Bon niveau d'activité

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En 2000, l'activité reste soutenue dans la construction, même si un ralentissement est observé au second semestre. La construction de bâtiments non résidentiels a été particulièrement dynamique. Mais, le marché immobilier des appartements est en repli, pour la deuxième année consécutive.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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CONSTRUCTION
Bon niveau d'activité
Léger ralentissement de l'activité en 2000
En2000,l’activitéreste 80
Solde des opinions (activité en hausse - activité en baisse)soutenuedanslaconstruction,
60
mêmesiunralentissement Activité passée
40estobservé
ausecondsemestre.
20
Laconstructiondebâtiments
0nonrésidentielsaété
particulièrementdynamique. -20
Mais,lemarchéimmobilier
-40
des appartements est en repli,
Activité prévue
pourladeuxième -60
annéeconsécutive.
-80
88 92 96 9781 82 83 84 85 86 87 89 90 91 93 94 95 98 99 00 01
ans ce secteur, 2000 dé-Dmarre sur la lancée de 1999,
et globalement, sur l’année, l’acti-
vité se maintient à bon niveau. En dépit de cette baisse, les surfa-
Pourtant, d’après les chefs d’en- ces mises en chantier sont restéesMoins de logements
treprises interrogés lors des en- stables dans le Bas-Rhin et n’ontcommencés
quêtes de conjoncture, l’activité que peu diminué dans le Haut-Rhin.
décélère à partir de l’automne. Ce En Alsace, 9 800 logements ont été En effet, la taille des logements
ralentissement est bien accepté construits durant l’année 2000, soit construits augmente. Elle était de
2 e
par les entrepreneurs. En effet, 8 % de moins qu’en 1999. Le 83 m , en moyenne, au 4 trimestre
2
suite au rythme très soutenu de la contexte fiscal est moins favorable : le 1999 ; elle atteint 90 m un an après.
Ceci provient essentiellement d’unedemande pendant l’année 1999, dispositif Besson, qui succède au dis-
moindre proportion de petits appar-ils atteignaient la limite de leur ca- positif Périssol est plus contraignant.
pacité de production. De plus, ils tements dans le collectif.La baisse est due aux logements col-
rencontrent des difficultés pour re- lectifs : près de 4 900 logements ont
cruter sur le marché du travail le été commencés, soit 1 000 de moins Les mises en chantier de maisons
personnel qualifié nécessaire. qu’un an auparavant. individuelles sont en hausse, mais
Moins de logements construits en Alsace
Logements commencés Variation
1999-2000
1995 1996 1997 1998 1999 2000 (en %)
Logement collectif
Bas-Rhin 3 837 5 669 4 622 4 592 3 491 3 181 -8,9
Haut-Rhin 2 241 1 818 1 751 1 645 2 400 1 709 -28,8
Alsace 6 078 7 487 6 373 6 237 5 891 4 890 -17,0
France 134 300 118 100 110 100 117 010 122 890 103 735 -15,6
Logement individuel
Bas-Rhin 2 405 2 603 2 653 2 536 2 314 2 430 5,0
Haut-Rhin 1 975 2 181 2 199 2 286 2 519 2 527 0,3
Alsace 4 380 4 784 4 852 4 822 4 833 4 957 2,6
France 141 200 146 800 151 400 167 932 187 831 198 981 5,9
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Chiffres pour l'Alsace · dossier n° 2 · L'année économique et sociale 2000 · juillet 2001
Source : Insee, enquête de conjoncture
Sources : SES Bulletin Statistique construction - Annuaire statistique
de la FranceCONSTRUCTION
Baisse de la construction de logements en 2000
Logements collectifs
500
Logements pour 100 000 habitants
450progressent plus lentement qu’en
Alsace
moyenne nationale. L’Alsace est pé-
400
nalisée par la rareté et le coût élevé
des terrains. La pénurie est particu-
350
lièrement importante dans la Com-
munauté urbaine de Strasbourg ; 300
Franceplus des deux tiers de l’offre de ter-
250rains est située hors des aggloméra-
tions.
200
La construction de locaux 150
1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000non résidentiels
soutient la croissance
Logements individuels
C’est dans la construction de 350
Logements pour 100 000 habitants Francebâtiments non résidentiels que l’ac-
tivité a été la plus soutenue. Les bâ-
timents commencés en 2000 occu- 300
Alsacepent une surface de 1,3 million de
mètres carrés, soit une progression
250de 38 % par rapport à l’an passé.
La hausse est particulièrement
marquée dans le Bas-Rhin, où elle
200atteint 62 %, et plus modérée dans
1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000le Haut-Rhin (+10 %).
Les ouvrages à dominante privée quer deux modèles simultanément : Les ouvrages à dominante pu-
non agricole - industrie, stockage, la 307 et la 206. La Société Alsa- blique - transports, culture, ensei-
commerce et services - constituent cienne de Meubles à Sélestat et gnement, santé-social - représen-
les deux tiers des chantiers. Con- Kuhn à Saverne inaugurent de nou- tent moins du quart des surfaces
fiants dans la conjoncture, les indus- veaux locaux. De même, à Ensis- mises en chantier. Les nouveaux
triels ont été nombreux à augmenter heim, le groupe japonais THK cons- locaux de l’aéroport de Bâle-Mul-
leurs capacités de production. Ainsi, truit une usine pour produire des house et les nouvelles construc-
Peugeot se modernise pour fabri- systèmes de guidage linéaire. tions des Hôpitaux de Strasbourg
en font partie.
Les entreprises investissent dans leurs bâtiments
2 L’effet "tempête" dopeSurface (en milliers de m ) Variation
l’entretien-réhabilitation1999-2000 (en %)1999 2000
Dans l’entretien-rénovation, laLocaux agricoles 146,5 201,8 37,7
majorité des commandes provien-Locaux industriels 251,6 413,8 64,5
nent des ménages. Aussi est-il diffi-
Stockage non agricole 107,7 114,8 6,6
cile de connaître, avec précision, le
Transport 37,8 0,8 -97,9
montant des dépenses effectuées.
Bureaux 89,2 129,4 45,1 La baisse de la TVA mise en place
Commerces 114,3 173,4 51,7 en septembre 1999 et les répara-
Services divers 177,7 287,1 61,6
Travaux publics et parkings 36,7 7,9 -78,5
Total 961,5 1 329,0 38,2
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Chiffres pour l'Alsace · dossier n° 2 · L'année économique et sociale 2000 · juillet 2001
Source : Bulletin statistique du SES - Construction, ministère
de l’Équipement, des Transports et du Logement
Source : direction régionale de l’ÉquipementCONSTRUCTION
e
tions des dégâts de la tempête de rale. Les recettes des entreprises de qui situe l’Alsace au 12 rang des
décembre ont soutenu la demande travaux publics alsaciennes s’étaient régions françaises. Le bon niveau
au premier semestre 2000. alorsaccruesde24%. de vente en milieu rural explique
D’après les enquêtes de conjonc- cette relative modération. À l’inté-
ture, la croissance, jusqu’alors très En 2000, l’activité se stabilise, tout rieur de la région, la disparité des
vive, a ralenti au second semestre en restant à un haut niveau. Les car- prix est importante : ils passent de
2
sur l’ensemble du corps d’état. nets de commandes des entrepri- 9 800 francs le m dans une petite
ses de travaux publics demeurent ville à 15 500 francs dans le centre
Dans le champ du logement so- bien garnis. De grands chantiers ont de Strasbourg.
cial, les aides de l’État pour la réha- démarré ou se sont poursuivis : ré-
bilitation (PALULOS) ont triplé sur fection du taxiway de l’aéroport Hausse du chiffre d’affaires
l’ensemble de l’année. Outre l’effet d’Entzheim, extension de l’EuroAir- grâce à la maison individuelle
"tempête", une action offensive de port Bâle-Mulhouse, travaux dans
l’État auprès des bailleurs sociaux l’assainissement à Strasbourg. En revanche, dans la construction
en 2000 et le report de certains de maisons individuelles, les prix
projets prévus en 1999 expliquent s’envolent, aussi bien pour les mai-Les ventes de logements
cette forte hausse. sons haut de gamme que pour lesdiminuent
maisons sur catalogue. En 2000, le
Le remplacement du dispositif prix moyen atteint 853 000 francs,Stabilisation de l’activité
Besson par le dispositif Périssol soit une variation annuelle dedans les travaux publics
en septembre 1999 a pesé sur 3,9 % bien supérieure à l’évolution
Dans les travaux publics, comme l’investissement immobilier. de l’indice de la construction
dans la construction de logements, le (+0,7 %), ou même à celle de l’in-
contexte est moins favorable qu’en En un an, les ventes de loge- dice des prix (+1,7 %). Cette éléva-
1999. Les communes, premier client ments collectifs ont diminué de tion du coût provient notamment
du secteur, étaient plus disposées à 30 % dans la région. Les transac- d’une meilleure qualité des mai-
financer des travaux importants en tions ont fortement baissé à Stras- sons (matériaux, confort).
1999, pendant la période préélecto- bourg, Colmar et Mulhouse, mais
se maintiennent hors des agglomé-
rations. Les ventes progressent
même dans la zone de Mols-Pour en savoir plus Division "Études économiques
heim-Obernai, qui devient le troi- structurelles"
Conjoncture BTP, J.J. Gene- sième marché immobilier alsacien.
vaux, Cellule économique du
Bâtiment et des Travaux publics
La diminution est importante pourd’Alsace, direction régionale
les petits appartements. Elle atteintde l’Équipement d’Alsace, dé-
cembre 1999 à mars 2001. -70 % pour les logements d’une
pièce, car le marché est saturé
Bilan de l’exercice 2000, direc- pour ce type d’appartements. Dans
tion régionale de l’Équipement
ce contexte difficile, les promoteursd’Alsace.
arrivent à maintenir les prix. À
Bulletin statistique du SES – structure et localisation identiques,
Construction, Service écono- ils n’augmentent que de 0,7 %, soit
mique et, ministère une évolution inférieure à l’infla-
de l’Équipement, des Trans-
tion. Le prix moyen est resté à un
ports et du Logement. 2
peu plus de 11 000 francs le m ,ce
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Chiffres pour l'Alsace · dossier n° 2 · L'année économique et sociale 2000 · juillet 2001

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