Arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges : renouveau démographique mais fort recul de l'emploi industriel

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Après des années de baisse, la croissance démographique de l’arrondissement se profile. Elle reste toutefois concentrée dans sa partie centrale qui, à l’exception de la commune de Saint-Dié-des-Vosges, héberge les habitants les plus aisés. Les EPCI du nord et du sud accueillent une population plus âgée et à revenus plus faibles. Si le nombre de jeunes est resté stable dans l’arrondissement, avant 2010 il devrait être dépassé par celui des personnes âgées. Le territoire amorcerait alors un vieillissement plus rapide qu’ailleurs, nécessitant la mise en place de structures d’accueil, mais pouvant aussi être source d’emplois. Les activités industrielles, bien que diversifiées, ne permettent pas de maintenir les effectifs salariés et les créations d’emploi dans le tertiaire restent insuffisantes pour prendre le relais. De fait le taux de chômage persiste à rester à un niveau plus élevé qu’ailleurs. Une situation qui ne trouvera pas de solution dans les territoires voisins eux-mêmes en difficultés, mais plus dans l’élévation des niveaux de qualification. Le tourisme reste un atout essentiel, cependant soumis aux aléas climatiques, et l’arrondissement doit veiller à préserver son capital nature.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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°
144N Arrondissement
de Saint-Dié-des-Vosges :
Monsieur le Préfet des Vosges Après des années de baisse, la croissance démographique de l’arrondissement
a souhaité confier à l’Insee Lor- se profile. Elle reste toutefois concentrée dans sa partie centrale qui,
raine et à l’Agence pour le Déve-
loppement des Investissements à l’exception de la commune de Saint-Dié-des-Vosges, héberge les habitants
Étrangers en Lorraine (ADIELOR) les plus aisés. Les EPCI du nord et du sud accueillent une population plus âgée
la réalisation en partenariat
d’un diagnostic sur l’arrondisse- et à revenus plus faibles. Si le nombre de jeunes est resté stable dans
ment de Saint-Dié-des-Vosges. l’arrondissement, avant 2010 il devrait être dépassé par celui des personnes
Il vise à fournir des éléments de
âgées. Le territoire amorcerait alors un vieillissement plus rapide qu’ailleurs,cadrage pour alimenter la ré-
flexion et l’élaboration d’un plan nécessitant la mise en place de structures d’accueil, mais pouvant aussi être
d’action de l’État et de la Délé-
source d’emplois. Les activités industrielles, bien que diversifiées, ne permettentgation Interministérielle à l’Amé-
nagement et à la Compétitivité pasdemaintenir leseffectifssalariésetles créationsd’emploidansletertiaire
des Territoires (DIACT)sur ce
restent insuffisantes pour prendre le relais. De fait le taux de chômagepérimètre.
persiste à rester à un niveau plus élevé qu’ailleurs. Une situation
qui ne trouvera pas de solution dans les territoires voisins eux-mêmes
en difficultés, mais plus dans l’élévation des niveaux de qualification.
Le tourisme reste un atout essentiel, cependant soumis aux aléas climatiques,
et l’arrondissement doit veiller à préserver son capital nature.
Situé à l’est des Vosges, là où la montagne caractérisés par leur petite taille : 6 communes
règne en maître au cœur du Parc Naturel Régio- en moyenne au lieu de 13 pour l’ensemble de la
nal des Ballons des Vosges, limitrophe de la France.
Meurthe-et-Moselle et des deux départements al-
saciens, l’arrondissement de Saint-Dié-des-Vos- Sursaut démographique
ges s’étend sur 1 166 km². Il est composé de 90
L’arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges
communes, regroupées en 14 Établissements
est composé à 87% de communes de moins
Publics de Coopération Intercommunale (EPCI),
de 2 000 habitants. La seule commune qui
regroupements de communes ayant pour objet
dépasse le seuil des 10 000 habitants est
l’élaboration de “projets communs de développe-
son chef-lieu : Saint-Dié-des-Vosges dont la
ment au sein de périmètres de solidarité”, sou-
population est estimée à 21 800 habitants
misà desrèglescommunes, homogèneset
en 2005 (22 590 en 1999).
comparables à celles de collectivités locales. Dé-
sormais 75% de la population vit sous le régime La population du territoire est estimée à
de l’intercommunalité, mais trois communes, 94 100 habitants en 2005, soit environ
dont Saint-Dié-des-Vosges, n’appartiennent à au- 700 habitants de plus qu’au recensement
cun EPCI. Dans l’arrondissement, les EPCI restent de 1999. La croissance démographique,
Vd’abord faible durant les années
Intercommunalité développée mais morcelée
90, metfin à15années de
chute et prend de l’ampleur de- Communautés de communes en 2007
puis 1999. La courbe de crois-
sance de l’arrondissement
semble donner la tendance à
VALLÉE DEcelle du département, dont l’évo-
LA PLAINElution suit celle de l’arrondisse-
ment avec quelques années de
décalage. Ce nouvel élan démo-
graphique s’observe aussi au ni-
PAYS DE SENONES
veau de la Lorraine depuis 1990.
La croissance démographique
dans l’arrondissement est princi-
BAN D'ÉTIVAL
palement due à la diminution du VALLÉE DU HURE
déficit migratoire, voire à sa dis-
parition au cours des dernières FAVECommune
deannées, laissant supposer que les
Saint-Dié- DE LA FAVEhabitants ne quittent plus ce terri- des- ET DE LA
Vosgestoire. Les naissances étant tou- MEURTHE
jours plus importantes que les
BROUVELIEURES Entre- VAL DE
HAUTS CHAMPSdécès, l’arrondissement conserve deux- GALILÉE
Eauxun solde naturel positif. Après
VAL DE
une forte réduction enregistrée
MEURTHE
avant 1975, le solde naturel
paraît s’être stabilisé, avec un
HAUTE
VAL DE NEUNÉgain moyen de 115 personnes MEURTHE
par an entre 2000 et 2006.
MONTS
DE VOLOGNE
LeDynamisme
Valtin
démographique
DES LACS ET DES HAUTS RUPTSuniquement en son centre
L’évolution démographique prend
des allures différentes selon les
EPCI. Autour de la commune de
Communes hors communautés de communesSaint-Dié-des-Vosges, la population
Sources : Insee - DGCLaugmente.Àl’inverse,elle esten
diminution dans le sud et dans le
nord de l’arrondissement. Tous les
La population croît à nouveau depuis 1990EPCI dont la population était en
hausse entre 1990 et 1999, affi- Évolution de la
chent aujourd’hui encore un solde
base 100 en 1962
107
naturel positif : communautés de
Lorraine
communes (CC)delaValléedu 106
Hure, CC du Ban d’Étival, CC du Val
105
de Meurthe, CC de la Fave et de la
104Meurthe et CC des Hauts Champs.
Seule exception, la CC de Brouve-
103
lieures qui affichait un solde naturel
102presque nul lors de la dernière pé-
riode intercensitaire, enregistre dé-
101
sormais un plus grand nombre de Vosges
100décès que de naissances. Les au-
Arrondissementtres EPCI à afficher un solde naturel
99 de Saint-Dié-
des-Vosgesnégatif sont les CC du Val de Neu-
98né, de la Haute Meurthe, des
AnnéeMonts de Vologne, et du Pays de
97
Senones. Ces quatre EPCI ont pour 1960 1970 2000 20101980 1990
pointcommundeperdredes habi-
Sources : Insee, recensements de la population 1962 à 1999,
estimations démographiques supracommunales 2005tants depuis plus de quarante ans.
2
IGN
-
Insee
2008Le recensement de la population
Déficit migratoire résorbédans sa nouvelle formule, mis en
place depuis 2004, a permis
Évolution annuelle moyenne de la population de l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges
d’estimer la population des peti-
800 Nombre d'habitants
tes communes dont la collecte a variation totale
déjà eu lieu. Ces estimations per- due au solde naturel
mettent d’entrevoir un axe fertile 600
due au solde migratoire
au centre de l’arrondissement,
confirmant en partie la tendance
400
au dynamisme démographique ob-
servée dans l’évolution de la popu-
200lation par EPCI entre 1990 et
1999.
0Ce dynamismeseretrouvedans
la construction neuve, sans au-
cundouteavecunlienfortde
-200
cause à effet. Il s’étend de la CC
du Ban d’Étival à la CC de la Haute
-400Meurthe, en passant par les CC
des Hauts Champs, du Val de
Meurthe, sans oublier la CC de la -600
1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999 1999-2005Fave et de la Meurthe. Entre
1999 et 2006, 3 800 logements
ont été construits dans l’arrondis-
sement de Saint-Dié-des-Vosges, Sources : Insee, recensements de la population 1962 à 1999,
estimations démographiques supracommunales 2005, état civilsoit 10 pour 100 existants en
1999, proportion identique à
celle observée en Lorraine. Sur le
Épinal et Saint-Dié-des-Vosges principaux moteurs démographiquesterrain, cela se traduit par 470
du départementconstructions neuves chaque
année contre 290 lors de la dé- Évolution annuelle de la population des ménages entre 1999 et 2004-2006, dans les communes
cennie précédente. de moins de 10 000 habitants, recensées de 2004 à 2007
La perspective
d’un vieillissement
plus précoce
Senones
Entre 1999 et 2005, le nombre
Denipaire
La Voivrede jeunes de moins de 20 ans La Salle
est resté stable dans l’arrondisse-
Taintruxment, alors qu’il a diminué dans
le département et la région. En Anould
revanche, l’arrondissement,
Ban-sur-Meurthe-Clefcy
comme le département des Vos-
ges, comptent proportionnelle-
ment plus de personnes de 60
ansou plus(respectivement 23% et
22%) que la Lorraine (20%). Entre
1999 et 2005 leurs effectifs
n’ont pas progressé car ils ont in-
tégré les générations creuses
despersonnesnées au coursde
la seconde guerre mondiale, de
Taux annuel d'évolution (%)1939 à 1945. Mais ce phéno-
Évolution annuelle
moyennemène n’est que provisoire, car 2 ou plus
+32 habitants de 0 à moins de 2vont arriver dans les toutes pro-
de -2 à moins de 0chaines années les générations
moins de -2
du “baby-boom” correspondant
aux naissances nombreuses de
l’après-guerre. De fait celles-ci
Sources : Insee, recensement de la population 1999, enquêtes annuelles de recensement 2004 à 2007
vont générer à court terme un
3
IGN
-
Insee
2008déséquilibre entre la proportion et de Renouvellement Urbains cial, notamment dans les deux Zo-
de jeunes et celle des personnes (SRU). Celle-ci prévoit en effet l’obli- nesUrbainesSensibles(ZUS)pré-
âgées. Déjà, 52% de la popula- gation pour les communes situées sentes sur son territoire :
tion a 40 ans ou plus. Si les ten- au cœur ou à proximité d’une ag- Kellermann, et l’Orme-Saint Roch,
dances actuelles, en matière de glomération, de posséder au qui regroupaient à elles seules
fécondité, mortalité et migration moins 20% de logements sociaux. 31% de la population communale
se poursuivent, avant 2010, le Au total, 33% de la population de en 1999. Du fait de la présence
nombre de personnes de 60 ans la commune vivent en logement so- de familles nombreuses, plus fré-
et plus sera supérieur à celui des
moins de 20 ans. Progression de la part des 40 à 59 ans
À horizon plus lointain, la popula-
Évolution de la répartition de la population par groupe d'âge entre 1999 et 2005tion de l’arrondissement resterait
stable, mais sa pyramide des %15
âges se déformerait et enflerait
Arrondissement
dans sa partie supérieure. L’équi- Saint-Dié-des-Vosges
10 Vosgeslibre actuel serait alors perturbé
Lorrainepar une augmentation de 50%
despersonnesdeplusde60
5
ans, passant de 21 800 en
2005 à 32 900 en 2030. Plus
marqué encore, serait le nombre 0
de personnes âgées atteignant
l’âgedeladépendance(80 ans ou
-5plus), nombre qui augmenterait de
deux tiers passant de 4 800 en
2005 à 7 800 en 2030.
-10
Moins de 20 ans De 20 à 39 ans De 40 à 59 ans 60 ans et plusDans l’hypothèse où les compor-
tementsobservésau coursdes
Sources : Insee, recensement de la population 1999,dernières années se poursui-
estimations démographiques supracommunales 2005
vraient, l’évolution démographique
desVosgesévolueraitdela
Constructions neuves localisées au centre
même manière que celle de l’ar-
Logements neufs commencés à titre de résidence principale de 1999 à 2006rondissement de Saint-Dié-des-
Vosges. L’ensemble de la Lor-
raine suivrait la même tendance,
mais de façon moins précoce : VALLÉE DE
LA PLAINEdurant cinq années supplémentai-
Taux de construction*
de logementsres, lesjeunesresteraient plus
par commune (%)
nombreux que les personnes de
16 et plus
PAYS DE60 ans et plus, soit environ
de 10 à 16 SENONES
jusqu’à 2013. de7à10
moins de 7 BAN D'ÉTIVAL
VALLÉE DU HURE
* logements neufs commencésDisparités sociales FAVE
entre 1999 et 2006, rapportés Commune
deau nombre de résidences principales HAUTSà Saint-Dié-des-Vosges Saint-Dié-
de 1999. CHAMPS
des- DE LA
VosgesDans l’arrondissement, 15% des FAVE
ET DE LA MEURTHElogements font partie du parc so- BROUVELIEURES
Entre- VAL DEcial, comme dans l’ensemble du deux- GALILÉE
Eaux
VAL DEdépartement, et abritent 13 600
MEURTHE
personnes. Si la commune de
Saint-Dié-des-Vosges se distingue VAL DE NEUNÉ
par le plus faible taux de construc- HAUTE
MEURTHEtionsneuvesdel’arrondissement,
elle offre en revanche le plus grand MONTS DE
VOLOGNEnombre de logements sociaux
Le
(2 900), soit 29% du parc, dépas- Valtin
sant de 13 points les taux de loge- DES LACS ET
DES HAUTS RUPTSmentssociaux lesplusélevés
présents dans les autres EPCI,et
de 9 points le taux imposé aux
Sources : Insee, Direction Régionale de l'Équipement
communes par la loi de Solidarité
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IGN
-
Insee
2008quentes dans ces quartiers quePauvreté plus marquée dans le nord de l'arrondissement
dans le restedelacommune,la
Personnes à bas revenus parmi les moins de 65 ans en 2006 par EPCI proportion de jeunes y est beau-
coup plus importante. Par ailleurs,
15% des résidents sont d’origine
étrangère, dont une grande majori-
té vient de pays hors de l’Union eu-
VALLÉE DE LA
PLAINE ropéenne. Plus fréquemment que
dans l’ensemble de la commune,Arrondissement de
Saint-Dié-des-Vosges les habitants des ZUS n’ont ni for-
16,6%
PAYS DE SENONES mation, ni qualification, ce qui res-
Vosges : 15,9%
treint leur possibilité de trouver unLorraine : 15,4%
emploi.
BAN D'ÉTIVAL
VALLÉE DU HURE
Dans l’arrondissement, 39 300
Commune de FAVE ménages ont déclaré des revenusHAUTS Saint-Dié-
CHAMPS des-Vosges aux services fiscaux en 2005 et
DE LA FAVE ET DE
LA MEURTHE 57% d’entre eux étaient imposa-
VAL DEBROUVELIEURES bles, soit un point de moins queEntre-
GALILÉEdeux
-Eaux dans l’ensemble du département.
VAL DE À cette date le revenu fiscal mé-
MEURTHE
dian s’élève à 14 850 euros par
VAL DE NEUNÉ
an et par unité de consommationPart des personnes
sous le seuil de pauvreté (UC) soit 200 euros de moins queHAUTE en %
MEURTHE
MONTS DE les Vosges et 750 euros de moins
VOLOGNE 18 et plus
que la Lorraine.
de 16 à 18
Le
de 14 à 16
Valtin
de 12 à 14 Si les revenus y sont moins élevés
DES LACS ET DES HAUTS RUPTS
moins de 12
qu’ailleurs, ils y sont aussi moins
non diffusable
dispersés : l’écart entre les 10%
de ménages les plus riches et les
Source : CAF
Revenu médian inférieur à celui de la Lorraine
Nombre Seuil Seuil Part des Part des
dont Rapport
Revenus par Unité de Revenu des bas des hauts revenus pensions
imposés interdécile
ménages médian revenus revenus d’activité et retraitesde Consommation (UC)
(%) (2)/(1)
fiscaux (1) (2) (3) (%) (%)
CC de la Fave 983 50,7 14 224 7 087 25 729 3,6 63,8 27,7 Fave et de la Meurthe 1 756 68,0 17 364 9 103 31 560 3,5 63,1 24,5
CC de la Haute Meurthe 2 722 53,2 14 540 6 918 24 562 3,6 63,0 28,8
CC de la Vallée de la Plaine 3 457 52,8 14 097 5 041 25 540 5,1 60,4 30,0
CC de la Vallée du Hure 443 nd 15 095 nd nd nd nd nd
CC des Hauts Champs 2 127 67,4 17 020 8 967 28 870 3,2 68,9 22,4
CC des Lacs et des Hauts Rupts 4 683 61,8 16 025 7 838 30 682 3,9 60,2 26,7
CC des Monts de Vologne 1 515 54,5 14 467 6 463 24 359 3,8 58,3 30,3
CC du Ban d’Étival 1 385 65,3 16 336 8 741 30 738 3,5 70,1 22,0
CC de Brouvelieures 722 nd 14 262 nd nd nd nd nd
CC du Pays de Senones 3 775 49,1 13 804 5 608 24 182 4,3 61,0 30,6
CC du Val de Galilée 1 587 57,0 15 116 7 500 25 231 3,4 66,1 25,7
CC du Val de Meurthe 2 765 61,3 15 325 7 818 26 362 3,4 66,7 24,4
CC du Val du Neuné 1 682 54,2 13 880 6 462 25 195 3,9 64,9 25,5
Com. de Saint-Dié-des-Vosges 9 430 53,3 13 697 3 503 28 474 8,1 59,1 29,2
Communes hors EPCI 221 nd 16 204 nd nd nd nd nd
Arr. de 39 253 56,6 14 847 6 203 27 269 4,4 62,6 27,2
Vosges 155 491 57,7 15 068 6 431 27 696 4,3 63,4 26,0
Lorraine 917 587 58,3 15 588 5 977 29 671 5,0 65,8 24,7
nd : non diffusable
Seuil de diffusion : Zones de plus de 50 ménages pour les nombres (ménage, personne et UC) et la médiane, plus de 2 000 habitants pour les autres indicateurs
er(1) 10% des personnes appartiennent à un ménage qui déclare un revenu fiscal par UC inférieur à ce seuil (1 décile)
ème
(2) 10% des personnes a à un ménage qui déclare un revenu fiscal par UC supérieur à ce seuil (9 décile)
(3) Revenus salariaux et revenus des professions non salariées
Source : Insee - DGI - revenus fiscaux des ménages 2005
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IGN
-
Insee
200810% les plus pauvres est de 4,4, taxes du foncier bâti et du foncier non Un tissu industriel
contre 4,3 dans les Vosges et 5,0 bâti qui portent essentiellement sur diversifié mais menacé
en Lorraine. les ménages) auxquelles s’ajoutent
En 2006, les 5 800 établissementsles revenus des ménages qui y ré-La CC des Hauts Champs et la CC
implantés dans l’arrondissement desident. Parmi les quatorze EPCI dede la Fave et de la Meurthe se dis-
Saint-Dié-des-Vosges emploient plusl’arrondissement, apparaissenttinguent par les revenus plus éle-
de 31 000 salariés, parmi lesquelsalors quatre EPCI “doublement ri-vésdes ménagesqui yrésident:
près de 40% d’ouvriers.ches” qui accueillent une popula-17 000 euros et plus par an et
tion aisée, et des entreprises qui Le secteur industriel, très diversifié,par UC.Àcôté, la CC du Ban d’Éti-
apportent des ressources grâce regroupe 29% des effectifs salariés,val est celle où la part des revenus
àlataxeprofessionnelle : CC de la proportion équivalente à celle ob-d’activités est la plus importante. À
Fave et de la Meurthe, des Lacs servée dans le département, et su-l’opposé, les ménages de la CC du
et des Hauts Rupts**, des Hauts périeure de 8 points à celle de laPays de Senones, de la CC de la
Champs et du Ban d’Étival. région (21%). Issuedel’exploitationVallée de la Plaine* et de la CC du
de la forêt vosgienne, l’industrie sé-Val de Neuné déclarent un revenu À l’opposé sept EPCI,sur les14
culaire du bois et du papier, aveccompris entre 13 800 euros et quecomptel’arrondissement,
ses 1 800 salariés, est le plus gros14 100 euros par an et par UC. sont classés “doublement pau-
secteur employeur de l’industrie.Cette situation semble découler de vres”. Ils sont composés d’espa-
Les PAPETERIES DE CLAIREFONTAINE,la présence, dans les deux premiè- ces ruraux et de populations à
fondées à Étival en 1858, en sontres communautés de communes, faibles revenus : les CC du Pays
un des fleurons. Autre secteur ded’une population plus âgée, tirant de Senones, de la Haute
poids, l’industrie textile (1 200 sala-plus souvent qu’ailleurs ses reve- Meurthe, de la Fave, de Brouve-
riés) se distingue par des référencesnus de pensions et retraites. lieures, de la Vallée de la Plaine*,
aussi reconnues que LINVOSGES, LEdu Val de Neuné et des Monts deMais c’est la commune de
JACQUARD FRANÇAIS, GARNIER-Vologne.Saint-Dié-des-Vosges qui regroupe
les ménages les plus défavorisés
Les grands établissements de l'arrondissement
avec un revenu médian qui ne dé-
de Saint-Dié-des-Vosges
passe pas 13 700 euros par an
par UC, tout en présentant une Établissements de 100 salariés et plus en 2007
disparité de revenus deux fois
plus importante qu’ailleurs. À
peine 30% des résidents de ses
ZUS sont imposables. Saint-Dié-
des-Vosges regroupe par ailleurs
Transcomprès de la moitié des 3 100 bé-
néficiaires du RMI quecomptel’ar-
rondissement en 2006, ce qui Rexnord
explique que 26% de sa popula- Papeterie de Raon
Clairefontaine
tion vit sous le seuil de bas reve-
NP Vosgesnus (845 euros par mois et par UC),
Gantois
contre 17% sur l’ensemble du Solotra Aries Meca
Faureciaterritoire. Les deux autres sec-
Nombre de salariés Arvin Meritor
Faureciateurs touchés par la pauvreté
500
ITMsont la CC du Pays de Senones et 200 KDGLogistique
la CC de la Vallée de la Plaine* où
Diedis
Cora
respectivement 19% et 21% de Schappe
Papiers du Souchela population des moins de 65 Ind. agricoles et alimentaires
ans se situent sous ce seuil. Édition, reproduction
Équipement du foyer
Mark IV
La richesse des EPCI est calculée Industrie automobile Yeramex
Marcillatà partir des quatre taxes directes Équipements mécaniques
Industrie textilequi alimentent les finances des
Jacquard FrançaisBois, papiercommunesqui lescomposent (la
Chimie, caoutchouc,
François Hanstaxe professionnelle qui porte sur les plastiques Linvosges
Métallurgieentreprises, la taxe d’habitation et les
Commerce de détail
Tissage de GéradmerTransports Wagon
Services opérationnels
* hors communes meurthe-et-mosella-
nes de Bionville, Pierre-Percée et
Raon-lès-Leau. Source : Insee - Urssaf (champ : secteur privé)
** hors commune du Tholy (Vosges).
6
IGN - Insee 2008THIÉBAUT ou FRANÇOIS HANS. SCHAPPE riode. Les difficultés rencontréesUne forte baisse
TECHNIQUES est également l’un des par l’entreprise GANTOIS,con-des emplois
leaders européens dans le domaine frontée à des problèmes de com-
Entre 2000 et 2007, l’emploi sa-des fils à usage technique. Dans un pétitivité, sont à l’origine d’une
larié marchand dans l’arrondisse-secteur sinistré au niveau national, grande partie de ces pertes.
ment a subi une baisse de 7%ces entreprises connaissent une se- L’emploi dans le secteur tertiaire a(-5,8% dans les Vosges et -2,3% enconde jeunesse, basée sur des pro- progressé dans l’arrondissement,
Lorraine). Les 2 200 emplois per-duits haut de gamme, dans un style mais cette hausse (+5,5%)est dedusdansl’industrie sont loincontemporain. plus faible ampleur que celle ob-d’être compensés par les créa-
servée sur l’ensemble du départe-De nombreux emplois gravitent au- tions de postes dans le tertiaire
ment (+10,5%). Les effectifstour de la filière automobile. L’in- (+400 emplois)oulaconstruction
salariés dans les activités de servi-dustrie automobile, dominée par (+200 emplois).
ces aux entreprises ont progressé
ARVIN-MERITOR LIGHT VEHICLE SYSTEMS Hormis le secteur chimie-caout- de 10%, entraînées par les très
FRANCE et ARIES MECA, occupe plus chouc-plastiques, tous les sec- bons résultats des services opéra-de 900 personnes. Le secteur du teurs industriels perdent des tionnels (+24%), notamment l'activi-caoutchouc-plastique, avec une spé- emplois entre 2000 et 2007. té "prêt de personnel". Cettecialisation dans la fabrication de piè- L’industrie textile est la plus forte- évolution est cependant freinée parces techniques pour l’industrie ment touchée. La baisse d’effec- la quasi-stabilité des emplois deautomobile (FAURECIA INTÉRIEUR tifsyatteint 39%,soitplusde conseil et assistance, alors que ce
INDUSTRIE et MARK IV SYSTÈMES 700 postes perdus en six ans, secteur a bénéficié d’un fort dyna-
MOTEURS), pourvoit plus d’un millier suiteàla fermeturedenombreu- misme dans les Vosges (+24%).d’emplois. L’industrie des équipe- ses petites ou moyennes entrepri- Mais le secteur le plus performantments (FAURECIA SIÈGES D’AUTOMOBILE) ses, parmi lesquelles l’usine de est sans contexte l’hôtellerie-res-et la métallurgie (WAGON AUTOMOTIVE lingerie ROSY en 2001. L’activité tauration, avec une hausse d’em-
SAS) contribuent également à l’im- de papeterie est elle aussi ploi de plus de 30% entre 2000 etportance de la filière automobile frappée par les baisses d’emploi. 2007, supérieure celle-là à ladans l’arrondissement. Les PAPETERIES MATUSSIÈRE ET hausse enregistrée sur l’ensemble
FOREST (aujourd’hui PAPETERIE DELe secteur de la métallurgie et de la du département (+24%).
RAON), les PAPETERIES DEStransformation des métaux compte
CHATELLES à Raon-l’Étape, lesau total plus de 1 000 salariés, Persistance du plus fort
PAPIERS DU SOUCHE à Anould ontdont une partie non négligeable tra- taux de chômage
procédé à des réductions d’effec-vaille au sein de la société GANTOIS.
de Lorrainetifs, et 400 emplois ont disparuEnfin, les industries agricoles et ali-
au total entre 2000 et 2007. Le En 2004, 35 000 actifs occupésmentaires (900 salariés)sontbien
secteur de la métallurgie et de la résidaient dans l’arrondissementreprésentées dans le territoire, avec
transformation des métaux perd dont 81% travaillaient sur place.à leur tête la fromagerie MARCILLAT
300 emplois sur la même pé- Quatre pôles d’emploi majeurs seCORCIEUX.
Spécificités dans le textile, le bois et le papierLe secteur tertiaire concentre
64% des effectifs salariés de l’ar- Emploi salarié en 2005 dans l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges
rondissement (contre 65% dans les
8
Vosges et 72% en Lorraine), soit en-
viron 20 000 personnes. Plus 7
d’un salarié sur quatre travaille Industrie textile
6dans les activités de services aux
Bois et papierentreprises. En 1999, à Raon-
5
l’Étape, TRANSCOM WORLDWIDE a
4ouvert son second centre d’ap-
Équipements du foyerpels en France : avec plusieurs
3
centaines de salariés, c’est au-
Plastique
Édition Santé2jourd’hui le plus gros établisse- ÉducationIAA Action socialeHôtels restaurants
ment de services aux entreprises Habillement
1
Transportsde l’arrondissement. Quant aux Automobile
Administration
0entreprises d’intérim, elles four-
0246 8 10 12
nissent du travail à quelque
Poids dans l'emploi salarié total de l'arrondissement (en %)
3 400 personnes. Par ailleurs, Guide de lecture :
La surface des cercles représentant les activités est proportionnelle aux effectifs de ces secteurs en 2005 : 3 000près d’un tiers des emplois du pour santé-action sociale, 1 800 pour l'industrie du bois et du papier, etc. Le poids est la part d'un secteur dans l'emploi
salarié de l'arrondissement. La spécificité est le rapport entre le poids d'un secteur dans l'arrondissement de Saint-Dié-tertiaire relèvent de la fonction
des-Vosges et le poids de ce secteur en Lorraine. Une spécificité de 1 indique qu'un secteur est aussi représenté dans
l'arrondissement qu'en Lorraine ; une spécificité supérieure à 1 indique que ce secteur est plus présent dans l'arrondis-publique, dans les domaines de
sement qu'en Lorraine. Exemple : Industrie textile = 4,4% des emplois de l'arrondissement et 0,7% de ceux de la région.
La spécificité est donc de 4,4/0,7 = 6,4, soit une activité 6,4 fois plus importante qu'en moyenne lorraine.l’éducation, de l’administration, de
la santé et de l’action sociale. Source : Insee, Clap
7
Spécificité (par rapport à la région)distinguent : Saint-Dié-des-Vosges, tuation : l’habitude de trouver un professionnelles, en formation ini-
Gérardmer, Raon-l’Étape, et emploi sur place, confrontée au- tiale ou continue. L’INSIC (INstitut Su-
Moyenmoutier qui proposent 3 em- jourd’hui à la baisse de l’emploi périeur d’Ingénierie de la Conception), en
plois sur quatre, dont un sur trois sur le territoire, notamment dans collaboration avec le CIRTES (Centre
pour la seule commune de le secteur industriel ; un voisinage Européen de Prototypage et d’Outillage
Saint-Dié-des-Vosges. Parmi les lui-même confronté à un taux de Rapide), offre un cycle de formation
personnes dont l’emploi se situe en chômage élevé (8,2% pour la ZE de supérieure initiale : ingénieur en in-
dehors de l’arrondissement de Lunéville et 8,4% pour la ZE d’Épinal), génierie de la conception. Il propose
Saint-Dié-des-Vosges, 2 900 se ou difficile d’accès par le réseau également des actions de formation
rendent dans un autre secteur du routier en ce qui concerne la continue pour les ingénieurs et tech-
département, 1 500 en Alsace, prospère Alsace ; un handicap de niciens des entreprises de la région
460 dans le Lunévillois. À l’inverse, qualifications et de diplômes. Lorraine.
l’arrondissement attire chaque jour La population demeure en effet
4 700 actifs qui n’y résident pas, sous-diplômée : en 2005, 40% Environnement naturel
dont 2 400 en provenance du des personnes âgées de 14 ans appréciéreste des Vosges, 1 000 du Luné- ou plus n’ont pas de diplôme
Les atouts ne manquent pasvillois et 300 de l’Alsace. (contre 33% en Lorraine). Ce taux
pour attirer les visiteurs dans l’ar-
La proportion d’étudiants dans la po- s’expliqueenpartiepar la pré-
rondissement de Saint-Dié-
pulation n’a pas changé entre 1999 sence importante dans l’arrondis-
des-Vosges. Ainsi, en 2006, les
et 2005 au sein de l’arrondisse- sement de personnes âgées. Le
hôtels ont enregistré 341 000
ment de Saint-Dié-des-Vosges. En nombre de diplômés du supérieur
nuitées, soit 34% de celles pas-
revanche,lenombrederetraités a est quant à lui en augmentation
sées dans les Vosges. Les clients
augmenté plus rapidement que le mais affiche toujours un retard
sont pour les trois quarts des
nombre d’actifs sur cette période : par rapport à la moyenne régio-
Français,enprovenancedel’est
en moyenne 350 retraités supplé- nale (13%, contre 17% en Lorraine).
de la France ou de la région pari-
mentaires par an contre 230 actifs. L’Institut Universitaire de Techno- sienne. Lorsqu’ils sont étrangers,
Alors que l’on pourrait s’attendre à logie de Saint-Dié-des-Vosges, créé ils proviennent de pays proches :
une réduction du chômage par le en 1993, composante de l’Universi- Belgique, Allemagne ou Pays-
seul effet démographique, la zone té Henri Poincaré (Nancy 1), a pro- Bas. Les Français séjournent en
d’emploi de Saint-Dié-des-Vosges af- bablement retenu des étudiants. Il moyenne moins longtemps que
fiche le plus fort taux de chômage accueille chaque année environ 350 leurs voisins. En principe, on vient
de Lorrainedepuisdenombreuses étudiants, qui viennent se former dans les Vosges en famille, et
années : 10,3% de la population ac- aux Services et Technologies de pour l’environnement naturel. Les
tive est sans emploi contre 7,7% l’Information et de la Communication excursionnistes font également
dans la région. Au dernier trimestre sous leurs multiples aspects (pôle partie des visiteurs réguliers. Les
2007, 3 648 demandeurs d’emploi
STIC). L’IUT comprend trois départe- personnes qui résident en hôtel
sont inscrits sur les fichiers de ments : Génie électrique et informa- fréquentent plutôt des hôtels in-
l’ANPE de la zone d’emploi. tique industrielle, Informatique, et dépendants avec 2ou3étoiles.
Plusieurs facteurs peuvent être Services et réseaux de communica- C’est aussi dans les Vosges que
avancés pour expliquer cette si- tion, qui offrent 3 DUT et 4 licences les autres offres d’hébergement
sont les plus importantes de Lor-
raine:engîte, en chambred’hô-
Baisse de 20% de l’emploi industriel en 7 ans
tesetencamping.Lemassif
Nombre Nombre Évolution primaire offre aujourd’hui des for-
Secteur d’activité de salariés de salariés 2000-2007 mes arrondies causées par les
ème
fin 2000 2 trim. 2007 (%) glaciations du quaternaire. Les
Industries agricoles et alimentaires 890 1 020 15 paysages sont vallonnés, parse-
Industries des biens de consommation 1 740 1 230 -29 més de lacs, et recouverts de fo-
Industrie automobile 930 790 -15 rêts de sapins. Un paradis pour
Industrie des biens d’équipement 570 430 -25 skieurs l’hiver, et pour randon-
Industries des biens intermédiaires 6 970 5 400 -23 neurs l’été. Les touristes viennent
Total Industrie 11 100 8 870 -20 aussi en fonction des activités ou
Construction 1 980 2 200 11
manifestations proposées, dont
Commerce 3 690 3 600 -2
les principales dans l’arrondisse-
Transports 1 080 1 000 -7
ment sont : le Festival Internatio-
Activités financières 310 360 16
nal de Géographie à Saint-
Activités immobilières 70 120 71
Dié-des-Vosges (45 000 visiteurs
Services aux entreprises 1 550 1 740 12
en 2007) ; la Fête des Jonquilles
Services aux particuliers 1 540 1 900 23
de Gérardmer, qui a lieu tous les
Ensemble 21 320 19 790 -7
2 ans et attire environ 38 000 vi-
Champ : établissements marchands
siteurs à chaque corso fleuri ;Source : Insee, Urssaf
84 actifs sur 5 résident et travaillent dans l'arrondissement Unité de consommation
Déplacements domicile-travail
Système de pondération attribuant
un coefficient à chaque membre du
ménage et permettant de comparer
reste de la Lorraine les niveaux de vie de ménages de tail-
les ou de compositions différentes.
660 Avec cette pondération, le nombre
390 de personnes est ramené à un
nombre d’unités de consommation
(UC).
Arr. Bas-Rhin Pour comparer le niveau de vie des
Lunéville
990 ménages, on ne peut s’en tenir à la
930
consommation par personne. En ef-
460
Arr. 200 fet, les besoins d’un ménage ne s’ac-
Saint-Dié
croissent pas en stricte proportion
de sa taille. Lorsque plusieurs per-
sonnes vivent ensemble, il n’est pas
28 500 nécessaire de multiplier tous les
biens de consommation (en particu-
2 390 lier, les biens de consommation du-120
rables) par le nombre de personnes
pour garder le même niveau de vie.Vosges
5602 930 Haut-Rhin Aussi, pour comparer les niveaux de
vie de ménages de taille ou de com-
590 position différente, on utilise une me-
sure du revenu corrigé par unité de
reste de la 930 consommation à l’aide d’une échelle
France
d’équivalence. L’échelle actuelle-
ment la plus utilisée (dite de l’OCDE)
retient la pondération suivante :
35 000 actifs occupés résident dans l’arrondissement
- 1 UC pour le premier adulte du mé-
28 500 y travaillent
nage ;Nombre d'actifs6 500 en sortent,
- 0,5 UC pour les autres personnesdont 2 900 restent dans les Vosges Sortants
de 14 ans ou plus ;
1 500 se rendent en Alsace Entrants
500 vont dans le Lunévillois - 0,3 UC pour les enfants de moins
Flux internes
de 14 ans.4 700 actifs non résidents entrent dans l’arrondissement à l'arrondissement
Source : Insee, DADS 2004
Fantastic’Arts, successeur du fes-
tival du film fantastique d’Avoriaz,Toujours le plus fort taux de chômage du département
qui se tient chaque année fin jan-
er ème vier à Gérardmer depuis 1994 etTaux de chômage moyen du 1 trimestre 2000 au 4 trimestre 2007
a accueilli 27 600 personnes en
%14 2007.
La mise en service du TGV-Est Eu-
ropéen en juin 2007, a favorisé
12 l’accessibilité de Saint-Dié-des-Vos-
ges, mais aussi d’Épinal et de Re-
miremont.Reste queleclimatest
Zone d'emploiArrondissement un facteur prépondérant de la fré-
d'Épinal10 de Saint-Dié- quentation, et à ce titre 2007 a
des-Vosges
été pénalisée par un manque de
Lorraine
Vosges neige en début d’année, puis par
une météo défavorable durant l’é-8
té, qui a plutôt poussé les touris-
Zone d'emploi
tesverslesgrandesvillesvoisines.des Vosges de l'Ouest
6
Zone d'emploi de
Remiremont-Gérardmer
Mireille FLORÉMONT
4
Brigitte VIENNEAUX20032000 2001 2002 2004 2005 2006 2007
Source : Insee
9
IGN
-
Insee
2008Savoir plus : Enjeux et interactions favorables
Si la situation démographique s’est amé- structures d’accueil qui se doivent d’être
liorée avec la résorption du déficit migra- nombreuses et adaptées à tous les pu-
- Revenus des ménages et richesse
toire, l’arrondissement reste menacé blics : randonneurs, skieurs ou visiteurs
fiscale : une lecture intercommu-
par le départ de ses jeunes tentés de ponctuels, en groupe, en famille ou en in-
nale, Économie Lorraine N°106, No-
poursuivre leurs études supérieures ail- dividuel. L’objectif sera de développer un
vembre 2007
leurs. Pour favoriser leur retour au pays tourisme durable, qui trouve un équilibre
- Enquêtes Clientèles sur sites,
ou en accueillir d’autres, il convient de entre la fréquentation importante des si-
Observatoire Régional du Tourisme.
suivre la modernisation de l’offre de ser- tes naturels et la préservation de leur
vices à la personne attendue par ces po- qualité environnementale.
- Sites internet : pulations jeunes : équipements culturels Parallèlement, l’élévation générale du
et sportifs, technologies de l’informationwww.tourisme-lorraine.fr niveau de diplômes de la population, de-
et de la communication (haut-débit et té- vrait permettre de lutter contre un tauxwww.tourismevosges.fr
léphonie mobile sur l’ensemble du terri- de chômage qui persiste à rester élevéwww.insee.fr
toire), tout en conservant des structures et plus fort qu’ailleurs, alors même que
d’accueil pour la petite enfance (crèches, la qualité des infrastructures (TGV, tun-
garderies, écoles). nel, réseau routier) présente toutes les
Face au risque de fracture territoriale, qualités requises pour faciliter le mou-
en milieu urbain (dans la commune de vement des personnes (actifs, visi-
Saint-Dié-des-Vosges), il ne faut pas re- teurs) et des marchandises.
lâcher l’effort, notamment en matière Quant au vieillissement général de la
de logement, sans oublier les actions à population, il peut être envisagé
mener dans les zones rurales, notam- comme une source d’emplois dans les
ment dans le nord de l’arrondissement, services à la personne (conformément
où pauvreté monétaire et pauvreté ins- au plan national pour les métiers de la
titutionnelle se conjuguent. dépendance présenté le 12 février
Mais l’enjeu numéro un reste l’emploi. 2008), à travers les aides à domicile,
qui permettent le maintien des person-Des entreprises ont su résister au déclin
nes âgées dans leur logement. Il com-industriel en se spécialisant par exemple
porte également un volet importantdans la production de textile ou de papier
dans les mesures à mettre en œuvrehaut de gamme, reconnus aujourd’hui à
pour l’anticiper et l’accompagner. À cel’extérieur de la Lorraine. Le développe-
titre, le maintien d’une médecine dement de l’exportation, et la création de
proximité est une nécessité. Les 4produits “tendances”, ouvrent des voies
communes de Colroy-la-Grande, Fraize,pour la pérennité d’une production locale
Lubine et Provenchères-sur-Fave,qui peut s’appuyer par ailleurs sur une
concernées par un déficit de prati-culture industrielle ancienne. Mais cela
ciens, constituent deux zones de re-n’est pas suffisant pour compenser les
cours aux soins, éligibles aux aides àpertes d’emplois. Le tourisme, qui oc-
l’installation.cupe d’ores et déjà une place importante
Ministère de l’Économie,
dans l’économie locale, constitue un élé- Il faut néanmoins prévoir des héberge-
de l’Industrie et de l’Emploi
ment phare pour prendre le relais des ments collectifs pour les personnes
Insee
emplois industriels qui disparaissent. qui n’ont plus la possibilité de rester
Institut National de la Statistique
Son avenir se joue dans la variété de chez elles, de type maisons de re-
et des Études Économiques
l’offre, tant sur le plan des activités pro- traite, foyers-logements ou services
Direction Régionale de Lorraine
posées en toutes saisons, que dans les de soins de longue durée.
15, rue du Général Hulot
CS 54229
54042 NANCY CEDEX
Arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges :Tél :03 83 91 85 85
Fax :03 83 40 45 61 enjeux et interactions favorables
www.insee.fr/lorraine
Développement Suivre la
Déjouer le handicap Tirer parti desde filiales modernisation des
de qualificationDIRECTEUR DE LA PUBLICATION infrastructuresd’études services à la Structures
supérieures population d’accueilJean-Paul FRANÇOIS
Soutenir unpour la petite
tourisme durableDirecteur régional de l’Insee enfance
COORDINATION RÉDACTIONNELLE Favoriser le maintien
Prendre le relais desChristian CALZADA des populations jeunes
Gérard MOREAU emplois industriels
RESPONSABLE ÉDITORIAL ET
RELATIONS MÉDIAS
Brigitte VIENNEAUX
RÉDACTRICE EN CHEF Faire du vieillissementÉviter une fracture
Agnès VERDIN un moteur deterritoriale
développementSECRÉTARIAT DE FABRICATION
MISE EN PAGE - COMPOSITION
Développement de l’emploi CréationMarie-Thérèse CAMPISTROUS Lutter contre
dans les services à la personne de structuresNe pas relâcher l’effortl’isolement rural MaintienMarie-Odile LAFONTAINE d’accueil poursocial en milieu urbain
d’une densité médicale personnes âgées
suffisanteISSN : 0293-9657
© INSEE 2008
10

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