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L'insertion professionnelle à la sortie du système scolaire : quelques exemples sur la période récente - article ; n°1 ; vol.81, pg 57-72

De
17 pages
Economie et statistique - Année 1976 - Volume 81 - Numéro 1 - Pages 57-72
16 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Yves Capdevielle
Monsieur Philippe Grapin
L'insertion professionnelle à la sortie du système scolaire :
quelques exemples sur la période récente
In: Economie et statistique, N°81-82, Septembre-Octobre 1976. pp. 57-72.
Citer ce document / Cite this document :
Capdevielle Yves, Grapin Philippe. L'insertion professionnelle à la sortie du système scolaire : quelques exemples sur la
période récente. In: Economie et statistique, N°81-82, Septembre-Octobre 1976. pp. 57-72.
doi : 10.3406/estat.1976.2373
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/estat_0336-1454_1976_num_81_1_2373-
.
:
.

L'insertion professionnelle
à la sortie du système scolaire :
Quelques exemples sur la période récente
par Yves CAPDEVIELLE et Pierre GRAPIN ?
Y a-t-il;une spécificité dui marché du, travail des jeunes ?*Ceux-ci sont bien entendu loin de composer
une- population homogène et connaissent des difficultés variables à trouver un emploi:, à partir de
l'étude dès-processus d'insertion des trois sous-populationsconstituées par les élèves qualifiés de l'e
nseignement technique, les jeunes qui arrêtent leur formation à la fin de la scolarité obligatoire et :les
étudiants issus de l'université, l'analyse présentée ici montre que l'appareil scolaire produit des diff
érences à. i l'intérieur, derla population- scolarisée qui sont prises enr compte par les employeurs dès la
première embauche; et queles jeunes: ayant reçu une formations professionnelle initiale connaissent,,
par rapport aux autres, une insertion relativement aisée dans la vie active.
Cette analyse qui se rapporte, il faut le souligner, aux années 1970-1973, période, caractérisée par un
haut: niveau; d'activité,, s'appuie: sur; les: enquêtes •' d'insertion " du CEREQ (Centre d'études et de
recherches: sur. les qualifications) et du CEE (Centre d'études de l'emploi).
Chaque année, environ J00 000 actifs sortent du système Par ailleurs, les générations de jeunes qui arrivent actuell
éducatif en France. Comment se fait, leur insertion pro ement sur le marché du travail sont plus «nombreuses que»
celles - d'avant 1 940 du • fait de s l'évolution r démographique - fessionnelle?: Ont-ils des difficultés particulières .à trouver
du travail?/ L'emploi qui leur est offert correspond-il à- la; (graphique . I). Elles sont à la fois plus diplômées ; et : plus \,
qualifications qu'ils; ont acquise durant l leurs, années; de formées, principalement au regard des critères de formation
formation? Ces questions ont pris une acuité toute parti professionnelle initiale, que lesigénérations déjà au travail'
culière avec la crise de l'emploi qui a touché les catégories . et notamment celles de leurs pères (tableau 1).
les plus vulnérables au sein de la population active et notam Mais, d'une façon générale, la structure des sorties de
ment celle des nouveaux actifs. l'appareil de formacion initiale est encore marquée par un * %* L'analyse* de i l'insertion professionnelle des- jeunes sur • fort; pourcentage de jeunes peuou pas diplômés; (43,6
la période récente doit tout d'abord " être . replacée dans . ont au plus le certificat d'études primaires), bien que parmi
eux* certains- aient suivi un; enseignement, professionnel = le: contexte général* des transformations qui ont "affecté
sur longue période tant : la population au travail4 que le i ou général : de « niveau V (BEPC, BEP, CAP) [tableau * 2]. .
système productif lui-même. L'analyse sur la période récente (1971-1973) de la structure
C'est dans le domaine de la formation, et en premier lieu; des diplômes montre que les femmes sont plus diplômées»
de la formation initiale que se sont produits les changements que les; hommes (graphique II) : parmi ces .derniers 1/3
les plus importants. La durée de «la scolarité a augmenté sortent sans ., aucun diplôme, alors que ce rapport n'est
de façon régulière dans le temps : : la prolongation légale ; que de 1/5 pour les femmes: Les jeunes femmes sont plus-
de: la scolarité et les différentes réformes institutionnelles diplômées aux niveaux III et IV (BTS, DUT, DUEL, DUES...;
intervenues depuis 1945- ont; concerné en' priorité' des: BAC, BT...); en outre,. au niveau- V elles sont à l'inverse
jeunes qui interrompaient leurs études à la fin du primaire des hommes plus souvent titulaires d'un diplôme. d'e
et qui, dans le nouveau système f d'enseignement, entre nseignement général- (BEPC) que d'enseignement pro
prennent en plus grand* nombre des études au' collège- fessionnel. En revanche, les .possesseurs d'un 'diplôme de
d'enseignement technique (CET). Dès lors Je CAP (certi niveau I ou II (licence ou au-dessus) sont plus nombreux,
ficat d'aptitude professionnelle) relayé depuis 1969^ par le* en valeur absolue et en t valeur relative, chez les hommes
BEP (brevet d'études professionnelles), semble jouer pour que chez les femmes.
Ces phénomènes liés- à la, transformation du ; système: les générations récentes le rôle du certificat d'études
éducatif coïncident, à* partir de 1960, avec l'apparition - primaires pour les générations d'avant 1940.1
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GRAPHIQUE I. Estimation des sorties de l'appareil de
formation et des entrées dans la vie
active en provenance •
du système éducatif.
Effectifs en milliers
800 d'une expansion économique: orientée vers la croissance
de l'emploi en général. Dans ce contexte, le développement 750 de l'enseignement technique a certainement à la fois favorisé
l'embauche .des jeunes nécessaire pour la: poursuite de 700 Sorties da l'appareil éducatif l'expansion > et modifié les comportements des femmes en
matière d'activité professionnelle. 650 Quelles ont été les réactions du système productif face
à la montée des jeunes dans la population active? -■ 600 Globalement, l'étude des recensements de la population;
de 1962 et 1968 a permis de montrer que les jeunes arrivant;
-■■ 550 sur le marché du travail se sont dirigés en priorité vers les; ,•* Actifs occupêY secteurs '■■- qui £ enregistraient les croissances -, d'emplois les tertiaire.1." plus fortes, en particulier vers l'emploi 500
importante' de: l'emploi; salarié non- L'augmentation - V - - %* agricole, entre 1954 et: 1968 (plus de-3,6 millions de tra450
vailleurs) a surtout été le fait des ouvriers (-J- 1,2 million)
1 et des employés (0,96 million). . En rapportant cette crois400
sance aux poids respectifs de - ces . deux . catégories dans la
population active, on voit que les employés, essentiellement 350 * les employés de * bureau, ont augmenté plus vite que i les
ouvriers (+ 47 %'contre + 19 % en 14 ans). Cette tendance - 300 est encore plus manifeste dans la période 1962-1968 (+ 26 %
contre • + 9 % en 6 ans), bien que les techniciens encore peu 250 nombreux aient connu sur la période une, croissance très:
forte (+ 55 %). 200 Par ailleurs, des phénomènes nouveaux sont: apparus
dans le domaine de l'emploi en 1 960/ qui s'inscrivent dans
150 la; logique des' restructurations de* l'appareil s productif- :
la salarisation de la main-d'œuvre s'est accélérée et parallèl
100: ement à un phénomène de substitution à l'apprentissage PDRE
V 50
1. On se gardera toutefois de faire la confusion emploi tertiaire-secteur tertiaire 1966 1967 1968- 1969 1970: 1971: 1972^ 1973 (ou inversement emploi ouvrier-secteur industriel). Pour le seul emploi ouvrier la période récente se caractérise par des créations d'emplois dans le secteur des services (entretien, manutention, mécanique automobile). Sur cette question voir Sources : Enquêtes annuelles sur l'emploi — Enquête F. O.P. 1970 • M. Magaud, «L'éclatement juridique de la collectivité de travail», Droit social n°12, Tableaux statistiques du ministère de l'Éducation 1975.
TABLEAU A. Comparaison entre les entrées et les sorties de la vie active ventilées par niveau de diplôme obtenu
Niveau de diplôme le plus élevé obtenu
II - I Ensemble * III VI V V IV VU Diplôme ^ CAP- BEPC Propédeutique ■ équivalent Bac. ou brevet Non déclarés Aucun DUEL - DUES avec ou sans CEP ou supérieur diplôme ou équivalent de technicien CAP Techn. sup. à la licence
143 3241 49 876 Jeunes entrés entre 954 792 190 081 233*015 174016 110654 47 373 5 233: 18,3.%" mars 1971 et mars 100:%, 24.4 % 15,0 % 11,6 % 5.0 % 5.2 % 20,0 % 0,5 %
1972..
26 397' 205 1 82 Sorties des plus de 428 098 141 258: 1 6 700 18 330 3 978 15783 470
? 55 ans. 3,9 %\ 3,7 % s: 100 % 47,9 % 33,0 % 6,2 % 4,3 % 0.9 %
6 358 385 6162 258- 1 847 074* Ensemble des actifs 788 835. 20 829 895 3 382 934 1 744 954 524192 21 263 16,2 %■ 2,5 %' en mars 1972.. 30,5%, 29,6 % 8,9 %: 8,4 % 3,8 % 0,1 % 100-%
1. Dont 36 116 titulaires d'un < liplôme technique de niveau V.
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GRAPHIQUE U. Structure par diplôme obtenu
des sorties de l'appareil éducatif
hommes: FEMMES ENSEMBLE
sous contrat (tableau 3) de l'enseignement professionnel 0. 1 initial- (globalement, l'apprentissage sous contrat est en. S i - t g c g • nette régression puisqu'il concernait en 1967-1968 environ
• g 430 000 jeunes dont plus de 320 000 avaient entre 15 et o b diplor avec ificat S 2 19 ans, contre 318 000 durant l'année scolaire 1 970-1 971 ■ Certi îansi 3EPC S... [dont 296 000 entre 15 et 19 ans]), on a assisté à une trans « UJ H D co formation des situations de travail qualifié dans l'industrie
(et dans le secteur tertiaire) impliquant à la fois- une élé aï S- ^ 3 -i.n * Q vation du niveau h initial, de formation; professionnelle: etv 3 ■< Ù * o Q m rry + D générale et un renforcement de la formation: sur le tas O 3 Q Licence dans l'entreprise. L'entreprise est devenue en conséquence
de plus en plus le lieu où se trouvent définis les déterminants
de la qualification et de son utilisation dans la production 2.
Ayant ainsi rappelé brièvement les évolutions structur :;:;: Ë ■ elles apparentes de • la population active et du système Source : Enquêtes annuelles sur l'Emploi de 1972. 1973 et 1974.
productif, il faut;: maintenant confronter globalement les
sorties de l'appareil de formation et les entrées en activité;
des anciens élèves et étudiants..
L'analyse des taux d'activité par niveau de diplôme 3:
révèle que les jeunes ne possédant aucun diplôme ont un TABLEAU 2.
taux d'activité plus faible (environ 66 %) que le taux moyens Entrées dans la vie active des élèves ou étudiants qui approche 85 %. Il faut ajouter que si sur la période- ventilées par niveau de diplôme obtenu récente on observe une élévation de ce taux moyen d'acti
(Moyenne arithmétique vité, cette élévation est avant tout due à l'accroissement
sur les années 1971, 1972, 1973 et 1974) tendanciel du taux d'activité féminin qui, s'accompagne
d'une augmentation- du taux.de chômage. Ainsi, le taux
VI '■■■ VI V- (sans -î l-ll III IV Total (CEP)' diplôme)
2. Cf. M. Rolle, Introduction à la sociologie du travail, (Larousse), dans lequel la qualification «c ne correspond pas à un rapport entre les postes de travail, Entrées dans mais entre le système de formation et l'ensemble des postes ». 100,0. la vie active. 5,2 5,2 11,9 34,1 23,3 20,3 Cf. Également l'article de Robert Salais, dans ce numéro, p. 3. 3. Les taux d'activité par niveau de diplôme obtenu ont été calculés à partir des résultats fournis par les enquêtes annuelles sur l'emploi de 1972, 1973 et 1. Certificat d'Étude s Primaires. 1974. Pour un niveau de diplôme donné, le taux d'activité est le rapport à la date de l'enquête entre les actifs qui un an auparavant étaient élèves ou étudiants et les sorties de l'appareil de formation. Source : INSEE, enquêtes emploi 1971, 1972, 1973 et 1974.
Années
1968-1969 1967-1968 1969-1970 1970-1971 1971-1972 1972-1973 Effectifs -, (en milliers)
4 079; Population totale de 15- 4 090: 4 061 4 068 4 062 4 065
19 ans (mars) (A).
Population en apprent 318 311 289 296 (271) (228) issage de 1 5-1 9 ans (B).
Dont :
Secteur des métiers... 148 136: 142 130 138 122 industriel et 109 107 106 117 (110) (86) commercial.
Agriculture. 61 62 53 41 (25) (20)
Taux d'apprentissage 7,3 %. 7,8 % 7,7 % 7.1 % (6,7 %) (5.6 %) TABLEAU 3 (B)
(A) Évolution des effectifs s
de jeunes âgés de 15 à 19 ans Les nombres entre parenthèses correspondent à des évaluations données sous toutes réserves. en apprentissage
Source : Ministère de l'Éducation. ~ (1967-1973)
L'INSERTION PROFESSIONNELLE A LA SORTIE DU SYSTÈME SCOLAIRE 59
6 671008 5 02 9 ■
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des diplômes Structure des emplois Structure
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Source : Enquête FQP 1970 ou étudiants 5 ans auparavant
« déqualification » à l'embauche 6 : 28 % des hommes ayant d'occupation4 qui; avait' tendance à croître en longue
eu comme premier emploi un emploi d'OS ou de manœuvre période pour cette catégorie < de population, notamment
étaient titulaires d'un diplôme égal ou supérieur au niveau V du: fait de la forte croissance et, du fort renouvellement
(tableau 4) et ce pourcentage est de plus de 40 % pour les de la population active, semble se stabiliser aux alentours
jeunes femmes ayant eu comme premier emploi un « emploi de 78%.,
tertiaire non qualifié »; 26% de jeunes occupent comme La mise en correspondance normative s de la structure
premier emploi ? un emploi : d'ouvrier non qualifié. des diplômes possédés et de celle des emploistenus telle
qu'elle ressort des résultats de l'enquête formation-quali
fication professionnelle de 1970, portant sur' la période
1965-1970, ne fait pas apparaître de déséquilibres au niveau 4. Le taux d'occupation est le rapport entre les actifs occupés à la date de l'enquête (élèves ou étudiants un an auparavant) et le total des sorties de global (graphique III). l'appareil de formation. Cependant, en ce qui concerne les professions « ouvriers » 5. Par mise en correspondance normative, il faut entendre qu'à un niveau de diplôme obtenu, doit correspondre une catégorie d'emplois. Pour mémoire : pour les hommes. et «employés » pour, les. femmes, qui au CAP, correspond « ouvrier qualifié »; au baccalauréat, correspond « cadre
moyen ». représentent sur l'ensemble de la population étudiée près 6. Cf. L'article de Laurent Thévenot, « Les disponibilités de main-d'œuvre des 3/4 des emplois tenus, il apparaît un phénomène de par profession », dans ce numéro p. 27.
60 '
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Diplômes CAP Aucun * BAC Autres CEP Total ou + BEPC diplôme diplômes Profession
Ouvriers qualifiés :
En milliers 24,7 110,0 62,2 33.6 0,7 231,2
47,6. 10,7 26,9 14.5 0,3 100,0. En%
Ouvriers non qualifiés
En milliers 7,5 130,9 180,3 177,4 0,1 496,2
1,5 26,4 36,3 35,8 100,0
Employées qualifiées :
En milliers". 266,5. 1 50,2 89 ,3 39,1 5,9 551,0
16 ,2 48,4 27,2 7,1 1,1 100,0. En%
Employées non quali
fiées : TABLEAU 4
En milliers . 11 ,8 74,5 70,2 58,1 0,1 214.7
Insertion : 5 ,5 34,7 32,7 27,1 100,0 En%
sur la période 1965-1970 \
dans les professions 1. Le poste «Autres diplômes» recouvre soit des diplômes étrangers, soit des diplômes décernés ouvrières et employées : par des écoles ou instituts privés, qui ne sont pas reconnus comme diplômes homologués.
des élèves ou étudiants
au 30 avril 1965 Source : Enquête FQP 1970.
Pour rendre- compte des. articulations,, générales^ ou» Ces constatations, replacées dans «le cadre de la>trans-
spécifiques, entre formation • professionnelle et emploi de : formation du système éducatif ef de la restructuration de
l'appareil - productif, amènent, à penser qu'il existe; une. débouchés des élèves qualifiés de l'enseignement techno
logique 10 il faut partir des données- de formation^ : le spécificité du» marché; du; travail des- jeunes, relevant de
l'hypothèse i d'une segmentation croissante; dus marché système d'enseignement technologique- couvre :t les for
mations professionnelles; allant du1 niveau V au niveau III du travail7.
(en laissant de côté les formations d'ingénieurs de niveaux I' Partant de cette idée, il est apparu, après étude, que et II),' c'est-à-dire: des préparant- les élèves trois processus d'insertion caractérisaient bien le fonctio aussi . bien à l'exercice d'emplois d'ouvriers ou < d'employés nnement de ce marché du travail des jeunes;: qualifiés que d'emplois d'agents. techniques oude techni— l'insertion dans la vie active des élèves qualifies de ciens supérieurs. La hiérarchie des qualifications professionnl'enseignement1 technologique 8; elles et l'opposition ,< entre les industrielles — celle, beaucoup plus difficile, des jeunes * sortant' de et les qualifications «tertiaires» se retrouvent donc l'appareil de formation à la- fin de la scolarité obligatoire; transposées dans? l'enseignement professionnel des CET, — et enfin, l'entrée, en: activité: des anciens étudiants. des lycées techniques et des IUT (instituts universitaires
On analysera donc successivement ces trois =. processus de technologie). Il n'est pas certain cependant que le marché
sur la période récente (1970-1973), à partir des résultats
des enquêtes « d'insertion » réalisées par le CEREQ et
le CEE entre 1970 et 1973 (encadré p. 62) 9.
7. On admet qu'il y a segmentation du marché du travail quand, à l'intérieur de celui-ci apparaissent des sous-marchés spécifiques relativement séparés les uns des autres et se distinguant par des caractéristiques et des règles de comporL'insertion dans la vie active * tement différenciées (aussi bien du côté de l'offre que de la demande de travail).
Cf. 8.' Gordon, Seront considérés « Theories «élèves of poverty qualifiés and under de l'enseignement employment technologique», » — Lexington. les; des élèves qualifiés élèves qui ont accompli une scolarité complète dans un cycle d'enseignement technologique, qu'ils aient ou non obtenu le diplôme correspondant. de l'enseignement technologique 9. Les résultats qui vont suivre pourront sembler parfois en contradiction avec ceux indiqués au début de l'article. Ceci est lié au fait qu'on se situe ici à un niveau d'analyse plus fin. Dans j leur : ensemble, les jeunes qualifiés de l'enseignement 10. L'homogénéité de l'enseignement technologique est relative. On observe des différences dans le fonctionnement des différentes filières du technique qui technologique occupent leur, premier emploi dans leur région indiquent que les rapports de proximité avec le marché du travail ne se manifestent pas de la même façon suivant les niveaux. Par exemple, on observe une augmentde formation et déclarent des temps de recherche pour cet emploi ation régulière des taux de poursuite d'études au fur et à mesure que l'on passe relativement courts. des formations en 2" cycle court à celle du 2* cycle long.
L'INSERTION PROFESSIONNELLE À LA SORTIE DU SYSTÈME SCOLAIRE, 61
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du travail reconnaisse, dans les règles de fonctionnement
et d'affectation des individus aux postes de travail, à la fois»
ENQUÊTES D'INSERTION LES cette hiérarchisation et cette diversité des enseignements
PRINCIPALES SOURCES UTILISÉES techniques.*
Ce sont des enquêtes centrées sur l'accès à la vie profession Aussi apparaît-il intéressant de retenir comme niveaux, nelle des élèves ou étudiants issus des différentes filières d'analyse des insertions professionnelles, les critères de- de formation. différenciation suivants :
Les emplois tenus par les jeunes de 17 ans. — le niveau de formation initiale appréhendé au moyen*
L'enquête du CEREQ menée par interviews décrit le con de la nomenclatu re ' des niveaux de formation ;
tenu des tâches et l'évolution professionnelle des salariés . — la spécialité de formation, en se limitant à une opposition *
de 17 ans. très générale : entre le secteur regroupant : les spécialités Elle a été effectuée en 1971 auprès des employeurs de 2 000 secondaires et le secteu r regroupant les spécialités ; terjeunes dans cinq zones géographiques : la région Ile de France,
la région Nord, la région Midi-Pyrénées, les départements tiaires; du Rhône et de l'Isère, les départements des Bouches-du- — le sexe, principalement dans les formations tertiaires Rhône et des Alpes-Maritimes. où ce critère intervient de façon certaine;
— la régionalisation des processus d'insertion, dans la \ L'accès à la vie active des élèves des classes préparat
mesure- où' les données statistiques permettent de telles oires aux brevets d'études professionnelles (« enquête
BEP »). évaluations.
C'est une enquête réalisée en 1973 par le CEREQ sur le
devenir des élèves qui étaient présents en année terminale Le passage de la formation à l'emploi des élèves de l'e
de classes préparatoires aux brevets d'études professionnelles nseignement technologique a été étudié ici au moyen d'indidurant l'année 1970. cateurs* se rapportant aux modalités d'accès auxt emplois Elle comporte l'interrogation directe par voie postale de et aux caractéristiques des premiers. emplois occupés. 6 700 anciens élèves, de cinq régions, ou groupes de régions,
fortement, contrastés socio-économiquement (Ile de En ce qui; concerne les modalités d'accès; aux emplois,
France, Nord, Rhône- Alpes, Bretagne et Pays de la Loire, lestableaux 5 et 6 montrent que;l'enseignementitechno-
Centre et Bourgogne), et l'interview de non-répondants à logiqueia, tendance à déboucher rapidement sur l'entrée: cette première investigation. dans la vie professionnelle et ceci dans des emplois relevant
L'accès à la vie professionnelle des élèves sortis de du marché du travail régional et sans, doute local. Ceci
l'enseignement secondaire technologique Jong (« en est toutefois surtout vrai au niveau V où 59 % des garçons quête niveau IV»). issus des • spécialités du \ secteur; secondaire : et 61 * % „ des
Cette enquête postale du CEREQ a été menée au niveau filles; issues ;des? formations ; spécialisées t pour, le: secteur national, au cours de l'année 1970, \ pour saisir le devenir tertiaire ont trouvé : un emploi ; après moins d'un s mois \ de des jeunes, quatre années après leur passage en classe ter
recherche. Le -niveau û\\ (IUT notamment) est. caractérisé minale d'enseignement technique de niveau IV.
à la fois par un taux de mobilité géographique à la première j
L'accès à l'emploi des anciens étudiants des instituts embauche assez important en province (en moyenne 30,%\ universitaires de technologie (« enquête IUT »). des jeunes formés en IUT) et par. un pourcentage assez;
Effectuée parle CEREQ en, 1973 par interrogation postale élevé de temps de recherche supérieur à cinq mois, surtout; de 5 700 anciens étudiants sortis des IUT, en 1972 après un chez les femmes (22 % dans le secondaire et 24 % dans le* cycle complet d'études de deux ans, elle est. renouvelée tertiaire).. annuellement pour chaque nouvelle promotion et est com
plétée par des interviews à domicile.,- Les caractéristiques des premiers; emplois, occupés,,
Le devenir professionnel à la sortie des universités vues au travers des répartitions des jeunes par secteur d'acti
(« enquête Universités »). vité; économique et par. catégories1 d'emploi /regroupées,
Elle a été réalisée au CEREQ en 1973 sur un échantillon sont: les suivantes (il 3 faut se: garder toutefois ■- d'oublier
représentatif de l'ensemble des étudiants français, en Lettres, l'existence d'une forte disparité des structures de qualiSciences humaines, Droit, Sciences économiques ou Sciences, fication suivant les secteurs et le fait que certaines enquêtes ayant quitté les Universités en 1970, diplômés ou non. d'insertion donnent des renseignements limités à, des A partir d'une base de sondage stratifiée par sexe, discipline,
niveau de diplôme et région (Z EAT), 9 200 questionnaires spécialités de formation ; bien définies,, comme celles - des
postaux ont été exploités et des interviews de non-répon- - classes de BEP de mécanique, d'électrotechnique et électrodants ont été menés. nique à l'exclusion des autres spécialités industrielles). :.
L'entrée des jeunes dans la vie active, la génération •■ — les secteurs d'embauché sont beaucoup plus spécifiques
de 1955. dans le cas des formations secondaires que dans celui des
formations tertiaires.. Les industries" d'équipement, vont Cette enquête réalisée postalement par le CEE en 1972 a.
permis de connaître la situation à 16 ans révolus d'individus u jusqu'à regrouper 57% des garçons formés dans des spéayant quitté le système éducatif de 4 départements contrastés cialités industrielles de niveau* V qui comportent un bon; du point de vue de la scolarisation et des emplois de la popul niveau de polyvalence et sont susceptibles -d'être utilisées» ation active : les Ardennes, l'Hérault, l'Isère et la Loire-
dans l'ensemble des; secteurs: d'activité; économique.-. Les Atlantique.
6 000 questionnaires environ ont été exploités. pourcentages, correspondants pour/ les; niveaux; de fo
rmation IV et III avoisinent 45 % et 40 %. Dans l'ensemble,
62 '
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;
.
.
.
,
.

:
:
Temps de recherche
de formation ' Secteurs Moins Temps moyen •. Plus de 6 mois de 1 mois %' % (mois)
BEP Secondaire garçons. 69 4 1.3
Enquête Tertiaire garçons 55 8 1.8 filles 61 7 1,7
Temps de recherche
Secteurs de formation Moins Temps moyen Plus de 5 mois de 1 mois •
% % (mois)
IUT Secondaire : hommes 37 17 2.3
Enquête femmes 25 22 2.9
42: 15: 2,2 TABLEAU 5
Tertiaire femmes ' 29 24 2,9
Temps de recherche
1. Y compris l'informatique. du premier emploi
pour les éièves qualifiés
de l'enseignement technique Source : CEREQ,"
l'embauche dans * un; secteur industriel est davantage le? daires : 76 % . des jeunes formés au niveau V déclarent
fait des. garçons que des filles : près de 40 % des filles de^ exercer, un travail d'ouvrier de corps de métier industriel n
niveau IV secondaire travaillent dans une entreprise relevant (10 % sont agents techniques ou dessinateurs industriels
à * la première embauche) alors que les jeunes formés au des secteurs de service (contre 19 % chez les garçons).
Au niveau III, les filles sont peu embauchées dans le secteur niveau IV et III sont dans la proportion de 50 % et de 80 %
techniciens, agents de maîtrise ou dessinateurs industriels - industriel privé (1 sur 3 y travaillent). Ces deux dernières
observations sont les indices d'un désajustement relatif à leur premier emploi (pour les IUT voir le 'tableau 7).
entre les apprentissages professionnels féminins et la- Le niveau . IV connaît toutefois une certaine sous-classifi
structure et le contenu des ■ emplois industriels qui t leur cation : à la sortie des lycées techniques, 25% des garçons
correspondent; et 33 % des filles de formation secondaire étaient classés
— les enseignements tertiaires, préparant à des emplois* apparemment ouvriers qualifiés.. Les élèves des formations7
ou des. fonctions- tertiaires qui concernent à des degrés tertiaires se placent globalement dans les catégories d'emploi
tertiaires, correspondants : on note cependant- une: prodivers l'ensemble des entreprises industrielles ou de service,
débouchent sur un plus grand nombre de secteurs d'activité portion importante d'employés de* bureau i sans qualif
ication ' bien : précise chez les jeunes des classes de BEP économique que les enseignements industriels. A l'exception
des jeunes de niveau. IV qui dans leur ensemble travaillent (20 %).
plus souvent dans des secteurs industriels (34 % des garçons Ainsi > l'effet d'une qualification professionnelle acquise
dans le système éducatif sur l'insertion en période de haute et 41 % des filles), on n'observe pas de différences sensibles
conjoncture tend à être positif. Dans la mesure où le niveau, dans les répartitions sectorielles suivant le sexe et le niveau
de formation. et la spécialité de formation . sont effectivement pris en
compte par le marché du travail au moment de la première L'analyse des premiers emplois occupés par les jeunes embauche, il ne fait pas de doute qu'ils constituent les du technique est délicate. Elle est conditionnée notamment niveaux d'analyse desi processus les. plus déterminants. parles réponses des individus à la question relative à l'a En: conséquence, le degré de correspondance observé- ppellation de ■ l'emploi exercé : et . peut : être biaisée par le globalement entre la formation initiale et le premier emploi phénomène de non recouvrement classification-qualification. exercé peut être considéré comme relativement satisLes indicateurs marquent cependant une convergence : les faisant. Il n'en va pas de même pour tous les groupes de premiers emplois occupés' par les jeunes de formation
formation. technique secondaire ou tertiaire sont caractérisés par. des
situations de travail: apparemment;, en rapport, avec les
qualifications acquises au sein du système éducatif..
la électricité 11. mécanique On a dans préféré ou l'exemple de parler l'électricité. des d'ouvriers classes Sur de de cette corps BEP) question, plutôt de métier que voir industriel d'ouvriers l'article de (mécanique, qualifiés J.C. Fou- de Ces tendances sont vérifiées à tous les niveaux de
formation ^ et principalement dans les- formations bert. « Le répertoire français des emplois » dans ce numéro p. 105.
L'INSERTION PROFESSIONNELLE À LA SORTIE DU SYSTÈME SCOLAIRE 63 TABLEAU 6
Localisation du premier emploi pour les élèves qualifiés de l'enseignement technique,
par sexe, par secteur d'activité et par niveau de formation
Formation Emploi trouvé Localisation du premier emploi Emploi trouvé effectuée dans une autre dans la région ' en province Total région ' et emploi de formation en province Secteurs et lieu de formation trouvé à Paris
Secondaire garçons
Paris . . . 95 100
Province 87 100
Tertiaire garçons
Paris . . . 96 100
Province 100 93
Tertiaire filles
Paris . . . 99 100
Province 95 100
Secondaire garçons + Tilles
Brevet d'études industrielles :
Paris . . . 94 6 100
Province 82 10 100
Brevet de technicien :
Paris . . . 91 9 100
Province 75 13 12 100
Tertiaire garçons -f filles
Brevet d'enseignement commercial :
Paris . . . 97 100
Province 91 100
Brevet supérieur d'études commerciales
Paris . . . 96 100
Province 86 100
Secondaire garçons :
Paris . . . 88 12 100
Province 64 24 12 100
Secondaire filles :
Paris . . . 100 100
Province 66 20 14 100
Tertiaire garçons
Paris 87 13 100
Province 71 16 13 100
Tertiaire filles 2 :
12 Paris . . . 88 100
Province 72 13 15 100
1. Le terme région signifie ici soit zone d'étude et d'aménagement du territoire (ZEAT), soit un regroupement de ZEAT pour les BEP 2. Y compris l'Informatique.
Source : CEREQ.
64 •
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7. Répartition des premiers emplois occupés par. les élèves. issus des IUT. TABLEAU
En%
c 41 c o o 0 <U JÔ Premiers emplois occupés rt c - .— 4-1 <O a ieurs • in <U u ipéri 3 S o 4-1 2 mini; wT ^ ex icien in" ratoi t- forr c <p sonn al icien i/T *^ .du mai ateui icien com icien prod com a J5 <a - t <U c 1 E a k- c <u U c jr c o c c c : ■o c TJ JZ — -C-Û O' n ■o -5 S. IS! Q. M ■g «ï E C ai "* ~~ w» C £ o «> '5 0) o '5 . — -c H °- c _o ; H S 0 Û ■- "^ i- (- S M a". I- Q S a. n. V H- ;■ bo <■ E E E: E LU Secteurs de formation < LU : LU U
Secondaire hommes 1 34 9 4 5 15. 1 £ 2 13 100 11 3 1
£ - - - femmes. 6 80. 2 £ 1 6 100 1 1 1 1
- Tertiaire hommes1. s. e. 18 2 25 4 12. 10 100 1 1 2 1 8 10
17" Tertiaire femmes ! . -■ - - - 2. 16 2 19 5: 5: 9 100 1 E 14
1. Y compris l'informatique.
Source : CEREQ, enquête I.U.T. 1973.
En règle générale, les formations secondaires de niveau V Des emplois peu qualifiés
les plus spécialisées, et notamment les formations où les
pour ceux qui interrompent femmes sont majoritaires (habillement, textile), sont plus
défavorisées que les formations^ plus polyvalentes de la leur scolarité à 16 ans
mécanique ou de l'électricité. Pour le seulCAP d'industrie
de l'habillement," sur 3 364 jeunes filles sorties à la fin de De nombreux jeunes ■: h encore leurs études à
1971 et actives à la date de l'enquête sur le placement 16 ans ou avant. Ils ne possèdent alors pour la majorité d'entre
dess élèves de- CET menée par le ? service d'information eux qu'une formation très rudimentaire (inférieure au niveau V),\
et d'études statistiques duc ministère de l'Éducation et du- ce qui -les conduit souvent à des situations de chômage ou de
secrétariat d'État aux' Universités on n'en comptait pas sous-emploi. On observe des inégalités importantes tant ' à
moins de 278 en chômage et 622 jeunes filles exerçaient l'embauche qu'après quelques années de vie professionnelle
une activité quk n'était pas en? rapport avec la formation -v entre les jeunes ayant reçu un début de formation profession
reçue en CET : des observations > comparables ayant été nelle : initiale (par exemple -. deux années de classe . de CAP)
faites dans;: l'enquête sur le. devenir professionnel des: et ceux qui sortent de l'enseignement général de premier cycle.
stagiaires FPA' formés: en 1969 12t il faut y voir un indice :
de désajustement certain entre des formations spécifiques Les différentes mesures institutionnelles intervenues:
du 2e cycle court et la structure des emplois disponibles. depuis la fin des années 1960 dans l'organisation du système
En outre, les analyses plus fines montrent que les modalités éducatif (prolongation de la scolarité obligatoire et création
d'accès aux emplois varient sensiblement d'une, région à de nouvelles filières d'enseignement) n'ont pas entamé
l'autre et que le niveau de classification à la- première: de façon décisive le flux de sortie de l'appareil scolaire
embauche est directement fonction de la situation- de à la fin de la scolarité obligatoire. Au cours de l'année
l'emploi régional (par exemple pour le BEP de mécanicien- scolaire 1971-1972 plus de 182 000 jeunes âgés de 16 ans
monteur, tableau 8). au plus ont encore quitté les établissements scolaires.
De même, les employeurs prennent en considération: Les caractéristiques de formation et de scolarisation de
le fait que les jeunes ont ou n'ont pas obtenu le diplôme ces jeunes sont trèsfaibles puisque, pour l'année scolaire,
de formation professionnelle préparé : c'est, ainsi que 1970-1971; sur un total de sorties: de l'enseignement du
globalement les jeunes n'ayant pas obtenu le BEP de méca premier et du second degré avant 17 ans révolus de 252 600
nicien-monteur sont classés dans la proportion de 45 % jeunes (136 800 garçons et 115 800 filles) la quasi-totalité,
à la première- embauche comme ouvrier- spécialisé ou soit 96%, sortent du système éducatif avec un niveau
manœuvre (17 % pour les titulaires *. du diplôme). de formation inférieur au miveauiV t3.
Si donc dans l'ensemble, les jeunes ayant: reçu une fo
rmation technique sont embauchés relativement rapidement
et dans des emplois correspondant en général ; à leur for
mation, il n'en est pas de même pour ceux qui arrêtent 12. Cf. Grisez et Archambaud, Enquête sur le devenir professionnel des stagiaires FPA formés en 1969; AFPA-SERP. leurs études à la fin de la scolarité obligatoire et ne possèdent 13. Ce pourcentage est vraisemblablement sur-évalué dans la mesure où il est calculé sur des sorties hors éducation nationale et non pas hors système éducdonc qu'une formation générale: sans qualification* pro atif (problème des entrées dans des filières de formation dépendant d'autres fessionnelle. ministères. Santé, Agriculture...).
L'INSERTION PROFESSIONNELLE À LA SORTIE DU SYSTÈME SCOLAIRE 65