Doubs : une montagne bien équipée

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Grâce aux pôles intermédiaires situés le long de la frontière suisse, la montagne offre à ses habitants une vaste gamme d'équipements. Dans l'ensemble du département, les services de santé se sont développés tandis que l'artisanat, le bâtiment et le commerce de détail sont moins présents qu'il y a vingt ans.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LA STATISTIQUE AGRICOLE
NUMÉRO SPÉCIAL
DOUBS
LES ÉQUIPEMENTS
COMMUNAUX DANS LE DOUBS
Grâce aux pôles intermédiaires situés le
long de la frontière suisse, la montagne
offre à ses habitants une vaste gamme
d’équipements. Dans l’ensemble du
département, les services de santé se sont
développés tandis que l’artisanat, le
bâtiment et le commerce de détail
sont moins présents qu’il y a vingt ans.
Les habitants du Doubs doi- vices et aux commerces va-
vent parcourir, en moyenne, rient fortement selon la zone
un peu plus de 2 kilomètres géographique. Sur les plateaux
pour avoir accès aux princi- moyens, malgré les pôles de
paux équipements, soit une Valdahon et de Pierrefontaine-
distance légèrement supé- les-Varans notamment, près
rieure à la moyenne nationale, des deux tiers des communes
mais qui reste inférieure à celle sont relativement éloignées de
du Jura et de la Haute-Saône. l’ensemble des services et des
Les facilités d’accès aux ser- commerces. À l’inverse, les
Niveau d’équipements
Nombre de commerces et de services présents sur la commune sur un
total de 36 équipements de référence (dont la liste figure dans le
tableau ci-après). Il n’est pas tenu compte du nombre de commerces
de chaque type installés sur la commune.
Éloignement ou distance moyenne aux équipements
Distance moyenne des habitants de la commune aux 36 équipements
de référence. Si la commune possède un équipement, ses habitants
sont réputés « desservis sur place ». Plus un équipement est rare sur
le territoire, moins il pèsera dans le calcul de l’éloignement : une
commune qui apparaît très éloignée des équipements l’est donc
avant tout des commerces les plus vitaux (boulangerie, supérette...).Nº 23 - MARS 1999
INSEE Franche-Comté - DDAF du Doubs - L'ESSENTiEL Nº 23
ESSIC2518 Prix : 15Fhabitants de la zone de monta- les zones éloignées des pôles
gne bénéficient d’un bon ni- urbains. Ainsi, les épiceries
veau d’équipement à proxi- de village et les supérettes ont
mité de leur commune, grâce subi directement l’améliora-
aux pôles de Mouthe et des tion des voies de communica-
Hôpitaux-Neufs. En tion et le développement des
plaine et basses vallées, grandes et moyennes surfaces.
la situation est très con- En vingt ans, ces petits com-
trastée. Entre les pôles ur- merces d’alimentation ont dis-
bains de Besançon et Montbé- paru dans plus de 70 commu-
liard qui concentrent l’essen- nes. Seule la zone de monta-
tiel des équipements, de nom- gne n’a pas suivi cette ten-
breuses communes sont très dance avec au contraire quel-
faiblement dotées. Leurs ha- ques créations de magasins. À
bitants doivent fré- cet égard, le déve-Le tourisme
quemment se dé- loppement du tou-permet le maintien
placer pour trouver risme et les diffi-des services
les services et com- cultés de circula-
merces recherchés. Enfin, sur tion en hiver ont joué un rôle
les plateaux supérieurs du majeur dans le maintien du
Jura, seuls les habitants des tissu local. Le petit commerce
communes situées à proximité alimentaire recule assez net-
de la frontière suisse peuvent tement, mais les boulangeries
bénéficier rapidement d’une sont parvenues à maintenir
large gamme d’équipements. leur assise. Le maintien des
Globalement les communes habitudes de consommation,
n'offrent plus à leurs habitants avec entre autres un faible re-Guide de lecture :
Les communes situées aux limites de l’aire d’influence d'Ornans autant de services et de com- cours à la congélation, impose
subissent aussi l’attraction de Besançon. Elles apparaissent donc merces que par le passé. L’ar- des achats fréquents, ce qui de
moins dépendantes des équipements d'Ornans que les communes qui
tisanat, le commerce de détail fait, limite la concurrence desen sont plus proches.
et les métiers du bâtiment sont grandes surfaces alimentaires.
moins présents, surtout dans Malgré quelques fermetures,
INVENTAIRE COMMUNAL : L’ENQUÊTE
L’Inventaire communal est une enquête réalisée par le Service
Central des Enquêtes et Études Statistiques (SCEES) du Ministère
de l’Agriculture et de la Pêche et l’Institut National de la Statistique
et des Études Économiques (INSEE) avec le soutien de la Déléga-
tion à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale (DATAR).
Toutes les communes de France (hors Dom, Corse et petite cou-
ronne parisienne) ont été interrogées au cours des mois de février
et de mars 1998 sur les principaux équipements commerciaux et
services à la population existant sur leur territoire, comme elles l’ont
été par le passé en 1979 et en 1988. En l’absence d’un équipement,
il était demandé à la Commission communale réunie pour l’occasion
de se prononcer sur la commune généralement fréquentée par les
DES ÉQUIPEMENTShabitants pour trouver cet équipement.
QUI SE REGROUPENT PAR GAMMESCentrée sur les équipements les plus courants, cette enquête per- Les équipements apparaissent plus ou moins dispersés sur lemet d’appréhender plus spécifiquement le monde rural. La plupart
territoire. Ils ont en fait tendance à se concentrer dans certainesdes communes appartenant à des grandes agglomérations de plus
communes : le bureau de tabac et l’épicerie dans la même communede 10 000 habitants n’ont donc été enquêtées que sur une gamme
que l’école, le supermarché dans le même bourg que la gendarmerie,restreinte de services, la présence ou l’absence des commerces
la banque, le dentiste ou le collège. On définit ainsi quatre gammesayant été imputée a priori à partir de fichiers d’origine administra-
d’équipements qui se retrouvent très largement dans les mêmestive. Les agglomérations de plus de 10 000 habitants font donc
communes : une gamme minimale, une gamme de proximité, unel’objet d’un traitement particulier dans l’ensemble des résultats de
gamme intermédiaire et une gamme supérieure.cette enquête.
INSEE Franche-Comté - DDAF du Doubs - L'ESSENTiEL Nº 23nésithérapeutes, infirmiers, La diminution du nombre
dentistes ou pharmaciens d’équipements a plus touché
s’implantent dans un nombre les communes qui étaient déjà
croissant de communes, pauvrement dotées. Dans près
proches des pôles urbains. de 7 communes sur 10, on ne
Ainsi, les médecins géné- trouve pas plus de cinq équi-
ralistes sont désormais pements. Seules quatre com-
présents dans 130 munes (Besançon, Montbé-
communes, soit une liard, Baume-les-Dames et
quarantaine de plus Pontarlier) disposent de la
qu’en 1980. La distance gamme complète des 36 équi-
moyenne à parcourir pour pements. Elles permettent
trouver un médecin diminue ainsi au tiers de la population
donc, mais la situation est plus du département de disposer sur
contrastée avec une présence place de tous les services et
médicale massive dans les commerces essentiels. Leur
aires urbaines et faible sur le aire d’influence est bien en-
plateau moyen par exemple. tendu plus large : elles consti-
Guide de lecture : Mouthe est à la fois pôle de services intermédiaires et
pôle de services de proximité : les habitants de son aire d’influence s'y
rendent donc pour trouver les commerces de ces deux gammes. En revanche,
Labergement -Sainte-Marie n’est fréquentée que pour les services de la
gamme de proximité, les habitants de son aire d’influence se rendant à
Pontarlier pour les commerces de la gamme intermédiaire.
80% des habitants du départe- qu’en 1980. Pendant ces deux
décennies, l’offre d’éducationment peuvent encore acheter
a été profondément restructu-du pain dans une boulangerie
de leur commune. Cette pro- rée. Ne pouvant maintenir les
classes, des com-portion est restée
Fermeture d’écoles munes se sont as-quasiment stable
depuis 1980. sociées sous la
forme de regroupements pé-Comme c’est le cas sur l’en-
dagogiques. Par suite, unesemble du territoire national,
les services publics se sont grande partie de la population
dispose encore d’une écolebien maintenus dans les com-
très proche du domicile.munes du Doubs. Une seule
exception importante : de Enfin, le Doubs ne déroge pas
à la tendance du développe-nombreuses écoles ont fermé.
ment des services et commer-Désormais, moins d’un tiers
des communes dispose d’une ces liés à la santé. Les méde-
cins généralistes, masseurs ki-école, soit deux fois moins
INSEE Franche-Comté - DDAF du Doubs - L'ESSENTiEL Nº 23tuent un pôle d’attraction ma-
jeur pour plus des trois quarts DES PÔLES
DE SERVICESde la population, re-
CORRESPONDANTgroupés dans 270
AUX GAMMEScommunes du dépar-
D’ÉQUIPEMENTS
tement. Les habi- Concentrés généralement
tants qui ne se dans les mêmes communes,
rendent pas les équipements d’une gamme
(intermédiaire ou de proximité)dans l’un de
exercent le même type d’attrac-ces quatre pôles
tion sur les communes non
urbains, trouvent équipées alentours. Ainsi en
dans 25 bourgs qua- l’absence d’une perception et
d’un notaire, les habitants delifiés de « pôles de ser-
65% des communes trouventvices intermédiaires » une
ces deux services sur la mêmelarge gamme d’équipements.
commune.
Beaucoup de cantons dispo- Les deux gammes de services,
sent d’un tel pôle, mais leur intermédiaire et de proximité,
définissent de ce fait par leurpouvoir d’attraction est varia-
attraction des pôles de servi-ble. Frasne n’attire les habi-
ces et une aire d’influence
tants que de deux communes, autour de chacun d’eux.
tandis que Valdahon joue ce Les agglomérations de plus
rôle auprès d’une quarantaine de 10 000 habitants sont con-
sidérées comme des entitésde communes.
indissociables qui attirent les
communes environnantes par
Laurent Di Carlo leurs équipements, quelle que
(direction départementale de l'Agriculture soit la commune de l’agglo-
mération qui héberge les com-et de la forêt, service départemental
merces.de statistique agricole)
L’INVENTAIRE COMMUNAL, C’EST AUSSI...
COMMUNOSCOPES CARTOVISIONS : Pour chaque département 100 cartes thématiques et des
résultats chiffrés à divers niveaux géographiques : 9 pages de tableaux par commune, 2 pages par chef-lieu
de canton, 6 indicateurs synthétiques pour chacune des communes du département, des comparaisons
entre 1988 et 1998 par canton, arrondissement et petite région agricole.
Les communoscopes-cartovisions sont disponibles sur cédérom :
INSEE Franche-Comté 1 cédérom par région, 110 francs,
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ÉQUIPEMENTS ET ATTRACTIONS DES COMMUNES, FICHIER DÉTAIL :
Toutes les données de l’enquête, par thème et par commune, sur cédérom :
DDAF du Doubs
1 cédérom par région, 310 francs, Service Départemental de Statistique Agricole
1 cédérom France entière, 4 000 francs, Place Jean Cornet
5 cédéroms thématiques France entière, 900 francs par thème (services-commerces, enseignement- 25041 BESANÇON CEDEX
santé-action sociale, sports-loisirs-culture, tourisme, réseaux-dessertes). Tél : 03 81 65 66 13 Fax : 03 81 82 09 61
Directeur de la publication : Jacques JacobTERRITOIRES VÉCUS : La carte-poster permettant de visualiser l’organisation du territoire autour des
Rédacteur en chef : Jean-Éric Placepôles de services : 76 francs au format 108 x 116 cm, 50 francs au format 68 x 73 cm.
Auteur : Laurent Di Carlo
Composition, mise en page :
Maurice Boguet, Sylvie CudeyINTERNET : http://www.insee.fr http://www.agriculture.gouv.fr http://datar.gouv.fr
Imprimerie : Éblé Besançon
SUR MESURE : Des extractions ou des tabulations sur mesure peuvent être réalisées à la demande Nº de CPPAP : 3 021 AD
ISSN : 1248-2544auprès des directions régionales de l’INSEE ou des directions départementales ou régionale de l'Agriculture
© INSEE - DDAF 1999
et de la forêt. dépôt légal : mars 1999
INSEE Franche-Comté - DDAF du Doubs - L'ESSENTiEL Nº 23
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