Bâtiment : poursuite de la croissance (Octant n° 85)

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Au niveau régional comme au niveau national, le secteur du bâtiment - logements et bâtiments professionnels - a conservé en 2000 son très fort dynamisme de 1999. La Cellule économique de Bretagne situe l'augmentation en volume de la production entre 4 et 5 %, soit une croissance équivalente à celle de l'année 1999. Pour les chefs d'entreprise, l'année 2000 a été exceptionnelle, meilleure que 1999.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Bâtiment
Poursuite de la croissance
ans un contexte écono- Les carnets de commandes desDmique favorable, l’activi- entrepreneurs, déjà élevés au
té du bâtiment est restée bien début 2000, ont continué de se
orientée en 2000. Les ménages garnir pour atteindre le niveau
et les entreprises ont maintenu record de 6,2 mois de travail
leurs investissements et le sec- par salarié au deuxième tri-
teur de l’amélioration-entretien, mestre. A la fin de l’année, les
déjà relancé par les baisses professionnels du bâtiment dis-
d’impôts et la baisse de la TVA, posent encore d’un volume deAu niveau régional
a encore accéléré en raison des commandes équivalent à 4,9comme au niveau
réparations consécutives aux mois de travail. En contrepartie
national, le secteur tempêtes de décembre 1999. de l’accroissement de la pro-
duction, les tensions sur l’appa-du bâtiment - logements
reil de production, déjà vives enet bâtiments
1999, se sont encore accen-
Niveau exceptionnelprofessionnels - tuées au cours de l’année 2000.
des carnets En fin d’année 2000, 71 % desa conservé en 2000 son
de commandes chefs d’entreprise déclaraienttrès fort dynamisme
utiliser leurs capacités de pro-sur l’ensemble de l’année
de 1999. La Cellule duction - hommes et machines -
au maximum, soit 10 points deéconomique
plus qu’au début de l’année.Au second semestre 1999, lede Bretagne situe
secteur du bâtiment avait vive-
l’augmentation ment progressé pour s’installer
Progression soutenueen volume de la à un très haut niveau de produc-
tion, qu’il a conservé au pre- de l’emploiproduction entre 4
mier semestre 2000 dans le
et 5 %, soit une gros-oeuvre comme dans le se-
croissance équivalente Bénéficiant du dynamisme ducond-oeuvre. Sur la seconde
partie de l’année, la production secteur, l’emploi n’a cessé deà celle de l’année 1999.
progresser en 2000. Le haut ni-a continué de progresser à un
Pour les chefs rythme un peu moins soutenu. veau de la demande à l’oeuvre
d’entreprise, l’année dans tous les secteurs du bâti-Pour le premier trimestre 2001,
les professionnels anticipaient ment a généré une croissance2000 a été
exceptionnelle de l’emploi auun bon niveau de production,
exceptionnelle, conforme à celui de l’automne premier semestre, à peine ra-
meilleure que 1999. lentie au second. Cependant ce2000.
16 Octant n° 85 - Avril 2001 Bilan économique 2000Bâtiment
mouvement d’embauche se Tassement
heurte à la limite de la main dans les logements neufs
d’oeuvre disponible. La situa-
tion a été encore plus tendue
dans le gros-oeuvre que dans le La construction de logements
second-oeuvre et les difficultés neufs a conservé au premier se-
de recrutement se sont accen- mestre 2000, le rythme de
tuées au cours de l’année 2000. croissance vigoureux du se-
En janvier 2001, 76 % des en- cond semestre 1999. A partir de
trepreneurs déclarent éprouver l’été, l’activité a continué à pro-
des difficultés de recrutement. gresser à un rythme plus modé-
Un an plus tôt, ils étaient 73 %. ré. Les professionnels anticipent
un nouveau ralentissement
pour le début 2001.
Des investisseurs
Le marché de l’entretien-amé-un peu moins nombreux
lioration a enregistré un excel-
lent niveau d’activité en 2000.
Malgré les tensions sur l’appa- Au premier semestre en particu-
reil de production, l’effort d’in- lier, les travaux de réparation
vestissement des entrepreneurs faisant suite aux intempéries de
du bâtiment a quelque peu flé- décembre 1999 ont dopé l’acti-
chi. 84 % des chefs d’entreprise vité. Le bâtiment professionnel
du bâtiment ont déclaré avoir vigoureux toute l’année a enre-
réalisé des investissements au gistré un pic de production au
cours de l’année 2000 contre printemps. Les perspectives de
90 % au cours de l’année 1999. production sont bien orientées
Cependant, ils y ont consacré dans le secteur de l’entre-
en moyenne 2,1 % de leur tien-amélioration comme dans
chiffre d’affaires ; ce qui repré- le bâtiment pour le premier tri-
sente une légère progression mestre 2001. Cependant, dans
par rapport à l’année précé- l’entretien-amélioration, l’acti-
dente. En 2001, l’investisse- vité du début 2001 resterait in-
ment serait un peu moins férieure à celle, exceptionnelle,
dynamique. du début 2000.
Marie-Paule LE BRIS
Encore une bonne année
pour le logement
L’année 2000 est encore une Stabilisation La croissance s’accélère dans la
bonne année pour le logement. maison individuelle. En 2000,des mises en chantier
Les mises en chantier sont sta- ce sont plus de 16 400 maisons
bles et restent, avec plus de qui sont sorties de terre soit
21 000 logements commencés, En Bretagne, 21 300 logements 11,5 % de plus qu’en 1999. En
ont été construits en 2000, c’estau meilleur niveau de ces dix termes de surface construite
dernières années. En termes de encore un peu mieux qu’en (Surface Hors Oeuvre Nette), la
1999, année déjà très favo-logements autorisés, le volume progression est encore plus
ne faiblit pas au cours de rable. France entière, au con- forte et atteint + 13 % en un an.
traire, avec 311 000 logementsl’année 2000 et laisse augurer, Le poids de l’individuel ne
une activité toujours soutenue commencés on enregistre un re- cesse de progresser depuis
cul de 2 % par rapport à l’anpour l’année 2001, en particu- 1994, il est passé de 53 % en
lier dans la maison individuelle. passé. 1994 à 77 % en 2000. Les rai-
Bilan économique 2000 Octant n° 85 - Avril 2001 17
nBâtiment
prennent, mais moins vite qu’au Promotion immobilière :
plan national (+5,1 % France fort recul des transactions
entière). La reprise est soutenue
par le logement individuel dont
la progression est de 3,2 % en Après 4 années de croissance
2000 avec environ 17 850 mai- régulière pour la promotion
sons autorisées. Le niveau at- immobilière, un retournement
teint ces trois dernières années de tendance s’opère en 2000.
par le logement individuel reste Seuls 3 000 logements ont été
exceptionnel avec plus de vendus par les promoteurs, soit
17 000 maisons autorisées en une baisse de plus de 30 %.
moyenne par an. Cela s’explique principalement
par la diminution des ventes
Au contraire, les logements col- d’appartements ( 1 400 apparte-
lectifs, connaissent une nou- ments de moins par rapport à
velle baisse de 6 %, qui fait 1999).
suite au recul de 40 % lié à la fin
du dispositif sur l’investisse- Le début de l’année 2000 a été
ment locatif privé en 1999. très difficile, la baisse atteint
50 % au 1er semestre par rap-
Au plan national, l’évolution port à la même période de l’an
sons de la bonne santé de ce des autorisations de construire passé, mais le dernier trimestre
segment de marché restent les du collectif est inverse de celle est en hausse de 25 % par rap-
mêmes que précédemment : constatée sur le territoire bre- port au dernier trimestre de
engouement des Bretons pour ton, en hausse de 8,8 % par rap- 1999.
ce type d’habitat, taux d’intérêt port à 1999.
intéressants et succès du prêt à Les nouveaux programmes sont
taux zéro. Malgré des condi- en baisse (- 1 000 logements par
« Non résidentiel » :tions d’accès de plus en plus rapport à l’an passé) tant dans le
restrictives, le « PTZ » se main- autorisations collectif que dans l’individuel
tient à 10 000 prêts émis en groupé. Malgré cette baisse desde construire
2000. mises en vente et compte tenuen hausse de 8 %
du recul des ventes, les stocks
A l’inverse le nombre des loge- de logements neufs disponibles
Les mises en chantier de locauxments construits en collectif à la vente se gonflent pour at-
non résidentiels s’établissent àchute fortement (- 25 %) après teindre, fin 2000, 2 800 loge-
3,8 millions de mètres carrés enune bonne année 1999 liée à la ments soit 560 de plus que fin
hausse de 8 % par rapport àfin du dispositif dit « Périssol ». 1999.
1999. Au plan national, la pro-Au total, ce sont 4 800 loge-
gression atteint 15 % avecments collectifs qui ont été Le marché se réoriente. En
40 millions de m² de surfaceconstruits en 2000, répartis à 2000, les trois quarts des ventes
créée. L’activité est forte dans laégalité entre vente et usage concernent des logements de
construction de locaux indus-locatif. type 2 ou 3 contre un sur deux
triels (+ 18 %) et le secteur ter- en 1994. Sur cette même pé-
tiaire (bureaux : + 25 % et cul-France entière, les évolutions riode 1994-2000, le poids des
ture-loisirs : + 32 %).vont dans le même sens, mais plus grands logements de type 5
sont moins fortes : + 6 % pour ou 6 est passé de2%à5%soit
Avec un peu moins de 4,5 mil-les mises en chantier de loge- pratiquement le même poids
lions de m², les autorisations dements individuels et - 15 % numérique que les studios
construire sont en baisse pour lapour le collectif. (6 %).
deuxième année consécutive
(- 6 % entre 1999 et 2000), con- Cela a pour conséquence un
trairement au plan national où tassement des prix fin 2000,Le volume
la progression atteint 9,6 %. La après 4 années de hausse. Ledes autorisations surface des locaux agricoles re- prix moyen au m² s’établit à
de construire varie peu présente plus de la moitié de la 10 904 francs contre 10 918
surface totale autorisée en Bre- francs à la fin 1999.
tagne ; elle est en baisse de
Avec une progression annuelle 19 % à l’inverse de la tendance Georges RIEZOU
de 0,9 %, les autorisations re- nationale (+ 2 %).
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