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Huile carburant d'algues Les nouveaux chercheurs d'or vert ...

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Huile carburant d'algues Les nouveaux chercheurs d'or vert ...

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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Huile carburant d’algues
Les nouveaux chercheurs d’or vert américains
L’algaculture offre bien des promesses. Elle serait productrice d’électricité, d’hydrogène, de
fertilisants, d’aliments du bétail et de carburants liquides. Aux Etats-Unis, des dizaines de
start up, nées en 2007, recherchent et développent la production d’huile carburant à partir
d’algues.
Sur le papier, produire de l’huile carburant à partir d’algues semble être la substitution la plus
plausible au pétrole. Une production qui pourrait répondre à la fois aux problèmes
environnementaux que sont les émissions de CO2 et aux besoins immenses d’énergies pour
prospérer. La conversion par des algues de sources de carbone comme le CO2 en huile
carburant donnerait en effet des rendements de 30 à 100 fois supérieurs aux cultures
oléagineuses. Logique quand on connaît la capacité de prolifération des algues. Il y a dans
l’algaculture de quoi bien approvisionner la planète sans rogner sur ses besoins en nourriture.
Autant dire que ce défi technique de l’huile d’algue fait rêver : plus d’émissions de CO2, du
biocarburant en quantité suffisante, propre et renouvelable puisque l’énergie originelle vient
du soleil.
Des dizaines de start-up
Conscients de sa pétrodépendance, les États-Unis se passionnent pour ce sujet. En 2006 et
2007, on ne compte plus les startup, les blogs et les firmes ayant pignon sur rue qui annoncent
le lancement d’une division de R&D ou d’une unité de production d’huile à partir d’algues.
Ils se nomment GreenFuel Tech, Texas Clean Fuels, PetroAlgae, Victor Smorgon Group,
OriginOil, Solazyme, Infinifuel Biodiesel, Solix Biofuels, GlobalGreen, Valcent, Greenshift -
GS CleanTech, Aurora, General Atomics / CEHMM, Aquaflow, Petrosun, Greenshift,
LiveFuels Inc, Algoil, et quantité d’autres.
Dispersion du savoir
Mais, pour l’instant, aucun volume significatif d’huile d’algue n’est sorti d’une quelconque
usine, même pour les projets les plus concrets comme Greenfuel qui a pourtant levé 20
millions de dollars de fonds en 2006. Néanmoins, Aquaflow, une société néo-zélandaise, a
réussi à alimenter une automobile avec de huile d’algue. Parce qu’il fait rêver, ce nouvel or
vert disperse le savoir et les énergies. De nombreux chercheurs, phycologues ou algologues et
autres spécialistes de la question, persuadés de pouvoir y arriver seuls, quittent leur unité de
recherche avec quelques dizaines de milliers de dollars en poche pour fonder leur startup.
Symbole de cette dispersion des savoirs, John Sheehan, a rejoint en août dernier avec des
moyens limités une jeune start up californienne Live Fuels, Inc. Ce chercheur avait commis
un rapport fondateur, surnommé aux States « la bible du futur », sur les huiles produites par
des algues, lorsqu’il était à la « National renewable Energy laboratory » - Le laboratoire
national des énergies renouvelables à Golden dans le Colorado.
Les pétroliers s’y mettent
Même les compagnies pétrolières se lancent dans l’aventure, certaines simplement pour
s’acheter une image éthique comme Petrosun et d’autres, de manière plus sérieuse, en
injectant d’importants fonds comme Chevron ou Shell et son projet Cellena à Hawaï. Les
algues sont cultivées dans d’immenses piscines à ciel ouvert utilisant de l’eau de mer.
Chevron, la plus grande compagnie pétrolière américaine, fonde également de réels espoirs.
D’autres pays se penchent également sur la question comme l’Inde avec Algoil et même la
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