l'évolution de la notion de genre littéraire

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« Essai sur l’évolution de la notion du genre » La polémique est actuellement, et depuis longtemps, ardente entre ceux qui veulent conserver la notion de genre dans le domaine de la littérature –critique et création ; et ceux qui veulent à tout prix de s’en débarrasser –soit des critiques qui en annoncent le déclin, ou des créateurs qui en appellent à la destruction par tous les moyens que leur permet leur art. De toute façon, l’attitude envers la notion de genre change selon les époques, si nous nous contentions du cadre occidental bien sûr. Notre réflexion vient en effet montrer cette corrélation entre l’attitude envers la notion de genre et l’évolution de l’esprit humain de façon générale, sans négliger la dimension historique qui régit cet esprit dit humain. La première question que nous devons nous poser, quelle exigence a rendu l’émergence de la notion de genre si nécessaire ? Dit autrement, qui a poussé l’esprit humain à réfléchir à regrouper certain ensemble de textes comme étant appartenant à un même genre, sous une étiquette ? Sans doute, la Poétique aristotélicienne est le texte fondateur dans ce domaine. Laissons-nous donc lier l’apparition de la notion de genre à la pensée humaine de ce temps-là.
Publié le : vendredi 13 juillet 2012
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«Essai sur l’évolution de la notion du genre»
La polémique est actuellement, et depuis longtemps, ardente entre ceux qui veulent conserver la notion de genre dans le domaine de la littératurecritique et création; et ceux qui veulent à tout prix de s’en débarrassersoit des critiques qui en annoncent le déclin, ou des créateurs qui en appellent à la destruction par tous les moyens que leur permet leur art.
De toute façon, l’attitude envers la notion de genre change selon les époques,si nous nous contentions du cadre occidental bien sûr. Notre réflexion vient en effet montrer cette corrélation entre l’attitude envers la notion de genre etl’évolution de l’esprit humain de façon générale, sans négliger la dimension historique qui régit cet esprit dit humain.
La première question que nous devons nous poser, quelle exigence a rendu l’émergence de la notion de genre si nécessaire? Dit autrement, qui a poussé l’esprit humain à réfléchir à regrouper certain ensemble de textes comme étant appartenant à un même genre, sous une étiquette ?
Sans doute, la Poétique aristotélicienne est le texte fondateur dans ce domaine. Laissons-nous donc lier l’apparition de la notion de genre à la pensée humaine de ce temps-là. Quelle pensée dominait-elle à cette époque là, si ce n’est la pensée du culte où tout devient mythe, où tout peut accéder au rang divin; n’oublions pas qu’Homère n’était jamais un simple poète, mais l’Homme d’exception où se manifestait Dieu en personne. Les hommes ordinaires, pour atteindre la perfection divine, et qu’ils ne pouvaient bien sûr jamais atteindre, devaient suivre les pas de l’Homme d’exception. Et tout poète qui ne pouvait être la copie exacte du modèle divin est un poète déchu. Ainsi, les premiers poètes, Homère pour l’épopée, Eschyle, Sophocle et Euripide en matière de tragédie, ont imposé leurs modèles où le respect des maîtres était quelque chose d’inhérent à la morale, à la pensée et à l’imaginaire même des hommes. D’où la dictature qu’exerçait la notion de genre sur les écrivains despremiers temps, et son autorité presque absolue.
Je suis classique: je suis un homme qui respecte les normes. La morale hypocrite qu’imposait le terrible Louis XIV aux pauvres français à embrasser au XVIIme siècle. C’est quoi en fait être honnête qu’êtresoumis sans pouvoir l’avouer. Ainsi, les français du XVIIme siècle, au lieu d’avouer qu’ils étaient soumis à la tyrannie de Louis XIV, ils ont préféré d’utiliser la tournureparce que nous: « sommes des hommes honnêtes, nous respectons les lois et les normes» ;et parmi cette éthique hypocrite la soumission aux normes imposées après des modèles antiques. Autre chance pour que la notion de genre puisse maintenir sa tyrannie sur les pauvres classiques. En plus, pourquoi rompre avec les normes si tout suitl’ordre de la nature tel qu’on l’a hérité de ses aïeux: nous les aristocrates au haut, le sale peuple en bas. A nous la tragédie, genre noble; à eux la comédie, genre des médiocre.
Ainsi, les choses passaient tranquillement avant que cette maudite révolution venaitaltérer l’ordre naturel des choses. Moi qui étais le Maître, me voici confondu avec le bas peuple, inconnu même. Le sublime s’est confondu au grotesque, pourquoi respecter encore une norme qui ne les distingue qu’abstraitement; alors qu’en vérité ils ne forment plus qu’un «Tout », ainsi aurait dû dire le pauvre Hugo en état de désespoir absolu. La notion de genre a commencé par conséquent à perdre quelque peu de son autorité et de sa rigueur. Mais jusqu’à ce temps, on n’a fait que mélanger lesgenres entre eux pour montrer la vie dans son hétérogénéité.La terre n’est ni le paradis ni l’enfer, mais un peu de chacun d’eux.
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De quelles normes parlez-vous ? Tant pis à toutes les normes. Nous, les écrivains militants, qui avons fait de la liberté notre déesse et notre muse, nous qui avons chassé Hitler de notre terre en risquant notre peau ; vous voulez que nous nous inclinions en fin de compte à des lois imposées par un vieux os, appelé Aristote dans un temps révolu. Nous nous excusons mais notre seule norme est de se révolter contre toute norme imposée sur nous. Notre nature ne nous permet pas de conformer à une norme quelconque. Au revoir notion de genre. Roi détrôné sous la main des surréalistes.Pourquoi Aragon avez-vous intitulé l’un de vos recueils poétiquesRoman inachevé? Ah !Comme vous le savez notre écriture est avant tout un rêve, et dans le rêve ça se mêle, réalité et fiction…- Donc ce que j’ai compris c’est quela notion de genre est inadéquate même avec la nature de votre écriture- ça dans la mesure où la notion de genre existe.Ah ?! Non je ne suis pas un romancier, pas un poète non plus, ni dramaturge. Je suis un écrivain tout simplement. Un écrivain contemporain qui a des idées sur son temps et qu’il essaie de traduire en mots. Et pour bien les transmettre à mon public, je me servirai de toutes les formes que je connais et qui existent jusqu'à présent pour produire enfin une «Grand œuvre», un livre qui ne se définit que par rapport à lui-même. Vous savez comment est le public moderne, il s’ennuie vite. Il est devenu trop exigent pour ce qui concerne la rénovation; s’il peut, il changerait sa femme deux fois par jour. Genre ! Ça veut dire en faitquoi? Rédigé par : Tarik LABRAHMI Master : LGC
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