Bilan 2011 - Industrie

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ÉVOLUTION 2010-2011 DES PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ EN BASSE-NORMANDIE (en %)Reprise de l’investissement Reprise de l'investissement Chiffre d’affaires Investissements En 2011, pour la deuxième année consécu- Industries agricoles et alimentaires + 9,5 + 25,0 tive, l’activité industrielle bas-normande est dont Industrie laitière + 12,1 + 18,7 soutenue. Les réductions d’effectifs perma- Industrie de la viande + 14,3 + 37,5nents sont stoppées et, dans certaines bran- ches, la croissance s’accompagne d’un plus Automobile + 9,4 + 25,6 fort recours à l’intérim. L’investissement re- Équipements électriques et électroniques + 10,5 + 20,8 démarre après deux années de pause. Autres secteurs + 1,9 + 0,0 + 2,9dont Métallurgie + 5,2 Bois, papier, imprimerie - 0,8 - 5,2 n 2011, l’activité industrielle bas-normande s’est conso- Ensemble de l'industrie + 7,4 + 9,6Elidée. Toutes branches confondues, les chiffres d’affaires progressent de + 7,4 % (pour les seules entreprises dont le Source : Banque de France siège social est en Basse-Normandie), après + 7,8 % en 2010. Les piliers de l’industrie bas-normande, durement éprouvés par la crise de 2008-2009, poursuivent sur la lancée de la re- + 2 % en 2010). L’industrie du bois, du papier, et l’imprimerie prise de 2010. Ainsi, la fabrication d’équipements électriques reculent même (- 0,8 %). bat son plein, avec un chiffre d’affaires qui bondit de 19 %.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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ÉVOLUTION 2010-2011 DES PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES
PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ EN BASSE-NORMANDIE (en %)Reprise de l’investissement
Reprise de l'investissement
Chiffre d’affaires Investissements
En 2011, pour la deuxième année consécu- Industries agricoles et alimentaires + 9,5 + 25,0
tive, l’activité industrielle bas-normande est
dont Industrie laitière + 12,1 + 18,7
soutenue. Les réductions d’effectifs perma-
Industrie de la viande + 14,3 + 37,5nents sont stoppées et, dans certaines bran-
ches, la croissance s’accompagne d’un plus Automobile + 9,4 + 25,6
fort recours à l’intérim. L’investissement re-
Équipements électriques et électroniques + 10,5 + 20,8
démarre après deux années de pause.
Autres secteurs + 1,9 + 0,0
+ 2,9dont Métallurgie + 5,2
Bois, papier, imprimerie - 0,8 - 5,2
n 2011, l’activité industrielle bas-normande s’est conso-
Ensemble de l'industrie + 7,4 + 9,6Elidée. Toutes branches confondues, les chiffres d’affaires
progressent de + 7,4 % (pour les seules entreprises dont le Source : Banque de France
siège social est en Basse-Normandie), après + 7,8 % en 2010.
Les piliers de l’industrie bas-normande, durement éprouvés
par la crise de 2008-2009, poursuivent sur la lancée de la re-
+ 2 % en 2010). L’industrie du bois, du papier, et l’imprimerie
prise de 2010. Ainsi, la fabrication d’équipements électriques
reculent même (- 0,8 %).
bat son plein, avec un chiffre d’affaires qui bondit de 19 %.
L’automobile croît de 9,4 %, profitant surtout à la carrosserie Pause dans les suppressions d’emplois
industrielle, spécialité de la Manche. De leur côté, les équipe-
Après la récession de 2008 et 2009, les carnets de commandementiers automobile ont trouvé de nombreux débouchés à
se sont reconstitués en 2010 et sont restés à des niveaux ac-l’exportation. Au total, le chiffre d’affaires de ce secteur pro-
ceptables. Les niveaux de stocks étant jugés peu élevés, l’af-gresse de 3,4 %. L’industrie agroalimentaire a elle aussi accru
fermissement de la demande a encouragé les industriels àson activité. Les prix de vente industriels étant de plus orientés
stopper la réduction des effectifs permanents, d’autant que laà la hausse, en répercussion de l’augmentation des prix agri-
coupe dans les effectifs avait été sévère en 2009. Les effectifscoles, les chiffres d’affaires ont progressé vigoureusement :
ont même augmenté dans des branches comme l’automobile+ 14,3 % dans l’industrie de la viande et + 12,1 % dans l’industrie
et la métallurgie. Certains grands établissements du secteurlaitière (respectivement + 6,4 % et + 6,0 % en France).
de l’automobile ont étoffé leur volant d’intérimaires, mais il
D’autres branches, où plusieurs entreprises sont en restruc- s’agit plutôt de cas particuliers.
turation, ne bénéficient pas de cette forte croissance. L’élec-
Les industriels ont jugé prioritaire la relance des programmestronique ralentit, après le rebond de 2010 (+ 1,7 % en 2011
d’investissements. Il est vrai que la chute des investisse-contre + 10,3 % en 2010). L’industrie pharmaceutique pro-
ments en 2009 et 2010 imposait un rattrapage rapide, pour em-gresse à petits pas, comme en 2010 (+ 1,6 % en 2011 contre
pêcher le vieillissement prématuré de l’appareil productif
alors que la demande se maintenait. La progression est es-
timée à + 9,6 % en moyenne en 2011, avec une pointe à
+ 25,6 % dans l’automobile, où l’investissement avait été qua-
siment gelé dans les grandes entreprises en 2010. L’investis-
Cet article a été rédigé à partir, d’une part, des
estimations d’emploi calculées par l’Insee et, d’autre part,
des résultats de l’enquête annuelle de conjoncture dans
l’industrie, le bâtiment, les transports et les services aux
entreprises réalisée par la Banque de France. Pour les secteurs
de l’industrie, 536 entreprises et établissements ont été
interrogés par la Banque de France, représentant 66 % des
emplois salariés industriels bas-normands.
Dans l’enquête de la Banque de France, les évolutions des
chiffres d’affaires et des marges brutes ne concernent que les
entreprises dont le siège social est situé en Basse-Normandie.
L’évolution de l’investissement concerne en revanche
l’ensemble des établissements situés dans la région.
20 Insee Basse-Normandie - Bilan 2011sement dans l’électronique et les équipements électriques d’une amélioration des marges, et moins d’un quart signalant
est également reparti à la hausse, tiré par quelques grandes une dégradation. Dans l’automobile, 70 % des industriels in-
entreprises. terrogés par la Banque de France estiment que leur rentabili-
té est restée stable ou s’est améliorée. Dans les équipements
Profitabilité en hausse électriques et électroniques, la proportion atteint 80 %.
Les industriels ont accompagné la reprise en maîtrisant les
coûts, dans un contexte de stabilisation des cours des matiè-
Michel MOISAN
res premières. Du coup, la rentabilité d’exploitation s’est plu-
Insee Basse-Normandietôt améliorée, un tiers des chefs d’entreprise faisant état
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