. A.
2 513. — MAD. RÉMY. .— Ce que sont les jeunes filles des cours comp
lémentaire!». - B. S. A. B., XXXI, 1931, p. 141-156.
Il s'agit d'enfants voulant compléter leurs études primaires et
appartenant à des milieux relativement aisés. La moyenne d'âge
d'entrée est de 14 ans, la durée normale des études 2 ans. Les jeunes
filles ont généralement la taille et le poids de leur âge ; l'âge mental,
mesuré à l'aide d'épreuves collectives telles que le test P. V. 2e partie,
répond à peu près à l'âge chronologique ; l'instruction par contre
est assez faible. A mesure que les fillettes avancent en âge, les traits
psychologiques de l'adolescence s'accentuent, on observe de la coquett
erie, du bavardage, des accès d'entêtement, la personnalité se pré
cise et s'accentue ; la discipline devient plus difficile, aux récréations
les « anciennes » se groupent entre elles, dédaignant les camarades
plus jeunes. — Une enquête faite pour savoir si les élèves s'inté
ressaient plus aux enseignements spéciaux (anglais, chant, dessin,
gymnastique) qu'aux généraux n'a pas donné de ré
sultats bien concluants. I. M.
1514. — K. MIKULSKI. — Examens psychologiques à l'école
secondaire (en polonais). — Varsovie, J. Lisowska, 1930, 118 p.
Ce petit livre est un compte rendu modeste et réfléchi du travail
que l'auteur a poursuivi dans deux grands lycées de Varsovie. Attaché
à ces établissements en qualité de médecin et de psychologue scolaire,
il y a créé une « consultation psychologique » où sont dirigés les
élèves qui présentent quelques difficultés dans leur conduite ou
leurs études.
D'autres viennent spontanément pour résoudre un «. conflit »,
se débarrasser d'un tic, éclairer un problème sexuel. Tous, d'ailleurs. PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 853
connaissent d'avance le psychologue qui les recevra pour avoir pris
contact avec lui lors d'un examen psychologique collectif dans les
classes.
L'auteur s'inspire des idées d'Adler dont il approuve les principes
de « psychologie individuelle » sans en accepter les excès. Il est
amené ainsi à rechercher, dans chaque cas d'espèce, les sentiments
d'infériorité dont la conduite du sujet est une réaction.
Par une psychothérapie appropriée il essaie de redonner de la
confiance aux enfants découragés, et par des conseils aux parents
il cherche à agir sur l'atmosphère et l'éducation familiales. Souvent
lui incombe aussi le rôle d'intermédiaire entre l'élève et le
professeur lorsque celui-là se croit, à tort ou à raison, victime d'une
injustice. Très justement, il insiste sur l'importance des conflit;
ou des petites injustices qui semblent insignifiantes, mais agissent
sur la sensibilité de l'enfant et peuvent avoir une grosse influence
sur ses études. Trop habitué à voir dans le professeur l'autorité
suprême investie du pouvoir des sanctions, l'enfant se confie plus
facilement au psychologue qui reste en dehors de l'enseignement.
Il faut, sans doute, que les professeurs de leur côté apportent au
psychologue une collaboration sincère et une confiance sans ombrage.
C'est bien dans ces conditions qu'a travaillé l'auteur et c'est une des
raisons pour laquelle il a pu obtenir des résultats très encourageants.
D. W.
1515. - R. A. BROTEMARKLE. - Determining the Point of
Emphasis in College-Adult Level Testing (Détermination du point
principal dans I 'application de tests aux adultes à l'Université). —
.1. of appl. Ps., XV, 5, 1931, p. 462-470.
En utilisant les données accumulées dans le Service Psychologique
des « Colleges », B. a comparé les résultats fournis dans les tests par
trois groupes d'étudiants : ceux qui suivaient normalement leurs
é udes, ceux qui y ont rencontré des difficultés et durent être mo
mentanément arrêtés, et ceux qui ont échoué. Il se trouve que les
différences entre ces trois groupes ont été nulles pour des épreuves
faisant appel aux fonctions élémentaires, — mémoire immédiate
des chiffres, attention, complètement d'images, et même dans les
tests de planchette, de Ferguson, considérés comme tests d'intelli
gence et dans des tests de langage de Trabue. Par contre, les tests
mentaux plus complexes, — mots contraires, tests de jugement de
Roback semblent fournir quelque différenciation ; les tests d'appli
cation et de stabilité émotive seraient également significatifs. Il est
vrai que même là, la variabilité à l'intérieur de chacun des trois
groupes est grande. D. W.
1516. — A. D. AMOS. — Examination and Intelligence test
'.ore casts oî School achievement (L'examen et V épreuve d'intelli
gence comme base de la prédiction des aptitudes scolaires). — Br.
J. of Ed. Ps., I, 1931, p. 73-86.
En comparant les prévisions faites dans les écoles secondaires
à la suite des examens d'arithmétique et d'anglais et des tests d'in
telligence on constate que les tests sont pl^s proches des faits observés 854 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
et conservent cet avantage au cours de la première et de la quatrième
année de l'enseignement secondaire. Néanmoins pendant toute la
durée de cet enseignement la prévision la plus juste est obtenue par
une combinaison de notes des tests et de celles des examens — ce
qui laisse supposer que la réussite scolaire dépend à la lois des apti
tudes naturelles et de l'entraînement. Et ce qui prouve surtout que
les tests et les examens mesurent et analysent des groupes d'aptitudes
également importants et très différents les uns des autres.
On a des raisons d'admettre que, les facteurs essentiels du rende
ment scolaire variant d'une année à l'autre ; il est indispensable de
ne pas s'en tenir à une seule sorte de notes et d'examens.
H. A.
1517. - F. E. O. SGHULTZE. - Hochschulpädagogische Lei
stungsprüfungen. I (Examens de rendement à V école supérieure). —
E. HEISLBR. — II. Ueber die Leistungsfähigkeit von Studenten
in der Beschreibung, Typenbestimmung und Reihenbildung [De la
capacité des étudiants dans la description, dans la détermination
du type et de la série dévolution). — F. E. O. SCHULTZiE. —
III. Die pädagogische Bedeutung der Versuchsergebnisse (III.
La signification pédagogique des résultats de V expérience) . — R.
MAX. — IV. Versuche über die Leistungsfähigkeit von Studenten
im muttersprachlichen Textlesen (IV. Recherche sur la capacité
des étudiants dans la lecture des textes de langue maternelle). —
M. KEILHAÇKER. - V. Prüfung des fremdsprachlichten Tex
telesens (F. Examen de la lecture des textes étrangers). — Z. für
ang. Ps., XXXVIII, 1931, p. 177-195 ; 196-237 ; 238-248 ; 448-
483 et 484-509.
La recherche à laquelle se rapporte cette série d'articles a été
dirigée par Schultze, professeur de psychologie pédagogique à l'Uni
versité de Königsberg. Un examen qui constituait un mélange
d'examens objectifs de connaissance et d'examens d'intelligence
a été appliqué à 272 étudiants (en chimie, en droit et en lettres),
à 160 élèves des dernières classes d'écoles secondaires, à 29 agents
de police (Schupo) d'un âge moyen de 26 ans et, enfin, à 45 jeunes
recrues de la Reichswehr, âgés de 20 ans en moyenne.
Deux séries d'épreuves ont été faites à temps limité, l'une ayant
pour objet le travail d'observation et de raisonnement sur des données
concrètes (comparaison, d'après les images, des crânes de quelques
espèces de primates, détermination du type phylogénétiquement
le plus ancien et classement par ordre d'apparition dans la série
animale) ; l'autre s'adressant aux capacités verbales (compréhension
d'un texte élémentaire de science en langue maternelle ; résumé,
en langue maternelle, d'un texte étranger d'un contenu historico-
poîitique).
Un des résultats les plus curieux de cette recherche fut de montrer
l'insuffisance frappante des étudiants dans l'épreuve d'observation.
Dans l'expérience principale, le groupe de 272 étudiants s'est montré
inférieur aux agents de police ! En effet, les relèvent, en
moyenne, 3,8 caractères distinctifs des crânes contre 4,0 signalés
par les agents de police. Les jeunes recrues en donnent 3,6 ; les élèves PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 855
d'écoles secondaires (temps double) — 4,7. Dans la détermination
du type le plus ancien, le pourcentage de bonnes réponses a été :
étudiants : 63 %, agents de police : 68 %, recrues : 26 %, écoliers :
61 %. Pour la détermination de l'ordre d'apparition dans la série
animale, les chiffres de bonnes réponses ont été, pour ces divers
groupes de 54 %, de 64 %, de 17 % et de 57 % respectivement.
Ce résultat parut assez surprenant pour amener une expérience
de contrôle sur un petit groupe d'étudiants ; les résultats furent
meilleurs, mais les conditions assez divergentes pour rendre la com
paraison difficile.
Par contre, les épreuves verbales montrent une grande supériorité
des étudiants sur les primaires. Dans la compréhension du texte en
langue maternelle la différence, en faveur des premiers, est du simple
au double.
Dans l'épreuve de la compréhension des textes étrangers, un très
grand nombre d'étudiants se sont mis à une traduction littérale,
au lieu de faire, conformément à l'instruction, un résumé des idées
exprimées dans le texte. Les résultats les meilleurs ont été fournis
par ceux qui avaient choisi le latin (71 % de sujets ayant fourni des
résumés satisfaisants) ; viennent ensuite les résumés du texte fran
çais (50 % de cas de bonnes épreuves) et. en queue, les résumés de
l'anglais (27 %).
Il serait peut-être nécessaire de reprendre de tels examens avec
un nombre plus grand de problèmes, de manière à ce que le contenu
des questions ne favorise pas spécialement certains groupes de sujets.
D. W.
1518- - H. D. JENNINGS WHITE. - An Application of mental
tests to university students {Application (le tests mentaux à des
étudiants d'Université). — Br. J. of Ed. Ps., I, 1931, p. 279-295.
Afin de déterminer la dépendance possibip entre la réussite à un
test et la réussite à un examen de Faculté, l'auteur a appliqué à
1.840 étudiants en lettres, médecine, sciences, etc., un test d'intell
igence générale. Les étudiants en lettres se classèrent les premiers,
ceux en beaux-arts -les derniers et dans l'ensemble les jeunes gens
qui avaient réussi les tests passèrent aisément leurs examens de
sortie. Pour approfondir les cas exceptionnels, décevants, de ceux
qui satisfaisant à l'une des épreuves échouaient à l'autre on eut
recours à des questionnaires établis par Spearman, et relatifs à leurs
méthodes de travail. H. A.
1519. - HULSEY CASON. - The Essay Examination §nd the
New Tyye Test (U Examen préliminaire et les Tests nouveaux). —
S. and S., 874, 26 septembre 1931, p. 413-418.
Autrefois on examinait les étudiants à l'aide d'un examen prél
iminaire ; actuellement on tend de plus en plus à remplacer ce système
par la pratique des tests. L'A. n'est pas du tout convaincu que ce
nouveau système soit efficace et il pense que les tests sont une ques
tion de mode dont on abuse trop facilement : il tente de réhabiliter
l'ancien examen préliminaire en en montrant les multiples avantages
par rapport aux tests dont il conteste la valeur. L. B. 856 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1520. - E. G. WILLIAMSON. - An Analysis of Scholastic Apti
tude of Freshmen in some Private Colleges in Minnesota (Une
Etude sur Vaptitude scolaire des nouveaux élèves dans quelques
collèges du Minnesota). — S. and S., n° 881, 14 novembre 1931,
p. 674-680.
Cette enquête, remplie de documents statistiques, avait pour but
de savoir si les programmes des écoles préparatoires pouvaient
encourager les bons élèves à aller au collège et en éloigner les mauvais
et en même temps si les pronostics faits sur les bons élèves étaient
justifiés par l'expérience.
Les résultats furent satisfaisants en ce qui concerne les bons élèves
et moins bons pour les élèves moyens car parmi ceux-ci, certains
peuvent se révéler au collège et devenir très bons ou au contraire
baisser complètement. L. B.
1521. — F. E. ADEN. — Analyzing University of Colorado
Freshmen (Une Enquête sur les Etudiants entrant à l'Université
de Colorado). — V. G. M., IX, 6, 1931, p. 257-261.
Cette enquête porte sur les origines des étudiants ; les professions
de leurs parents et leur niveau d'instruction ; le métier choisi ; les
distractions préférées ; les occupations avant d'entrer à l'Université.
Elle a permis de voir l'évolution des idées de la population : autre
fois c'étaient surtout les fermiers qui envoyaient leurs enfants au
collège, maintenant ce sont les commerçants.
Les hommes choisissent la médecine, les femmes l'enseignement. occupations préférées sont, et de loin, les sports.
La plupart des étudiants travaillent au dehors, tandis que les étu
diantes ne s'occupent que de leurs études.
Cette enquête est du plus haut intérêt du point de vue de l'O. P.
et peut guider utilement les conseillers. L. B.
1522. - J. B. JOHNSTON. - Who Should go to College ? {Qui
devrait aller au Collège ?). — V. G. M., IX, 7, 1931, p. 309-315.
Si l'on examine actuellement les programmes scolaires on constate
que l'enseignement donné est le même pour tous les individus sans
souci de savoir s'ils sont aptes à l'assimiler. Les parents envoient
leurs enfants au collège plus par tradition que par nécessité.
Un grand nombre d'étudiants ne profitent pas de l'enseignement
ou en profitent mal ; par suite ils vont accroître le nombre des inca
pables et des déclassés.
Les examens d'entrée ne renseignent que très imparfaitement car
ils ne portent que sur les connaissances et non sur les aptitudes.
Plusieurs universités se sont livrées à des enquêtes approfondies
pour étudier les « possibilités » de chaque étudiant. Ce sont les résul
tats obtenus que nous expose l'A. en notant les pourcentages obtenus
aux examens d'aptitudes, et les résultats que l'on peut espérer
obtenir pour l'avenir des étudiants. L. B.
1523. - H. H. REMMERS. - Some Attributes of Superior Student;
[Quelques caractéristiques des étudiants supérieurs). — Pers. J..
X, 3, 1931, p. 167-178.
Un certain nombre de caractéristiques avait été trouvé chez un PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 857
groupe de 531 étudiants de l'Université de Purdue, ayant obtenu
des prix aux cours des années scolaires 1926-29. qui distinguerait
ce groupe d'étudiants de 300 étudiants pris au hasard. Parmi ce
meilleur groupe d'étudiants, le plus grand nombre appartient aux
écoles agricoles, ingénieurs chimistes, sciences, à des écoles ayant
les durées de travail les plus élevées. Ces étudiants sont bien
évalués par le « Purdue Personnel Rating Scale », présentent un bon
rendement dans les tests d'entrée, aiment moins le sport que les
autres étudiants, ont le poids de leur corps plus élevé par rapport
aux autres, leur âge d'entrée è l'école est plus bas. Enfin, ils pro
viennent dans la majorité des cas de parents exerçant une
fession spécialisée, et ayant un ou deux enfants. B. N.
1524. — F. M. GILLIS. — Correlates of Intelligence in College
Students {V Hérédité de V Intelligence chez les Etudiants) . — S. and S.,
869, 22 août 1931, p. 266-270.
Cette enquête avait pour but de connaître la corrélation qui exis
tait entre l'intelligence des étudiants, évaluée d'après les tests, et la
profession de leur père. Les résultats exposés dans des tableaux sta
tistiques donnent les valeurs trouvées pour les meilleurs étudiants,
pour les moins bons et pour les moyens, avec les professions corre
spondantes. L. B.
1525. - F. B. DILLEY. - Scholastic Records oî Students Failing
a General Intelligence Test {La Valeur scolaire des Etudiants qui
échouent au Test d'Intelligence générale). — S. and S., n° 844,
28 février 1931, p. 311-314.
Les tests d'intelligence dont on use et abuse, ont-ils une valeur
réelle ? L'A. a fait une enquête à ce sujet et nous donne des tableaux
très complets des résultats obtenus. Sans attacher une valeur absolue
aux tests on remarque que ceux qui ne les ont pas réussis
sont rarement parmi les meilleurs, mais ils peuvent réussir normale
ment. Donc le test d'intelligence ne doit pas être un moyen limitatif
absolu. L. B.
1526. - J. A. CEDERSTROM. - Repeaters at the College Level
{Les redoublants à V Université). — J. of appl. Ps., XV, 4, 1931,
p. 411-417.
L'enseignement universitaire américain étant organisé d'une façon
plus scolaire, les étudiants y suivent des « classes », sanctionnées par
des examens et que parfois, ils sont obligés de redoubler. Pour des
cours de zoologie, l'A. a préparé des tests de connaissance dans le
squels il a comparé le rendement des étudiants redoublants et des
autres. Le rendement initial des redoublants s'est montré légèrement
supérieur à la moyenne des étudiants réguliers, mais les tests de fin
de cours ont donné des résultats inverses. Les tests d'aptitudes de
l'Université de Minnesota semblent prévoir assez bien le rendement
universitaire ultérieur, puisque sur 35 redoublants, dont les résultats
ont été connus, 16 appartenaient au quartile inférieur dans le test
d'aptitude, 8 au 3e quartile et 11 seulement aux deux 1er8 quartiles.
Mais les progrès des redoublants ne semblent pas en corrélation étroite
avec les résultats de leurs tests d'aptitude. D. W. 858 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1527. — H. L. MENZEL. — Zur Psychologie des Werkstudenten
{La Psychologie de V étudiant travailleur). — Ind. Psychot., VIII,
12, 1931, p. 372-374.
Sous le nom de « l'étudiant travailleur », l'auteur comprend les
jeunes gens qui prennent part à la vie professionnelle pendant leurs
études. Il est rare que cette participation ait pour but autre chose
que la simple nécessité de gagner de l'argent pour vivre et pour payer
les études. De tout temps, il y a eu des étudiants obligés de travailler,
mais le vrai « étudiant-travailleur » comme type, n'apparaît qu'après
la guerre, Les avantages de cette activité sont faciles à voir : le jeune
homme acquiert des connaissances pratiques, une expérience de la vie
active, mais d'autre part, étant obligé de rendre une partie de son
temps et de son énergie, il fait passer l'étude au second plan. Le
besoin de travailler tue l'intérêt pour les études. En 1923, 60.000
étudiants en Allemagne, soit 50 % sont obligés de gagner leur vie.
Le nombre a diminué depuis, à cause des conditions économiques
changées. D. M.
1528. - K. C. GARRISON et M. MANN. - A study of the opinions
of college students [Etude des opinions d'étudiants). — J. of Soc.
Ps., II, 2, 1931, p. 168-177.
Cet article vient s'ajouter à une série d'études, faites sur les étu
diants d'universités américaines, concernant leurs opinions en diffé
rents domaines : religieux , social, économique, etc.. et au point de
vue de la nature, de la variabilité.
Les auteurs exposent leurs propres recherches, au sujet du degré
de certitude accordé par les étudiants de Ie, 2e, 3e, et 4e année, à
diverses opinions proposées. Les réponses sont 2, 1, 0, — 1, — 2, su
ivant l'intensité de leur conviction, leur incertitude, ou leur opposi
tion plus ou moins nette aux déclarations qui leur sont soumises.
Les réponses catégoriques ou dubitatives sont à peu près également
réparties à travers tous les âges et il ne paraît pas y avoir une i
nfluence marquée des cours suivis par les différents groupes. Mais en
classant les déclarations qui se rapportent à des sujets de même
nature ; religion, politique, on trouve des différences notables suivant
les âges. On relève plus de contradictions dans les opinions religieuses
des élèves de première année et une attitude moins libérale que chez
les aînés de quatrième. Au point de vue économique, les étudiants
âgés sont plus conservateurs et plus affirmatifs.
Des tableaux détaillés donnent, pour chaque forme d'opinions, le
pourcentage de réponses adoptées par groupe. J. M.
1529. - R. A. BROTEMARKLE. - The Development of Personality
at the College- Adult Level [Développement de la personnalité de
l'étudiant). - Pers. J., IX, 1931, p. 455-465.
Description et analyse du système éducatif, adopté par l'université
de Pensylvanie, dont le but est de former chez les étudiants une
personnalité bien adaptée à la vie sociale.
Dans l'organisation de l'éducation, l'auteur distingue trois pé
riodes, ayant chacune des méthodes et des buts appropriés. La pre
mière période, c'est la période préuniversitaire, dont le but est PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE. APPLICATIONS PÉDAGOGIQUES 859
d'éveiller et de maintenir l'intérêt de l'élève pour l'école supérieure.
La seconde période est la période universitaire. Au cours de cette
période, il s'agit de bien sélectionner et orienter les étudiants, les
guider au cours de leur vie scolaire, d'utiliser toutes les organisations
scolaires pour obtenir le maximum de développement de la personnal
ité de l'étudiant. Dans la troisième période, période post-scolaire,
on doit à l'aide des organisations (associations d'anciens élèves,
bureaux de placement, etc.), continuer le individuel
commencé à l'université. B. N.
1530. — C. R. Me RAE. — Teaching students to study (Enseignement
de V étude aux étudiants). — Austr. J. of Ps., IX, 4, 1931, p. 294-298.
L'utilité d'enseigner aux étudiants une méthode de travail est mise
en évidence par l'amélioration apportée dans les résultats de 16 sujets
après un an d'entraînement à l'organisation rationnelle de leurs
études, au point de vue des conditions physiologiques et psycholo
giques ; 10 étudiants marquent un progrès important, 6 sont station-
naires ou légèrement inférieurs à l'année précédente et la moyenne
générale est augmentée de 6 %. J. M.
1530 bis. — C. J. ADGOCK. — The school leaving age with reference
to the better co-oidination of work and education [Age de la fin
de la scolarité envisagée au point de vue des meilleures conditions de
travail et d'éducation). — Austr. J. of Ps., IX, 4, 1931, p. 284-293.
A. est favorable à la prolongation de la scolarité qui pourrait être
un avantage au point de vue économique, la diminution de la période
de travail de l'individu étant largement compensée par l'améliora
tion de son rendement qu'assurerait une meilleure formation. Il cr
itique l'organisation actuelle de l'enseignement qui ne prépare pas à la
vie de travail généralement réservée, et tend à donner une forme de
culture rapidement effacée, quand l'activité de l'adulte n'entre pas
dans certains cadres déterminés. A la suite d'une enquête faite auprès
de 162 adolescents, il constate que, dans la majorité des cas, entre
13 et 14 ans, naît le goût de l'indépendance précisé par un vif désir
de gagner de l'argent, en même temps qu'un attachement à l'étude
de plus en plus intense.
Tl croit possible une conciliation et propose un programme d'étude :
à 14 ans, réduction de la journée scolaire à 3 ou 4 heures, permettant
aux élèves de faire un travail productif, une partie de l'enseignement
se rapportant à ce travail et une partie à la culture générale. A 18 ans,
travail scolaire réduit à 3 demi-journées par semaine ; à 21 ans, il
devient facultatif, sous la forme de cours d'adultes, groupes d'éducat
ion organisés sous la direction du gouvernement. J. M.
1531. - J. G. JENKINS. - Students' Use of Time [L'emploi du
temps des étudiants). — Pers. J., X, 4, 1931, p. 259-264.
D'après les réponses de 125 étudiants de l'université de Iowa,
indiquant la distribution de leur temps au cours d'une semaine, ce
temps se distribue de la façon suivante.
56.63 heures par semaine pour le sommeil.
20,79 par le travail en classe.