Définir la ville

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La définition de l'espace urbain a toujours posé d'épineuses questions à la fois théoriques et méthodologiques. Les représentations diffèrent largement d'un pays à l'autre et l'urbanité peut être perçue soit comme un simple statut juridique (limites administratives), soit comme une façon d'habiter (densité du bâti, équipements...), soit enfin comme une sphère d'influence (relations entre un noyau urbain et sa périphérie). La France se singularise par une définition particulièrement extensive de la ville avec un seuil de 2 000 habitants agglomérés.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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dos sierLa ville s’étale
Dé fi nir la ville
(juil let-août 1997). La seconde étape aa défi ni tion de l’espace urbain a Agglo mé ra tions, uni tésconsis té à car to gra phier les den si tés de-tou jours posé d’épi neu ses ques
ur bai nes et pô les ur bains loge ments à l’hec tare à l’échelle des îlots Ltions à la fois théo ri ques et métho -
pour chaque recen se ment puis à super po -do lo gi ques. Les repré sen ta tions dif fè rent Le zo nage en ai res ur bai nes (ZAU),
ser les taches urbai nes défi nies pré cé -lar ge ment d’un pays à l’autre et l’urba ni - dé fi ni par l’Insee en 1997, re pose sur
dem ment.té peut être perçue soit comme un simple l ’exis tence d’ag glo mé ra tions ur bai nes,
sur la ré par ti tion de l’em ploi et sur lessta tut juri dique (limi tes admi nis tra ti ves), -La der nière étape consis ta à défi nir pré ci mi gra tions do mi cile-tra vail. Mais ilsoit comme une façon d’habi ter (den si té sé ment des agglo mérations comme des s’appuie avant tout sur les pé ri mè tres
du bâti, des équi pe ments, des réseaux agré ga tions d’îlots et en fonc tion du prin - com mu naux.
tech ni ques…), soit enfin comme une cipe géné ral défi nis sant l’urbain en
Son ap pli ca tion au ter ri toire réu nion -sphère d’influence (rela tions entre un France (zone de bâti conti nu agglo mé rant
nais montre que tou tes les com mu nes noyau urbain et sa péri phérie). La France au moins 2000 habi tants). à l’ex cep tion de Sa lazie et St-Phi lippe
se sin gu la rise par une défi ni tion par ti cu -
sont de type ur bain parce qu’ap par te -
Par rap port à une défi ni tion de la villeliè re ment exten sive de la ville avec un nant à des uni tés ur bai nes. Il s’agit de
qui ne se fon de rait que sur l’infor ma tionseuil de 2 000 habi tants agglo mé rés. com mu nes sur le ter ri toire des quel les
sta tis tique rat tachée à l’îlot, cette métho - s’étend au moins une ag glo mé ra tion
Si ce seuil fut long temps jus ti fié, le ur baine et dont la ma jeure partie dedo logie pré sente donc l’avan tage d’inté -
la po pu la tion ré side dans une zoneredéploie ment urbain des trente der niè res grer la dimen sion mor pho lo gique de
bâtie.années le remet lar ge ment en cause en l’espace urbain grâce à la car to graphie de
éle vant au rang de ville tel chef-lieu de Huit uni tés ur bai nes at tei gnent lela tache urbaine.
can ton rural n’ayant visi ble ment ni qua li - seuil de 5 000 em plois. Elles re çoi -
Cette métho do logie pré sente enfin vent donc l’ap pel la tion de «pôle ur -té, ni fonc tion spé ci fi que ment urbaine.
bain» sans qu’el les exer cent né ces- l’avan tage d’être repro duc tible dans leEnfin et sur tout, la fron tière jadis évi -
sai re ment une réelle at trac ti vi té detemps, sa mise en œuvre pour les recen --dente entre le rural et l’urbain s’est trans
pôle sur les com mu nes voi si nes.se ments de 1990 et de 1999 ouvrant ain si formée en un conti nuum aux limi tes
la voie à une com pa rai son. nimpré ci ses, les attri buts mor pho lo gi ques
(type de cons truc tion), fonc tion nels ou Gil les LAJOIE
socioé co no mi ques (acti vi tés des entre pri -
ses et des popu la tions) ne suf fi sant plus
pour tra cer une limite indis cu table.
La mesure de la
«tache urbaine»
Ces ques tions se posent avec une acui té
toute par ti cu lière à La Réu nion. Aus si,
afin de por ter un regard objec tif sur une
ques tion sen sible, une métho do logie a été
mise au point qui vise à défi nir les agglo -
-mé ra tions aux deux der niers recen se
ments. Ces agglo mé ra tions sont des zones
-d’étude qui n’ont pas de valeur règle
men taire. Le tra vail a été réa li sé à par tir
de deux sour ces d’infor ma tion rare ment
croi sées : le décou page admi nis tra tif des
îlots du recen se ment INSEE et la carte du
bâti issu de la BD TOPO de l’IGN.
La pre mière étape a consis té à cal cu ler
des zones tam pon de 100 mètres de rayon
autour de chaque élé ment bâti afin de
défi nir une tache urbaine. La pre mière
tache urbaine a pour réfé rence tem po relle
la der nière révi sion de la carte IGN au
1/25 000 (1990) alors que la seconde cor -
re pond à la date de prise de vue de Les ag glo mé ra tions de plus de 2 000 ha bi tants sont des ag glo mé ra tions ur bai -
-l’ortho pho to graphie numé rique cons ti nes (Ri vière des Pluies, Sainte Marie, La Con ve nance-Ra vine des Chè vres et
Ter rain Eli sa). Les au tres sont des bourgs.tuant la base de la BD TOPO de l’IGN
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