La lecture en ligne est gratuite
Télécharger
PAN L E M A G A Z I N E D E B B G R
ENJEUX 5ESILOBTUMOA DANS L’ŒIL DES PILOTES
N°1O3 JUIN 2009
P O U R
RAMA L E S P R O F E S S I O N N E L S D E L A V U E
RENCONTRE AVEC PHILIPPE FAURE-BRAC, MEILLEUR SOMMELIER DU MONDE 1992 « LE PLAISIR DE LA DÉGUSTATION PASSE PAR L’ŒIL »
ÉCHANGES 6DE LA RÉÉDUCATION BASSE VISION, LES BIENFAITS
8ZOICLONNCOCOMTPOI3NDANRUOTNEELB
18INNORIVSAANTTISONS LES VERRES POLA
N°103 PANMAIO2009RAMA L E M A G A Z I N E D E B B G R P O U R L E S P R O F E S S I O N N E L S D E L A V U E
ÉDITO LOREM IPSUMETEMEE En 2009, parce que vos préoccupations sont aussi les nôtres, nous mettons toutes nos équipes à votre disposition, dans le but de répondre spécifiquement à chacune de vos attentes. Leur mission ? Se mobiliser et imaginer les solutions qui vont vous simplifier la vie à chaque instant. Dynamiques, enthousiastes et inventives, elles s’engagent à tout mettre en œuvre pour vous aider à mieux vendre vos produits, à soutenir votre démarche commerciale et pédagogique, mais aussi à renforcer le partenariat qui nous unit. Comment ? En vous proposant des produits irréprochables, mais surtout des services intelligents et personnalisés, dont le service Premier, totalement innovant. Toutes les équipes BBGR se joignent à moi pour vous souhaiter une excellente année 2009. PHILIPPE BONHOMME Directeur général de BBGR France
Une question, une remarque sur un des articles de votre magazine ? N’hésitez pas à contacter la rédaction, service communication au 01 44 78 31 64.
5ENJEUX DANS L’ŒIL DES PILOTES AUTOMOBILES
8ZOOM LA TECHNOLOGIE 3 D
12CLINIQUE ACTUALITÉ DES IMPLANTS RÉTINIENS
22STRATÉGIE LOREM IPSUMLOREM OREM IPSUMLOREM IPSUM
3ÉCHOS SILMO, PLEIN AIR, EDI, ÉCRANS PLATS, LUNETTES SANS FRONTIÈRES, POLOGNE
6ÉCHANGES RÉÉDUCATION DE LA BASSE VISION
10RENCONTRE AVEC PHILIPPE FAURE-BRAC, MEILLEUR SOMMELIER DU MONDE 1992
18INNOVATIONS DES VERRES POLARISANTS POUR TOUS, À CHAQUE INSTANT
PANORAMAjournal d’information de BBGR, 22, rue de Montmorency, 75003 Paris. Tél. : 01 44 78 31 00. Fax : 01 44 78 31 79. Site Internet : www.bbgr.fr. Directeur de la publication : Jean-Félix Biosse Duplan. Rédactrice en chef : Frédérique Dunaigre. Ont participé à ce numéro : Gilles Boëtsch, Sébastien Bonnel, Michel Chion, Sacha Klimek, Véronique Le Hen, Sylvain Le Moal, Annie Mollard-Desfour, Claire Monin, Michel Monsay, Benjamin Wolff. Conception et réalisation : 146, rue du Faubourg-Poissonnière, 75010 Paris. Chef de projet : Véronique Deldicque. Secrétaire de rédaction : Eustache Tchicaya. Révision : Jean Charmoille. Couverture : © Getty images . Fabrication : E Graphics Impression : GLMC. Tirage : 13 500 exemplaires.
L’ŒIL SUR LES NOUVEAUTÉS Cette année encore, les équipes BBGR sont heureuses de vous accueillir au Mondial de l’optique Silmo 2009, sur le stand 41-47, hall 1, allée 0. Le meilleur moyen de tenir à l’œil toutes les tendances, et de faire le plein de nouveautés produits et services. Du 17 au 20 septembre 2009, à Paris Expo, Porte de Versailles Pour plus d’information, contactez Martine Rousset (roussetm@bbgr.fr).
HD a venir ?
LES POLARISANTS, STARS DU PLEIN AIR Deux français sur trois pratiquent aujourd’hui des activités de plein air. Ce marché, devenu extrêmement technique et sophistiqué, est porteur de valeurs fortes, contemporaines et valorisantes : celles des loisirs partagés, du temps libre, de l’aventure, de la performance, mais aussi du pur plaisir de la contemplation. Les verres polarisants sont largement appréciés vité n lein air. dÉelismainmaantteluérsbldouaicstsiemesnetp par réverbération, ils améliorent la perception des contrastes, du relief et des couleurs, et offrent une protection UV 100 %. Après les avoir testés, 75 % des personnes interrogées choisiront des verres polarisants pour leur prochain achat de verres solaires et 100% des porteurs les recommanderaient à leurs proches.
Pour plus d’information rendez-vous page 18 de ce magazine.
ÉCHOS
LES OPTICIENS ONT ADOPTÉ L’EDI Avec 30 % de progression par an, par ce nouveau canal. L’EDI utilise l’épaisseur des verres. L’opticien les commandes EDI (échanges un référentiel commun à tous doit pouvoir, à tout moment de données informatisées) les acteurs de l’optique, visant du processus, retrouver la monture font désormais véritablement notamment à améliorer en question, une référence précise partie du paysage professionnel la fiabilité, traçabilité et le suivi doit être connue, unique et partagée de l’opticien. Plus de 50 % des commandes. Un exemple par tous. C’est cette gestion des opticiens sont équipés concret : la personnalisation rigoureuse de l’informatique et 40 % des commandes transitent des équipements et l’optimisation de que va permettre l’EDI.
PANORAMAN° 10JUIN 20093
ÉCHO
HD a venir ?
PLASMA OU LCD ? LES CLÉS POUR CHOISIR Quel type d’écran offre la meilleure image ? Voici quelques critères de choix. Côté plasma, la structure de ces écrans permet d’obtenir des noirs profonds : les contrastes et les détails ressortent mieux sur des images sombres ou lumineuses. De même, l’écran plasma restitue les couleurs de manière plus naturelle : le dégradé est meilleur. Il évite également les « pixels morts », parfois très gênants, qui peuvent s'afficher en noir ou en blanc sur les écrans LCD. L'enchaînement d'images peut sembler plus fluide et les angles de vue meilleurs. Cependant, l’effet de « brûlure », lorsqu'une image statique reste trop longtemps à l’écran, peut altérer les pixels, surtout au cours des deux cents premières heures d'utilisation. Ce défaut est irréversible et provoque des pertes de luminosité par endroits. Si l’on utilise l’écran TV pour le jeu vidéo, la technologie LCD est donc plus appropriée. Enfin, les écrans plasma réfléchissent les sources de lumière extérieure, ce qui peut altérer la qualité du visionnage.
4PANORAMAN° 103JUIN 2009
HD a venir ?
LA DEUXIÈME VIE DES LUNETTES USAGÉES C’est en découvrant plusieurs paires de lunettes inutilisées dans un meuble déniché dans une brocante que l’un des collaborateurs de BBGR a eu l’idée d’organiser une collecte de lunettes usagées à l’usine de Provins.« Je n’arrivais pas à me faire à l’idée de jeter ces lunettes, moi qui travaille chez BBGR, raconte-t-il.Je me suis alors souvenu d’un reportage diffusé à la télévision dans lequel un vieil homme africain racontait comment il avait pu se procurer sa paire de lunettes. J’ai surfé sur Internet et j’ai trouvé le site de Lunettes Sans Frontières…»L’aventure était lancée. Au bout de deux mois de collecte, l’urne, installée fin 2008, contenait plus de 130 paires de lunettes. Une belle initiative pour permettre à ceux qui n’en ont pas les moyens de mieux voir malgré tout. Merci à tous ceux qui ont déjà participé à cette action de solidarité. Depuis 1974, l'association Lunettes Sans Frontière collecte des lunettes pour les malvoyants pauvres du Tiers Monde : chaque année, plus de 110 000 paires de lunettes sont envoyées dans plus de 90 pays. Vous aussi, collectez pour Lunettes sans Frontières : www.lunettes-sans-frontière.org
HD a venir ?
Usine JZO de Jelenia Gora, nouvelle filiale polonaise de BBGR À L’EST DU NOUVEAU JZO, distributeur exclusif de BBGR depuis plus de quinze ans en Pologne, devient officiellement filiale à 51 % de BBGR, après accord de la commission de la concurrence polonaise. Basée à Jelenia Gora, dans le sud-ouest du pays à proximité de la frontière tchèque, JZO, privatisée en 1989, emploie 302 personnes et son chiffre d affaires a atteint 15,5 millions d’euros en 2008. Leader historique en Pologne, JZO a vendu 4 millions de verres en 2007, dont la moitié en verres organiques, pour un marché de 8 millions. Bienvenue à toute l’équipe de JZO dans le Réseau BBGR ! Pour plus d’information, contactez Louis Hue (huel@bbgr.fr)
JEAN-JACQUES ISSERMANN Médecin fédéral national de la Fédération française de sport automobile.
ENJEUX
Le sport automobile requiert des aptitudes visuelles exceptionnelles. Les pilotes doivent donc respecter des normes draconiennes et subir toute une batterie de contrôles. Explications du Dr Jean-Jacques Issermann. SPORT AUTOMOBILE DANS L’ŒIL DES PILOTESGROS PLAN SUR LES TESTS > Table d’Ishiharapour tester la vision des couleurs. > Test « Panel D15 » de Farnsworth Un pilote de sport automobile ou undrapeaux, est également très contrôlée : elleen cas d’anomalie détectée par la méthode coéquipier doit-il participer à des testsdoit être parfaite. Quant à la vision nocturne,de la table d’Ishihara. concernant ses aptitudes visuelles ?elle doit être normale.> Tests de Wirth, de Bagolin (verres striés)en cas d’anomalie de la vision stéréos dJeEAmNa-nJdAeCuQrUsEdSeIpSrSeEmRiMèrAeNliNc:oitanret-inceeneLsToait.utàfExiste-t-il des cas particuliers ?copique. nale doivent subir un examen complet de laJ.-J. I. :Oui. Tout candidat ayant une acuité vue auprès d’un ophtalmologiste qualifié. Cet visuelle diminuée et non corrigible sur un examen doit obligatoirement comporter la seul œil et ayant obligatoirement une acuité une période minimale de deux ans est mesure de l’acuité visuelle, l’étude de la visuelle controlatérale égale ou supérieure nécessaire avant d’ i er pour le env sag vision des couleurs, la détermination du à 10/10 peut être admis, après un examen conducteur une autre évaluation ophtalmo-champ de vision, l’étude de la vision binocu- par un ophtalmologiste et après avis du logique. Et, bien sûr, il est interdit de laire, un test d’éblouissement… médecin fédéral. Cependant, il doit répondre conduite automobile sportive. Le pilote doit à certaines conditions : avoir un champ de subir des tests approfondis comprenant un Quels sont les critères d’aptitudevision statique de 120° au minimum, et les champ visuel et une stéréovision. Il est ou de non-aptitude ?20° centraux doivent être indemnes de toute suggéré d’effectuer un test en également J.-J. I. :Avant ou après correction, le conduc- La vision stéréoscopique doit être altération. réel sur un circuit, si possible. Chaque temps teur doit avoir au moins 9/10 à chaque œil. fonctionnelle, l’état du fond de l’œil doit décision est prise au cas par cas. e L Sœoilntmaaidsm1i0s/é10gaàlleamuetrnet.cLeeusxvqeuriroesntd8e/c1o0nàtaucnteuxncelulréesiuonnesrtériticnteopmaetnhiteupniilgamtéernatlaeirdeo,itenêftirne, HenVéroniqu e sont acceptés à condition qu’ils aient été ancienne ou congénitale. portés depuis au moins douze mois chaque jour pendant une durée significative.Que se passe-t-il en cas de maladie L’ophtalmologiste doit aussi certifier qu’ilsoculaire aiguë ? sont appropriés à la course automobile.J-J. I. :Si cette maladie implique une pertePOUR EN SAVOIR PLUS La vision des couleurs, notamment des de la vue ou des affections du champ visuel,www.ffsa.org ou www.snof.org/vue/ffsa.html
PANORAMAN° 103JUIN 20095
ÉCHANGES
BASSE VISION LES BIENFAITS DELARÉÉDUCATION
La basse vision est un symptôme souvent consécutif à la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). L’apprentissage des techniques de locomotion et la rééducation fonctionnelle permettent aux personnes qui en sont affectées de s’intégrer dans la vie active.
6PANORAMAN° 103JUIN 2009
CHIFFRES CLÉS En France, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a fait une étude en 2005, qui estime à 1 700 000 le nombre de déficients visuels. Ces déficiences ont été classées en quatre niveaux de sévérité. Ainsi, 207 000 personnes a perte de vision centrale et la perteles malvoyants retrouvent une certaine indé-Lindique Jean-Paul Boissin, ophtal-constitue un élément primordial de leur équi-erselgumuosneiaevatsociauxlesmoinsaderelsnlimsxueitaessiuspésueuritsmoyensmalvoyanianedtsenoenssre0020rspes,de93etrpsenofoovlatnayEllemes.shomezleeuhcemqsfsmezeelchteanrtpoimuspltseecnelavérpaL. de vision périphérique sont« les deux pendance dans leurs déplacements de tous principales formes de basse vision, les jours,poursuit Jean-Paul Boissin.Cela mologiste au Centre de rééducation fonc-libre personnel, mais aussi de leur insertionfavorisés. 15 % des déficients visuels tionnelle pour aveugles ou malvoyantssociale et professionnelle. »tnnucenausitilesne%6edse2.guelasevaiderdesuellsvisneralcédesilitut (CRFAM) à Marly-le-Roi et président dee. Enfin 48 % des déficients visuels l’Association pour les personnes aveugles ouUtiliser d’autres sensltduviesaimicnuodadsnavtnire,dinballaenocrh malvoyantes (Apam).Elles déterminent lePour les personnes atteintes d’une perte dedéclarent avoir recours à l’aide de tiers. comportement de la personne malvoyante ».vision centrale, la rééducation dépend des Dans le cas de la perte de vision centrale, le besoins et des capacités de chacune d’elles. sujet est assez peu gêné dans la vie pratique,« Nous testons donc en priorité chaque patient en dehors de la vision précise, comme lapour connaître ses attentes et ses aptitudes et, lecture, la couture… Il peut se déplacer assez conseillons fortement de s’aider de leurensuite, nous déterminons la façon de l’aider, facilement et résoudre bien de difficultés. La explique Jean-Paul Boissin. jumelles pour lire un nom de rue ou petitesNous l’entraî-perte de vision périphérique est, dans la numéro de bus. Ce sont finalement desnons à voir là où, d’habitude, il ne voit rien, un plupart des cas, liée à une maladie dégéné-c’est-à-dire au centre. »Comment ? En luitechniques assez simples. » rative, souvent héréditaire. Si ces personnes demandant de regarder juste à côté de son ne sont gênées que très tardivement pour lire point de déficience, en le poussant à lire et àLa technique du balayage ou effectuer des tâches précises, elles se fixer quelque chose en marge de sa gêne. Concernant les personnes atteintes d’une trouvent, en revanche, dans des situations Grâce à des examens au laser ou à des perte de vision périphérique, il existe égale-très difficiles pour se déplacer et avoir une techniques manuelles orthoptiques, il est ment un apprentissage de la vision : la tech-vie active normale. possible de déterminer le meilleur point de nique du balayage. La personne apprend à la rétine qui permettra de compenser. regarder à droite et à gauche de la partie Compenser, oui, mais comment ?En outre,« nous les poussons à utiliser d’au-centrale. Elle passe de champ de vision en « La rééducation fonctionnelle permet de tres sens, comme le toucher,indique Jean- de vision et elle apprend à mémoriser champ compenser ces pertes de vision », Boissin. Paulrassure leIls peuvent apprendre à repérer,chaque champ pour les mettre côte à côte, docteur Jean-Paul Boissin. Cette rééduca-de façon tactile, la position d’un interrupteurafin d’en faire un tout.« La mémorisation tion a pour finalité de conduire la personneélectrique ou d’une manette d’arrivée de gaz, remplace la vision,note Jean-Paul Boissin. malvoyante à son niveau optimal d’auto- technique est très longue à maîtriser, Cetteou encore à reconnaître des billets de banque nomie, par une bonne connaissance de ses que ces sujets présentent souvent d’au- surtoutet des pièces de monnaie. Ils peuvent s’aider possibilités, mais aussi de ses limites. Elle tres handicaps, comme la surdité. »d’astuces : mettre une pâte sur certainsLe cerveau lui permet aussi de s’adapter à des situationsboutons dans une maison pour les trouvertient un rôle fondamental dans la compen-nouvelles. Enfin, la rééducation vise l’accep-plus aisément avec les doigts. Nous leursation.« Nous savons aujourd’hui que nous tation de soi et de la réaction des autres.apprenons aussi à écouter les bruits, notam- pouvons, grâce à l’entraînement, redonner aux « Nous devons absolument faire en sorte que ment ceux de la circulation automobile. Nous gens certaines capacités,se félicite Jean-Paul Boissin.La réadaptation permet d’ouvrir, d’ac-tiver des voies cérébrales qui existent, mais qui ne sont pas utilisées. Nous créons une voie de FORMATIONdérivation dans le cerveau. Cependant, chaque personne est différente. Le développement de DDEINLSOTCROUMCOTTEIOUNRSces circuits dépend donc des capacités de chaque sujet. Plus le cerveau est capable, aDveepuugilse1s9o8u0,mlaAlsvsooycainatteiosn(Appoaurml)efsorpemresodnesnesmeilleure est la rééducation. » idnésvterluocptpeeurésgdaleelomceontmuotnieofno.rLmasatsioocniaptioounrVéronique Le Hen le personnel d’accueil des personnes aveugles ou malvoyantes : connaissance de leurs besoins propres et des problèmes qu’elles rencontrent, de la façon de les aider à les surmonter. Enfin, elle collabore avec des communes, certaines entreprises (SNCF, RATP…) et divers organismes à l’aménagement pour les différentsPOUR EN SAVOIR PLUS handicaps de locaux et de sites, à l’adaptationApam Formation, 3, rue Jacquier, 75014 Paris. de la voirie, du cadre bâti ou des transports.Tél. : 01 40 44 67 69 PANORAMAN° 103JUIN 20097
ZOOM
CONCEPTION 3D UNETECHNOLOGIE INCONTOURNABLE
Grâce à la conception en trois dimensions (3D), il est aujourd’hui possible de visualiser les produits avant qu’ils existent, de simuler leur fabrication et de modéliser leur cycle de vie.
8PANORAMAN° 103MAI 2009
D-ititépnomoencéjuuoeiotansulleial,ecnocitpeplrscousurncntreelivrelcdélecamoon3Destdevenueun vité des industriels. Hier apanage des secteurs high-tech ou de l’aéronautique, cette technologie basée sur la simulation et la modélisation est devenue aujourd’hui incontournable dans l’automobile, l’électro-ménager, le textile. Et, bien sûr, l’optique. Des gains considérables La conception virtuelle en 3D ou Conception Assistée par Ordinateur (CAO) a l’avantage de permettre une optimisation des cycles de vie des produits manufacturés. Elle est aujour-d’hui au cœur de ce que l’on appelle la gestion du cycle de vie des produits (Product Lifecycle Management — PLM)« Dès la genèse d’un projet, l’ensemble du processus de fabri-cation peut être intégralement simulé,explique Alain Floutier, responsable marketing chez Dassault Systèmes, leader mondial des solu-
Projet de hauts-parleurs conçus en 3 D.
ARCHITECTES VIRTUELS Certains fabricants de cuisines ou de meubles, tel Ikea, ont compris tout le potentiel de la 3D dans le domaine du marketing. Cette technologie apporte non seulement une vraie valeur ajoutée au client, mais elle donne une image innovante de l’entreprise. Ainsi, grâce à des logiciels de conception 3D, n’importe qui peut s’improviser architecte d’intérieur en quelques clics sur Internet. Grâce à ces outils tions de PLM.Du design à l’assemblage desd’aide à la décision, il est ainsi différents composants, en passant par lespossible de choisir un ameublement adapté aux dimensions de chaque questions de robustesse et de qualité jusqu’àpièce de sa maison, d’essayer l’outillage nécessaire à la fabrication, les logi-différentes combinaisons, ciels de gestion du cycle de vie permettent dede déplacer des meubles, puis modéliser chaque étape et contrainte d’unde visionner le résultat en 3D. projet. La planification et la mise sur le marché sont alors optimisées. » Dans l’automobile ou la lunetterie, les gains qu’ont permis ces technologies numériques en l’espace de vingt ans sont considérables, notamment en ce qui concerne la réactivité. d’un nouveau modèle de lunettes, conceptionNos collègues de Dassault Aviation ont ainsi « La conception 3D permet de réduire les réussi à assembler le premier Falcon 7X, sans un fabricant peut très bien ajouter des règles cycles,confirme Alain Floutier. avoir réalisé préalablement la moindre et des interdictions dans la base de données. IlDans les jamais années 1980, il fallait près de sept ans pour maquette physique ! » peut aussi la compléter de données scienti-concevoir une nouvelle voiture. Aujourd’hui, le fiques »,indique Alain Floutier. oyo a n a constructeur T t ’ besoin que de dix-huitUneminedidniserlouspontimaornf mois. Dans un domaine comme la lunetterie, qualitatifs virtuelsustriels Tests où il faut renouveler sans cesse les modèles, ilLa gestion optimale de l’information est Durant les prochaines années, la concep-sera bientôt possible, grâce à ce type de solu-l’autre grande force du PLM. Ces logiciels 3D va  tionde plus en plus s’ouvrir au grand tions, de lancer une troisième collection par an public.capitalisent sur l’expérience acquise au cours Grâce à des applications permettant après celles d’hiver et d’été. » projeter en trois dimensions des voituresdes différents tests et des simulations. de L’historique des combinaisons de compo- ou toutes sortes d’objets du quotidien dans Des maquettes numériques dessants, les modèles, les procédures, lesshowroomsde réalité virtuelle, les La conception virtuelle offre la possibilité systèmes d’outillage utilisés, les dysfonc- professionnels du marketing pourraient très d’avoir une appréciation globale du compor- tionnements rencontrés, les réactions…, rien bien imaginer réaliser des tests qualitatifs tement de l’objet avant même qu’il existe. ne se perd, et tout peut être réutilisé à un virtuels auprès de consommateurs. Avec la Elle évite ainsi aux industriels d’avoir à moment ou à un autre.« Le PLM permet, enmontée en puissance d’Internet et du réaliser de nombreux tests réels. Pour uneeffet, d’assurer une totale traçabilité de l’infor-commerce en ligne, Dassault Systèmes a automobile, par exemple, il est possible demation et de la rendre accessible aux différentségalement en projet de créer des magasins vérifier de manière totalement virtuelle àacteurs d’un projet, où serait étudié le passage des virtuelsexplique Alain Floutier. quoi elle va ressembler, mais égalementToutes les données et paramètres qui sont inté-clients. Il est également envisageable de quelles seront ses réactions à la chaleur ougrés dans le système l’enrichissent au fur et àtester des produits bien avant leur lance-à la pression atmosphérique, ses consom-mesure. Plus la 3D est mise à contribution, plusment sur le marché via des sites web, mations d’énergie, ses propriétés aérody-elle devient précise et performante dans sescomme l’indique Alain Floutier :« En combi-namiques. Quand on sait qu’une voiture est nantmodélisations. De très nombreuses erreurs Internet et conception 3D, les consom-aujourd’hui constituée de centaines depeuvent alors être évitées. »Par ailleurs, cettemateurs pourraient manipuler en direct et à composants électroniques, toujours plus technologie permet de répondre à desl’écran des produits et ainsi vérifier l’intérêt petits et plus complexes, on imagine aisé- cahiers des charges complexes. C’est le casqu’ils suscitent. Cela avant même qu’ils soient ment le temps et l’argent qu’une telle tech- dans le domaine de l’optique. en production… » mis« En fonction de nologie fait économiser.choix industriels ou esthétiques, lors de laSacha Klimek « Auparavant, il fallait réaliser des prototypes et de nombreux tests, longs et coûteux avant de lFalonucteirer.Aevlccait,Dn3ceoniopttceufeefjasudrseudorpuaevuonnur,alepspienlgleéniAeludaeirnsPlus la 3D est mise à contribution, pmeauqvueentttesnumériquesdirectteemmeennttsàsluércrans.plus elle devient précise et performante Cette approch t de repousser ledans ses modélisations. e perme moment où il faut effectuer des tests physiques.
PANORAMAN° 103MAI 20099
RENCONTRE AVEC
PHILIPPE FAURE-BRAC Meilleur sommelier du monde 1992.
ART DE VIVRE « LE PLAISIR DELADÉGUSTATION PASSEPARLŒIL» Philippe Faure-Brac fête cette année les vingt-cinq ans de son restaurant Le Bistrot du sommelier, à Paris. Il analyse l’importance de l’œil dans la dégustation du vin.
Qu’est-ce qui différencie le travail dul’esprit de sa cave, de son environnement, du mais aussi dans son expres- évidemment, sommelier de celui de l’œnologue ? sion, en évitant de donner des leçons et deterroir et de se forger un souvenir lié au vin PHILIPPE FAURE-BRAC :L’œnologue est un avec les odeurs et les émotions ressenties. trop en faire. D’autre part, on se rend compte technicien expert de l’élaboration du vin. Il Le vin n’est pas qu’une boisson, il y a toute assez vite que la fin de matinée se révèle être travaille dans les vignobles à la production une histoire, une culture qui l’entourent et lui le meilleur moment pour bien déguster, le et dans les caves pour les assemblages et la donnent sa vraie dimension. corps n’est pas encore fatigué par la journée, conservation. Le sommelier intervient après, Une fois dans le restaurant, il y a la gestion de l’heure du repas approche, donc les papilles dans le choix des vins qui seront adaptés aux la cave et, bien sûr, le conseil, qui est l’abou- sont en éveil. circonstances de dégustation finale pour le tissement de tout ce travail. Pour qu’il soit restaurant où il travaille. Il doit avoir une réussi, il ne doit pas être figé en associantQuels sont les premiers éléments que bonne capacité de communication, notam- systématiquement tel vin avec tel plat. Il fautl’on découvre lors d’une dégustation ? ment dans la façon dont il va parler et mettre au contraire prendre en compte plusieursP. F-B. :Le premier sens mis à contribution en scène un vin pour bien conseiller le client. paramètres, comme le budget, le type de lorsque l’on découvre un vin, c’est la vue. Le tronc commun entre les deux métiers est repas, la personnalité des clients : sont-ils Pour bien observer un vin, il faut incliner le donc la dégustation, qu’ils abordent de jeunes, plus âgés, français, étrangers, etc. ? verre à 45° devant une surface blanche ou manière très différente. L’œnologue va cher- neutre, afin de voir toutes ses nuances. L’œil cher les défauts d’un vin pour tenter de lesEt les qualités requises pour bienva d’abord voir la couleur dominante du vin, éliminer, alors que le sommelier va en cher-réussir dans ce métier ?puis les éléments d’évolution de la robe, qui cher les qualités pour les mettre en valeur.P. F-B. :Un bon sommelier a obligatoirement de plusieurs critères (le cépage, dépendent une bonne mémoire. En effet, il ne boit pas en particulier). La concentration en pigments Quelles sont les principales tâches depour oublier mais goûte pour se souvenir… Il certains cépages comme la syrah donne d’un sommelier ?dispose d’une base de données au départ des vins naturellement colorés d’une teinte P. F-B. : violacé lorsqu’ils sont jeunes, alorsIl y a la découverte et la sélection des qu’il faut sans cesse actualiser. Le somme- pourpre vins, soit dans les salons, soit directement lier, tel un bon vin, se bonifie avec le temps. qu’un vin de pinot noir aura, par exemple, dans les vignobles, ce qui apporte un plus Chaque jour, il continue de progresser. une couleur plus claire. Apès la vue, l’ouïe pour en parler ensuite. Aller à la rencontre Comme c’est un métier de tentation, il faut rentre en ligne de compte. Si le vin est sec, d’un vigneron permet de s’imprégner de donc être sobre, dans sa consommation le son qu’il fera en tombant dans un verre
10PANORAMAN° 103JUIN 2009
L’œil va d’abord voir la couleur dominante du vin, puis les éléments d’évolution de la robe.
Le plaisir de l’œil est-il indissociable d’une bonne dégustation ? P. F-B. :La plupart des consommateurs ont trop tendance à négliger l’observation d’un vin. Or le plaisir de la dégustation ne s’arrête pas au goût. Il passe par l’œil, le nez, la bouche et la synthèse des trois. Il est impor-tant qu’un vin soit beau, avec une robe chatoyante, vive, comportant des nuances et des reflets. Ce qui ne veut pas forcément dire que le vin est bon ! Il peut être bouchonné, trop acide ou avoir ce genre de problèmes non perceptibles à l’œil.
Après trente ans d’exercice, vous semblez toujours aussi passionné. Quel est votre secret ? P. F-B. :Chaque fois que j’ouvre une bouteille, sera cristallin. S’il est moelleux, le son sera transparence, sa brillance, sa viscosité et son c’est une découverte. Un vin possède une velouté. Le millésime entre enfin en jeu, intensité. En vieillissant, la couleur pourprée multiplicité d’expressions, tant d’un point de ainsi que les techniques de vinification et le va se transformer en teinte brique, orangée vue technique que d’un point de vue temps de macération. La température de ou acajou. Cela se verra d’abord sur le pour- émotionnel. C’est tout cela que j’essaie de fermentation et l boisé influent également ’ transmettre, notamment dans mon dernier e tour du verre et, avec le temps, c est l’en-sur la robe du vin. semble qui va évoluer. Pour les rouges, on va livre,Comment goûter un vin(éditions du d’une couleur dense vers une couleur plus Chêne), dans lequel j’incite le consommateur Que révèle concrètement l’observationfaire confiance à son propre jugement. Il ne  àpâle. Inversement, pour les blancs, on gagne de la robe ? pas goûter sous influence du palais des fauten concentration, et les teintes deviennent P. F-B. : autres. J’essaie de donner des clés aux gens,En la regardant, on peut avoir des plus dorées. Enfin, la couleur est influencée indications sur tous les facteurs que je viens aussi par la forme du verre, car selon qu’il est de leur apporter les fondamentaux pour de citer et déterminer si le vin est dans sa étroit ou plus large, le rendu ne sera pas le qu’ils puissent développer leur capacité jeunesse, en phase d’évolution, à maturité ou même. Pour cela, il existe des verres de réfé- d’analyse et prendre autant de plaisir que j’en dans sa phase descendante. La robe désigne rence avec des normes spécifiques pour ai à découvrir un vin. à la fois la couleur du vin, sa limpidité, sa analyser et comparer des vins.Propos recueillis par Michel Monsay
PANORAMAN° 103JUIN 200911
CLINIQUE VISION ARTIFICIELLE
LACTUALITÉ DES IMPLANTS RÉTINIENS
>Docteur Pierre-Olivier BARALE (Praticien hospitalier au Centre hospitalier national d’ophtalmologie (CHNO) des Quinze-Vingts, dans le service du Professeur José-Alain Sahel) Différents protocoles de recherche sont actuellement en cours sur les implants rétiniens dans le but de rendre une vision utilisable pour des patients devenus aveugles. Ces implants rétiniens s’adressent à des patients présentant une perte fonctionnelle des photorécepteurs (cônes et bâtonnets) entraînant une cécité ou quasi-cécité avec conservation d’un nerf optique sain permettant le transfert du signal visuel aux aires visuelles du cerveau, comme les patients atteints de rétinopathies pigmentaires.
12PANORAMAN°103JUIN 2009
VISION ARTIFICIELLE LES IMPLANTS RÉTINIENS
Le principe des implants rétiniens consiste différentes équipes, certaines proposantphénomène lumineux ou phosphènes par par à stimuler par des électrodes les cellulesces stimulations électriques. des implants sous-rétiniens avec des résiduelles neuronales rétiniennes encore placées sous la rétine électrodesLa position de ces électrodes, leur nombre, saines ainsi que les cellules ganglionnaires Zrenner, Allemagne), ou des (Professeurl’intensité et la position des stimulations situées dans la rétine après les cônes et épi-rétiniens placés sur la rétine(horizontales, verticales) ont permis à des implants bâtonnets déficients.patients de suivre et de s’orienter vers une (Professeur Humayun, États-Unis) d’abord Différentes études ont validé cette possibi- source lumineuse, de percevoir certains avec 16 électrodes (système Argus I, société lité de stimulation et prouvé que des objets prédéfinis par contraste. Second Sight).(FIGURE 1)> patients aveugles pouvaient percevoir des Des résultats ont été obtenus chez l’homme
A
RPE
PR
CNI
CCG
B
sous-rétinien
épi-rétinien
lumière
manchon
FIGURE 1 Plusieurs sites d’implantation possibles des électrodes de stimulation La puce peut être placée à la surface de la rétine, au contact des cellules ganglionnaires (implant épi-rétinien) ; à la place des photorécepteurs de la rétine (implant sous rétinien) (cas illustré en figure B); ou au niveau du manchon du nerf optique.
Concept des prothèses sous-rétiniennes ALa rétine est constituéeBLa perte des photorécepteurs(afluèccheervoeraanugpea)sem(iélppin-arstuouaotruténiei)nlrrenetpofeuqi.Ciqcnohudamreofdnnu de photorécepteurs (PR), laisse le réseau neuronal sans pt ue. véritables photo capteurs stimulation. L’objectif des implants peuvent être positionnés sous(Schéma d’après Webvision.) biologiques, et d’un réseau rétiniens(rectangles bleus) rétine, à la place desest laSource : Fondation Voir et Entendre — neuronal en deux couches (couche de réintroduire une stimulation photorécepteurs (sous-rétinien),ww.fondave.orgw nucléaire interne CNI, couche des du réseau neuronal pour rétablir à la surface de la rétine du coté cellules ganglionnaires CCG). l’envoi d’images visuelles des cellules ganglionnaires
PANORAMAN°103JUIN 200913
CLINIQUE ION ARTIFICIELLE LES IMPLANTS RÉTINIENS
A
B
C
FIGURE 2 Images que percevraient des patients porteurs d’un implant rétinien à 16, 256 et 1 000 électrodes(de gauche à droite). Images générées par l’Artificial Retinal Implant Vision Simulator développé par Wolfgang Fink au Visual and Autonomous Exploration Systems Research Laboratory, California Institute of Technology. Source : Fondation Voir et Entendre — www.fondave.org
>La taille et le nombre de phosphènes financée par la société Second Sight. Europe)Cet implant s’adresse à des patients présen-obtenus par les premiers systèmes Les patients implantés sont ensuite suivistant une rétinopathie pigmentaire évoluée (16 électrodes) ne permettent pas une réso- régulièrement pendant trois ans au Centredont l’acuité visuelle maximale est limitée à lution spatiale importante mais ont pu d’investigation clinique (CIC) situé au CHNOla perception de la lumière (PL), mais ayant valider la tolérance et la faisabilité du prin- des Quinze-Vingts pour l’apprentissage dedéjà eu une vision utile auparavant. cipe. En effet, d’après les travaux du l’utilisation de leur dispositif, pour des(VOIR ENCADRÉ CI-DESSOUS) Professeur Safran à Genève, il semble qu’un examens cliniques et des tests visuels. minimum de 600 points soit nécessaire pour lire un texte ce que ne permettent pas les systèmes actuels.(FIGURE 2)
Depuis février 2008, trois implantations épi-rétiniennes de seconde génération, avec l’Argus II qui comporte 60 électrodes, ont été effectuées par l’équipe du Professeur Sahel (Docteur Barale, Docteur Ayello-Scheer) au Centre hospitalier national d’ophtalmologie (CHNO) des Quinze-Vingts à Paris. Ces premières implantations ont été réalisées dans le cadre d’une étude de recherche inter-nationale multicentrique (États Unis, Mexique,
14PANORAMAN°103JUIN 2009
CRITÈRES D’INCLUSION DU PROTOCOLE DE RECHERCHE IMPLANTS RÉTINIENS • Rétinopathie pigmentaire. • Acuité visuelle : Vague Perception Lumineuse ou moins (après mesure selon procédure spécifique ≤ 1/50). • En l’absence d’une perception lumineuse, test de stimulation oculaire électrique (vérification de la présence de cellules ganglionnaires et de fibres optiques fonctionnelles). • Sujet ayant déjà eu une acuité visuelle utile. • Âge : plus de 18 ans à l’inclusion (Argus II). • Motivation
FIGURE 3 Mise en place de la plaque d’électrodes
VISION ARTIFICIELLE LES IMPLANTS RÉTINIENS
1
2
FIGURE 4 Principe de l’implant rétinien. (Source : Second Sight) 1- Plaque d’électrodes épi-rétinienne 2- Câble reliant au récepteur 3- Récepteur sur la sclére
3
Principe de ce type d’implant : de réception du signal en temporal. Ce sitifLa partie de l’implant rétinien comportant Argus II de réception haute fréquence est dispositifla plaque d’électrodes est placée sur la La pose de ce type d’implant nécessite unsurface de la rétine, maintenue par un clou maintenu par une bande de silicone geste de chirurgie vitréo-rétiniennerétinien après pratique d’une ablation (cerclage) placée autour de l’œil. hautement spécialisé. L’intervention durecomplète du vitré (vitrectomie). Cette plaque(FIGURES 3-4)> plus de quatre heures et ne peut êtred’électrodes est reliée par un câble qui sort réalisée que par des chirurgiens trèsde l’œil par une sclérotomie (orifice à la expérimentés.la sclére) où se trouve le dispo-surface de
PANORAMAN°103JUIN 200915