Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 45,00 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Big Data: comment les 3 V bousculent les codes

De
35 pages
Placé cette année presque tout au sommet de la courbe des tendances de Gartner, le big data est le sujet numérique hype par excellence en 2013. Il y a 3 ans, il ne figurait pourtant même pas sur cette courbe, avant qu’une étude McKinsey de juillet 2011 n’explique le potentiel de l’exploitation des données, que nombre d’observateurs se sont depuis mis à qualifier « d’or noir ». Tout responsable informatique chevronné nous dira pourtant les entreprises ont depuis longtemps été confrontées à de grandes quantités de données, alors quel est le « technology trigger » qui a propulsé le big data sur toutes les présentations ?
Il suffit pour répondre de reprendre l’une des définitions les plus courantes du terme, proposée par Gartner en 2001, et reposant sur trois « V », à savoir une croissance forte, voire exponentielle des volumes, des vitesses de captation et de traitement, ainsi que de la variété des données. Cet accroissement, poursuit Gartner, exige de nouveaux procédés de traitement de l’information, plus efficaces et capables d’appuyer les décisions des décideurs économiques.
Cette lettre analyse les leviers technologiques qui font évoluer un marché de la donnée qui pèse aujourd’hui 5 à 6 Mds $ dans le monde, et autour de 50 Mds à horizon 2017-2018, selon différentes estimations.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

LETTRE DE VEILLE #15
Comment les 3V
bousculent les codes3—Editorial
4—Enjeux
STRUCTURER
LA FILIÈRE
Cadrage - par l’Idate
6—Technologies, acteurs et marchés : vers les données non structurées
Groupement professionnel - Charles Huot, Alliance Big Data
8—« L’innovation dans le big data réside dans les business models que l’on crée autour »
Formation
10—Qui es-tu, data-scientist ?
11—Un jeune data scientist français en Silicon Valley
Formation - Stéphan Clémençon, Institut Mines Télécom
12—« Les profils actuels des ingénieurs
12—informaticiens doivent s’améliorer »
Regard- Françoise Soulié-Fogelman
14—« L’intérêt porté au big data dépend énormément des pays »
International - Matthias Fille, CCI Paris Ile-de-France
16—« Les industries techno-users aux Etats-Unis sont demandeuses d’applications verticales »
LES SECTEURS
D’APPLICATION
Energie - Georges Hébrail, EDF R&D
19—« La nouveauté, c’est de considérer les données comme un capital »
Marketing - Jakob Haesler, Tinyclues
21—Le big data pour les marketeurs
Réseaux sociaux - Institut Télécom
22—Une chaire pour extraire la valeur des réseaux sociaux
Santé - Stéphane Schück, Kappa Santé
23—« Un big bang a débuté avec les réseaux sociaux et se poursuit avec l’open data et les objets connectés »
Médias - Sébastien Lefèbvre, Mesagraph
25—« Nous ofrons une boucle de retour en temps réel »
LES LEVIERS
Machine Learning- Gaël Varoquaux, INRIA
27—« Démocratiser l’apprentissage statistique »
Data mining - Frédéric Vautrain, Isthma
28—« La vraie révolution est sur la variété des données »
Prédictif - Florian Douetteau, Dataiku
30—« Le prédictif nécessite la mise en place de cellules spécifiques »
Big data as a service - Cédric Carbone, Talend
32—« Nous divisons par 2 le temps de formation et d’implémentation »
Prédictif - Rand Hindi, :SNIPS
33—« Que prédire dans les transports un soir de tempête où Johnny donne un concert ? »
__
2Crédit photo couverture: Windell Oskay
SOMMAIREEditorial
Placé cette année presque tout au sommet (dépassé Tout responsable informatique chevronné nous dira pour -
tout de même par l’impression 3D, et la gamification) de tant que les entreprises ont depuis longtemps été confron -
la courbe des tendances de Gartner, le big data est le sujet tées à de grandes quantités de données, alors quel est le
numérique hype par excellence en 2013. Il y a 3 ans, il ne « technology trigger » qui a propulsé le big data sur toutes
figurait pourtant même pas sur cette courbe, avant qu’une les présentations ? Il sufit pour répondre de reprendre l’une
étude McKinsey de juillet 2011 n’explique le potentiel de des définitions les plus courantes du terme, proposée par
l’exploitation des données, que nombre d’observateurs se Gartner en 2001, et reposant sur trois « V », à savoir une
sont depuis plu à qualifier « d’or noir ». croissance forte, voire exponentielle des volumes, des vi -
tesses de captation et de traitement, ainsi que de la variété
Comme utilisateur final ou comme fournisseurs de solu - des données.
tions, les entreprises de Cap Digital sont parties prenantes
de cette dynamique, stimulée par plusieurs appels à projets L’apparition des réseaux sociaux et du web 2.0 en général,
sectoriels ou transversaux, à l’image des trois appels à pro- et aujourd’hui la généralisation des objets connectés (ter-
jet « cloud computing » lancés depuis 2011 dans le cadre des minaux mobiles, montres, automobiles, compteurs, etc.)
investissements d’avenir. Ce type d’initiative vise à encou- sont les principaux responsables des 1,8 zettaoctets de
rager l’entreprise à adresser des verrous technologiques, données générées en 2011, soit l’équivalent de l’ensemble
mais permet aussi de mettre en réseau les des données créées depuis le début
acteurs du traitement de données, et de l’humanité jusqu’en 2003, et 9 fois
progressivement de mettre en place plus que ce qui a été généré en 2005 Volume, vitesse et
une filière de la donnée. L’Alliance Big (source : IDC, Extracting Value from
variété des données: Data ou, à l’échelle internationale, la Chaos, 2011). Dans huit ans, la masse
Research Data Alliance, poursuivent des données sera cinquante fois supé -un triple déf qui im -précisément cet objectif. rieure à ce qu’elle est aujourd’hui.
plique le décloisonne-Au décloisonnement des acteurs Traditionnellement collectées à un
doit s’ajouter le décloisonnement des moment puis disponibles plus tard ment des acteurs et
compétences, essentiel à l’émergence pour être analysées, les données
du «data scientist», caractérisé par un sont aujourd’hui mesurées et prêtes compétences
habile équilibre de disciplines dans à être analysées en quasi temps réel,
lesquelles la France est reconnue de la City notamment grâce à la connexion des
londonienne à la Silicon Valley californienne : les mathéma - capteurs. Dans une société du temps réel, une donnée non
tiques, l’informatique et la statistique. Des dizaines de mil - analysée à temps a en efet beaucoup moins de valeur
liers d’emplois, voire des centaines de milliers en Europe, puisqu’elle est immédiatement remplacée par d’autres
et indirectement la compétitivité de la filière française du données. C’est ainsi le cas des informations relatives à la
big data dépendront de cette capacité à mettre en réseau circulation (qui génèrent des itinéraires en temps réel) ou
acteurs et compétences. La plan de soutien présenté par la aux transactions financières (qui influent directement sur le
Ministre déléguée à l’économie numérique va dans ce sens. comportement des acteurs financiers).
Communauté de plus de 700 structures de l’innovation La multiplicité des sources actuelles de données, détaillée
numérique, présent sur 8 marchés applicatifs (dont la san - plus haut, est à l’origine d’une grande variété de données
té, le marketing et la ville intelligente) et 3 marchés tech- non structurées selon qu’elles soient liées à la géolocali-
nologiques parmi lesquels celui de la donnée, Cap Digital sation, aux interactions sociales, à la consommation de
est logiquement mobilisé autour de cet enjeu, mobilisation contenus, à l’édition de données, aux log-in, ou à la mesure,
formalisée au cours des mois prochains par un groupe de par exemple. Or, les bases de données relationnelles tradi-
réflexion organisé en partenariat avec Havas Media. tionnelles sont peu adaptées à cette diversité.
Pourquoi une telle mobilisation ? Pour permettre à notre A travers plusieurs acteurs marquants de l’innovation,
èindustrie de jouer un rôle de premier plan sur un marché qui cette 15 édition de la Lettre de veille prospective de Cap
pèse aujourd’hui 5 à 6 Mds $ dans le monde, et autour de Digital traite les principaux enjeux économiques et techno-
50 Mds à horizon 2017-2018, selon diférentes estimations. logiques du big data
Ces chifres additionnent en général plusieurs segments, et
notamment les serveurs, les logiciels et le stockage.
L’équipe de veille prospective de Cap Digital
__
3