Aéronautique - Espace (Résultats de l'enquête 2004)

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Ce dossier commente et illustre les résultats de l'enquête "Aéronautique-Espace 2004" en Aquitaine. Cette enquête annuelle, menée conjointement par l'Insee Aquitaine et l'Insee Midi-Pyrénées, est effectuée auprès des fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services de la construction aéronautique et spatiale. 537 établissements aquitains ont contribué par leurs réponses à l'édition des résultats portant sur les exercices 2002 et 2003 : évolution des chiffres d'affaires et des effectifs salariés, activité totale et activité liée au secteur aéronautique-espace. Origine géographique des commandes, sous-traitance en chaîne, travaux pour le secteur militaire et premières tendances 2004 sont déclinés entre autres selon le département, la catégorie, la taille et l'activité principale des établissements. Pour les établissements industriels et de "recherche-études" un questionnement plus approfondi permet des résultats détaillés sur les thèmes "méthodes, stratégie", relations et politiques commerciales", "activités et perspectives".
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LE DOSSIER
INSEE AQUITAINE
AÉRONAUTIQUE - ESPACE
Résultats de l’enquête
2004
ENQUÊTE ANNUELLE AUPRÈS DES FOURNISSEURS, SOUS-TRAITANTS ET
PRESTATAIRES DE SERVICES DU SECTEUR AÉRONAUTIQUE ET SPATIAL
A VEC LA P A R TICIP A TION DEINSEE
AQUITAINE
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES CESR
AQUITAINEÉCONOMIQUES PREFECTURE DE LA REGION AQUITAINE
N°52
DÉCEMBRE 2004Conception-rédaction : Fabrice Hillaireau, Michèle Charpentier
Gestion de l’enquête : Mireille Blondy, Mic
Merci à Marie-Hélène Bernard pour sa participation à la collecte.
Couverture Crédit photos :
1 1 Studio Pons (turboréacteur Turboméca pour hélicoptère
2 2 Photo Airbus Military (Airbus A400M)
3 3 ESA/CNES/Arianespace
Couverture : Joël LacosteSommaire
Commentaires - Méthodologie - Définitions
Méthodologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4
Résultats généraux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5
Industrie-Recherche-Études . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Aéronautique-Espace et Grand Sud-Ouest . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Les indicateurs 2003 selon :
le département . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
la catégorie d’établissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
l’activité de l’établissement 16
la taille d’établissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
le poids des commandes aéronautiques et spatiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
L’origine géographique des commandes aéronautiques et spatiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
La sous-traitance en chaîne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
Les travaux pour le secteur militaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Les tendances 2004 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Organisation - Méthodes - Stratégie (Industrie-Recherche-Études). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Relations et politiques commerciales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Activités - Perspectives (Industrie-Recherche-Études) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Le questionnaire 2004 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2004 3 INSEE AQUITAINEMéthodologie
L’enquête annuelle “Aéronautique-Espace” est menée conjointe- Finalement 537 établissements aquitains ont contribué par leurs ré-
ment par l’Insee Aquitaine et l’Insee Midi-Pyrénées ; elle s’adresse ponses à l’édition des résultats ici présentés, portant sur les exerci-
aux fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services du secteur. ces 2002 et 2003 mais aussi sur les premières tendances 2004.
La consultation périodique des donneurs d’ordres nationaux de la Depuis l’édition 2001 de l’enquête, un volet de questions complé-
construction aéronautique et spatiale permet de dresser la liste des mentaires est destiné aux établissements dont l’activité principale
établissements régionaux susceptibles d’avoir travaillé pour le sec- relève de l’industrie, ainsi qu’aux établissements du secteur de la
teur l’une au moins des deux années considérées. recherche et des études.
Ce sont donc les établissements liés aux donneurs d’ordres du Les réponses ont été collectées pour la plupart de mars à juin 2004 ;
les premières tendances 2004 et perspectives ne doivent donc êtresecteur qui sont interrogés, et non pas les d’ordres
considérées que comme la synthèse des opinions des chefs d’entre-eux-mêmes.
prise recueillies alors.Ont été exclus du champ de l’enquête les établissements relevant
Les résultats du présent dossier ne sont pas destinés à être comparésd’activités comme le commerce de détail, dont les relations avec le
secteur ne sont que ponctuelles et non significatives. à ceux des enquêtes précédentes, du fait de l’inévitable variation
des taux de réponse d’une année à l’autre. Ainsi, le nombre d’éta-L’objet est donc bien d’identifier les “établissements liés”, c’est à
blissements liés au secteur ne doit pas être interprété dans l’absolu.dire ceux dont l’activité dépend au moins en partie des commandes
Les données d’évolutions qui figurent dans le présent dossier sontdu secteur. On évoquera donc les “chiffres d’affaires liés” et “effec-
en revanche significatives car calculées à champ constant.tifs salariés liés” en considérant la part des chiffres d’affaires et ef-
fectifs salariés totaux liée à ces commandes.
INSEE AQUITAINE 4 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2004Résultats généraux
ressenti depuis l’automne 2001, le ralentissement de Une dépendance au secteur forte côté Industrie
l’activité liée à la construction aéronautique et spatiale
Les commandes des donneurs d’ordres du secteur aéronau-Pest effectif en Aquitaine lors de l’exercice 2003.
tique et spatial sont à l’origine d’un quart du chiffre d’affaires
Pour les fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services global des établissements aquitains liés, mais cette dépen-
aquitains liés au secteur, l’évolution légèrement positive du dance moyenne réalise le grand écart entre d’une part des
chiffre d’affaires global (+ 1,6 %) résulte à la fois d’une baisse sous-traitants liés pour la moitié de leur chiffre d’affaires envi-
du chiffre lié au secteur (- 1,9 %) et d’une progres- ron, et d’autre part des fournisseurs et prestataires de services
sion mesurée sur les autres marchés (+ 2,7 % en 2003). liés pour un sixième seulement.
Cette baisse est concentrée sur les sous-traitants, dont plus de La population des industriels et celle des sous-traitants se re-
la moitié du chiffre d’affaires provient des commandes du sec- coupent largement : 71 % des industriels déclarent être
teur aéronautique-espace ; elle épargne plutôt les fournis- d’abord des sous-traitants, tandis que 82 % des sous-traitants
seurs et prestataires de services dont seulement un sixième de ont une activité principale relevant de l’Industrie.
l’activité est lié au secteur.
Aussi le lien avec le secteur aéronautique-espace est-il fort
Les effectifs salariés suivent globalement les mêmes tendan- pour les établissements industriels observés, concernant en
ces que les chiffres d’affaires : aux faibles progressions de moyenne 46 % du chiffre d’affaires. En “mécanique géné-
2002 succède une baisse en 2003, baisse mesurée pour les rale“ (une centaine d’établissements de petite taille), ce taux
fournisseurs (- 1,5 %) et plus nette pour les sous-traitants de dépendance atteint 61 %, mais en 2003 le maximum est
(- 3,9 %). La progression des effectifs observée chez les pres- mesuré en “métallurgie et transformation des métaux” avec
tataires de services (+ 4,9 %) limite mais n’efface pas la dimi- 64 %.
nution globale (- 0,4 %).
Les évolutions conjoncturelles et structurelles du marché aé-
Les opinions sur le début d’année 2004, sans être optimistes, ronautique-espace sont donc cruciales pour ces 232 établis-
sont moins sombres qu’elles ne l’étaient un an plus tôt, parti- sements, et pour la deuxième année ce marché ne joue plus le
culièrement pour les sous-traitants. rôle moteur qu’il jouait auparavant : pour toutes les spéciali-
tés industrielles les évolutions sont négatives côté aéronau-
Chiffres d’affaires : une mauvaise année tique. Elles sont positives côté spatial pour les plus
pour les sous-traitants concernées (”mécanique générale” et “autres activités indus-
En 2003, le chiffre d’affaires issu des commandes du secteur trielles”) mais sont légèrement négatives pour l’ensemble, et
aéronautique diminue de 2,4 %, celui lié au secteur spatial ne sont guère meilleures sur les autres marchés (hormis en
augmente de 2,7 % et celui relevant des autres marchés de “mécanique générale”).
2,9 %.
Des liens moins homogènes côté Services
Les trois catégories d’établissements enquêtés connaissent
Les activités non industrielles liées au secteur ont connu undifférentes situations : seuls les sous-traitants subissent une
exercice 2003 nettement moins favorable que le précédent :baisse de leur chiffre d’affaires total (- 6,3 %). La bonne tenue
en 2002, elles affichaient quasi systématiquement des pro-du marché spatial (+ 8,4 %) ne suffit à compenser le marché
gressions à deux chiffres sur le marché aéronautique et spa-aéronautique (- 7,3 %) ni les autres marchés (- 6,8 %).
tial, et des progressions plus modestes sur les autres marchés.
Les fournisseurs progressent sur le marché aéronautique et
En 2003, les résultats sont moins homogènes : la “construc-
spatial (+ 2,5 %) qui n’est pas la pierre angulaire de leur activi-
tion”, le “commerce de gros” et les “autres activités tertiaires”,
té, et surtout sur les autres marchés (+ 6,5 %) ce qui leur assure
peu liés au secteur, connaissent des progressions de chiffres
le meilleur résultat global (+ 5,9 %).
d’affaires sur les différents marchés, avec une mention spé-
Enfin, les prestataires de services progressent davantage sur le
ciale pour les commandes de l’aéronautique à la “construc-
marché aéronautique et spatial (+ 5,8 %) que sur les autres
tion” (+ 21,6 %). “Transports” et “activités informatiques”
marchés (+ 3,7 %), lesquels pèsent fortement sur leur résultat
connaissent des évolutions négatives sur les différents mar-
global (+ 4 %).
chés, avec un lien au secteur moyen dans le premier cas et fort
Les positions semblent donc tout sauf figées : les sous-traitants dans le second.
étaient en 2001 les mieux lotis au vu des différentes évolutions Enfin, le secteur “Recherche-Études”, fort d’une cinquantaine
de chiffre d’affaires ; les prestataires de services l’étaient en d’établissements particulièrement dépendants des comman-
2002, avec en particulier un très bon résultat sur le marché aé- des aéronautiques et spatiales, connaît une croissance de son
ronautique et spatial, avant de laisser la place aux fournisseurs.
chiffre d’affaires global (+ 7,2 %) entièrement imputable aux
bons résultats enregistrés sur les marchés aéronautiqueEn guise de constante, on peut tout de même observer que le
(+ 16,1 %) et spatial (+ 21,8 %).fort lien entre les sous-traitants et le secteur les soumet davan-
En particulier, les commandes du secteur spatial représententtage aux fluctuations ; dans le cas des catégories moins liées à
ce secteur il s’agit d’un marché porteur pour les prestataires plus de 10 % du chiffre d’affaires des établissements de “Re-
de services, d’un marché moins performant que le reste de cherche-Études” (1,9 % pour les autres enquêtés). Ces établis-
l’activité pour les fournisseurs. sements ne réalisent que 6,6 % du chiffre d’affaires total, mais
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2004 5 INSEE AQUITAINE
Résultats généraux
9,6 % du chiffre d’affaires aéronautique et 28,2 % du chiffre ronde. Cependant, le poids particulier des commandes du
d’affaires spatial. secteur spatial limite l’écart mesuré sur la dépendance glo-
bale : les commandes aéronautiques assurent 20 % du chiffre
Effectifs salariés : la croissance interrompue d’affaires total en Gironde et 26 % dans les Pyrénées-Atlanti-
ques, tandis que les commandes spatiales représentent plusLes effectifs salariés totaux régressent légèrement lors de
de 4 % du chiffre d’affaires en Gironde et 0,8 % dans les Pyré-l’exercice 2003. La baisse globale, de l’ordre de 0,4 %, résulte
nées-Atlantiques.d’une baisse de l’emploi lié aux commandes du secteur de
l’ordre de3%et d’une hausse de l’emploi lié au reste de l’ac- Les départements de la Dordogne, des Landes et de Lot-et-Ga-
tivité de l’ordre de 1 %. ronne se partagent donc la dixième part du gâteau aéronau-
tique et spatial, 16 % des effectifs totaux et 19,5 % des effectifsLes effectifs salariés des sous-traitants baissent de 3,9 % et
dédiés.ceux des fournisseurs de 1,5 %. Les prestataires de services
présentent une hausse de 4,6 %, confirmant depuis plu- Dans les Landes comme en Lot-et-Garonne, les établisse-
sieurs années leur capacité à conjuguer la progression du ments liés au secteur emploient environ un millier de salariés.
chiffre d’affaires et celle des effectifs, et ceci sur les diffé-
En Dordogne enfin, la taille des établissements liés au secteur
rents marchés.
est supérieure à la moyenne régionale, mais ces établisse-
Les exercices 2000 à 2002 s’étaient chacun soldés par un gain ments ne sont liés que pour une part mineure de leur chiffre
d’environ mille emplois, dont environ la moitié imputable à d’affaires total.
une croissance de l’activité liée au secteur aéronautique et
spatial ; le ralentissement de la croissance observé en 2002 Une provenance des commandes
était assorti d’une moindre progression, + 3 % soit environ très “Sud-Ouest” en 2003
600 emplois. Les fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services
aquitains ne travaillent pas exclusivement pour des donneurs
Plusieurs pôles en Aquitaine
d’ordres de la région. 53 % du chiffre d’affaires sont liés à des
La Gironde accueille 53 % des établissements régionaux liés commandes aquitaines et 16 % à des commandes en prove-
à la construction aéronautique et spatiale, les Pyrénées-Atlan- nance de Midi-Pyrénées ; 18,5 % proviennent des autres ré-
tiques 36 %. Plus précisément, c’est autour des aggloméra- gions françaises.
tions bordelaise, paloise et bayonnaise que se concentre cette
Les donneurs d’ordres étrangers sont donc à l’origine de
activité.
12,5 % du chiffre d’affaires aéronautique et spatial, dont 7 %
pour l’Union Européenne et 3 % pour les États-Unis.Le tissu girondin et celui des Pyrénées-Atlantiques sont claire-
ment distincts, notamment par leur composition catégorielle : La part des commandes issues d’Aquitaine comme de
la Gironde compte environ trois fois plus de fournisseurs et Midi-Pyrénées est plus forte qu’en 2002 ; cette augmentation
deux fois plus de prestataires de services que les Pyré- du total “Grand Sud-Ouest” (69 % contre 58 %) s’effectue au
nées-Atlantiques, mais moins de sous-traitants. Les sous-trai- détriment des commandes des autres régions françaises et eu-
tants constituent la catégorie la moins représentée en ropéennes.
Gironde, la catégorie de loin la plus en Pyré- Les établissements girondins sont particulièrement position-
nées-Atlantiques.
nés sur le marché régional, lequel absorbe 73 % de leurs pro-
Ceci se traduit donc par un moindre poids des commandes duits et services destinés au secteur. Ceci s’explique par le
aéronautiques et spatiales dans le chiffre d’affaires total en Gi- poids des prestataires de services dans le tissu girondin, caté-
Définitions
Sous-traitance de spécialité : l’établissement offre une techniqueLa construction aéronautique et spatiale comprend tous les établis-
sements fabriquant à titre principal des cellules d’avions, des moteurs qui fait défaut au donneur d’ordres.
et des équipements spécifiques pour avions, ainsi que des engins et Offre globale : réalisation d’un ensemble ou sous-ensemble, de
l’étude à la conception et à la fabrication, avec ou sans co-finance-des lanceurs spatiaux. Les organismes publics présents dans ces do-
maines sans avoir d’activité industrielle affirmée en sont exclus. ment du développement.
Les fournisseurs sont les établissements dont le lien avec l’industrie Les prestataires de services prennent en charge une partie des acti-
vités non-industrielles (études techniques, informatique, formationaéronautique et spatiale est essentiellement commercial et ne
donne lieu à aucune intervention technique de la part du client. Les professionnelle...) d’un ou plusieurs industriels du secteur.
produits offerts sont immédiatement identifiables sur catalogues et Le poids du secteur aéronautique et spatial dans le chiffre d’affaires
disponibles en stock. hors taxes des établissements liés est la part des travaux destinés au
Les sous-traitants sont les établissements réalisant pour le compte secteur dans le chiffre d’affaires, telle qu’elle est déclarée. Ce poids
permet d’obtenir une première approximation des effectifs salariésd’un ou plusieurs industriels du secteur aéronautique et spatial, se-
lon un cahier des charges préétabli, la fabrication de pièces, de pro- dédiés au secteur, par une simple application du ratio aux effectifs
duits d’éléments d’ensembles ou de sous-ensembles. salariés totaux de l’établissement.
Sous-traitance de capacité : l’établissement offre une capacité de
travail supplémentaire au donneur d’ordres.
INSEE AQUITAINE 6 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2004
Résultats généraux
gorie généralement caractérisée par sa clientèle de proximité le sont, ce client particulier assure une part importante de leur
(77 % des ventes des prestataires aquitains restent en Aqui- activité liée au secteur aéronautique et spatial. C’est en parti-
taine). culier le cas des sociétés d’informatique.
Les fournisseurs, dont une partie importante de la production
Une année 2004 moins défavorable
sortait du territoire national et même de l’Union Européenne
dans l’aéronautique ?les années précédentes, ont considérablement plus travaillé
Les pessimistes sont moins nombreux au deuxième trimestreen Aquitaine en 2003 (55 % contre 35 % en 2002).
2004 qu’ils ne l’étaient un an plus tôt (38 % contre 45 %) etLes sous-traitants travaillent quant à eux sur des aires moyen-
surtout leur poids a diminué : ils ne rassemblent “que” 42 %nes, autant avec les autres régions françaises (45 % dont
du chiffre d’affaires lié aux commandes des donneurs d’or-Midi-Pyrénées 21 %) qu’avec l’Aquitaine (45 %), mais peu
dres de l’aéronautique, contre 63 % un an plus tôt. Les opti-avec l’étranger (à peine 10 % en 2003, 17 % en 2002).
mistes sont un peu plus nombreux (22 % contre 16 % en
2003) et rassemblent près du quart du chiffre d’affaires lié. LesDifférents types de sous-traitance
indécis sont aussi nombreux (40 % et 39 % en 2004 et 2003)
Environ un établissement sur quatre a lui-même recours à la
et ils sont moins systématiquement de petite taille : parmi les
sous-traitance pour réaliser les travaux que lui confient les
établissements largement liés au secteur aéronautique, une
donneurs d’ordres de la construction aéronautique et spa-
partie des pessimistes de l’année passée est donc revenue àtiale. Cette sous-traitance en cascade est rare chez les fournis-
une opinion moins tranchée.seurs et surtout chez les prestataires de services, mais elle est
Les sous-traitants semblent dessiner une année 2004 plus fa-pratiquée par près de la moitié des sous-traitants et augmente
vorable que sa devancière : certes 41 % d’entre eux pressen-généralement avec la taille des établissements. La “méca-
tent une baisse d’activité, mais ils ne pèsent “que” 29 % dunique générale” est de loin la spécialité la plus concernée.
chiffre d’affaires lié (respectivement 51 % et 76 % en 2003).
Globalement, un établissement sur vingt sous-traite au moins
Les optimistes (24 % des interrogés) pèsent 32 % du chiffres
30 % de son activité liée au secteur.
d’affaires lié à l’aéronautique en 2003 ; ils étaient largement
Inversement, environ 35 % des sous-traitants déclarent tra- minoritaires un an plus tôt (14 % des interrogés et8%du
vailler principalement en tant que sous-traitant “de rang deux
chiffre d’affaires lié).
ou plus”. Ces établissements sont un peu moins dépendants
du secteur que les sous-traitants “de rang un”. Si le chiffre Espoir et indécision
d’affaires aéronautique et spatial des premiers a davantage di-
Les optimistes sont plus nombreux qu’en cours d’année 2003,minué en 2003 que celui des seconds, en revanche leur pro-
mais leur poids et faible (16 % des établissements pour 8 % dugression sur les autres marchés permet aux sous-traitants “de
chiffre d’affaires spatial) ; les pessimistes sont moins nom-rang deux” d’afficher une moindre baisse du chiffre d’affaires
breux (38 % en 2004 et 50 % en 2003) mais leur poids neglobal.
change pas. Les indécis sont plus nombreux et leur poids éle-
Enfin, la sous-traitance de spécialité est nettement plus fré-
vé, particulièrement chez les sous-traitants (58 % des interro-
quente que la de capacité et “l’offre globale”.
gés et 71 % du chiffre d’affaires lié au spatial).
Ces deux derniers types sont surtout rencontrés dans les éta-
blissements de “Mécanique générale”. Le caractère pessimiste des opinions en cours d’exercice est
généralement tempéré par la mesure des évolutions réelles
Un établissement sur deux lors de l’enquête suivante : les résultats 2002 étaient plutôt
travaille pour le secteur militaire positifs malgré des prévisions négatives ; les résultats 2003
sont certes en recul mais les prévisions au deuxième trimestreLa moitié des établissements interrogés compte le secteur mi-
litaire au nombre de ses clients. La proportion croît avec la 2003 étaient bien pire encore. Ceci laisse donc entrevoir un
taille des unités. Les prestataires de services sont moins solli- possible retour de la progression de l’activité liée au secteur
cités que les fournisseurs et les sous-traitants mais, lorsqu’ils aéronautique-espace lors de l’exercice 2004.
Emploi : le poids des donneurs d’ordres aquitains
Les donneurs d’ordres(*) du secteur aéronautique et spatial disposent de leurs effectifs salariés sont pris en compte dans les différents tableaux et
26 établissements en Aquitaine, ils employaient près de 18 200 salariés commentaires du présent dossier.
en fin d’année 2003. Les donneurs d’ordres au sens strict emploient finalement autour de
Certains de ces établissements sont aussi sous-traitants : une partie de 17 000 salariés fin décembre 2003, après une baisse de l’ordre de
leur activité est liée aux commandes d’un autre donneur d’ordres, ré- 1,2 % au cours de l’année 2003.
gional ou non. Ils sont interrogés à ce titre par l’enquête annuelle, et
(*) on entend par là les principaux donneurs d’ordres, puisque la présente enquête montre qu’environ un établissement interrogé sur quatre sous-traite lui-même
une partie de son activité.
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2004 7 INSEE AQUITAINE
❒Industrie-Recherche-Études
armi les 537 établissements ayant répondu à l’enquête Développement
2004, 280 relèvent d’une activité principale industrielle
Concernant les points les plus importants pour le développe-Pou du domaine “recherche-études”.
ment de leur établissement, les chefs d’entreprises citent en
Ces établissements font l’objet d’un questionnement plus premier lieu le binôme “recherche de nouveaux clients”
approfondi, car ils sont particulièrement liés au secteur aéro- (citée dans 67 % des cas) et “maîtrise des coûts” (64 %).
nautique et spatial qui assure 45 % de leur chiffre d’affaires
La “recherche de nouveaux marchés” se détache en troisième
total et 12 % seulement du chiffre d’affaires des autres éta-
position, loin devant “développement des compétences, for-
blissements. mation”. Ce dernier point devance le précédent pour les éta-
L’ensemble “industrie-recherche-études” rassemble 56 % des blissements de “recherche-études”, des “industries des
effectifs salariés totaux, 42 % du chiffre d’affaires total et 74 % équipements électriques et électroniques” ainsi que des “in-
du chiffre d’affaires liés au secteur aéronautique-espace. dustries des équipements mécaniques”, mais il est jugé bien
moins prioritaire en “métallurgie et transformation des mé-(1), (2)
taux”, “mécanique générale” et “autres activités industrielles”.
Organisation - Méthode - Stratégie Ensuite, au sein d’un trio assez proche, le développement de
“nouveaux produits” devance légèrement celui de “partena-
Cadres
riats” et de “nouveaux procédés”. Enfin, “veille technolo-
Au sein des établissements industriels et de “recherche-étu- gique” et “intelligence économique” semblent bien peu
des” liés au secteur aéronautique-espace, un salarié sur sept prioritaires.
est un cadre. Cette part est nettement plus élevée en “re-
(11), (12)
cherche-études” que dans l’industrie, et notamment en “mé-
tallurgie et transformation des métaux”. Relations et politiques commerciales
(3), (4)
Type de prestation
Recours à l’informatique Conception, production, maintenance : ces différents types de
Conception et préparation de la fabrication, gestion de la pro- prestations ne s’excluent pas mutuellement, plus de la moitié
duction, fabrication, logistique… l’informatisation des diffé- des établissements interrogés déclarant en offrir plusieurs.
rentes fonctions n’est pas encore systématique. On mesure de En “industrie des équipements mécaniques” et en “industrie
plus quelques écarts selon les spécialités : c’est en “métal- des équipements électriques et électroniques” les établisse-
lurgie et transformation des métaux” que la fabrication est le ments sont assez polyvalents et sont de loin les premiers
plus souvent informatisée ; il en est de même pour la concep- concernés par les activités de maintenance.
tion en "recherche-études" mais aussi en “industrie des équi-
Les trois autres familles d’établissements industriels sont très
pements électriques et électroniques”.
nettement orientées vers la production (plus de 93 %).
(5), (6)
Ces prestations de production sont globalement les plus fré-
quentes, offertes par 76 % des unités lesquelles sont plus liéesTic et com
au secteur que la moyenne (à hauteur de plus de 50 % de leur
Si toutes les potentialités des nouvelles technologies ne sont
chiffre d‘affaires).
pas encore pareillement utilisées, la progression de leur dif-
Enfin, les établissements de “recherche-études” sont assez lo-fusion semble avoir accéléré : la messagerie électronique est
giquement centrés sur la conception, sans exclure pour autantquasiment généralisée ; les échanges de données informati-
les autres types de prestation.sés (EDI) et le commerce électronique, encore marginaux il y
a peu, sont désormais utilisés par environ un quart des éta- En 2003, les établissements majoritairement orientés vers la
blissements. conception sont quasiment parvenus à maintenir leur chiffre
d’affaires global, en particulier sur le marché spatial et les(7), (8)
marchés autres qu’aéronautique. Les établissements centrés
sur la maintenance sont les seuls à présenter un chiffre d’affai-Certification
res lié à l’aéronautique en progression.Près de 60 % des établissements sont certifiés, une part qui
(13), (14)augmente sensiblement dans la plupart des spécialités et at-
teint 79 % en “métallurgie et transformation des métaux”.
Principal client
(9)
En moyenne, 39 % du chiffre d’affaires lié au secteur aéronau-
tique et spatial est réalisé avec le principal client de l’établis-Demandes de brevets
sement ; ce poids atteint 53 % en “recherche-études” et 51 %Environ 5 % des établissements aquitains déclarent avoir dé-
en “mécanique générale”. Rapporté au chiffre d’affaires totalposé une demande de brevet au cours des deux dernières an-
des établissements industriels et de “recherche-études”, lenées, un taux certes faible mais plutôt supérieur aux
déclarations des années précédentes.(10)
Les numéros (x) renvoient aux tableaux et graphiques des pages 24 à 31
INSEE AQUITAINE 8 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2004
Industrie-Recherche-Études
poids moyen de ce premier client atteint 19 % (32 % en “mé- Exportations
canique générale”).
En 2003, 64 % des établissements n’exportent pas directe-
(17) ment. Ces établissements sont plutôt de petite taille, rassem-
blant moins de 40 % des effectifs salariés totaux. Ainsi que la
Relations avec les donneurs d’ordres taille, le lien au secteur aéronautique et spatial augmente glo-
Déclarée par 60 % des établissements, la sous-traitance de balement avec la part des exportations mais de manière
production est de loin le mode de relation majeur avec les moins nette.
donneurs d’ordres du secteur aéronautique-espace. C’est Les établissements exportant directement de 10 à 30 % de
même un mode quasi-exclusif en “mécanique générale” et en leur production comptent 92 salariés en moyenne, ceux qui
“métallurgie et transformation des métaux”. exportent plus de 30 % comptent 106 salariés. La part de l’ex-
Deuxième voie, le partenariat technique régit à peine 19 % portation la plus élevée est mesurée en “industrie des équipe-
des relations. ments électriques et électroniques” ainsi que dans les “autres
activités industrielles”.7 % des établissements déclarent être intégrés à une boucle
de conception. (23), (24)
Pour les de “recherche-études”, par nature
Capitalmoins tournés vers la production, la sous-traitance de produc-
Dans 18 % des cas, une autre entreprise participe à au moinstion est moins fréquente que l’intégration à une boucle de
25 % du capital de l’unité interrogée. Les établissementsconception, et deux fois moins fréquente que le partenariat
concernés sont de taille supérieure à la moyenne des établis-technique.
sements industriels et de recherche-études ; ils emploientAvec les donneurs d’ordres extérieurs au secteur aéronau-
31 % des effectifs salariés, réalisent 36 % du chiffre d’affairestique et spatial, le podium général est le même, mais l’écart
total et 41 % du chiffre d’affaires issu des commandes du sec-est largement moindre : 47 % de sous-traitance de produc-
teur aéronautique et spatial.tion, 28 % de partenariat technique et 11 % de boucle de
(25)conception.
(15), (16)
Points forts
Interrogés sur les points forts qu’ils peuvent faire valoir face àRéseaux, partenariats
leurs clients, les chefs d’entreprise placent le “savoir-faire”Plus de 30 % des établissements déclarent être engagés dans
largement en tête avec 87 % des suffrages. Le “respect de laun ou plusieurs réseau(x) ou partenariat(s).
qualité” apparaît en deuxième position (65 %), devant un trio
Cette part est plus élevée en “industrie des équipements mé-
assez compact comprenant “les délais”, la “compétitivi-
caniques”, en “industrie des équipements électriques et élec-
té-prix” et les “moyens techniques”.
troniques” et en “métallurgie et transformation des métaux”.
La “proximité géographique” devance assez nettement les
Dans 55 % des cas, ceci s’inscrit dans le cadre d’une structure
deux derniers points, “ancienneté de la relation” et “capacité
juridique formelle. Il s’agit plus rarement d’un programme ou
d’innovation”.
projet commercial (45 %), ou encore d’un produit ou projet
L’ordre de ces atouts déclarés par les responsables d’établis-de développement (34 %).
sement ne connaît pas de changement depuis deux ans.
Quant à la localisation géographique des partenaires, elle est
(26), (27)souvent multiple pour un réseau ou partenariat donné : envi-
ron 160 partenaires sont dénombrés pour 100 partenariats. Il
Activités - Perspectives
y a toujours au moins un partenaire dans l’une des deux ré-
gions du Grand Sud-Ouest, en Aquitaine le plus souvent. Ceci Taux d’utilisation des capacités de production
n’est pas tout à fait vérifié lorsque la prestation assurée par
Interrogés au second trimestre 2004, les établissements décla-l’établissement enquêté relève de la maintenance ; dans ce
rent un taux d’utilisation moyen des capacités de productiondernier cas il y a une fois sur deux un partenaire d’une autre
proche de 77 % comme un an plus tôt, ceci de manière assezrégion française.
homogène entre les différentes spécialités, hormis en “métal-
(18) à (21)
lurgie et transformation des métaux” (64 %).
(33)Développer ses propres produits
27 % des établissements déclarent développer leurs propres État des carnets de commande
produits. Le score minimal est mesuré en “mécanique géné-
Au second trimestre 2004, les perspectives à 6 mois sont réser-rale” (5 %) ; les scores les plus élevés en “industrie des équi-
vées. Si le poids des indécis est considérable, la situation estpements mécaniques” (44 %) et “autres activités
sensiblement moins mauvaise qu’elle ne l’était un an plus tôt.industrielles” (58 %).
(22) Les numéros (x) renvoient aux tableaux et graphiques des pages 24 à 31
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2004 9 INSEE AQUITAINE
Industrie-Recherche-Études
30 % des responsables d’établissement déclarent satisfaisant Le recours au personnel intérimaire ne devrait pas progresser,
l’état de leurs carnets de commandes à 6 mois ; dans 34 % mais là encore les prévisions étaient pires un an plus tôt.
des cas les carnets sont jugés insuffisamment garnis. Ces der- Les hausses égalent les baisses côté “investissements maté-
niers établissements sont de taille moins importante que les riels”, mais par contre côté “dépenses en recherche-dévelop-
premiers, ils sont aussi moins dépendants du secteur aéronau- pement” et “autres investissements” les avis sont plus
tique et spatial. prudents.
A douze mois, l’état des carnets de commandes est satisfai- Dans tous les cas, le volume important des indécis (53 à 67 %
sant dans 17 % des cas seulement, soit deux fois plus souvent des interrogés selon le domaine) interdit d’être affirmatif
que l’année précédente. De plus, les établissements concer- quant à la réalisation concrète de ces prévisions.
nés réalisent 24 % du chiffre d’affaires total et 26 % du chiffre
(34) à (38)
d’affaires lié au secteur aéronautique et spatial.
Parmi les carnets satisfaisants à 6 mois, un sur deux reste satis- Âge des effectifs et recrutement particulier
faisant à 12 mois et un sur dix devient insuffisant. En moyenne, 27 % des salariés ont moins de 30 ans. Leur part
Parmi les moyens à 6 mois, près des trois quarts deviennent est nettement plus faible en “industrie des équipements méca-
insuffisants. niques” ainsi qu’en “métallurgie et transformation des mé-
taux” (18 à 19 %), plus élevée en “mécanique générale”, dansParmi les carnets insuffisants à 6 mois, la quasi-totalité restent
les “autres activités industrielles” et surtout en “re-insuffisants à 12 mois.
cherche-études” (34 %). Les “moins de 30 ans” sont même
À 6 mois et plus encore à 12 mois, les établissements de re-
majoritaires dans 36 % des établissements de “recherche-étu-
cherche-études semblent avoir de meilleures perspectives
des”, une situation quasi inexistante en “industrie des équipe-
que les établissements industriels.
ments mécaniques” et en “métallurgie et transformation des
(28) à (32) métaux”.
Pourtant, dans les deux spécialités industrielles précédentes,Prévisions pour les 12 mois à venir
à peine plus de 40 % des établissements prévoient de recruter
Interrogés quant à leurs investissements dans différents do-
spécifiquement des personnes de moins de 30 ans.
maines au cours des 12 mois à venir, les responsables d’éta-
Les établissements prévoyant de recruter “jeune” sont majori-blissements sont certes prudents mais moins négatifs qu’un an
taires en “recherche-études” et en “autres activités industriel-plus tôt.
les” ; il s’agit aussi des deux secteurs d’activité où l’on
Concernant les effectifs hors intérim, les prévisions de hausse
rencontre les prévisions les plus favorables en terme d’évolu-
sont légèrement plus nombreuses que les prévisions de
tion globale des effectifs salariés.
baisse, “industries des équipements électriques et électroni-
(39), (40)ques” et “métallurgie et transformation des métaux” excep-
tées. Les deux-tiers des répondants penchent pour une
Les numéros (x) renvoient aux tableaux et graphiques des pages 24 à 31stabilité de leurs effectifs.
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