Amiens, Beauvait, Saint-Quentin : une observation infracommunale à travers l'Iris-2000

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l'Iris-2000 est le nouveau découpage infracommunal mis en place par l'Insee à l'occasion du recensement de la population de 1999. Ce zonage, constitué principalement de secteurs d'habitat de 2000 habitants environ, permet de mieux appréhender la ville. Pour la première illustration de cette démarche, Amiens Beauvais et Saint-Quentin nous ouvrent leurs portes.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°86 - 2000
Amiens, Beauvais, Saint-Quentin :
une observation infracommunale
®à travers l’Iris-2000
® L’Iris-2000 est le nouveau
découpage infracommunal
®Iris-2000mis en place 1601 "Saint-Leu"Commune d'Amiens
®)(56 Iris-2000par l’Insee à l’occasion
du recensement
de la population de 1999.
Ce zonage, constitué
principalement de secteurs
d’habitat de 2 000 habitants 34 communes picardes
®)découpées en Iris-2000environ, permet de mieux
appréhender la ville.
Pour une première illustration
de cette démarche,
Amiens, Beauvais
et Saint-Quentin nous ouvrent
leurs portes.
Communes picardes irisées
34 communes concernéesSituation au 10 novembre 2000 Source : Insee
Naturellement, le zonage en Iris-Population PopulationNombre NombreNombre Nombre
®sans double sans double 2000 n’a été proposé qu’auxCommunes d'IRIS- d'Îlots Communes d'IRIS- d'Îlots
compte en compte en® ® communes de plus de 5 000 ha-2000 1999 2000 1999
1999 1999 bitants. Ainsi, aujourd’hui, 2 023
Aisne Oise (suite)
communes de la métropole sontChâteau-Thierry 14 967 7 173 Lamorlaye 8 101 2 79
découpées. Ceci constitue unChauny 12 523 3 178 Liancourt 6 476 3 11
®Gauchy 5 621 3 12 Margny-Les-Comp. 6 507 3 12 volume de 15 376 Iris-2000
Hirson 10 337 4 184 Méru 12 712 6 143 pour toute la France. Ces com-
Laon 26 265 12 421 Montataire 12 048 6 87 munes représentent un peu plus
Saint-Quentin 59 066 27 646 Mouy 5 328 2 8 des trois quarts de la population
Soissons 29 453 13 298 Nogent-Sur-Oise 19 151 8 150
urbaine. Si le découpage en Iris-Tergnier 15 069 6 255 Noyon 14 471 7 185
®2000 concerne toutes les com-Villers-Cotterêts 9 839 4 15 Pont-Ste-Maxence 12 445 5 144
Oise Senlis 16 327 7 184 munes de plus de 5 000 habi-
Beauvais 55 392 18 469 Villers-Saint-Paul 5 944 2 12 tants, la priorité a été donnée à
Chambly 9 138 3 13 Somme celles de plus de 10 000 habi-
Chantilly 10 902 5 73 Abbeville 24 567 8 359 tants.
Clermont 9 699 4 15 Albert 10 065 3 130
En Picardie, sur 42 communesCompiègne 41 254 19 310 Amiens 135 501 56 966
de plus de 5 000 habitants, 34Creil 30 675 14 193 Doullens 6 279 3 13
communes ont souhaité être dé-Crépy-en-Valois 14 436 7 143 Ham 5 398 2 11
®Gouvieux 9 406 4 67 Péronne 8 380 4 21 coupées en Iris-2000 .

TERRITOIRE® A Saint-Quentin, le quartier du Vermandois perd un grand nombre d'habitantsRetour de population dans le centre d'Amiens Par essence, l’analyse infracommunale d’une ville par Iris-2000
est unique. Cependant, des points communs se dégagent.
Ainsi, centres villes et zones résidentielles sont en essor démogra-
phique. C’est également le cas de quelques quartiers d’habitat ancien
qui, rénovés, s’offrent une nouvelle jeunesse. Pourtant, bon nombre
d’entre eux, ainsi que certains secteurs à fort taux d’habitat collectif,
perdent des habitants.
Les taux les plus élevés de logements vacants se retrouvent sur-
tout dans les quartiers constitués d’habitat collectif très dense où les
départs ne sont pas remplacés. Cette situation peut être dépendante
d’une programmation de démolition de logements insalubres en cours.
Dans les quartiers les plus anciens à forte proportion de population
âgée, la forte vacance est évidemment liée à la vétusté du parc. Ce-
pendant, le lancement d’opérations de réhabilitations modifient déjà
l’atmosphère. Enfin, dans les quartiers neufs, les logements sont sou-
vent trop récents pour être encore entièrement habités. Souvent, les
programmes de construction n’y sont pas achevés.
Rénovation de l’habitat, nouveaux quartiers résidentiels, présence
de population étudiante ou aménagements urbains sont autant de
facteurs de dynamisme qui profitent à de nombreux quartiers.
plus fortes augmentations de popula- Jean » (-2,3%). Les grands ensem-
tion se localisent dans les Iris 0201 bles de la « Résidence Saint-Jean »
et du quartier « Argentine » perdent« Préfecture » (+4,4% par an entre
1990 et 1999) et 0101 « Cathédrale- des habitants et présentent des taux
Source : Insee -Recensements de la population 1990 et 1999
Université » (+2,7% par an). de logements vacants supérieurs à
Les zones d’habitat collectif rela- 12%. Le centre ville abrite des ménagesSAINT-QUENTIN
Source : Insee - Recensements de la population 1990 et 1999 tivement dense sont principalement A Beauvais, la taille des ménages de taille réduite
aint-Quentin a perdu 1 578 habi-
concernées par une baisse de popu- reste la plus élevée des trois plus im-
tants entre 1990 et 1999 et aucunS
lation, la plus forte étant localisée portantes villes régionales avec uneFaible taille moyenne des ménages En revanche, c'est en périphérie du Iris n’est en réelle expansion. La plus
dans l’Iris 0703 « Résidence Saint- moyenne de 2,41 personnes.dans les quartiers étudiants centre ville, et plus particulièrement forte hausse concerne l’Iris 0301
dans les secteurs d’habitat collectif, l’« Isle 1 » : +1,3%.Baisse de population dans les zones d'habitat collectif de Beauvais
que la population baisse. En revanche, les cinq Iris du quar-
Diminution d’habitants et impor- tier du Vermandois présentent tous une
tante présence de logements vacants baisse de population allant de -0,3%
vont quelquefois de pair. Ainsi, le taux à -7,4% par an. Dans ce même secteur,
de logements vacants atteint 24% le taux de logements vacants est impor-
à Amiens nord. tant, et peut atteindre jusqu’à 12,6%. La
Comparativement à Beauvais et situation est identique dans une partie
Saint-Quentin, c’est à Amiens que la du quartier Europe Remicourt.
taille des ménages est la plus réduite :
2,29 personnes par ménage en Les ménages de trois personnes Source : Insee - Recensement de la population de 1999
moyenne. Ce constat s’explique no- et plus éloignées du centre beauvaisien
tamment par la présence de nombreux Dans le centre-ville saint-quentinois,
étudiants à proximité de l’Université de la population augmente et pourtant le
Source : Insee - Recensement de la population de 1999
Picardie Jules Verne qui, de surcroît, taux de logements vacants dépasse
s’est déployée au centre de la com- 14%. Ce n'est pas exceptionnel : tou-
AMIENS mune depuis le début des années tes les grandes villes françaises voient
1990.miens a gagné 3 629 habitants de- leur nombre de logements vacants
puis 1990. Cette hausse, consta- augmenter.A
tée dans 35 des 56 Iris amiénois, se En 1990, la taille moyenne des mé-
BEAUVAIS nages était de 2,52 à Saint-Quentin. Elleconcentre plus particulièrement au
i la population beauvaisienne s’estcentre et au sud de la ville. Ainsi, la n'est plus que de 2,34 neuf ans plus tard.
agrandie de plus de 1 200 person-construction d’un nouveau lotissement S Diminution du nombre d’enfants,
dans la Vallée des Vignes (Iris « Plein nes, seule la moitié des Iris sont con- vieillissement de la population, sépa-
cernés par cette augmentation. En ef-Sud 1») a entraîné une hausse de po- ration des couples sont autant de fac-
fet si 9 Iris ont gagné 3 705 habitants, teurs à l’origine de la baisse de la taillepulation de 4% par an entre 1990 et Source : Insee - Recensements
les 9 autres en ont perdu 2 485. Les de la population 1990 et 19991999. Source : Insee - Recensement de la population de 1999 moyenne des ménages.®Méthodologie : de l'îlot à l'Iris-2000
s’inscrit toujours dans les limitesL’îlot
communales ou cantonales.
u niveau infracommunal, l’îlot
est l’unité de base de zonage.A
®L’Iris-2000Il correspond à un pâté de mai-
®n Iris-2000 est toujours consti-sons.
C’est la plus petite surface limi- Utué d’un ou plusieurs îlots
tée par des voies publiques ou pri- contigus. Il est codifié en 4 chiffres.
vées, des obstacles naturels (ri- Les deux premières positions indi-
vière, falaise…) ou des obstacles quent l’appartenance à un grand
artificiels (canal, voie ferrée…). L’îlot quartier.
®Iris-2000 est le nouveau zonage localise ainsi les centres commer-Les différents typesL' ®de diffusion mis en place lors du ciaux, les zones industrielles, les hô-d'Iris-2000
recensement de la population de pitaux, les aéroports etc. On ren-
1999. Ce zonage a été défini en contre peu de zones d’activité par
collaboration avec les mairies puis commune, généralement une
approuvé par la Commission Natio- ou deux.
nale Informatique et Libertés (CNIL). Enfin, les zones spécifi-
Le choix du terme “Iris” a été choisi ques (divers "D") d'une
comme abréviation d'Îlots Regrou- grande étendue, souvent
pés pour l’Information Statisti- plus de 100 hectares ou
que. Le zonage s’appuie donc plus de 20% de la surface
sur certains impératifs liés communale, ne sont ni des
au terrain (morphologie ur- zones d’habitat ni des zo-
baine), au bâti (typologie nes d’activité et comp-
de l’habitat), au caractère tent un nombre résiduel
socioéconomique (zone d’ac- d’habitants. Il s’agit par
tivité, d’habitat ou zone spécifi- exemple de forêts, de
que). Il existe trois types d’Iris cor- bois ou de parcs, etc. La
respondant à ces trois types de zo- présence d’une zone
spécifique est rare. Peu de commu-nes.
Les zones à dominante d’habitat nes en possèdent.
sont les zones les plus fréquentes.
S’il est en moyenne de 2 000 habi-
® L'Iris-2000 : seuil de diffusion tout public
tants, le seuil de population de ces
zones peut aller de 1 800 à environ our la diffusion du recensement
4 000 habitants, notamment dans les de 1999, le seuil de diffusionP
infracommunal tout public corres-secteurs où l’habitat collectif est
®pond à l'Iris-2000 . L’idée de décou-dense. La typologie de l’habitat a
per judicieusement le territoire com-été respectée dans la mesure du
® munal en respectant non seulementpossible. Ainsi, certains Iris-2000
la morphologie urbaine mais aussi lase composent essentiellement d’ha-
typologie de l’habitat a été retenue.
bitat ancien, d’autres sont consti-
Le souci des directions régionales
tués d’habitat collectif ou de zones
de l’Insee a été de respecter au plus
pavillonnaires. près le souhait des mairies, dans les
Les zones d’activité salariée limites fixées par la CNIL.
comptent au moins 1 000 emplois Pour le recensement de 1990, le
et ne sont pas tenues de respecter seuil de diffusion tout public était de
un seuil minimum de population. On 5 000 habitants.
Nathalie SALOMON
Institut National de la Statistique et des Études Économiques
Insee Picardie - Téléphone : 03 22 97 32 00 Télécopie : 03 22 97 32 01
Directeur de la Publication : Jean-Paul FRANÇOIS - Rédacteur en chef : Edwige CROCQUEY
Maquette Insee Picardie - Flashage POLYGRAPHIQUE - Impression YVERT
Dépôt légal : octobre 2000 - ISSN : 0396-3128 - Code SAGE : IPR08662 - N°86 octobre 2000
Prix : 16 F ou 2,44 - Conditions d'abonnement : 1 an (11 numéros) 130 F ou 19,82
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