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Sujet 15 : La Chine depuis 1949 : puissance régionale, puissance

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Sujet 15 : La Chine depuis 1949 : puissance régionale, puissance mondiale Nota : ce sujet est entièrement rédigé. Pour voir le plan détaillé, voir p 5 à 8 « La Chine est une page blanche, mais c’est sur une page blanche qu’on écrit les plus beaux poèmes ». Par cette citation extraite du Petit livre rouge, Mao exprime sa volonté de refaire de la Chine une puissance. L’histoire de ce pays au XXe siècle est en effet chaotique : alors qu’elle constituait au XIXe siècle un empire puissant, elle connaît une période de déclin pendant laquelle le pays est dominé par les Européens, puis par les Japonais. 1945 marque la fin de la 2de guerre mondiale, mais après avoir chassé les troupes japonaises, la Chine est divisée par une lutte intestine entre les nationalistes de Jiang Jeshi et les communistes de Mao Zedong. La République populaire de Chine est finalement proclamée en 1949, et durant toute la seconde moitié du XXe siècle, la Chine cherche à retrouver sa puissance perdue. Aujourd’hui, la Chine est le chef de file des e puissances émergentes et la 2puissance économique mondiale. Une puissance peut être définie comme la capacité d’un Etat à influer sur le comportement des autres Etats ou d’autres acteurs de la vie internationale et à défendre ses intérêts dans différents domaines. Elle peut s’exercer à différentes échelles, s’étendant au continent asiatique (puissance régionale) ou à l’ensemble de la planète (puissance mondiale).
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Sujet15:LaChinedepuis1949:puissancerégionale,puissancemondiale
Nota : ce sujet est entièrement rédigé. Pour voir le plan détaillé, voir p 5 à 8
« La Chine est une page blanche, mais c’est sur une page blanche qu’on écrit les plus beaux poèmes ». Par cette citation extraite du Petit livre rouge, Mao exprime sa volonté de refaire de la Chine une puissance. L’histoire de ce pays au XXe siècle est en effet chaotique : alors qu’elle constituait au XIXe siècle un empire puissant, elle connaît une période de déclin pendant laquelle le pays est dominé par les Européens, puis par les Japonais. 1945 marque la fin de la 2de guerre mondiale, mais après avoir chassé les troupes japonaises, la Chine est divisée par une lutte intestine entre les nationalistes de Jiang Jeshi et les communistes de Mao Zedong. La République populaire de Chine est finalement proclamée en 1949, et durant toute la seconde moitié du XXe siècle, la Chine cherche à retrouver sa puissance perdue. Aujourd’hui, la Chine est le chef de file des e puissances émergentes et la 2 puissance économique mondiale. Une puissance peut être définie comme la capacité d’un Etat à influer sur le comportement des autres Etats ou d’autres acteurs de la vie internationale et à défendre ses intérêts dans différents domaines. Elle peut s’exercer à différentes échelles, s’étendant au continent asiatique (puissance régionale) ou à l’ensemble de la planète (puissance mondiale). Comment la Chine s’est-elle affirmée sur la scène internationale depuis 1945, passant d’un rang de puissance régionale à celui de puissance mondiale ? La Chine asseoit d’abord sa puissance politique, lui assurant un rayonnement mondial dans les années Mao (de 1949 à 1976). Par la suite, la priorité devient économique, et la Chine devient une puissance économique régionale influente dans les années Deng (de 1976 à 1992). Finalement, aujourd’hui, la Chine peut-elle être considérée comme une grande puissance mondiale ?
La Chine fait le choix de la puissance politique pour s’affirmer sur la scène internationale au lendemain de la guerre. La victoire des Communistes en 1949 marque le début d’une nouvelle étape dans l’histoire de la Chine (désormais République populaire, si l’on excepte Taïwan). D’abord sous tutelle soviétique, elle est marquée par la construction d’un État fort et par une quête de puissance à travers la reconquête de sa souveraineté et le développement de son influence en Asie. La Chine adopte le modèle soviétique en 1949. Elle apparaît dans un premier temps comme une alliée de l’URSS, dans l’espoir de retrouver rapidement une position de premier plan. Le traité d’amitié avec l’URSS est ainsi signé en 1950. Cela vient de la nécessité de se ranger dans un camp pendant la guerre froide, mais c’est aussi l’espoir de se développer économiquement : Mao déclarait que « l’URSS d’aujourd’hui, c ‘est la Chine de demain ». La Chine renonce à jouer un rôle politique significatif, se calquant sur la politique soviétique, mais elle reçoit une aide importante pour se développer économiquement. Des milliers d’experts soviétiques sont par exemple envoyés en Chine. Les résultats sont significatifs : en 1952, l’agriculture retrouve son meilleur niveau d’avant-guerre, et priorité est donnée à la reconstruction industrielle (chemins de fer, sidérurgie, métallurgie, textile, chimie). Mais en conséquence, la Chine est un Etat satellite de l’URSS : en témoigne le rôle joué par les 500 000 volontaires chinois dans la guerre de Corée entre 1950 et 1953, qui soutiennent le nord communiste.
Les années cinquante voient Mao prendre ses distances vis-à-vis de l’Union Soviétique qui se refuse à le traiter comme un partenaire à part entière, avant qu’il rompe ouvertement en 1963. Cette rupture permet à la Chine d’incarner une autre voie vers le communisme. L’originalité du modèle communiste proposé par Mao est le poids donné à la paysannerie. Mao y voit le moteur même de la révolution chinoise, ce qui est une particularité. Cela s’illustre bien par la politique du Grand bond en avant (1958-61) qui met les communes populaires villageoises au centre des réformes. Au niveau économique, cette politique est cependant un échec, et le pays est touché par une grande famine. D’autre part, la culture populaire est fortement valorisée, ce que l’on peut observer durant la Révolution culturelle de 1966 à 1969. Cela permet à la Chine de se définir comme une puissance politique autonome, et d’étendre son influence bien au-delà de ses frontières, malgré ses graves difficultés économiques. Sa quête de puissance qui se poursuit. Dès 1955, elle essaie d’asseoir son autorité sur la sphère continentale, et même au-delà, lors de la conférence de Bandung en 1955. Elle tente progressivement de s’affirmer comme un modèle à suivre pour les pays du tiers-monde, en offrant un modèle alternatif à celui proposé par les Soviétiques. Elle sait dans les années 1960 jouer de son poids en Asie et de sa situation géopolitique particulière pour obtenir la reconnaissance de plusieurs régimes occidentaux. En 1964, après s’être dotée de la bombe atomique, elle dénonce ainsi le « club nucléaire », l’hégémonisme états-unien et l’hégémonisme soviétique. A partir des années soixante-dix, elle n’hésite pas à se rapprocher des États-Unis, ce qui lui permet de remplacer Taïwan à l’ONU. Le fait d’entrer parmi les membres du conseil de sécurité de l’ONU lui donne une place particulière dans le concert des nations : c’est alors un pays sous-développé, mais une grande puissance politique. Le chemin de la puissance suivi par la Chine est donc très particulier : elle affirme sa puissance politique mondiale avant d’affirmer sa puissance économique. Ce n’est qu’à la mort de Mao que la priorité chinoise va redevenir économique
La mort de Mao en 1976 ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire de la Chine au XXe siècle. Elle commence à s’ouvrir au monde pour adopter une économie socialiste de marché, mais au niveau politique, elle n’a plus le même rayonnement. Elle devient jusqu’en 1992 une puissance économique de rang régional, devenant indispensable au continent. Deng Xiaoping définit l’ouverture économique de la Chine, tout en maintenant son système politique, à travers des réformes (gaige). En 1978, il lance le programme des quatre modernisations : agriculture, industrie, science et technologie, défense nationale. En 1980, il établit les ZES, zones économiques exclusives, qui sont des espaces d’ouverture sur l’extérieur, cherchant à capter les capitaux étrangers. Elles sont implantées sur le littoral sud de la Chine, près de Hong Kong. La plus célèbre est sans doute Shenzhen, qui est passée de quelques milliers à plus de dix millions d’habitants aujourd’hui. La Chine étend ainsi sa puissance économique. Elle perd par contre de son influence sur le plan politique, après le massacre de la place Tian’anmen en juin 1989. Il fait suite à un mouvement de contestation pour dénoncer le développement de réseaux de corruption et l’immobilisme du pouvoir. Sur la place Tian An-Men de gigantesques mouvements de grève (surtout étudiants) ont lieu d’avril à juin. Le gouvernement y met fin brutalement en faisant intervenir l’armée dans la nuit du 4 au 5 juin, qui aurait massacré 2500 civils désarmés. A l’international, la condamnation du massacre est unanime : le rayonnement chinois s’affaiblit considérablement. Dans le même temps, la Chine donne la priorité au développement de relations économiques. Ainsi, en Afrique, elle remplace sa politique révolutionnaire par une politique commerciale. Jusqu’en 1992, la Chine s’intéresse d’abord à des intérêt de proximité, en concluant des accords avec la Russie et les pays d’Asie centrale, et en développant son influence en Asie du Sud-Est. Elle devient progressivement une puissance régionale et entre en rivalité avec le Japon. Cette rivalité économique se traduit par la réactivation de tensions anciennes,
comme la question de la domination des îles Senkaku. La mémoire de la seconde guerre mondiale est également lourde d’enjeu : la Chine reproche au Japon son attitude pendant la guerre, par exemple à travers l’affaire du temple de Yasukuni. Il s’agit d’un temple renfermant les sépultures de soldats japonais morts pendant la guerre, qui contient aussi des tombes de soldats condamnés pour crimes de guerre en 1945. Il est intéressant de noter que ce scandale n’existe que depuis les années 1990, alors que les célébrations au temple ont lieu chaque année depuis 1945 : ici, les enjeux mémoriels rejoignent les enjeux géopolitiques. Après avoir affirmé sa puissance économique régionale, la Chine peut effectuer sa « sortie vers l’extérieur » et affirmer sa puissance économique mondiale.
De 1992 à aujourd’hui, la Chine acquiert un statut de puissance économique et financière de premier plan qui lui permet de prétendre à une plus grande influence politique sur la scène internationale. Mais ce modèle comporte toutefois des limites. Les réformes entreprises sous Deng se poursuivent pour faire de la Chine une grande puissance mondiale sur le plan économique. Dans les années2000, la Chine s’internationalise : elle accepte de faire partie de l’OMC en 2001, Hu Jintao lors de sa présidence accomplit de très nombreux voyages à l’étranger. Elle organise aussi des évènements de rangs mondiaux, comme les JO de Pékin en 2008 ou l’Exposition universelle de Shanghaï en 2010. Sa forte croissance économique (en moyenne 10 % par an) en fait la e 2 puissance mondiale dès 2010. Son commerce extérieur passe de 135 à 3000 milliards de dollars entre 1991 et 2010. Le niveau de vie progresse lui aussi : le PIB par habitant passe de 200 dollars à la fin des années 1980 à 3600 dollars en 2010.Enfin, lavolonté de donner un nouveau visage à la Chine, celui de la puissance, passe aussi par la transformation urbaine. C’est ainsi que Beijing profite des jeux olympiques pour faire peau neuve, modernisant ses vieux quartiers et construisant une splendide cité olympique, dominée par le stade en « nid d’oiseau ». La Chine passe alors définitivement d’une conception politique et culturelle de la puissance au primat de l’économie. Elle tente de déployer sa puissance mondiale en s’appuyant sur sa puissance régionale : elle s’appuie pour cela sur les réseaux des Chinois d’outre-mer, et aussi sur une présence forte dans les espaces maritimes régionaux : c’est le fameux « collier de perles ». Elle cherche également à développer une politique de dialogue, ce que certains nomment une « offensive de charme », vis-à-vis de ses voisins. Cela passe parfois par la création de liens historiques fictifs, comme lors du discours de Hu Jintao en 2003 devant le parlement australien, où il a célébré les liens historiques et de peuplement de la Chine et de l’Australie qui remonteraient selon lui au XVe siècle ( !). Mais la Chine développe aussi ses liens avec les autres puissances émergentes, comme le Brésil, ou avec l’Afrique. Désormais, le pays se pense comme une grande puissance mondiale, et cherche à devenir une puissance mondiale complète : au niveau économique, ses IDE s’élèvent à 60 milliards de dollars en 2010, y compris dans les pays industrialisés, comme en Europe et aux Etats-Unis: la Chine est de plus en plus indispensable à la croissance mondiale. Sur le plan politique, son investissement militaire est fort : le budget augmente de 10 % par an, ce qui en fait e aujourd’hui le 2 du monde. Les investissements sont aussi technologiques, dans des domaines tels que l’aviation, cyberguerre ou encore la modernisation navale. Enfin, au niveau culturel, la Chine s’efforce de développer son soft power en s’appuyant sur les instituts Confucius qui enseignent la langue et la civilisation chinoise. Ils sont directement financés par le gouvernement chinois, ce qui témoigne de la volonté du pays de devenir une puissance mondiale complète. Mais le modèle chinois comporte de nombreuses limites. Au niveau politique, le pays connaît de gros problèmes de gouvernance : les « fils de princes » issus de l’aristocratie rouge » contrôlent les grandes entreprises d’Etat. La fraude fiscale et la corruption sont très répandues, ainsi que la collusion avec les réseaux de pouvoir. Le développement économique de la Chine est en outre très inégal : l’Est demeure la partie la plus riche, malgré un gros effort de rééquilibrage sous Hu Jintao vers l’Ouest et le centre. De même, le pays connaît de fortes inégalités sociales. Il compte quelques centaines de milliardaires et
près d‘un million de millionnaires, mais la majorité de la population est pauvre. C’est donc un pays émergent mais aussi en sous-développement à l’intérieur. Enfin, la Chine est confrontée à un défi environnemental : elle doit faire face aux pollutions de l’air, de l’eau et du sol. Par exemple, les villes d’Harbin et Wuhan sont parfois privées d’eau potable pendant plusieurs jours. La pollution atmosphérique est si forte que pour les JO de Pékin, les usines de la région ont été fermées pour éviter le smog. La Chine est donc loin d’être une puissance complète, même si elle a un rayonnement mondial.
La Chine suit donc un parcours très particulier : c’est un pays dominé en 1945, une grande puissance mondiale dès les années 1960 mais surtout sur le plan politique. Ce n’est que dans les années 1980 que la Chine cherche à affirmer sa puissance économique, en se développant régionalement jusqu’en 1992, puis en étendant son rayonnement au monde. Aujourd’hui, la Chine est une grande puissance mondiale, mais une puissance incomplète : elle reste un pays émergent. C’est une puissance ascendante : économiquement, c’est un cœur du monde, mais sa position politique sur l’échiquier international reste à confirmer. Elle est loin d’égaler la toute-puissance américaine, qui domine de par son hard power et son soft power le reste du monde.
Plan détaillé
- bornes chronologiques 1945 = fin de la WW2 et la domination que connaît la Chine (chasse les troupes japonaises) ; début de la lutte intestine entre les nationalistes de Jiang Jeshi et les communistes de Mao Zedong e Auj, Chine = chef de file des BRICS et 2 puissance économique mondiale - bornes spatiales : Chine = ancien empire, dominée depuis fin XIXe S (Europe, Japon). Cherche à retrouver sa puissance après 1945 - mots clés : puissance = capacité d’un Etat à influer sur le comportement des autres Etats ou d’autres acteurs de la vie internationale et à défendre ses intérêts dans différents domaines. Quel rayonnement : Asie (région)/planète (monde) - problématique = comment la Chine s’est affirmée sur la scène internationale depuis 1945 , passant d’un rang de puissance régionale à celui de puissance mondiale - plan : I- 1945-1976 : La Chine communiste, une puissance politique mondiale qui s’affirme II- 1976-1992 : la Chine qui s’ouvre, une puissance économique régionale III- 1992-auj : la « sortie vers l’extérieur » : la Chine puissance mondiale totale ?
I- La Chine communiste, une puissance politique mondiale qui s’affirme (1949-1976)
1) Le modèle soviétique la Chine apparaît dans un premier temps comme une alliée de l’URSS, dans l’espoir de retrouver rapidement une position de premier plan - elle semble adopter le modèle de développement soviétique Traité d’amitié avec l’URSS 1950 nécessité de se ranger ds un camp pdt la guerre froide « pencher d’un seul côté » priorité au dév éco : « l’URSS d’auj, c ‘est la Chine de demain » Mao - la Chine reçoit une aide importante pr se dév économiquement Des 1000s d’experts sov envoyés en Chine. e Des résultats imp : en 1952, agric retrouve meilleur niv d’avant guerre, 1 plan quinquennal qui accorde la priorité à ind (chemins de fer, sidérurgie, métallurgie, textile, chimie) - la Chine ne s’affirme pas encore comme une puissance politique : se range du côté de l’URSS Ex : la Corée du Nord
2) Un modèle politique autonome - les années cinquante (tournant 1957) voient Mao prendre ses distances vis-à-vis de l’Union Soviétique qui se refuse à le traiter comme un partenaire à part entière, avant de rompre ouvertement en 1963. - Cette rupture permet à la Chine d’incarner une autre voie vers le communisme L’originalité du modèle communiste proposé par Mao est le poids donné à la paysannerie. Mao y voit le moteur même de la révolution chinoise, ce qui est une particularité (en Russie et dans la plupart des pays soviétiques, ce sont les ouvriers =
prolétaires qui constituent la réf du régime). Cela s’illustre bien par la politique du Grand bond en avant (1958-61) aussi imp de la culture pop ex : Révolution culturelle (1966-69) maoïsme connaît un certain rayonnement : succès parmi le mouvement étudiant de mai 68.
3) Une puissance politique qui se dessine Cela ne détourne pas la Chine de sa quête de puissance qui se poursuit en dépit de ses graves difficultés économiques. - Redevient une puiss régionale cf rôle pdt la conf de Bandung 1955. Essaie de s’affirmer e comme un modèle à suivre pr pays du tiers-monde (sorte de 1 concurrence sino-sov ds le futur tiers-monde) - Elle sait jouer de son poids en Asie et de sa situation géopolitique particulière, obtenant la reconnaissance de plusieurs régimes occidentaux à partir des années soixante et n’hésitant pas à se rapprocher des États-Unis dans les années soixante-dix. 1964 : bombe atomique. Dénonce le « club nucléaire », l’hégémonisme états-unien ET de l’hégémonisme sov 1971 : la RPC remplace Taïwan à l’ONU 1972 : visite de Nixon aux EU
Dans le cas de la Chine, la puissance politique précède donc la puissance économique.
II-Une Chine qui devient une puissance économique régionale (1976-1992) La mort de Mao en 1976 ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire de la Chine au XXe siècle. Elle commence à s’ouvrir au monde pour adopter une économie socialiste de marché
1) La construction de la puissance économique Deng Xiapoping définit l’ouverture éco de la Chine, tt en maintenant son syst politique : réformes (gaige) - 1978, 4 modernisations : agriculture, industrie, science et technologie, défense nationale - 1980, ZES (espace d’ouverture sur ext) Ex : Schenzhen
2) Une perte de puissance politique - 1989, massacre de la place Tian’anmen. En 1989 commence un mouvement de contestation pour dénoncer le développement de réseaux de corruption et l’immobilisme du pv . Sur la place Tian An-Men de gigantesques mouvements de grève (surtout étudiants) ont lieu d’avril à juin. Le gouvernement y met fin en faisant intervenir l’armée dans la nuit du 4 au 5 juin, qui massacre 2500 civils désarmés ? - perte de la puissance politique international, condamnation unanime du massacre relations qui se redessinent avec les anciens pays du tiers monde : de politiques, deviennent commerciales
3) Une puiss centrée sur l’Asie S’intéresse d’abord à des int de proximité - d’abord accords bilatéraux (Russie et les pays d’Asie centrale, développement de son influence en Asie du Sud-Est)
- rivalité imp entre Japon et Chine qui reflète affirmation croissante de cette dernière développement de revendications sur la Mer de Chine (îles Senkaku) Des tensions réactivées récemment Cf scandale du temple de Yasukuni n’existe que depuis 1990s : réactivation de histoire qui devient un enjeu géopolitique
III- La puissance mondiale totale retrouvée? (1992 à auj) La Chine acquiert un statut de puissance économique et financière de premier plan qui lui permet de prétendre à une plus grande influence politique sur la scène internationale.
1) L’ouverture économique se poursuit - 1992 : réformes relancées. « économie socialiste de marché » ou « économie socialiste de marché aux caractéristiques chinoises » - 2000s : internationalisation de la Chine : OMC en 2001, JO de Pékin en 2008, Expo universelle de Shanghaï en 2010 ; cf aussi nbreuses visites de Hu Jintao e - une forte croissance (en moy 10 %/an) : 2 puiss mondiale depuis 2010 Commerce ext passe de 135 à 3000 milliards de dollars entre 1991 et 2010. Niv de vie progresse : PIB/hab de 200 dollars fin 1980s à 3600 dollars en 2010 - volonté de donner un nouveau visage à la Chine, celui de la puissance, passe aussi par la transformation urbaine Ex de Pékin et de Shanghai (Pudong) d’une conception politique et culturelle de la puiss au primat de l’éco.
2) Une grande puissance mondiale ? - s’affirme comme un pôle de la diplomatie asiatique Chine essaie de baser sa puiss mondiale sur puiss régionale : réseaux des Chinois d’outre-mer, présence forte dans les espaces maritimes régionaux, imp du soft power (« offensive de charme »), politique de dialogue cf cherche à créer des liens à travers un passé commun cf discours de Hu Jintao en 2003 dvt le parlement australien (très loin de la réalité historique) Développement de liens avec les autres puiss émergentes (Brésil) ou avec l’Afrique - Depuis 2000, se pense comme une grande puiss mondiale s’acc d’une « sortie à l’ext » depuis 2008 e du monde.Fort investissement militaire : le budget augmente de 10 %/an, auj le 2 Aussi invest techno (aviation, cyberguerre, modernisation navale) IDE (60 milliards de dollars en 2010), y compris dans les PI (Europe et Amérique) : la Chine est de plus en plus indisp à la croiss mondiale Effet de conq culturelle cf instituts Confucius qui enseignent langue et civi chinoise, directement financés ar le gvt chinois
3) Des limites importantes - Gouvernance : les « fils de princes » issus de l’aristocratie rouge » contrôlent les grandes entreprises d’Etat. Imp de la fraude fiscale et de la corruption + proximité avec les réseaux de pv - Un dév inégal : l’Est demeure la partie la dév, malgré un gros effort de rééq sous Hu Jintao vers Ouest et centre - Fortes inégalités sociales = pays émergent ms aussi en sous-dév à int. Nécessité de dév la croiss int pr poursuivre le dév ? / quelques centaines de milliardaires et près d‘un million de millionnaires - Aussi défi environnemental : pollutions de l’air, de l’eau et du sol
Ex : Harbin et Wuhan parfois privées d’eau potable pdt plusieurs jours Ex 2 : pr JO de Pékin, fermeture des usines pr éviter le smog
CCL : - parcours très particulier de la Chine : pays dominé, grande puissance mondiale dès les années 1960 mais surtout sur le plan politique. Ce n’est que dans les années 1980 que la Chine cherche à affirmer sa puissance économique, en se développant régionalement jusqu’en 1992, puis en étendant son rayonnement au monde. - auj, grande puiss, mais incomplète : reste un pays émergent. Puiss ascendante : éco, est un cœur du monde / sa position politique sur l’échiquier internat reste à confirmer (ouv sur les EU)
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