AntianÉco 61 - Année économique et sociale 2003 en Guadeloupe

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Logement Ralentissement de la construction neuve u cours de l'année 2003, ments collectifs (les SEM parL'année 2003 a été assez morose A2 965 permis de construire exemple) qui voient le plus dimi- ont été pris en compte par les ser- nuer leur nombre de logementspour la construction neuve. Le vices de l'État soit une baisse de autorisés (49,2 % en moyenne).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Logement
Ralentissement
de la construction neuve
u cours de l'année 2003, ments collectifs (les SEM parL'année 2003 a été assez morose A2 965 permis de construire exemple) qui voient le plus dimi-
ont été pris en compte par les ser- nuer leur nombre de logementspour la construction neuve. Le
vices de l'État soit une baisse de autorisés (49,2 % en moyenne).
recul général du nombre de permis
près de 25 % par rapport à 2002.
de construire a entraîné dans sa Une implantation
des logementschute celui des logements autorisés Une évolution inégale concentrée
ainsi que celui de la surface
Plus de 30 % des logements auto-
autorisée à construire pour les Sur 5 189 logements autorisés, risés se concentrent sur Baie-Ma-
près de 59 % sont des maisons in- hault, Lamentin et Les Abymes.locaux à usage autre qu'habitation.
dividuelles, contre 53 % en 2002. Cette proportion passe même à
Seuls les sociétés d'HLM et l'État Les logements en immeuble col- plus de 37 % si l'on y ajoute Pe-
lectif ont en effet subi une forte tit-Bourg. Vient ensuite la partietirent leur épingle du jeu.
baisse entre 2002 et 2003. En re- Sud Grande-Terre ; en effet les
vanche, le nombre de logements communes de Gosier,
autorisés en individuel a moins Sainte-Anne et Saint-François re-
diminué que le nombre de loge- groupent, quant à elles, près de
ments collectifs (20,7 % contre 19 % des logements.
31,6 %). Conséquence logique, Il faut aussi remarquer que si en
ce sont ainsi les maîtres d'ou- 2002, Les Abymes arrivait en tête
vrage concernés par les loge- dans le palmarès des villes ayant
Définition
Les permis dont il est ici question, sont ceux pris en compte par les services de la DDE au cours de l'année
2003. Ces permis ont pu avoir été déposés auprès des autorités compétentes (mairie par exemple) à la fin
de l'année 2002. De plus ces permis n'ont pas fait l'objet d'une annulation par la suite. Enfin il va de soi que
les constructions illicites ne peuvent pas faire partie des données qui seront présentées dans cet article, leur
statut les faisant par définition échapper à tout recensement.
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N° 61 - Guadeloupe - Septembre 2004Logement
le plus grand nombre de loge-
ments autorisés, elle passe, cette
année, au 8ème rang, laissant la
place de leader à Baie-Mahault,
avec plus de 19 % de l'ensemble.
Entre 2002 et 2003 seules les
communes de Basse-Terre,
Vieux-Fort, Lamentin, Pe-
tit-Bourg, Baie-Mahault et Pe-
tit-Canal voient leur nombre de
logements autorisés augmenter,
contrairement à la tendance glo-
bale.
En revanche, la commune subis-
sant le plus fort recul du nombre
de logements autorisés est
Pointe-à-Pitre, sa densité permet-
tant sans doute de moins en moins
implanter de nouveaux loge- Nombre de logements autorisés pris en compte par la DDE
ments.
Catégorie du maître d'ouvrage 2002 2003 Évolution
Particulier 3 319 2 656 -20 %Et les locaux ?
Société civile immobilière, Société anonyme de
crédit immobilier ,Société civile de construction 636 523 -18 %
venteLes autorisations de construire
pour les locaux à usage autre Société déconomie mixte 1 985 822 -59 %
qu'habitation ont diminué de ma- Société d'HLM 578 590 2 %
nière similaire au nombre de lo-
Association, collectivité locale, entreprise indivi-
gements autorisés, passant de 327 duelle, établissement public industriel 480 598 +25 %
ou commercial, etc.à 247 permis de construire, soit
une baisse de 24,5 %. Ensemble 6 998 5 189 -25,9%
Cette évolution se répercute plus
faiblement sur la totalité de la sur-
Source : direction départementale de l’équipement - Sitadelface des locaux autorisés.
Ainsi entre 2002 et 2003, cette
surface passe de 190 828 m² à
162 871 m², soit une baisse de
près de 15 %.
Ces locaux autorisés se concen-
trent sans surprise sur les commu-
nes de Baie-Mahault et des Aby-
mes qui, à elles seules, regroupent
plus de 56 % de la surface des lo-
caux autorisés en 2003.
Stéphan Challier
Agnès Larifla
Direction départementale de
l'équipement de la Guadeloupe
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N° 61 - Guadeloupe - Septembre 2004

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