Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006

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Les départements du Sud et du littoral atlantique gagnants au jeu des migrations internes Les écarts se creusent entre les départements de la façade atlantique et du Sud, dont les populations sont en forte croissance, et ceux du Centre et du Nord-Est, où les populations stagnent voire diminuent pour quelques-uns. Depuis 1999, plus encore que durant la décennie précédente, les migrations internes accentuent ces disparités départementales. Le cycle de vie des ménages rythme les migrations urbaines et explique le dynamisme démographique des espaces ruraux et périurbains. Forte attractivité des départements du sud et de la façade atlantique Les migrations augmentent mais sans changer d’orientation Les ménages s’installent de plus en plus hors des pôles urbains Les migrations résidentielles suivent le cycle de vie des ménages Encadré De nouvelles estimations de populations départementales
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N° 1116 - JANVIER 2007
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Enquêtes annuelles
de recensement de 2004 à 2006
Les départements du Sud et du littoral atlantique
gagnants au jeu des migrations internes
Arnaud Degorre, direction régionale du Nord - Pas-de-Calais,
Patrick Redor, département de l’Action régionale, Insee
es écarts se creusent entre les largement, dans l’espace du Grand Bassin pari-
sien, l’augmentation de la population n’est pasdépartements de la façade atlantique
homogène : Hauts-de-Seine et Seine-et-MarneLet du Sud, dont les populations
se distinguent par une croissance démogra-sont en forte croissance, et ceux du
phique plus forte, qui contraste avec les évolu-
Centre et du Nord-Est, où les
tions beaucoup plus modérées de départements
stagnent voire diminuent pour quel-
situés sur le pourtour Nord et Est comme la
ques-uns. Depuis 1999, plus encore que Somme, l’Aisne ou la Marne.
durant la décennie précédente, les migra- Sur l’ensemble de la métropole, la croissance de
tions internes accentuent ces disparités la population est supérieure à 1,4 % par an en
départementales. Le cycle de vie des mé- moyenne entre 1999 et 2005 dans 10 départe-
ments : Haute-Garonne, Alpes-de-Haute-Provence,nages rythme les migrations urbaines et
Hérault, Gard, Landes, Vendée, Aude, Haute-explique le dynamisme démogra-
Savoie, Ain, Hautes-Alpes. La Haute-Garonne,phique des espaces ruraux et périur-
qui bénéficie de la forte attractivité exercée par
bains.
la métropole toulousaine, culmine à 1,7 %. À
l’opposé, la population baisse de 0,1 % ou plus
Selon les résultats des premières enquêtes par an dans cinq départements, dont deux
annuelles de recensement (2004, 2005, 2006) situés en Champagne-Ardenne (Ardennes,
(encadré), la croissance démographique Haute-Marne), les autres dans le centre du
parmi les régions de France métropolitaine est pays (Allier, Creuse, Nièvre).
la plus forte en Corse, Aquitaine, Midi-Pyré- Plus encore que pour le niveau régional, le
nées et Languedoc-Roussillon (carte1et solde migratoire est la raison principale de ces
tableau 1). Ces quatre régions combinent un
excédent des naissances sur les décès (solde Taux d'évolution annuel moyen 1999-2006
naturel) plus faible que la moyenne nationale
de la population par région (en %)
avec un très fort excédent migratoire. La
population croît également de façon dyna-
mique dans les autres régions de la façade
atlantique (Bretagne, Pays de la Loire,
Poitou-Charentes), dans le Sud-Est (Pro-
vence - Alpes - Côte d’Azur, Rhône-Alpes),
ainsi qu’en Alsace. Ces régions, hors Poitou-
Charentes, cumulent un solde naturel et un
excédent migratoire élevés entre 1999 et 2006.
Les évolutions au niveau départemental (enca-
dré) confirment, en les accentuant, les disparités
et les tropismes Ouest et Sud que le niveau
régional met en évidence (carte 2 et tableau 2).
Notamment, dans les régions les plus dynami-
ques de la façade atlantique (Pays de la Loire,
Poitou-Charentes et Aquitaine), la croissance
–de0 de0à–de0,5 de0,5à–de1 1 et plus
de la population se concentre dans les départe- Source : Insee, recensement de 1999, estimations de
erments littoraux. En Île-de-France et, plus population au 1 janvier 2006.
INSEE
PREMIEREécarts. Les départements où la contribu- l’Île-de-France (Baccaïni 2001). Depuis évolutions relatives de population sont
tion du solde naturel est la plus forte se 1999, la position des départements dans liées à la place qu’occupe la commune
concentrent dans un quart Nord-Ouest le jeu des migrations interrégionales a au sein de son territoire.
et sur une frange Est du territoire changé par rapport à la décennie précé- Le zonage de l’espace en aires urbaines
(carte 3). À l’opposé, dans une vaste dente (cartes 4 et 5). L’attractivité des (ZAU) (définitions) avait mis en évidence,
zone couvrant un large sud-ouest et une départements situés les plus à l’ouest et entre 1990 et 1999, des progressions de
grande partie du centre du territoire, les au sud du pays s’est renforcée. Elle est population maximales à l’immédiate
décès sont supérieurs aux naissances. par contre moindre pour les départe- périphérie des pôles urbains, dans les
Seuls trois départements font exception ments situés au pourtour du Bassin pari- communes monopolarisées où le taux de
dans cette zone : Haute-Garonne, sien (Yonne, Loiret, Eure, Oise), en croissance s’élevait à + 1 % en moyenne
Tarn-et-Garonne et Gironde. Sans sur- raison de la réduction du solde des par an. Depuis, les gains de population se
prise, les départements d’Île-de-France migrations avec l’Île-de- France, dont ils sont étendus plus loin des villes centrales
se placent dans la tranche où le solde sont proches. (Insee Première n° 1058). Le rythme de
naturel est le plus élevé ; pour la croissance de la population s’est particu-
Seine-Saint-Denis en particulier, la lièrement accéléré dans les communesLes ménages s’installent de plus
variation de la population due au solde multipolarisées où il est désormais le plusen plus hors des pôles urbains
naturel culmine à 1,2 %. élevé (+ 1,2 % l’an) et dans les commu-
À l’échelle des communes, les évolu- nes de l’espace à dominante rurale
tions de population correspondent (+ 0,7 % l’an). Ces gains de population
Les migrations augmentent généralement à l’attractivité du terri- sont à relier aux migrations résidentielles.
toire dans lequel elles s’inscrivent. Dans l’ensemble des communes polari-mais sans changer d’orientation
L’essor dont ont bénéficié les sées (communes mono ou multipolari-
Comme l’ensemble de la mobilité rési- métropoles les plus proches est un des sées), les flux migratoires internes
dentielle, les migrations interrégionales éléments clés pour appréhender les (définitions) se traduisent par un apport
se sont accrues depuis 1999 par rapport différentes dynamiques démographi- net, depuis 1999, de + 124 personnes
à la décennie antérieure : en moyenne, ques. Outre ces facteurs locaux, les par an pour 10 000 habitants,
chaque année, 1,9 % des personnes ont
changé de région sur les dernières
Évolution de la population par région de 1999 à 2006années, contre 1,6 % entre 1990 et 1999
Taux de variation annuel moyen(Insee Première n° 1028). Les flux inter- Estimations de
Estimations 1999-2006 (en %)population aurégionaux restent cependant conformes de populationer
1 janvier 2005 er Dû au Dû au soldeaux grandes tendances de la décennie au 1 janvier 2006
révisées Total solde apparent des entrées
(en milliers)précédente, que l’accélération de la
1(en milliers) naturel et des sorties
mobilité résidentielle a accentuées mais
Alsace 1 806 1 817 0,68 0,47 0,21
sans les modifier profondément.
Aquitaine 3 080 3 099 0,92 0,07 0,85
Les soldes migratoires internes à la Auvergne 1 331 1 334 0,26 – 0,06 0,32
métropole (définitions) opposent ainsi, Basse-Normandie 1 446 1 449 0,27 0,26 0,01
Bourgogne 1 623 1 624 0,12 0,03 0,09pour la période 1999-2005 comme pour
Bretagne 3 062 3 081 0,85 0,21 0,64la période 1990-1999, les régions du
Centre 2 497 2 505 0,38 0,21 0,17
Sud et de l’Ouest à celles du Nord et du
Champagne-Ardenne 1 338 1 339 – 0,05 0,29 – 0,34
Nord-Est. Les premières restent les Corse 277 279 0,99 0,01 0,97
plus attractives, tandis que c’est l’in- Franche-Comté 1 142 1 146 0,37 0,37 0,00
Haute-Normandie 1 806 1 811 0,24 0,43 – 0,18verse pour celles du Nord, de la
Île-de-France 11 399 11 491 0,70 0,89 – 0,19Basse-Normandie à la Franche-Comté.
Languedoc-Roussillon 2 497 2 520 1,36 0,12 1,24
L’Île-de-France, qui rassemble 40 % des
Limousin 724 725 0,28 – 0,31 0,58
flux migratoires, demeure un pôle Lorraine 2 334 2 339 0,17 0,27 – 0,10
d’attraction pour les jeunes adultes. Midi-Pyrénées 2 735 2 755 1,11 0,12 1,00
Nord - Pas-de-Calais 4 032 4 043 0,16 0,49 – 0,33Cependant, les familles et les retraités la
Pays de la Loire 3 401 3 426 0,89 0,44 0,45quittent et se dirigent vers les régions
Picardie 1 881 1 886 0,22 0,44 – 0,22
proches du Bassin parisien ou vers
Poitou-Charentes 1 705 1 713 0,62 0,03 0,59
celles de l’Ouest et du Sud du pays. Provence-Alpes-Côte d'Azur 4 751 4 781 0,86 0,22 0,64
La participation d'un département aux Rhône-Alpes 5 958 6 005 0,90 0,52 0,38
Métropole 60 825 61 167 0,64 0,39 0,25échanges migratoires de sa région
Guadeloupe 444 447 0,84 1,07 – 0,23dépend de deux facteurs principaux :
Guyane 198 202 3,78 2,75 1,03
son dynamisme économique, propice au
Martinique 396 399 0,67 0,73 – 0,07
brassage des populations et bien sou- Réunion 775 784 1,55 1,41 0,14
vent lié à la présence d’une grande Métropole et Dom 62 638 62 999 0,66 0,42 0,24
métropole ; sa situation géographique,
1. Le solde apparent des entrées-sorties est calculé comme la différence entre la variation de population
selon qu'il est enclavé ou contigu aux et le solde naturel.
erSource : Insee, recensement de 1999, état civil, estimations de population au 1 janvier 2006.autres régions, et notamment à
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PREMIERElégèrement plus soutenu qu’il ne l’était polarisées a crû de 44 points et atteint à dominante rurale (+ 156). Il en est de
sur la précédente décennie (+ 115 per- + 456 personnes pour 10 000 habitants. même pour les 5-14 ans (+ 236 et
sonnes) (tableau 3). L’effet positif des Le taux de sorties a de même augmenté + 158 personnes pour 10 000 habitants
migrations résidentielles s’est également de 35 points et s’élève à + 331 personnes par an). Plus tard dans le cycle de vie,
renforcé dans les communes de l’espace à pour 10 000 habitants. La même accélé- les ménages deviennent moins mobiles.
dominante rurale, dont le solde migratoire a ration des flux s’observe dans les espa- L’espace à dominante rurale bénéficie
doublé : il atteint désormais + 88 personnes ces à dominante rurale. toutefois de l’arrivée de personnes
par an pour 10 000 habitants, contre Contrepartie de cette dynamique, pour les âgées de plus de 60 ans. Celles-ci vien-
+ 47 personnes par an au cours de la pôles urbains les pertes nettes de popu- nent en majorité des pôles urbains et
décennie précédente. lation résultant des flux résidentiels avec recherchent un cadre de vie favorable
Ce solde est le résultat d’un renforcement les autres types d’espace se sont égale- pour leur retraite.
des échanges migratoires. Depuis 1999, ment accentuées. Elles atteignent À chacun de ces âges, les espaces à la
le taux d’entrées dans les communes – 72 personnes par an pour 10 000 habi- périphérie des pôles urbains ont vu leur
tants, contre – 54 entre 1990 et 1999. Le solde migratoire interne s’améliorer sur
taux d’entrée vers les pôles urbains a fai- la période récente. C’est en particulier le
De nouvelles estimations blement progressé (+ 141 personnes cas des espaces à dominante rurale. Le
de populations départementales
pour 10 000 habitants) alors que le taux départ des plus jeunes vers les villes
de sortie s’est accru de 28 points centrales est ainsi moins marqué depuisLes estimations régionales de popula-
tion que l’Insee publie depuis janvier (+ 213 personnes pour 10 000 habitants). 1999 qu’il ne l’a été auparavant : la perte
2005 tiennent compte des résultats des correspondant à la tranche d’âge des
enquêtes annuelles de recensement 15-29 ans est de – 134 personnes pour
ainsi que des estimations basées sur le Les migrations résidentielles 10 000 habitants par an, contre – 206 sur
recensement de 1999 et mises à jour la précédente décennie. À l’inverse, l’ar-suivent le cycle de vie des ménages
chaque année à partir des données
rivée des ménages avec des enfants
d'état civil et de plusieurs sources
À ces migrations correspondent différen- s’est accélérée : le gain correspondant à
administratives. Pour la première fois
tes phases du cycle de vie des ména- la tranche d’âge des 30-59 ans pour les
cette année, les populations des dépar-
ges. Les plus jeunes quittent, pour se espaces à dominante rurale est passé detements ont pu être estimées selon une
former ou trouver un premier emploi, les + 106 personnes pour 10 000 habitantsméthode similaire à celles des régions,
espaces périurbains ou ruraux en direc- par an entre 1990 et 1999, à + 156 per-grâce au cumul des trois enquêtes 2004,
2005 et 2006. De nouvelles séries tion des pôles urbains, dont le solde sonnes depuis 1999.
départementales pour les années 2000 migratoire est ainsi positif pour la Les départs croissants des pôles
à 2005 viennent donc se substituer à tranche d’âge des 15-29 ans (+ 58 per- urbains reflètent les contraintes fonciè-
celles qui ont été actualisées par l’Insee sonnes pour 10 000 habitants par an). res accrues dans les villes, où les coûts
pour la dernière fois en janvier 2006. Le mouvement s’inverse pour les âges pour se loger ont rapidement augmenté
La méthode ne permet cependant pas
plus élevés, lorsque l’arrivée d’un enfant au cours des dernières années (Insee
d’obtenir, à la différence des régions,
conduit à rechercher des logements plus Première n° 1082). Ces départs se font
eruneestimationfiableau1 janvier 2006.
spacieux : le gain migratoire est maximal majoritairement vers les communes
Un décalage d'un an demeure par
pour les tranches d’âge 30-59 ans pour polarisées (tableau 3), où ils contribuentconséquent entre les estimations régio-
les communes polarisées (+ 221 person- à une accélération des prix immobiliers.nales et départementales les plus
nes pour 10 000 habitants par an) Conséquence de cette généralisation derécentes.
comme pour les communes de l'espace la pression foncière, les ménages quittant
Taux annuels de migration interne nette entre les différents types d’espace Taux annuels de migration interne
personnes par an pour 10 000 habitantsnette en fonction de la distance
aux centres des aires urbaines Espace d’origine
personnes par an pour 10 000 habitants Espace à Ensemble
Pôles Communes
dominante des
urbains polarisées
1990 - 1999 rurale entrants
erDurant les cinq ans précédant le 1 juillet 2004 Entre 1990 et 1999
100 Pôles urbains // – 43 – 12 – 54
Communes polarisées 122 // – 7 115Espace d’arrivée
Espace à dominante rurale 39 8 // 47
er
Au cours des cinq années précédant le 1 juillet 2004
Pôles urbains // – 52 – 20 – 72
Communes polarisées 143 // – 19 124Espace d’arrivée
Espace à dominante rurale 65 23 // 88
0
er10 2030 4050 Km Lecture : au cours des cinq années précédant le 1 juillet 2004, le taux annuel de migration interne nette des pôles ur-
Champ : personnes des ménages âgées de 5 ans ou plus, bains était avec les communes polarisées de – 52 personnes pour 10 000 habitants des pôles urbains, et avec les es-
communes polarisées et communes de l'espace à dominante paces à dominante rurale de – 20 personnes pour 10 000 habitants des pôles urbains . Le taux annuel de migration interne
rurale recensées en 2004 et 2005. nette des pôles urbains avec les autres types d'espace était ainsi de – 72 personnes pour 10 000 habitants des pôles urbains.
Source : Insee, recensement de 1999 , enquêtes annuel- Champ : personnes des ménages âgées de 5 ans ou plus, communes recensées en 2004 et 2005.
les de recensement de 2004 et 2005. Source : Insee, recensement de 1999, enquêtes annuelles de recensement 2004 et 2005.
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PREMIEREpopulations légales des communes issues Du fait des migrations multiples et des re-les centres urbains directement pour les
de ce nouveau recensement seront établies tours non comptabilisés sur la période, leespaces à dominante rurale sont plus
au terme de cinq enquêtes de recensement, nombre de migrants est inférieur au nombre
fréquents. Les gains nets de population
c’est-à-dire fin 2008. de migrations réellement effectuées. Pour
des espaces à dominante rurale avec les Les estimations de population diffusées évaluer l’évolution de la mobilité en termes
pôles urbains ont presque doublé dans ce document se fondent sur les dé- de fréquence des changements de loge-
nombrements de population issus des trois ment, de commune, de département, de ré-depuis la période 1990-1999, passant
enquêtes de 2004, 2005 et 2006. Les analy- gion ou d’une zone en général, on estime unde + 39 personnes à + 65 personnes pour
ses des flux migratoires entre départe- taux instantané de migration (proche d’un
10 000 habitants. Ils se sont également
ments et entre types d’espace nécessitent taux annuel) à partir de l’exploitation
renforcés avec les communes polari- l’exploitation de données localisées détail- conjuguée des recensements et des enquê-
sées, atteignant aujourd’hui + 23 per- lées, qui n’étaient exploitables au moment tes annuelles sur l’emploi.
de l’étude que pour les seules enquêtes desonnes pour 10 000 habitants. Solde migratoire interne et solde
recensement de 2004 et 2005.Résultat de ces migrations « en apparent
Le solde migratoire interne d’une zone estcascade », les communes situées à
Définitions estimé par différence entre les arrivants etplus de 10 kilomètres des pôles urbains
les sortants en provenance ou vers une
ont globalement enregistré une amélio-
autre zone du territoire métropolitain.
ration de leur solde migratoire (gra- Zonage en aires urbaines Le solde apparent d'une zone est la diffé-
phique 1), la hausse étant la plus Le zonage en aires urbaines est construit à rence entre la variation totale de population
partir des unités urbaines et des déplace- et le solde des naissances et des décès.soutenue pour les communes entre 20 à
ments domicile-travail pour mesurer l’in-30 kilomètres du centre des pôles Taux annuel de migration interne
fluence des villes. La notion d’unité urbaine
urbains (+ 95 personnes par an pour Les taux annuels d’entrée ou de sortie rap-
repose sur la continuité de l’habitat : est
portent le nombre annuel de migrants en-10 000 habitants). Après une dynamique considéré comme tel un ensemble d’une ou
trants ou sortants d’une zone à lad’agrégation au cours des années 1980 plusieurs communes présentant une conti-
population moyenne de la zone. Le taux an-
nuité du tissu bâti et comptant au moinset 1990, où se sont renforcés les liens
nuel de migration interne nette est égal à la
2 000 habitants. Un pôle urbain est une uni-entre les pôles urbains et leur immédiate différence des taux d’entrée et de sortie.
té urbaine offrant au moins 5 000 emplois.
périphérie (Insee Première n° 765), l’éta-
Les communes monopolarisées correspon-
lement urbain des dernières années tra- dent aux communes dont au moins 40 % de Bibliographie
duit une dynamique de diffusion, où les la population résidente ayant un emploi tra-
vaille dans un même pôle urbain ou dansménages, en quête d’un logement à des
des communes attirées par celui-ci. Ellesprix abordables, habitent toujours plus Bessy-Pietri P., Sicamois Y., « Le zonage
forment avec le pôle urbain un ensemble ap-
enairesurbainesen1999–4millionsd’ha-loin des pôles urbains et de leur lieu de
pelé aire urbaine. Les communes multipola-
bitants en plus dans les aires urbaines »,travail. risées correspondent aux communes
Insee Première n° 765, avril 2001.
formant un ensemble d'un seul tenant, et
Baccaïni B. (2001), « Les migrations inter-
dont au moins 40 % de la population rési-
nes en France de 1990 à 1999 : l’appel deSources
dente ayant un emploi travaille dans plu-
l’Ouest », Économie et Statistique n° 344,
sieurs aires urbaines, sans atteindre ce
octobre 2001.
seuil avec une seule d’entre elles. L’espace
Baccaïni B., « Enquêtes annuelles de re-Ces résultats sont issus de l’exploitation des
à dominante rurale regroupe l’ensemble des
censement : résultats de la collecte 2004 –trois enquêtes de recensement de 2004,
communes n’appartenant pas à l’espace à
Des changements de région plus fréquents2005 et 2006, premières du nouveau dispo-
dominante urbaine (pôles urbains, commu-
qui bénéficient aux régions du sud et desitif de recensement instauré par la loi du 27
nes mono et multipolarisées).
l’ouest », Insee Première n° 1028, juillet 2005.février 2002. La nouvelle méthode de recen-
Morel B., Redor P., « Enquêtes annuellessement substitue au comptage traditionnel Migrations internes
de recensement 2004 et 2005 – La crois-organisé tous les huit ou neuf ans une tech- Les migrations excluent les échan-
sance démographique s’étend toujoursnique d’enquêtes annuelles. Elle distingue ges avec les pays étrangers et les départe-
plus loin des villes », Insee Premièreles communes en fonction d’un seuil de po- ments et collectivités d'outre-mer. Elles
n° 1058, janvier 2006.pulation fixé par la loi à 10 000 habitants : les concernent les personnes dont le lieu de ré-
Les estimations de population pour 380 gran-communes de moins de 10 000 habitants sidence a changé entre le début et la fin de
des villes, et pour l’ensemble des communessont recensées une fois tous les cinq ans par la période de référence (1990-1999 pour
de moins de 10 000 habitants enquêtées enroulement ; dans les communes de 10 000 l’exploitation du Recensement 1999 ou
2004, 2005 ou 2006, sont disponibles sur lehabitants et plus, un échantillon d’adresses bien les cinq années précédant la date de
site insee.fr , rubrique « recensement de la po-regroupant environ 8 % de la population est référence de l’enquête pour l’exploitation
pulation ».recensé chaque année. Les premières des enquêtes annuelles de recensement).
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INSEE
PREMIERE Évolution de la population par département de 1999 à 2005 Taux d'évolution annuel moyen 1999-2005 de la population Taux d'évolution annuel moyen 1999-2005 de la population Évolution de la population par département de 1999 à 2005
par département (en %) par département dû au solde naturel (en %)
Taux d'évolution annuel moyen Taux d'évolution annuel moyen
Estimations Estimations
1999-2005 (en %) 1999-2005 (en %)
de population de population
er Dû au solde er Dû au solde
au 1 janvier au 1 janvier
Dû Dû
apparent apparent
2005 2005
Total au solde Total au solde
des entrées des entrées
(en milliers) (en milliers)
naturel naturel
1 1
et des sorties et des sorties
Ain 559 1,4 0,5 0,9 Marne 565 0,0 0,4 – 0,4
Aisne 536 0,0 0,3 – 0,3 Haute-Marne 187 – 0,7 0,1 – 0,8
Allier 342 – 0,1 – 0,3 0,1 Mayenne 298 0,7 0,4 0,3
Alpes-de-Haute-Provence 153 1,6 0,0 1,6 Meurthe-et-Moselle 722 0,2 0,3 – 0,1
Hautes-Alpes 132 1,4 0,2 1,2 Meuse 193 0,0 0,2 – 0,1
Alpes-Maritimes 1 064 0,9 0,0 0,9 Morbihan 689 1,1 0,1 1,0
Ardèche 302 0,9 0,1 0,9 Moselle 1 037 0,2 0,3 – 0,1
Ardennes 287 – 0,2 0,3 – 0,5 Nièvre 222 – 0,3 – 0,4 0,1
Ariège 146 1,1 – 0,3 1,4 Nord 2 576 0,1 0,6 – 0,4
Aube 298 0,3 0,2 0,1 Oise 786 0,4 0,6 – 0,2
Aude 337 1,4 – 0,1 1,5 Orne 293 0,0 0,1 – 0,1
Aveyron 271 0,5 – 0,2 0,7 Pas-de-Calais 1 456 0,2 0,4 – 0,2
Bouches-du-Rhône 1 906 0,6 0,4 0,3 Puy-de-Dôme 621 0,5 0,1 0,4
Calvados 664 0,4 0,4 0,0 Pyrénées-Atlantiques 628 0,8 0,0 0,8
Cantal 151 0,0 – 0,3 0,3 Hautes-Pyrénées 230 0,5 – 0,2 0,7
1,0ou+ 0,7ou+
de 0,5à–de1,0 de 0,4à–de0,7
Charente 344 0,2 – 0,1 0,3 Pyrénées-Orientales 422 1,2 – 0,1 1,3
de 0,1à–de0,5
de 0,2à–de0,4
Charente-Maritime 593 1,1 – 0,1 1,1 de–0,1à–de0,1 de0à–de0,2 Bas-Rhin 1 070 0,7 0,5 0,2
–de–0,1 –de0
Cher 315 0,0 – 0,1 0,1 Haut-Rhin 736 0,6 0,4 0,2
er er Rhône 1 654 0,8 0,7 0,1
Corrèze 237 0,3 – 0,3 0,7
Source : Insee, recensement de 1999, estimations de population au 1 janvier 2005. Source : Insee, recensement de 1999, état-civil, estimations de population au 1 janvier 2005.
Côte-d’Or 513 0,2 0,3 – 0,1 Haute-Saône 234 0,3 0,2 0,1
Saône-et-Loire 546 0,0 0,0 0,1
Côtes-d’Armor 567 0,7 0,0 0,8
Creuse 123 – 0,2 – 0,8 0,6 Sarthe 552 0,7 0,3 0,4
Savoie 400 1,2 0,4 0,8
Dordogne 401 0,6 – 0,4 0,9
Solde des migrations interrégionales par département Solde des migrations interrégionales par département
Doubs 513 0,5 0,5 – 0,1 Haute-Savoie 686 1,4 0,7 0,8
Taux annuels moyens 1990-1999 Taux annuels moyens durant les cinq années précédant
Drôme 463 0,9 0,3 0,6 Paris 2 154 0,2 0,7 – 0,5
er
le 1 juillet 2004
Eure 562 0,7 0,4 0,2 Seine-Maritime 1 243 0,1 0,4 – 0,4
Eure-et-Loir 417 0,4 0,4 0,0 Seine-et-Marne 1 260 0,9 0,8 0,2
Finistère 877 0,5 0,1 0,4 Yvelines 1 395 0,5 0,8 – 0,3
Corse-du-Sud 128 1,3 0,0 1,3 Deux-Sèvres 352 0,4 0,1 0,2
Haute-Corse 149 0,8 0,0 0,8 Somme 559 0,1 0,3 – 0,2
Gard 678 1,4 0,2 1,3 Tarn 363 0,9 – 0,1 1,0
Haute-Garonne 1 156 1,7 0,5 1,2 Tarn-et-Garonne 221 1,2 0,1 1,1
Gers 180 0,7 – 0,3 1,0 Var 967 1,3 0,1 1,2
Gironde 1 376 1,1 0,3 0,8 Vaucluse 529 1,0 0,3 0,6
Hérault 982 1,6 0,3 1,3 Vendée 587 1,4 0,2 1,2
Ille-et-Vilaine 930 1,2 0,5 0,6 Vienne 416 0,7 0,2 0,6
Indre 232 0,0 – 0,3 0,3 Haute-Vienne 364 0,5 – 0,1 0,6
Indre-et-Loire 569 0,5 0,3 0,2 Vosges 383 0,1 0,1 – 0,1
Isère 1 162 1,0 0,6 0,4 Yonne 341 0,4 – 0,1 0,5
Jura 255 0,3 0,2 0,1 Territoire de Belfort 140 0,3 0,5 – 0,2
Landes 357 1,4 – 0,1 1,5 Essonne 1 188 0,8 0,9 – 0,1
Loir-et-Cher 322 0,4 0,0 0,3 Hauts-de-Seine 1 517 1,0 1,0 0,0
Loire 732 0,1 0,2 – 0,2 Seine-Saint-Denis 1 459 0,9 1,2 – 0,3
Val-de-Marne 1 279 0,7 0,9 – 0,2
Haute-Loire 217 0,6 0,0 0,6
80 à 135 80 à 158
Loire-Atlantique 1 209 1,1 0,5 0,5 Val-d’Oise 1 148 0,6 0,9 – 0,3
30à80 30à80
Loiret 641 0,6 0,4 0,2
0à30 0à30
Métropole 60 825 0,65 0,39 0,26
–30à0 –30à0
Lot 168 0,8 – 0,3 1,1
–131à–30 –138à–30
Lot-et-Garonne 318 0,7 – 0,1 0,8
Lozère 77 0,8 – 0,2 1,0 Note : les taux de migrations nettes sont calculés sur la base des seuls flux interrégionaux. Note : les taux de migrations nettes sont calculés sur la base des seuls flux interrégionaux.
1. Le solde apparent des entrées-sorties est calculé comme la différence entre la variation de population
Les flux départementaux internes à une région ne sont donc pas pris en compte. Les flux départementaux internes à une région ne sont donc pas pris en compte.
Maine-et-Loire 755 0,5 0.5 0.0
et le solde naturel.
Champ : personnes âgées de cinq ans ou plus, communes recensées en 2004 et 2005. Champ : personnes âgées de cinq ans ou plus, communes recensées en 2004 et 2005.
er
Manche 489 0,2 0,2 0,1
Source : Insee, recensement de 1999, état-civil, estimations de population au 1 janvier 2005.
Source : recensement de 1999. Source : enquêtes annuelles de recensement de 2004 et 2005.
INSEE PREMIÈRE - N° 1116 - JANVIER 2007 © INSEE
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PREMIERE

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