AntianÉco 64 - Année économique et sociale 2004 en Guadeloupe

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Bâtiment - Travaux Publics Une année difficile es enquêtes d’opinion que la majorité des entreprises du Dans le prolongement d’une année Lréalise trimestriellement la BTP. Cellule Economique du BTP, ré-2003 peu dynamique, 2004 a été vèlent que les entreprises de BTP particulièrement difficile dans le ont connu de sérieuses difficultés au cours de l’année 2004.secteur du Bâtiment et des Travaux Publics. La construction privée Les pratiques d’auto construction et de rénovation rendent difficilecontinue à baisser, et les bons l’évaluation exhaustive de la niveaux de commande publique, en commande privée. Cependant, La situation financière des entre- l’ensemble des indicateurs révèle particulier sur le logement aidé, ne prises du secteur apparaît fragile. une dégradation du niveau de De nouvelles difficultés sont ve- cette dernière.parviennent plus à tempérer cette nues s’ajouter aux difficultés Pour la deuxième année consé- baisse. structurelles habituelles (étroi- cutive, les autorisations de cons- tesse du marché, niveau de truire des logements sont en net charge de fonctionnement, stoc- repli. La baisse atteint 21% par kage, transport maritime, irrégu- rapport à l’année précédente. Les larité et longs délais de règlement autorisations de construire sont de la clientèle publique). Ainsi, passées de 5121 en 2003 à 4133Indicateurs en baisse l’augmentation des prix de certai- en 2004.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Bâtiment - Travaux Publics
Une année difficile
es enquêtes d’opinion que la majorité des entreprises du
Dans le prolongement d’une année Lréalise trimestriellement la BTP.
Cellule Economique du BTP, ré-2003 peu dynamique, 2004 a été
vèlent que les entreprises de BTP
particulièrement difficile dans le ont connu de sérieuses difficultés
au cours de l’année 2004.secteur du Bâtiment et des Travaux
Publics. La construction privée Les pratiques d’auto construction
et de rénovation rendent difficilecontinue à baisser, et les bons
l’évaluation exhaustive de la
niveaux de commande publique, en commande privée. Cependant,
La situation financière des entre- l’ensemble des indicateurs révèle
particulier sur le logement aidé, ne
prises du secteur apparaît fragile. une dégradation du niveau de
De nouvelles difficultés sont ve- cette dernière.parviennent plus à tempérer cette
nues s’ajouter aux difficultés Pour la deuxième année consé-
baisse. structurelles habituelles (étroi- cutive, les autorisations de cons-
tesse du marché, niveau de truire des logements sont en net
charge de fonctionnement, stoc- repli. La baisse atteint 21% par
kage, transport maritime, irrégu- rapport à l’année précédente. Les
larité et longs délais de règlement autorisations de construire sont
de la clientèle publique). Ainsi, passées de 5121 en 2003 à 4133Indicateurs en baisse
l’augmentation des prix de certai- en 2004. Près de trois quarts
nes matières premières et singu- d’entre elles concernent des loge-
Production de ciment et autorisations lièrement de l’acier, et est venue ments individuels. La surface to-
de logements neufs de 1995 à 2004 renchérir le prix de revient des tale hors œuvre nette autorisée
prestations offertes. (SHON) s’établissait à 395 000
Les intempéries et les grèves dans m² en 2004, contre 454 000 m²
le département sont venues per- l’année précédente. En 2004, les8 000 300 000
turber le bon fonctionnement de logements individuels purs repré-7 000 290 000
nombreuses structures. Les pre- sentaient 60 % de la SHON to-6 000
280 000
mières, en limitant le nombre de tale, les logements collectifs 31 %5 000
270 000 jours travaillés, ont engendré des et enfin les logements individuels
4 000
délais de réalisation de chantiers groupés 9 %.260 000
3 000
plus longs. Les secondes en parti- Le marché de l’immobilier d’en-
250 0002 000
culier la grève des dockers, ont treprises apparaît aussi fortement
1 000 240 000
entraîné des retards d’approvi- orienté à la baisse depuis 3 ans.
1 99519961 99719981 9992000 2001 2002 2003 2004
sionnement et des surcoûts sur 259 permis de construire des lo-
certains matériaux. caux à usage commercial et/oulogements neufs autorisés
Production de ciment en Guadeloupe (Hors îles du Nord) Ces dysfonctionnements ont am- de bureaux ont été délivrés en
plifié les handicaps structurels de 2004, représentant une surface
17Bâtiment - Travaux Publics
hors œuvre nette totale de 118 776 m². 2004. Au 31 décembre, ils s’élevaient le BTP par les collectivités locales, sui-
Les surfaces nouvelles du secteur à 2 167 millions d’euros. vis des communes (28 %), le solde
commercial restent largement in- étant le fait des 4 communautés de
férieures à celles des années communes et des 14 syndicats inter-
antérieures : 163 000 m² en 2003 et communaux du département.
191 000 m² en 2002. En 2004, le niveau des travaux routiers
Après deux années de forte contrac- Dans ce contexte difficile, la com- a cependant diminué, un peu moins
tion, la production de ciment en Gua- mande publique est restée bien de 80 millions d’euros ont été investis
deloupe (hors îles du Nord) enregistre orientée et a fortement contribué à par les deux collectivités locales dans
en 2004 un nouveau repli (-1 %). Ce soutenir le niveau d’activité dans le ce secteur. Les principaux chantiers
repli est plus modéré que les années secteur du bâtiment et des travaux pu- concernaient la poursuite de la dévia-
précédentes mais n’atténue pas, pour blics, notamment à travers la Ligne tion de Capesterre Belle-Eau (5,8 mil-
autant, le sentiment de contraction de Budgétaire Unique qui globalise l’en- lions d’euros), l’échangeur de Beauso-
la construction privée de logement. En semble des aides de l’Etat en matière leil sur la RN2 et la mise à (deux fois
2004, la production de ciment (en de logement. La dépendance du sec- deux voies) de la déviation des Aby-
Guadeloupe hors îles du Nord) s’éle- teur à l’égard de la commande mes entre Providence et la RD 129
vait à 255 000 tonnes contre 257 000 publique se renforce. (3,2 millions d’euros chacun).
tonnes en 2003. Les niveaux de pro- Avec 49,856 millions d’euros d’autori-
duction de 2003 et 2004 sont infé- sations de programme engagées en
rieurs de 8 % à ceux des années précé- 2004, la LBU enregistre une hausse de
Willy RAMSAMYdentes (environ 275 000 tonnes). 9 % par rapport à l’année précédente.
Cellule EconomiqueLe nombre d’attestations de conformi- 2833 logements bénéficiant d’une
de la Guadeloupe-BTPté pour logements neufs délivrés par le aide de l’Etat ont été mis en chantier
Comité National pour la Sécurité des en 2004, et 1753 livrés. La construc-
Usagers de l’Electricité qui est un autre tion de logements locatifs représentait
indicateur d’activité du logement en- 75 % des logements aidés mis en
registre une baisse de 18 % par rapport chantiers avec 2151 logements. En
à 2003, s’établissant à 4 232 en 2004. 2004, 29,52 millions d’euros ont été
Il s’agit du plus bas niveau d’attesta- consacrés à la construction de loge-
tions délivrées pour logements neufs ments locatifs sociaux, 10,12 millions
depuis plus de 10 ans. à l’amélioration de l’habitat et 6, 70
L’incidence de la diminution du mar- millions à l’accession à la propriété.
ché de la construction neuve est lour- L ‘analyse de l’enquête COLLOC, réa-
dement ressentie par les petites struc- lisée à partir des budgets prévisionnels
tures qui n’accèdent pas aux marchés 2004 des collectivités locales laisse
publics (encore génératrices d’activi- entrevoir un accroissement de 15 %
té) si ce n’est par le biais de la des dépenses prévisionnelles en Bâti-
sous-traitance. ment et Travaux Publics par rapport à
A l’inverse de ces indicateurs, les en- 2003. Elles s’élevaient à 308 millions
cours bancaires de crédit à l’habitat d’euros en 2004.
sont restés orientés à la hausse en La région et le département représen-
taient 66 % de l’activité générée dans
Un zoom sur le BTP en Guadeloupe
Le Bâtiment-Travaux Publics (BTP) est un secteur important de l’économie guadeloupéenne.Il génère un
chiffre d’affaires moyen annuel supérieur à un milliard d’euros et contribue à hauteur de 10 % de la valeur
ajoutée brute produite.Il regroupe 13 % des effectifssalariésdusecteurmarchand,etcontribueàfaire
vivre de manière directe ou indirecte,plusieurs milliers de personnes.Son poids dans l’économie du
département est globalement deux fois plus important qu’en métropole.En 2002,l’appareil de production
du BTP comptait 6 770 entreprises dont 490 de travaux publics.
Ce secteur se caractérise par la très petite taille des entreprises qui le composent.En effet,les deux tiers
d’entre elles ne comptent aucun salarié et seule une centaine en emploie plus de 10.
Sources : Comptes économique,Sirène,Estimations d’emploi - Insee
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