//img.uscri.be/pth/1962d26b812d4875f0af398d563fc5cb3c3a9220
La lecture en ligne est gratuite
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres
Télécharger Lire

Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmissions héréditaires. - compte-rendu ; n°1 ; vol.35, pg 411-419

De
10 pages
L'année psychologique - Année 1934 - Volume 35 - Numéro 1 - Pages 411-419
9 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Voir plus Voir moins

b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmissions héréditaires.
In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 411-419.
Citer ce document / Cite this document :
b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmissions héréditaires. In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 411-419.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1934_num_35_1_5295PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 411
b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmissions héréditaires1
440. — R. RABUT. — Application du test P. V. à des adultes. Essai
de comparaison dans divers milieux. — B. S. A. B., XXXIII,
288-289, p. 95-108.
Tous les sujets ont été des femmes. Groupes généralement assez
restreints, composés soit de travailleuses de rangs divers (manœuvres,
ouvrières spécialisées, contremaîtresses, domestiques, couturières,
vendeuses, employées de bureau), soit e prostituées. Voici les
résultats obtenus :
Nombre Age mental
Catégorie de sujets moyen
Manœuvres 11 11 ans 2 mois
11 _ 4 _ Ouvrières spécialisées 30
11 — 5 — Contremaîtresses 6
10 — 3 — 30 Domestiques
12 — 6 — Couturières 5
19 1 Vendeuses 10
A XX. 0 Q J Employées de bureau 48
11 — 8 — Soit en tout 140
10 — 2 — Prostituées insoumises ... ; 50
10 — 7 — vivant en maisons 132
Les différences (qui seraient à vérifier sur des groupes plus
étendus) sont intéressantes, comme aussi l'analogie entre l'âge mental
des domestiques et celui des prostituées, qui n'étonne pas d'ailleurs
si on se rappelle que les domestiques fournissent le plus gros contin
gent au recrutement de la prostitution. M. F.
441. — S. M. MATHEWS. — The effect of mothers' out-of-home
employment upon children's ideas and attitudes (L'effet produit
sur les idées et les attitudes de l'enfant, par le travail de la mère
hors de la maison). — J. of appl. Ps., XVIII, 1934, p. 116-136.
D'après les réponses à un questionnaire de 568 enfants, le fait
que la mère travaille hors de la maison ne modifie pas sensiblement
l'attitude psychologique de ces enfants. Les enfants ne semblent pas
être malheureux et déprimés par ce fait, ils s'adaptent à la situation,
n'en ayant jamais connu d'autre. B. N.
442. — M. R. HARROWER. — Social status and the moral develop
ment Of the Child (Le rang social et le développement moral de
V enfant). — Br. J. of Ed. Ps., IV, 1, 1934, p. 75-95.
L'auteur a posé les questions de Piaget sur la punition et la triche
rie d'une part aux élèves d'une école primaire municipale de Londres
et d'autre part à des enfants d'un milieu social supérieur. Alors que
les réponses du premier groupe étaient à peu près semblables à
celles obtenues par Piaget, celles du second groupe ne pouvaient
en aucune manière rentrer dans son classement.
Il faut en conclure, ou que les étapes de développement fixées
1. Voir aussi les N«9 411, 537, 542, 725, 842, 1408, 1409, 1513. 412 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
par Piaget sont plus caractéristiques de certains groupes sociaux
que du développement universel de l'individu, ou que dans certains
milieux ce est accéléré au point de faire franchir très
vite et très tôt les étapes prévues. H. A.
443. — F. KRENN. — Untersuchungen über die Verteilung, Ablenkb
arkeit und Umstellungsfähigkeit der Aufmerksamkeit an Land-
Und Stadtbewohnern (Études sur la distribution de Vattention,
la distraction et la capacité de changer l'attitude, chez les campa
gnards et les citadins). — Psychot. Z., IX, 3, 1934, p. 84-90.
Trois tests d'attention ont été appliqués à un groupe de 30 paysans
et de 12 ouvriers citadins : 1) test d'attention distribuée, on demand
ait au sujet en même temps de lire un texte et de faire des dessins
dans l'ordre déterminé sur le papier ; 2) test de résistance à la dis
traction, barrage de lettres d'abord dans un texte composé de syllabes
privées de sens, ensuite dans un texte composé de mots sensés, mais
groupés dans des phrases privées de sens logique et enfin, dans un
texte sensé ; 3) test de changement d'attitudes — • le couple de lettres
à barrer était modifié toutes les deux minutes. D'après les résultats,
les ouvriers citadins se sont montrés meilleurs dans le premier
test (attention distribuée). Dans le second test (résistance à la
distraction) les paysans, tout en donnant un nombre total moindre
de signes barrés, se sont montrés moins distraits par le contenu
du texte, que les ouvriers. Ils se sont montrés également meilleurs
dans le test de changement d'attitude. Cette facilité de s'adapter à
des tâches nouvelles ainsi que la stabilité de l'attention des paysans
serait une condition importante pour la bonne réussite dans le
travail agricole. B. N.
444. — P. R. FARNSWORTH. — Familiarity with the names of
musicians (La connaissance des noms de musiciens). — J. of
appl. Ps., XVIII, 1934, p. 97-102.
On a demandé à 300 étudiants d'indiquer parmi 90 noms de
musiciens les 30 plus connus par eux, les 30 moins connus et les 30
presque inconnus. Les listes ainsi construites par les étudiants étaient
très comparables les unes aux autres. On aurait ici la possibilité
d'étudier l'influence psychologique du milieu sur l'individu.
B. N.
445. — ■ D. HARRIS. — Group differences within a University
(Différences entre les groupes dans une Université). — J. of Abn.
Ps., XXIX, 1, 1934, p. 95-102.
Les résultats du questionnaire d'Allport-Vernon pour l'étude des
valeurs, rempli par 338 étudiants et 42 membres de la faculté mont
rent que des différences significatives apparaissent entre les profils
des divers groupes : les des Beaux-Arts ont sur les valeurs
théoriques et esthétiques des notes plus hautes que les étudiants de
l'école commerciale ou que les futurs ingénieurs, des notes plus
basses sur les valeurs politiques. Même chose pour les membres de la
Faculté par rapport à l'ensemble des étudiants. Les étudiants qui
préparent la Médecine obtiennent de meilleures notes que ceux qui PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 413
préparent le Droit sur les valeurs théoriques, de plus basses sur les
valeurs politiques. Les étudiants juifs sont meilleurs que les protes
tants ou les catholiques sur les valeurs esthétiques, moins bons sur les
valeurs religieuses. Les moins bonnes notes des étudiants ont été
reçues pour les valeurs religieuses. J. F.-W.
446. — The physical and mental abilities of the American Negro
(Habiletés physiques et mentales du nègre américain), — Journal
of Negro Education, III, 3, 1934. Yearbook Number III, p. 319-
564.
Dans cet annuaire sont réunies une série d'intéressantes études, et
une liste bibliographique de 319 travaux.
Dans une introduction, T. R. Garth, spécialiste des études compar
atives raciales, pose d'une façon générale le problème de la psycholog
ie de la race, tandis que Gh. S. Johnson et H. M. Bond relatent les
principales recherches relatives aux différences d'origine raciale
effectuées avant 1910.
C'est à l'examen critique des recherches poursuivies depuis 1910
qu'est consacrée la première partie de l'ouvrage.
Au point de vue physique M. M. Cobb, l'anatomiste, traite de la
constitution du nègre américain (intermédiaire entre ses ancêtres
africains et les types indiens ou blancs) et M. J. Herskovits procède
à une discussion critique de « l'hypothèse du mulâtre » selon laquelle
le mélange racial a, ou bien des effets délétères (infériorité par rapport
aux types purs) ou au contraire une action amélioratrice,
concluant que les lois mendéliennes s'appliquent de la même manière
à l'intérieur d'une race donnée ou dans les mélanges sociaux.
Au point de vue mental, après des considérations méthodolog
iques de J. Peterson, les différences entre nègres et blancs sont exa
minées au point de vue des aptitudes spéciales par R. P. Daniel, de
l'intelligence générale par Saint-Glair Price, du succès scolaire par
D. A. Wilkerson, la conclusion commune étant, ou l'absence de diffé
rences systématiques, ou l'influence de conditions du milieu plus
importantes que celle de la race, et c'est ce point qui est développé
par Klineberg dans son chapitre sur les facteurs culturels dans la
réussite des tests d'intelligence.
Enfin S. P. Rosenthal conclut aussi à la non-existence de diffé
rences raciales réelles dans la susceptibilité vis-à-vis des maladies
mentales.
Après ces exposés documentaires, des conclusions scientifiques
sont apportées dans une 2e partie par R. Pintner, Fr. N. Freeman,
C. B. Smith (exposé d'une méthode de recherche pour reprendre la
question), W. F. Dearborn et H. Long (résumé général de tout l'e
nsemble des études), après les résultats d'une enquête où la question
des différences raciales fut posée à 169 savants américains, des
réponses ayant été obtenues de 129 (77 psychologues, 30 pédagogues
et 22 anthropologistes et sociologues), 62 % considérant qu'il n'est
pas possible de conclure de façon nette, 19 % qu'il y a une infériorité
des nègres et 19 % qu'il y a équivalence mentale.
D'une manière générale le travail aboutit à montrer qu'il n'est
pas valable de fonder une inégalité de traitement sur une différence ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 414
de race. Car,' même si l'on admet que l'intelligence moyenne d'une
population nègre est un peu inférieure à blanche, le chevauchement des populations est considé
rable, en sorte que de nombreux nègres sont supérieurs à la moyenne
des blancs, et de blancs inférieurs à la moyenne des
nègres. H. P.
447. — J. R. PATRICK et V. M. SIMS. — Personality differences
between negro and white college students, North and South (Diffé
rences de personnalités entre étudiants nègres et blancs dans le
Nord et le Sud). — J. of Abn. Ps., XXIX, 2, 1934, p. 181-201.
L'inventaire de la personnalité de Bernreuter a été donné à
240 étudiants blancs et à 177 étudiants nègres des universités d'Ohio
et d'Alabama, pour déterminer les différences qui peuvent exister
entre les deux races, et entre les nègres du Nord et du Sud.
Les résultats indiquent que les forment un groupe plus
homogène que les blancs du point de vue de la personnalité. Les
hommes noirs semblent être plus indépendants que les blancs, les
négresses plus indépendantes et moins nerveuses que les blanches,
données qui contredisent une étude de Me Fadden et Dashiell en 1923,
et sont plus ou moins en accord avec celles de Bernreuter. h' intro
version est d'ailleurs la seule différence raciale statistiquement valable
et elle est plus grande chez les blancs que chez les noirs. Les blanches
du Nord semblent plus dominantes et indépendantes que celles du
Sud, les blancs du Nord plus introvertis que ceux du Sud ; les négresses
du Nord au contraire plus introverties et nerveuses que celles du Sud,
les nègres du Nord plus dominants que ceux du Sud.
L'A. veut-il voir un rapport de réciprocité entre la domination
d'un sexe et l'introversion de l'autre chez les noirs comme chez les
blancs ? J. F.-W.
448. — A. S. BECKHAM. — A Study of race attitudes in negro
children of adolescent age (Étude des attitudes raciales chez les
nègres adolescents). — J. of Abn. Ps., XXIX, 1, 1934, p. 18
29.
L'A. a donné un questionnaire à remplir à 450 nègres : 250 ado
lescents non délinquants, 100 adolescents délinquants, et de plus
100 adultes, pour déterminer leur attitude envers le préjugé de la
race. Voici les résultats :
L'âge moyen pour la première humiliation est entre 11 et 12 ans,
mais elle n'est pas toujours présente. Lorsqu'elle se produit, l'effet le
plus général est la rancune, accompagnée d'autres états affectifs chez
les délinquants. Elle est suivie chez les adultes du désir de se venger et
d'éduquer les autres races sur la futilité du préjugé de race ; chez les
enfants non délinquants, elle éveille l'ambition ; chez les délinquants,
l'antagonisme et l'indifférence. L'événement cause de cette première
expérience humiliante est le plus souvent une expérience désagréable
personnelle.
La majorité des adolescents est d'avis que les instituteurs blancs
sont toujours justes envers les élèves nègres ; une minorité des ad oies- PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 415
cents et 40 % des adultes les trouvent injustes, particulièrement en
donnant les notes et en évaluant les situations. Des discussions sur les
préjugés de race sont fréquentes dans 70 % des familles des adultes,
et dans 20 % de celles des adolescents-. J. F.-W.
449. — B. F. HAUGHT. — Mental growth of the Southwestern
Indian (Le développement mental des Indiens du Sud- Ouest). —
J. of appl. Ps., XVIII, 1934, p. 137-142.
D'après le rendement dans les tests d'intelligence (Pintner
Cunningham, National Intelligence test, et test collectif d'intell
igence de Terman) les Indiens se sont montrés inférieurs aux blancs.
L'étude a porté sur un groupe d'écoliers indiens de 6 à 16 ans. Le
retard mental des indiens (par comparaison avec les blancs du même
s'accentue avec l'âge. B. N.
450. — T. R. GARTH et H. D. JOHNSON. — The intelligence and
achievement of Mexican children in the U. S. ( V et les
succès des enfants mexicains aux États-Unis). — J. of Abn. Ps.,
XXIX, 2, 1934, p. 222-229.
Le test des Classifications d'Otis donné à 683 enfants mexicains
d'écoles du Texas et du New-Mexico (338 garçons et 345 filles)
montre que l'âge mental et l'âge d'éducation pour une classe donnée
sont au-dessous des normes des enfants américains ; quoique l'âge
d'éducation soit légèrement plus haut que l'âge mental pour une
classe, le retard de l'éducation est grand (68,8 %).
Le Q. I. du groupe est 83,02 (Otis) et 79,6 (Terman), et le médian
de l'âge d'éducation (85,5) est plus haut que le médian du Q. I. Le
« rapport d'accomplissement » (rapport du Q. I. à l'âge d'éducation)
est 107,5, plus haut que celui des enfants américains (100). L'accom
plissement et l'intelligence montrent une haute corrélation (0,80),
tandis que et les notes de classe n'ont qu'une corrélation
de 0,56. J. F.-W.
451. — J. M. COOPER. — Mental disease situations in certain
cultures (Troubles mentaux dans certaines cultures). — J. of
Abn. Ps., XXIX, 1, 1934, p. 10-17.
L'A. condense ici les données concernant incidence, étiologie et
types de troubles mentaux trouvés dans 5 civilisations primitives : les
Crée de l'Est (Hudson Bay), les Fuégiens, les Esquimaux du Groenl
and, les Sibériens arctiques et les Malais (ces deux derniers peuples
étant ethnologiquement parents). Ces données, encore trop maigres,
semblent montrer que la plupart des troubles mentaux ont chez les
primitifs mêmes fréquence, étiologie et formes que chez les civilisés,
et qu'il n'y a pas de rapport significatif entre les troubles (particuli
èrement l'hystérie) et l'hérédité raciale, le milieu et le niveau culturel.
Le facteur le plus important semble être les formes culturelles prédo
minantes dans un milieu donné.
L'A. souhaite que davantage de psychiatres de formation anthro
pologique puissent enrichir nos connaissances sur ce sujet.
J. F.-W. 416 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
452. — L. W. PARR. — Taste blindness and race («. Cécité gustatwe »
et race). — J. of Heredity, XXV, 1934, p. 186-190.
On sait que certaines personnes ne perçoivent pas l'amertume de
la phénylthiocarbamide.
L'auteur a recherché la fréquence de ces agueusies dans des
groupes divers, de Chinois, d'Indiens, de Nègres, de Juifs, d'Armén
iens, d'Arabes, etc. La fréquence la plus grande est de36, 5 % chez les
Arabes, et la fréquence minima de 6 % chez les Chinois. H. P.
453. — L. G. KILBORN et G. T. BECH. — The incidence of color
blindness among the Chinese (La présence de la cécité chromatique
chez les Chinois). — Science, LXXIX, 1934, p. 34.
En faisant passer les tests d'Ishihara à des étudiants chinois, les
auteurs en ont trouvé 6,3 % présentant l'achromatospie, complète ou
incomplète, au rouge-vert. En tenant compte des données déjà
fournies par Chang, on pourrait fixer à 6,5 % dans la population
chinoise masculine la proportion de dyschromatopsies, et à 1,7 % dans
la population féminine. H. P.
454. — CH. BUHLER. — El Nen i la Familia (L 'enfant et la famille).
— R. de Ps. i P., I, 2, 1933, p. 136-149.
Après avoir résumé l'état actuel des connaissances sur le déve
loppement social de l'enfant, l'auteur expose les dernières recherches
faites par l'Institut Psychologique de Vienne, qui ont porté princ
ipalement sur les modifications individuelles conditionnées par l'héré
dité et par l'entourage familial.
Ces recherches ont été faites pendant 6 mois auprès de divers
enfants et de leur famille. Elles ont montré que l'attitude de l'enfant
peut être : d'une part, envers sa famille, positive, négative ou
indifférente ; d'autre part, vis-à-vis de sa famille en relation avec
d'autres personnes : favorable ou hostile.
L'A. énumère, avec des exemples, les différentes répercussions que
peuvent avoir sur l'enfant, dans chaque cas, les attitudes de la famille.
L. B.
455. — A. I. HALLOWELL. — Culture and mental disorder (La
culture et les troubles mentaux). — J. of Abn. Ps., XXIX, 1, 1934,
p. 1-9.
Des observations sur les Indiens du Manitoba et de l'Ontario,
entre autres les Saulteaux de Berens River, montrent que les facteurs
culturels ont une influence sur l'etiologie des troubles mentaux des
populations. Certains cas de zoophobie, et la « psychose wihtigo »
qui correspond à quelques types mal définis de comportement plus
ou moins anormal, peuvent être au moins partiellement expliqués
par les croyances de ces Indiens. D'autre part, certaines psychoses
sont tout à fait comparables à celles d'autres cultures. Enfin, des
troubles mentaux peuvent être attribués aux difficultés surgies de
l'influence des Blancs et aux conflits de race. J. F.-W.
456. — E. B. HURLOCK et L. G. MC DONALD. — Undesirable
behavior traits in junior high school students (Les défauts de la PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 417
conduite chez de jeunes étudiants d'écoles supérieures). - — Child
dev.. V, 1934, p. 278-290.
On a étudié dans une école juive de New- York les principales
formes de conduite défectueuse entre 11 et 14 ans. Les maîtres ont
constitué pour chaque élève une fiche individuelle d'après une liste
uniforme de 37 défauts. Le point culminant des défauts signalés est
12 ans pour les filles, 14 pour les garçons. L'article contient une statis
tique détaillée pour les différents défauts aux différents âges et
une étude de leurs corrélations particulières. P. G.
457. — E. L. HOFFEDITZ. — Family resemblances in personality
traits (Ressemblances familiales dans les traits de personnalité). —
J. of Soc. Ps., V, 2, 1934, p. 214-227.
Les réponses fournies par les membres de 100 familles au test de
Bernreuter : Inventaire de la personnalité, ont été analysées comme
indices de tendances possibles à la nervosité, à la suffisance et au désir
de domination.
Les pères et les fils se sont montrés moins enclins que l'élément
féminin à la nervosité et davantage à la suffisance et à la domination ;
et ceci de manière d'autant plus frappante qu'ils étaient moins âgés.
Dans l'ensemble des réponses, on trouve un rapport extrêmement
faible entre les résultats donnés par les membres d'une même famille
(r compris entre 0,08 et 0,28), excepté dans les cas où 2 frères ou
2 sœurs ont été comparés.
L'influence des parents sur les enfants se manifeste relativement
peu, quels que soient l'âge des parents à la naissance de l'enfant
ou la gravité d'une tendance constatée chez l'un d'eux. On n'observe
que peu de traits communs aux conjoints qui se révèlent d'autant
plus dissemblables qu'ils ont un plus long temps de vie commune,
contrairement à ce qui est généralement admis. J. M.
458. — CE. PALMER. — Age changes in the physical ressemblance
of siblings (Changements apportés par Vâge dans la
physique de frères et sœurs). — Child dev., V, 1934, p. 351-360.
Une statistique portant sur de très nombreux enfants de 7 à
12 ans, suivis pendant 5 ans, montre que la taille et le poids de
frères et de sœurs, comparés aux mêmes âges, sont de moins en
moins semblables, à mesure qu'ils avancent en âge. D'autre part,
les enfants qui ont des frères et des sœurs ont une taille et un poids
moyens inférieurs à ceux de l'ensemble des enfants du même âge et
leur variabilité est aussi moins grande. P. G.
459. — G. H. FISCHER. — Strukturvergleichende Untersuchungen
an Eltern und Kindern (Recherches de structure comparée sur les
parents et sur les enfants). — Z. f. Ps., GXXXIII, 1934, p. 233-246.
Communication provisoire sur des recherches en cours sur l'héré
dité dans la structure individuelle du caractère, conçue d'après les
idées de Jaensch. Les recherches faites dans les écoles de Cassel et
de Marburg portent sur 3 couches de la personnalité : élémentaire
(tempo personnel), moyenne (perception de l'espace) et supérieure
(imagination, attention, association). Il y a des types purs qui se
l'année psychologique, xxxv 27 418 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
classent de la même façon dans les 3 sortes d'épreuves et des types
mixtes où l'une des couches subit l'influence d'autres types de
structure. Cependant, ces épreuves faites sur les enfants et sur leurs
parents, conduiraient à certaines conclusions sur les lois de la combi
naison héréditaire des structures et sur les conditions de leur variab
ilité. P. G.
460. — ELISABETH HEGKER. — Genealogische Untersuchungen
an Schwachsinnigen (Recherches généalogiques sur des débiles). —
Z. f. g. N., CIL, 1934, p. 591-620.
L'auteur a cherché des débiles dans les familles de 7 débiles,
41 imbéciles et 39 idiots, en tout 87 cas qu'il a divisés en 2 grands
groupes : les débilités endogènes (61 cas) et les débilités exogènes
(26 cas).
Voici les pourcentages des débiles parmi les frères et les sœurs :
dans le groupe endogène 29,87-%, dans le groupe exogène 14,86 % ;
parmi les demi-frères et sœurs du groupe endogène 33,38 %, dans le
groupe exogène 26,66 % ; parmi les parents du groupe endogène
34,16 %, dans le groupe exogène 21,15 % ; parmi les oncles et tantes
du groupe endogène 12,85 %, dans le groupe exogène 11,60 % ;
parmi les cousins du groupe endogène 12,19 %, dans le groupe
exogène 8,55 %. Dans le cas où les 2 parents des débiles sont norma
lement doués, il existe 20 % de débiles parmi les frères et les sœurs
dans le groupe endogène et 15,55 % dans le groupe exogène. Là où
l'un des parents est débile le pourcentage du premier groupe s'élève
à 33,33 %, celui du deuxième groupe à 13,78 %. Là où les 2 parents
sont débiles, on compte 45,94 % de débiles dans le groupe de débilités
endogènes. Parmi les débiles exogènes on n'a pas trouvé de cas où les
2 parents soient débiles. D'une façon générale, la débilité est plus
fréquente dans les lignées latérales que dans la population moyenne.
Au point de vue social, les parents sont des manœuvres dans la
grande majorité des cas, avec quelques artisans et quelques petits
fonctionnaires. J. A.
461. — G. HILDRETH. — Occupational status and intelligence
(Occupations des parents et intelligence des enfants). — Pers. J.,
XIII, 3, 1934, p. 153-157.
L'intelligence des enfants (600 élèves des écoles communales et
600 élèves des écoles privées) a été étudiée à l'aide des tests de Binet-
Stanford. Les quotients d'intelligence obtenus ont été comparés avec
les professions exercées par les parents. Cette comparaison a montré
que pour les différents groupes professionnels ce quotient pouvait
varier entre 70 et 120. Cependant, on voit prédominer les valeurs
élevées de ce quotient chez les enfants dont les parents exercent
des professions classées dans les premiers rangs d'après Taussig.
Les valeurs médianes des QI se distribuent de la façon suivante :
Carrières libérales 113, employés, administrateurs et commerçants
107,5, travailleurs qualifiés, employés de bureau 97,5, travailleurs
de qualification moyenne 84, travailleurs non qualifiés 75,7.
B. N. PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 419
462. — N. KRYSGHOWA et W. ABOWJAN. — Zur Frage der
Heredität der Pseudohypertrophie Duehenne (Sur le problème
de V hérédité de la pseudohypertrophie de Duehenne). — Ar. f.
P. u. N., CI, 1933-1934, p. 421-426.
Il s'agit d'un cas où l'affection apparaît dans 4 générations
successives et où elle se transmet par des mères apparemment
bien portantes à des sujets de sexe masculin dans une proportion
de 7 : 6. Une mère examinée révèle des traits d'un état latent hétéro
zygote. L'étude de l'arbre généalogique de la pseudohypertrophie
du type Duehenne indiquerait ainsi qu'il faut admettre, suivant l'avis
de Dawidenkow, qu'on est en présence d'une hérédité récessive liée
au sexe. J. A.
463. — R. SAUDE K. — A British pair of identical twins reared
apart (Des jumeaux anglais élevés séparément). — Char, and Pers.,
III, 1, 1934, p. 17-39.
Les conclusions auxquelles un examen très complet de ce nouveau
cas de jumeaux élevés séparément a permis d'aboutir sont les
suivantes :
1) Les différents tests d'intelligence montrent une étroite simi
litude intellectuelle qui pourrait s'expliquer par le fait que ces 2 jeunes
gens de 20 ans sont d'un niveau intellectuel moyen assez fréquent ;
2) En ce qui concerne les tests de personnalité, les jumeaux diffè
rent assez nettement : l'un apparaît plutôt comme un extroverti
sociable, assez bien adapté ; l'autre au contraire est davantage un
introverti, moins bien adapté.
Néanmoins les différences des deux personnalités dans tous ces
tests (Rorschach, Pressey, etc.) est plutôt une différence de degré que
d'espèce qui tient non seulement à la nature des épreuves mais au
fait que ces jumeaux séparés lorsqu'ils avaient 1 mois furent réunis
et vécurent ensemble à partir de l'âge de 10 ans ;
3) Dans la mesure où l'analyse de l'écriture peut aider à l'analyse
générale de la personnalité émotionnelle du sujet, il faut reconnaître
que l'écriture des 2 jeunes gens ne présente à peu près aucune simi
litude.
Et dans l'ensemble l'observation de ce cas permet d'affirmer
qu'il y a entre ces jumeaux de plus grandes ressemblances d'intell
igence que de sensibilité. H. A.
5° Psychologie pathologique
a) Généralités. Symptomatologie. Syndromes divers
Caractérologie pathologique. Thérapeutique1
464. — EMILIO MIRA Y LOPEZ. — Manual de Psiquiatria. —
In-8° de 750 pages. Barcelone, Salvat, 1935.
Professeur de Psychiatrie à l'Université de Barcelone, E. M. a
tenu à appuyer son enseignement d'un manuel qui, excellemment
rédigé, rendra les plus grands services.
1. Voir aussi les N08 52, 189, 429, 451, 455, 698, 1076, 1095, 1125.