Des PMI aux profils contrastés

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L'agroalimentaire réalise toujours à peu près la moitié du chiffre d'affaires et de la valeur ajoutée des petites et moyennes industries réunionnaise (PMI). L'autre moitié du chiffre est générée par les industries manufacturières. Consommatrices de main d'œuvre, elles emploient plus de 60% des effectifs.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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éco nomie
L’industrie
Des PMI aux pro fils
L’agroa li men taire réa lise tou jours à peu près la moi tié du chiffre
d’affai res et de la valeur ajoutée des peti tes et moyen nes
indus tries réu nion nai ses (PMI). L’autre moi tié est générée par les
industries manufacturières. Consommatrices de main d’oeuvre,
elles emploient plus de 60 % des effectifs.
u pre mier jan vier 1999, La Réu - no mique indus trielle de La Réu nion enDéfinitions nion compte plus de 2 500 entre - terme de chiffre d’affai res comme deA pri ses indus triel les. L’essen tiel valeur ajoutée. Si les IAA créent une
Excédent brut d’exploitation (EBE) =g de cel les-ci est cons ti tué d’un grand impor tante valeur ajoutée par emploi
valeur ajoutée nombre (2 060) de très peti tes entre pri - (envi ron 59 912 euros par employé au lieu
+ subventions d’exploitation ses de moins de six sala riés. Aucune de 40 247 euros dans l’ensemble de l’in-
- impôts et taxes entre prise indus trielle de La Réu nion ne dustrie), elles consa crent une part rela ti ve-
- frais de personnel dépasse le stade de PMI ; tou tes ont ment peu impor tante de cette richesse à
moins de 300 sala riés. Une part impor -g leurs sala riés, moins de 40 % de la valeurtaux de marge brute =
tante d’entre elles appa raît et dis pa raît EBE excédent brut d’exploitation ajoutée. Cela leur per met cepen dant
en cours d’année (335 créa tions et 268CAHT chiffre d’affaires hors taxes
ces sa tions d’entre pri ses indus triel les en Utili sa tion des res sour ces
g taux d’investissement = 1999). L’infor ma tion dis po nible sur ces dans les in dus tries agroalimentairesFBCF formation brute de capital fixe peti tes entre pri ses n’est pas mobi li sable
VA valeur ajoutée rapi de ment. En revanche, l’Enquête
-Annuelle d’Entre pri ses four nit rapi de
ment une infor ma tion fiable sur les
entre pri ses d’au moins six sala riés ou deBiblio graphie
plus de cinq mil lions de francs de chiffre
d’affai res et per met ain si une ana lyse
g éco nomie de La réu nion n° 107 -
-plus fine du sec teur indus triel réu nion 1er tri mestre 2001.
-nais. Pour l’exer cice 1999, les entre pri
L’agroa li men taire ses qui ont répon du aux ques tions de
- des indus tries dyna mi ques l’INSEE sont au nombre de 365.
con fron tées aux impor ta tions
En 1999, l’industrie agroa li men taire (IAA) - aper çu des filiè res
repré sente une faible part (22 %) de
l’ensemble des entre pri ses indus triel les de
plus de six sala riés. Ce sec teur emploie
plus du tiers des sala riés de l’industrie. IlLes auteurs Source : INSEE, EAE in dustrie 1999
réa lise presque la moi tié de l’acti vi té éco -
g Jean-Philippe BARJOU est responsable Avec peu d’entreprises,
l’industrie su crière réa lise unde la coordination des statistiques
Ré mu né ra tion moyenne an nuelle gros chiffre d’affaires mais sad’entreprises à la direction régionale de
par sec teur d’ac ti vi té va leur ajoutée est re la ti ve mentl’INSEE.
faible.
g Jean-Bap tiste HERBET est chef du
ser vice des étu des et de la dif fu sion à la d’offrir un salaire moyen plus impor tant
direc tion régio nale de l’INSEE. (21 953 euros annuel au lieu de 20 276
euros dans l’ensemble de l’industrie). Par
ail leurs, plus de la moi tié (53,6 %) de
-l’inves tis se ment des entre pri ses indus triel
les est réa li sé par ce sec teur. Les situa tions
con tras tées des dif fé rents sous-sec teurs
des IAA ont été décri tes dans le numé ro
107 d’éco nomie de La Réu nion. L’année
1999 ne modifie pas fon da men ta le ment le
Source : INSEE, EAE in dustrie 1999 juge ment por té à l’époque sur 1997 et
1998, aus si nous nous atta che rons plu tôt à
L’in dustrie su crière offre les décrire le sec teur manu fac tu rier.ré mu né ra tions les plus éle vées.
4économie
ERRATUM au bi lan de l’an 2000 paru dans le n° 108con tras tés
Le nombre d’en tre pri ses était su res ti mé
L’industrie manu fac tu rière, dans son Une erreur est inter venue dans le trai -
te ment des bases ayant ser vi auensemble, est plus consom ma trice de main Evo lu tion du parc d’en tre pri ses
-comp tage des entre pri ses au 1er jan d’œuvre. Un peu plus de six per son nes par sec teur
vier 2001.sur dix y tra vail lent alors que ce sec teur
ne crée que la moi tié de la valeur ajoutée Ain si, la hausse du nombre d’entre -
indus trielle. La part des salai res dans la pri ses de 6 % annoncée par l’article
valeur ajoutée est par ti cu liè re ment élevée : pour l’année 2001 est en fait de 3,4 %
plus de la moi tié (51 %) de la richesse et les évo lu tions sec to riel les sont,
pro duite sert à rému né rer la force de tra - elles aus si, revues à la baisse, notam -
ment pour le sec teur du bâti ment dontvail. Au sein des dif fé rents sec teurs qui
la pro gres sion de 3 % s’avère pluscom po sent les indus tries manu fac tu riè -
modeste que les 7 % annon cés.res, on ne retrouve pas de situa tions aus -
si con tras tées que dans les indus tries agro- Le nombre de créa tions recen sées
ali men tai res. pour l’année 2000, obte nu à par tir
La fabri ca tion de maté riaux de cons truc - d’une source dif fé rente, ain si que le
tion et celle de biens d’équi pe ment, qui taux brut de créa tions d’entre pri ses Les dif fé rents sec teurs
emploient 1 972 per son nes pour 121 d’ac ti vi té connais sent unequi en découle sont jus tes. En revan-
hausse moins im por tante-entre pri ses, sont les sec teurs manu fac tu che, le volume des défail lan ces d’entre -
qu’an noncée. Pour le sec teurriers les plus créa teurs de richesse (res - pri ses a été sous- esti mé.
des trans ports, la décrue
pec ti ve ment 54 424 euros et 46 040 s’avère plus im por tante.
euros par employé). Ceci se tra duit par
une rému né ra tion moyenne élevée (res Taux bruts de dé fail lan ces-
et de créa tionspec ti ve ment 22 105 euros et 20 733 euros té mais les ten dan ces res tent
annuels par employé). Par ail leurs la part glo ba le ment véri fiées. La seule
de l’ excé dent brut d’exploi ta tion dans la com mune dont la ten dance s’in-
valeur ajoutée (53 %) tra duit une situa - verse est celle de Bras-Panon
tion finan cière confor table pour ces qui a enre gis tré une décrue de
entre prises. Le taux d’inves tis se ment 2 % de son parc d’entre pri ses en
-reste cepen dant moyen dans l’industrie 2000. L’ana lyse spa tiale décri
-des maté riaux de cons truc tion (12 %) et vant le ren for ce ment du pôle éco
no mique Nord-Ouest reste d’ac-par ti cu liè re ment bas dans les biens
tua li té et cette région reste lad’équi pe ment (8 %).
-plus dyna mique de l’île. Notam A l’inverse, le sec teur tex tile, bois et
ment, la com mune de La Pos ses -
ameu ble ment se dis tingue par sa très sion conserve son sta tut de
faible capa ci té à créer de la valeur ajoutée
“com mune la plus dyna mique de
Le taux brut de ces sa tion dontpar per sonne employée (26 983 euros). l’île” avec 11,4 % de pro gres sion.
la baisse était an noncée, a enLes quel ques 49 entre pri ses de plus de
fait en re gis tré une pro gres sionsix sala riés n’emploient pas plus de 609
de un point. Nous pré sen tons à nos lec teurs
per son nes. Enfin la faible part de l’excé - tou tes nos excu ses pour cette
dent brut d’exploi ta tion dans la valeur malen con treuse erreur.
ajoutée (39 %) se réper cute sur le taux En ce qui concerne le nombre
d’inves tis se ment qui est l’un des plus bas d’entre pri ses par com mune, les évo -
du sec teur (9 %). lu tions décri tes dans l’article sont
supé rieu res de 1 à 6 points à la réa li- En ce qui concerne l’impri merie, presse,
édi tion et le tra vail des métaux, la créa -
tion de valeur ajoutée par emploi est
rela ti ve ment faible (33 844 euros).
Enfin les sec teurs de la fabri ca tion duCepen dant ces sec teurs consa crent une moi tié de cette richesse aux rému né ra -
papier, du car ton et du plas tique, ain sipart impor tante de cette richesse à la tions pour offrir plus de 20 733 euros de
que celui de la para chimie et de l’in-rému né ra tion des sala riés (res pec ti ve - salaire moyen annuel. Ils se dis tin guent
dustrie phar ma ceu tique concer nent peument 63 % et 57 %) ce qui leur per met -tou te fois du reste de l’industrie manu
d’entre pri ses (25) mais un nombred’offrir une rému né ra tion moyenne fac tu rière par leur très impor tant effort
impor tant de per son nes (678). Ils ont les(21 495 euros et 19 209 euros par de déve lop pe ment, avec un taux d’inves -
nemploi). Ceci pèse sur le taux de marge com por te ments moyens des indus tries tis se ment de plus de 21 %.
manu fac tu riè res. Créant res pec ti ve mentbrute des entre pri ses de ces sec teurs (12 %
Jean-Phi lippe BARJOU et39 027 euros et 44 668 euros de valeuret 14 %) mais ne se réper cute pas sur
Jean-Bap tiste HERBETajoutée par emploi, ils consa crent laleur taux d’inves tis se ment (11 % et 12 %).
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