Des industries traditionnelles aux nouvelles spécialisations picardes

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Bien qu'offrant une riche palette d'activités industrielles, la Picardie a été fortement touchée par les mutations industrielles ; en effet, étant spécialisée dans 5 des 8 secteurs industriels ayant le plus perdu d'emplois (le textile, les produits minéraux, les équipements du foyer, l'industrie du bois et la métallurgie), la Picardie a perdu 18% de son emploi industriel entre 1989 et 2002; de son côté, la filière textile a vu disparaître à elle seule 55% de ses emplois. Ces restructurations ont eu un impact différent selon les territoires et leur spécialisation : certaines spécificités se sont renforcées (industrie du bois et papier, des équipements du foyer, secteur de la chimie-caoutchouc-plastiques), d'autres se sont orientées vers le haut de gamme et le luxe (robinnetterie, serrurerie), d'autres encore ont décliné (textile).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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DYNAMIQUES
CROISSANCE SYSTÈME RÉGIONALE PRODUCTIF 2ÉCONOMIQUES
Des industries traditionnelles
aux nouvelles spécialisations picardes
Bien qu'offrant une riche palette d'activités
industrielles, la Picardie a été fortement
touchée par les mutations industrielles ;
en effet, étant spécialisée
dans 5 des 8 secteurs industriels
ayant le plus perdu d'emplois (le textile,
les produits minéraux, les équipements
du foyer, l'industrie du bois
et la métallurgie), la Picardie a perdu 18 %
de son emploi industriel entre 1989
et 2002 ; de son côté, la filière textile
a vu disparaitre à elle seule 55 %
de ses emplois. Ces restructurations
ont eu un impact différent
selon les territoires et leur spécialisation : certaines spécificités se sont renforcées
(industrie du bois et papier, des équipements du foyer, secteur de la chimie-caoutchouc-
plastiques), d'autres se sont orientées vers le haut de gamme et le luxe (robinetterie,
serrurerie), d'autres encore ont décliné (textile).
Dans le même temps, entre 1989 et 2002, le secteur tertiaire a progressé
plus rapidement qu'en France (32 % contre 29 %). En lien avec la prédominance
de l'industrie, les services opérationnels ont fortement augmenté.
1L a Picardie affiche des spécificités dans tous sace derrière la Franche-Comté, en termes
les grands secteurs industriels, traduisant ainsi d'emploi. Elle est particulièrement spécialisée
la prédominance et la diversité de son industrie dans les filières de la chimie, de la métallurgie
epour laquelle elle se situe au 2 rang avec l'Al- et de la mécanique, et dans les industries du
textile, des produits minéraux et des équipe-
ments du foyer. L'industrie des biens intermé-
1Un indice de spécificité dans un secteur permet de repérer si ce diaires, présente dans chacun des troissecteur est plus ou moins représenté dans la zone étudiée (ici, la
Picardie) par rapport au territoire de référence (ici, la France). Dans départements et employant près d'un salarié in-
notre étude, il mesure donc le rapport de la part d’emploi salarié dustriel picard sur deux, est le principal moteurdu secteur dans l’emploi régional sur cette même part au niveau
national. de l'industrie picarde.
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Les activités tertiaires sont peu présentes dans La prédominance
les spécificités sectorielles de la région. Seuls quel-d'une industrie diversifiée
ques secteurs sont plus représentés en Picardie
La diversité des activités industrielles de la Picar- qu'en moyenne : activités de transport, de logisti-
die est liée à sa position géographique de carre- que, de commerce et certains services aux entre-
four des échanges et à son héritage historique. prises. L'implantation relativement forte des
Cette diversité offre un équilibre entre des spécifi- activités de transport (ferroviaire et routiers) et de
cités dans des secteurs en croissance et des sec- logistique s'observe dans les trois départements.
teurs en stagnation, et permet ainsi de réduire les Elle est liée à l'intégration de la région dans le
risques de l'économie régionale en cas de déclin Bassin parisien et à sa proximité avec les métro-
d'une filière. La faible taille de la région fixe toute- poles du nord et de l'ouest de l'Europe. Le com-
fois des limites à la diversification. En effet, les merce de détail à prédominance alimentaire est
grands secteurs sont tous bien implantés, mais la aussi davantage représenté en Picardie qu'en
totalité de leurs activités ne sont pas pour autant moyenne. Les autres activités tertiaires sont peu
présentes. Par exemple, l'industrie automobile se implantées en Picardie excepté quelques servi-
réduit pratiquement à la fabrication d'équipements ces aux entreprises, les services opérationnels en
et la construction de véhicules n'a qu'une faible liaison avec la forte orientation industrielle du tissu
part. De même, les IAA sont bien représentées productif.
mais essentiellement à travers l'industrie du lait,
de la conserverie et l'activité sucrière. Seules deux Des pertes d'emploi importantes
branches caractéristiques de l'industrie picarde liées aux mutations industrielles
sont bien représentées sur la quasi-totalité de leurs
activités : la filière chimie-caoutchouc-plastiques, La Picardie, région d'industries traditionnelles, fait
des industries de base à celle de la transforma- face à d'importantes mutations depuis quarante
tion des plastiques, et la métallurgie-mécanique, ans. Après la prédominance de l'industrie et de
depuis la sidérurgie et la fonderie jusqu'à la fabri- l'agriculture pendant plusieurs décennies du
ecation de pièces et d'équipements mécaniques. XX siècle, l'économie et le système productif pi-
card se tertiarisent tandis que les activités indus-
trielles évoluent. Des années 1950 aux années
1970, l'agriculture commence à perdre des em-
plois et les premières usines textiles ferment leurs
portes. En 1961, la maison Cosserat ferme la fila-
ture de lin à Saleux. La crise des années 1970-80
est marquée par de nombreuses fermetures d'usi-
nes, notamment dans les industries traditionnel-
les. Parallèlement, la génération du baby-boom
arrive sur le marché du travail, le chômage s'ins-
talle.


Les années plus récentes sont marquées par le
progrès technologique et l'arrivée sur le marché
des pays émergents à faible coût de main-d'œuvre.
D'une part, les nouvelles technologies ont contri-

bué à l'augmentation de la productivité industrielle-( ) , Q 0 %
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valeur ajoutée dans l'industrie a augmenté de plus
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de 10 % en valeur entre 1989 et 2002 tandis que Un impact du déclin industriel
l'emploi industriel s'est réduit de 18 %. D'autre part, différent selon les territoires
l'arrivée sur le marché d'entreprises implantées
dans des pays à faible coût de main-d'œuvre a Les territoires ne sont pas égaux face aux pertes
instauré, au niveau international, une forte con- d'emplois industriels. La localisation de la zone,
currence, et un processus de sélection des unités sa proximité avec l'Île-de-France, sa taille, son
de production les plus efficaces. Les entreprises attractivité résidentielle, son tissu économique, la
industrielles sont les premières touchées puisqu'el- diversité de son industrie, la réactivité de ses en-
les doivent réagir d'autant plus vite que leurs gains treprises sont autant de facteurs qui entrent en
de productivité sont plus rapides. Ce processus compte.
de sélection affecte particulièrement les bassins
spécialisés dans les secteurs directement concer- En Picardie, étant donné la faible implantation du
nés par cette concurrence, les bassins mono-in- secteur tertiaire, les nouvelles activités de services
dustriels ou d'industries traditionnelles. ne permettent pas d'atténuer la perte d'emplois dans
les activités plus traditionnelles et les possibilités
La région n'a pas été épargnée et a été davan- de reconversion de l'emploi sont plus rares. Des
tage touchée qu'en moyenne par les restructura- zones spécialisées dans les industries traditionnel-
tions industrielles. En 1989, elle était fortement les comme Soissons, Chauny ou Saint-Quentin ont
spécialisée dans 5 des 8 secteurs industriels ayant connu d'importantes restructurations industrielles qui
connu les plus fortes pertes d'emplois en France : ont abouti à de fortes réductions de l'emploi salarié.
l'industrie textile, les équipements du foyer, les La fermeture de Michelin-Wolber à Soissons en
produits minéraux, l'industrie du bois et la métal- 2000, par exemple, a été suivie par les restructura-
lurgie. Ainsi, entre 1989 et 2002, les pertes d'em- tions d'une cartonnerie et d'une chaudronnerie :
ploi s'élèvent à 30 % dans l'industrie des produits 1 500 emplois ont été concernés. C'est l'implanta-
minéraux, à 38 % dans l'industrie automobile, et à tion d'industries à haute valeur ajoutée associée au
55 % dans la filière textile (atteignant même les développement des activités tertiaires qui permet
75 % sur la période 1974-2003). d'amortir le déclin industriel. Ainsi, les zones
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d'Amiens, Compiègne ou Beauvais ont connu une Courcelles, Filature Française de Mohair à Pé-
perte d'emploi industriel modérée liée à leur spé- ronne) et ne destinent plus seulement leur pro-
cialisation dans les secteurs pharmacie-parfume- duction au marché traditionnel de l'habillement
rie-entretien et chimie-caoutchouc-plastiques et à mais à d'autres marchés : automobile, ferroviaire,
la forte croissance de leurs emplois tertiaires. bâtiment, agroalimentaire etc. Même si la région
conserve quelques établissements de renom dont
Des stratégies se mettent en place l'avenir passe par les textiles techniques, elle ne
vit plus de cette filière et a vu sa spécialisationLes spécificités exposent les territoires à de for-
baisser.tes perturbations en cas de déclin. Les zones qui
regroupent beaucoup d'emplois dans les secteurs Des spécificités se renforcent
en difficulté doivent réagir et s'adapter pour survi-
vre. Des stratégies peuvent se mettre en place : En revanche, pour d'autres secteurs en croissance,
politique d'innovation, spécialisation dans des ac- les spécificités déjà acquises ont un effet bénéfi-
tivités intensives en travail qualifié ou nécessitant que puisqu'elles assurent une compétitivité inter-
un savoir-faire spécifique, spécialisation dans des nationale : les entreprises regroupent des moyens
produits hauts de gamme, coopération en réseau humains, des services de recherche, des compé-
d'entreprises locales sous la forme de Systèmes tences, des fournisseurs… Ainsi, la région a ren-
1Productifs Locaux comme le pôle européen du forcé des spécificités déjà importantes en 1989
flaconnage verrier de la vallée de Bresle ou le pôle dans l'industrie du bois et du papier ou dans les
de France broderie sur le Cambraisis et le Ver- industries des équipements du foyer. Mais c'est
mandois… surtout dans le secteur chimie-caoutchouc-plasti-
ques qu'elle consolide sa très forte spécialisation
Les zones d'Abbeville-Ponthieu et du Vimeu se (poids deux fois supérieur à la moyenne) et sa
sont à la fois spécialisées dans des produits de position : le secteur représente désormais 7 % de
luxe et ont parallèlement développé leurs activi- l'emploi national du secteur contre 5,9 % en 1989.
tés de services jusqu'à présent peu implantées sur
leur territoire. Certaines entreprises du textile pro- Des transferts d'emploi
duisent des tissus techniques et des produits de de l'industrie vers le tertiaire
haute technologie (La Lainière de Picardie à Buire-
Aujourd'hui, de plus en plus de fonctions autrefois
1Cf détail dans le chapitre sur l’évolution du système productif. gérées par l'entreprise industrielle sont externalisées
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Évolution des spécificités sectorielles picardes entre 1989 et 2002
Secteurs pour lesquels la Picardie avait une spécificité en 1989
Spécificités Industries des composants électriques et électroniques
perdues Industrie automobile
en 2002 Commerce de détail, réparations
Spécificités en hausse par rapport à 1989 Spécificités en baisse par rapport à 1989
Chimie, caoutchouc, plastiques
Métallurgie, transformation des métaux Industrie textile
Spécificités Industries des équipements du foyer Pharmacie, parfumerie et entretien
conservées Industries du bois et du papier Industries des produits minéraux
en 2002 Commerces et réparation automobile Industries des équipements mécaniques
Éducation Industries agricoles et alimentaires
Santé, action sociale
Secteurs pour lesquels la Picardie n'avait pas de spécificité en 1989
Secteurs ayant un poids Services personnels et domestiques
équivalent à celui du Services opérationnels
niveau national en 2002 Transports
Spécificités en hausse par rapport à 1989 Spécificités en baisse par rapport à 1989
Administration publique Habillement, cuir
Construction Postes et télécommunications
Commerce de gros, intermédiaires Activités récréatives, culturelles et sportives
Eau, gaz, électricité Production de combustibles et de carburants
Construction navale, aéronau. et ferroviaire
Pas Hôtels et restaurants
de spécificité Activités financières
en 2002 Activités associatives et extra-territoriales
Activités immobilières
Conseil et assistance
Édition, imprimerie, reproduction
Industries des équip. électriques et électron.
Recherche et développement
La spécificité d'un territoire dans un secteur d'activité indique que le secteur est sur-représenté dans le territoire par
rapport à la France. Dans ce cas, l'indice de spécificité est >1. L'importance du secteur est ici mesuré par l'emploi salarié.
et confiées à des entreprises spécialisées. Ainsi, ces opérationnels est liée à celle des effectifs inté-
des milliers d'emplois industriels se sont retrouvés rimaires : ils ont augmenté de 109 % entre 1996 et
dans le tertiaire, au service de l'industrie. La crois- 2004 contre 103 % en France. Le recours à l’inté-
sance du secteur tertiaire a été plus importante dans rim est plus fréquent en Picardie qu’en France, no-
la région qu'en France (32 % contre 29 %). Les sec- tamment dans certains secteurs industriels : la
teurs qui ont connu les plus fortes croissances en- pharmacie-parfumerie et entretien où le taux de re-
1tre 1989 et 2002 en Picardie, sont des activités de cours est 3 fois plus élevé que la moyenne natio-
service : l'emploi salarié a plus que doublé dans les
services opérationnels et le secteur conseil et as- 1Le taux de recours est la proportion d’intérimaires sur le nombre
de salairés permanents.sistance. La croissance de l’emploi dans les servi-
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Les structures d'activité des zones d'emploi se rapprochent
Dans chacune des 14 zones d'emploi picardes, structure unique dans la région, où les transports
la structure d'activité permet de les classer en et les services aux entreprises sont associés
6 classes en 1999 et 1990. La comparaison des aux points forts des zones rurales (agriculture,
résultats révèle un certain nombre de permanences, IAA, industrie).
mais aussi de recompositions liées à la montée En 1990, la zone de Chauny-Tergnier-La Fère
du tertiaire et à l'affaiblissement des spécialisations était assez proche des autres zones de la vallée
industrielles locales. de l'Oise avec lesquelles elle partageait une
Deux classes demeurent inchangées de 1990 forte orientation vers les industries de biens
à 1999. La très forte orientation industrielle du intermédiaires et les services aux entreprises ;
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Vimeu en fait une zone absolument atypique, Abbeville-Ponthieu s'agrégeait, en 1990, à d'autres
même si sa spécificité a diminué sur la période. zones également formées autour d'une sous-
Les trois zones abritant les préfectures (Amiens, préfecture (Château-Thierry, Saint-Quentin, Soissons)
Beauvais, Laonnois) se distinguent du reste du qui présentaient comme elle un tissu productif
territoire en 1999 comme en 1990. assez diversifié, avec une bonne représentation
Avec son essor spécifique dans les transports de la métallurgie légère et des commerces.
et services aux entreprises, le Santerre-Somme Les zones d'Abbeville-Ponthieu et de Chauny-
s'est singularisé. Assez proche des autres zones Tergnier-La Fère ont connu des baisses d'emploi
rurales jusqu'en 1990, il présente désormais une industriel plus prononcées qu'en moyenne. En
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Suite... Les structures d'activité des zones d'emploi se rapprochent
1999, elles forment une des six classes en raison quatre se caractérisent par une forte représentation
principalement de leur forte densité médico- de l'industrie, des services aux entreprises et
sociale : ce secteur représente 15,8 % des emplois des commerces, sans avoir la gamme de fonctions
à Abbeville-Ponthieu et 15,6 % à Chauny-Tergnier- urbaines dont disposent les préfectures.
La Fère, contre 11,6 % en moyenne nationale Une classe de zones rurales regroupe, en 1999,
et 12,2 % en Picardie. la Thiérache, le Santerre-Oise et la zone de
Dans les années 90, les contrastes qui existaient Château-Thierry. Elle est marquée par la forte
entre les zones à forte densité urbaine et industrielle proportion d'emplois agricoles, qui excède 10 %
se sont grandement estompés. En 1990, les zones pour toutes ces zones. Par sa structure d'activité
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du Sud-Oise, Compiègne et Chauny-Tergnier- en 1999, la zone de Château-Thierry a rejoint
La Fère présentaient une orientation spécifique cette classe : en effet, grâce au vignoble du
dans les industries de biens intermédiaires et champagne, ses emplois agricoles ont bien mieux
les services aux entreprises, qui les distinguaient résisté que ceux des autres zones rurales, instaurant
de celles de Saint-Quentin et Soissons, aux tissus une convergence selon ce critère. En outre,
plus diversifiés. En 1999, ces contrastes ont par leur vif essor tertiaire, les autres zones
perdu de leur importance : une même classe rurales ont partiellement rattrapé le retard qu'elles
rassemble désormais les zones de Compiègne, avaient en ce domaine vis-à-vis de Château-
Saint-Quentin, Soissons et le Sud-Oise. Toutes Thierry.
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