Ile-de-France, région capitale

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Par son poids économique et culturel, l'Ile-de-France se place aux premiers rangs des grandes métropoles, concentrant les fonctions de commandement et les emplois les plus qualifiés. Aussi la population dispose-t-elle de revenus plus élevés qu'en province. Mais l'évolution du marché du travail est plus défavorable et la région est fragilisée par des déséquilibres croissants. Cependant, la jeunesse relative de sa population devrait être un gage de réussite pour l'avenir.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INSEE
ILE DE FRANCE
Ile-de-France,
région capitale
vec près de 11 millions d’habitants en 1999, l’Ile-de-France
compte un peu plus que la Belgique (10,2) ou laASuède (8,9), trois fois plus que l’Irlande (3,7).
Comparée aux autres régions françaises, elle est presque deux fois plusPar son poids
peuplée que Rhône-Alpes (5,6), dix fois plus que la Franche-Comté ou leéconomique et culturel,
Limousin. Cependant le poids de la population francilienne en France
l’Ile-de-France se place (18,6 %) est relativement stable depuis plusieurs décennies (Figure 1). En
aux premiers rangs des reconduisant les tendances observées, sa population avoisinerait les
grandes métropoles, 12 millions en 2030.
concentrant les
fonctions de
rande métropole de rang internationalcommandement et les G
emplois les plus
Affichant en 2000 un PIB de 359,2 milliards de standard de pouvoirqualifiés. Aussi la
1d’achat (SPA ), l’Ile-de-France est au premier rang des régions euro-
population dispose-
péennes et représente 4,5 % du PIB de l’Union européenne. Elle de-
t-elle de revenus plus vance même, en terme de richesse produite, les deux-tiers des pays
2élevés qu’en province. membres. D’après l’étude GEMACA qui s’appuie sur des découpa-
ges plus comparables que les régions administratives, Paris est enMais l’évolution du
deuxième position des régions européennes, juste derrière Londres etmarché du travail est
devant Rhin-Ruhr. En dehors du cadre européen, le PIB de
plus défavorable et la
l’Ile-de-France est supérieur à celui de 45 des 51 Etats des Etats-Unis.
région est fragilisée parINSTITUT En 2002, seuls la Californie, l’Etat de New York, le Texas, l’Illinois, la
des déséquilibres Floride et la Pennsylvanie ont un PIB supérieur.NATIONAL DE LA
croissants.STATISTIQUE
Mais le dynamisme de la région s’inscrit dans un contexte très concurren-ET DES ETUDES Cependant, la jeunesse
tiel. Bruxelles accueille plus de quartiers généraux d’entreprises étrangè-ECONOMIQUES relative de sa
res que Paris. Parmi les quartiers généraux nouvellement installés en
population devrait être Europe 16 % ont choisi Paris contre 31 % Londres. La place financière
un gage de réussite parisienne est dépassée par New York, Tokyo et Londres et fortement
pour l’avenir. concurrencée par Francfort.
1 - unité monétaire commune fictive de référence utilisée au sein de l'Union européenne.
2 - GEMACA : Group for European Metropolitan Areas Comparative Analysis.
ILE-DE-FRANCE
àlapage
SociétéFigure 1 - L’Ile-de-France en France, c’est... notamment les activités du tertiaire supérieur, les services aux
entreprises et les professions de l’art et des spectacles, les
… 2,2% du territoire fonctions de commandement.
… 18,6 % de la population
La prépondérance de l’Ile-de-France résulte de son position-… 22 % de l'emploi
nement économique axé sur des secteurs à forte valeur… 28% du PIB
ajoutée, et de sa capacité à attirer des emplois.
… 38 % des cadres
… 40 % de l'excédent naturel reL’Ile-de-France est la 1 région tertiaire de France : les servi-
… 42 % des chercheurs ces représentent 83 % de l’emploi contre 70 % en province
… 43 % des étrangers arrivés (Figure 2). Cette spécificité se traduit par la faible proportion
entre 1990 et 1999
des ouvriers et la forte surreprésentation des cadres supé-… 54 % des brevets déposés
rieurs. La part de ces derniers dans l’emploi total francilien dé-
… 59 % des passagers aériens
passe le cinquième, soit le double de celle constatée dans
… 90 % de l'activité foires et salons
l’ensemble des autres régions : 38 % des emplois de cadres et
0 2040 6080 100% professions intellectuelles supérieures de métropole et 41 %
Sources : Insee, ministère de l'Education nationale, Institut national de ceux des cadres d’entreprises sont en Ile-de-France.
de la propriété industrielle, Direction générale de l'aviation civile
Figure 2 - Quatre actifs sur cinq dans le tertiaire
ne porte d'entréeU
commerciale et touristique
re TertiaireL’Ile-de-France est en 2001 la 1 région d’accueil des investis-
sements étrangers en France. Près de 9 700 établissements
employeurs appartiennent à des groupes étrangers, soit plus
du quart des établissements étrangers situés en France métro-
Construction
politaine. Ces regroupent 463 000 emplois, soit
13,1 % de l’emploi régional contre 10 % en province. La péné-
tration étrangère est cependant relativement plus importante
encore en Alsace, Picardie et Haute-Normandie. La région ca- Industrie
pitale accueille près de la moitié des sièges sociaux des filiales
étrangères implantées en métropole ainsi que l’essentiel des
fonctions centrales de l’État.
Agriculture
L’Ile-de-France reste la première destination mondiale, tant
pour le tourisme que pour les déplacements professionnels.
0 20 40 60 80 100 %
Bien qu’elle ne possède que 9,1 % des monuments historiques
Province 1990 Province 1999 Ile-de-France 1990 Ile-de-France 1999
et 7,2 % des musées de métropole, ceux-ci figurent cependant
parmi les plus prestigieux.
Source : Insee, recensements de la population
Elle représente 30 % du nombre d’hôtels et 22 % de la capa- La part des emplois de services n’a cessé de croître, particuliè-
cité d’accueil en métropole. Après la baisse constatée en rement celle des services aux entreprises (Figure 3). Ces der-
2001 à la suite des attentats du 11 septembre, l’hôtellerie ho- niers occupent ainsi désormais plus d’un salarié sur cinq en
mologuée a accueilli en 2002 28,8 millions de personnes Ile-de-France contre moins d’un sur huit en province. La
pour plus de 60 millions de nuitées, soit près de 30 % du total croissance globale des services est cependant moins rapide
national. La clientèle est majoritairement étrangère, qu’en province. Le secteur « Conseils et assistances », qui com-
l’Ile-de-France recevant la moitié de l’ensemble des étran-
gers fréquentant les hôtels français. Figure 3 - Part des services aux entreprises dans l’emploi total
L’activité des foires et salons internationaux induit en France un
volume d’activité de l’ordre de 23 milliards d’euros par an et gé- 9
Services 12nère environ 250 000 emplois. Cette activité est concentrée à aux
15,4
entreprises90 % sur l’Ile-de-France, seule région à disposer de parcs de su- 21,3
perficie supérieure à 100 000 m². Les 400 salons recensés dans
la région en 2000 ont attiré près de 9 millions de visiteurs et 3,1
dont
3,196 000 exposants. conseils
7,3et
10,7assistances
égion très fortement tertiariséeR
0 5 10 15 20 25 %
L’image économique de la France est marquée par la concen- Province 1990 Province 2001 Ile-de-France 1990 Ile-de-France 2001
tration francilienne des emplois et des activités, particulière-
ment celles qui réclament les personnels les plus qualifiés, Source : Insee, estimations annuelles d’emplois salariés 1990, 2001 (provisoires)Figure 4 - Part des ménages concentre 26 % du revenu primaire, mais seulement 22,6 % du
dont la personne de référence est cadre ou ouvrière revenu disponible. Aussi, le revenu disponible brut par habi-
tant n’est-il supérieur que de 23 % à celui de la province
11,9 (16 900€ contre 13 700€).
12,8cadres
24,8
La richesse de l’Ile-de-France se reflète dans sa composition26,3
sociale : plus d’un quart des ménages franciliens actifs ont
37,5 pour personne de référence un cadre, contre un sur huit en
34,7 province. Les ménages d’ouvriers représentent encore plus duouvriers
25,3
tiers des ménages en province contre un sur cinq en21,2
Ile-de-France (Figure 4).
5 10 15 20 25 30 35 40 %0
Province 1990 Province 1999 Ile-de-France 1990 Ile-de-France 1999
...fragilisée par des déséquilibres internes
Source : Insee, recensements de la population
Le niveau global du chômage en Ile de France est relativement
prend beaucoup d’activités informatiques, est une des rares
faible et le taux au sens du Bureau International du Travail
activités à progresser plus vite en Ile-de-France qu’en pro-
moins élevé qu’en province. Mais l’écart qui était de l’ordre de
vince. Ces secteurs ont certes connu un fort décrochement en
1,5 point jusqu’en septembre 2001, s’est réduit ces dernières
2001, tout en continuant cependant à croître. En outre, les
années et n’est plus que de 0,2 point en mars 2003. Le taux de
pertes d’emploi dans d’autres secteurs, notamment l’industrie,
chômage, aujourd’hui de 9,1 % contre 9,3 % en province,
sont plus importantes qu’en province. Depuis 1990, la crois-
reste cependant très disparate d’un département à l’autre : in-
sance de l’emploi total est deux fois plus faible dans la région
férieurà7%en Seine-et-Marne et dans les Yvelines, il atteint
que dans le reste de la métropole, et l’Ile-de-France est la seule
11%àParis et 12,7 % en Seine-Saint-Denis.
région dont la spécificité sectorielle s’est accrue.
L’Ile-de-France regroupe plus de 420 000 bénéficiaires d’une
ne région riche...U prestation de solidarité, destinée à leur assurer un minimum de
L’Ile-de-France représente 28,7 % du PIB de métropole en ressources. Parmi les huit minima sociaux, trois allocations
2002. Le PIB par habitant en Ile-de-France est supérieur de concernent plus des trois quarts des bénéficiaires franciliens : le
76 % à celui de province. L’écart est un peu moins net avec le RMI (Revenu minimum d’insertion ), l’Allocation aux person-
nes handicapés (AAH) et l’Allocation de solidarité spécifiquePIB par emploi, indicateur plus fiable : 79 500 € contre
(ASS), principale allocation chômage du régime de solidarité.56 500€ en province, soit 41 % de plus.
Fin décembre 2002 ces allocations ont été versées respective-
Le revenu fiscal médian est supérieur de 27 % à celui des mé- ment à 176 000 , 87 000 et 72 000 Franciliens. A la même date,
nages provinciaux. La prise en compte des revenus sociaux et plus de 310 000 personnes sont couvertes par le RMI (alloca-
des prélèvements fiscaux atténue cet écart : l’Ile-de-France taire, conjoint, enfants et autres personnes à charge).
Figure 5 - Population vivant en dessous du seuil de bas revenus en 2000
Sources : Caisses d'allocations familiales, InseeFigure 6 - Profil social des ménages par commune, en 1999
Source : Insee, IAURIF, Atlas des Franciliens, tome 3
Si les bénéficiaires d’un minimum social vivent souvent avec des Hauts-de-Seine et les Yvelines. Les disparités sont également
ressources inférieures au seuil de pauvreté, leur seule connais- frappantes en matière de réussite scolaire : le taux de réussite au
sance ne permet pas d’appréhender toutes les personnes rési- bac est de 79,9 % dans les Yvelines et de 66,5 % en
dant dans un foyer à bas revenus. A partir des données des Seine-Saint-Denis.
Caisses d’allocations familiales, on évalue leur nombre à plus
d’un million, soit 10 % de la population francilienne. Ce taux de Le paysage social de l’Ile-de-France est un des plus contrastés de
pauvreté monétaire, appréhendée au travers des fichiers des France (Figure 6). Les différences de prix fonciers et immobiliers
CAF, ne prend pas en compte la pauvreté des allocataires étu- conduisent à un recul de la mixité sociale : les cadres se concen-
diants ou âgés de 65 ans ou plus. Il est très variable d’un dépar- trent à Paris et dans le quadrant sud-ouest de l’Ile-de-France ; les
tement à l’autre, de moins de 10 % en grande couronne il ouvriers, plus dispersés, sont plus présents en proche banlieue
avoisine les 17 % en Seine-Saint-Denis, en 1999 (Figure 5). Pour nord-est et en amont et en aval de la vallée de la Seine.
plus de la moitié de ces foyers à bas revenus, les prestations re-
présentent 80 % des ressources. L’Ile-de-France compte 157 zones urbaines sensibles, sur un
total de 750 ZUS en métropole, soit 30 % de leurs habitants.
12,2 % de la population francilienne vit en ZUS en 1999
contre 6,6 % en province.Les oppositions territoriales en matière de revenus se sont ren-
forcées au sein de la région. Le revenu après impôt par foyer fis-
cal a ainsi diminué de 1984 à 1998 dans un seul département, la
ne région jeuneUSeine-Saint-Denis (- 6,3 %), tandis qu’il augmentait plus
particulièrement à Paris, de 22,9 %, ainsi que dans les Terre de fortes migrations, l’Ile-de-France bénéficie de l’ar-
rivée de nombreux jeunes actifs qui commencent à repartir
une décennie plus tard en nombre plus important encore. Le
our en savoir plusP taux d’entrée de jeunes de 25 à 29 ans est le plus élevé des ré-
gions de France. A Paris en particulier, 30 % des jeunes de 18 à
Bourlès L. : « Seules neuf régions résistent à la hausse du chômage »,
29 ans résidents en 1999 habitaient en province en 1990. Mais
Insee première, n° 888, mars 2003.
le solde migratoire global de la région est le plus négatif des ré-
Jacquier J., Kirthichandra A. : « les régions françaises dans l’Union euro-
gions françaises, avec notamment un taux de sortie le plus éle-
péenne en 1998 », Insee première, n° 810, octobre 2001.
vé pour les 60 à 74 ans. Globalement, au cours de la dernière
Lecomte D. : « Le positionnement économique des métropoles du
décennie du siècle précédent, 223 600 personnes ont quittéeNord-Ouest de l’Europe », Les cahiers de l’Iaurif, n° 135, 4 trimestre 2002.
l’Ile-de-France chaque année pour s’installer en province, tan-
Omalek L. : « Projections régionales de population pour 2030 : l’impact des dis que seulement 161 800 y arrivaient.
migrations », Insee première, n° 805, septembre 2001.
« Population et modes de vie », Atlas des Franciliens, tome 3 , Insee - Iaurif, Avec ses 17 universités, ses 15 IUT et ses nombreuses grandes
2002.
écoles, l’Ile-de-France rassemble à elle seule plus du quart des
« La France et ses régions », Insee-références, 2002-2003. étudiants de métropole (26 %).Figure 7 - Structure d’âge en 1999, Ile-de-France et province
eul à Paris, en famille en banlieueS
35 Cette forte présence d’étudiants explique en partie que c’est en
31,5 Ile-de-France que la part des personnes vivant seules dans leur
30
logement est la plus importante. A Paris, où les logements
27,4 26,6 sont plus petits, la moitié des ménages sont constitués d’une25,2 25,825
seule personne. Les familles sont plus souvent installées en
24,4
banlieue, dans les villes nouvelles et dans le périurbain. Le
20
nombre de familles monoparentales progresse fortement,
comme dans le reste du pays.
15
14,3
10,810 égion cosmopolite...R
8,1 L’Ile-de-France est la principale porte d’entrée des étrangers
5 5,8
arrivant en France : 43 % des étrangers arrivés sur le territoire
national depuis 1990 et recensés en 1999 se sont installés dans0
la région. Celle-ci est ainsi de très loin la première avec 40 %
60-74 ans0-19 ans 20-39 ans 40-59 ans 75 ans du total des étrangers recensés en métropole en 1999. Ils y re-
ou plus présentent 12 % de la population contre 5,6 % en métropole.Ile-de-France Province
En Seine-Saint-Denis, cette proportion est maximale et s’est
nettement accentuée depuis 1990 (+ 7,2 points), alors qu’elle aSource : Insee, recensement de la population
crû faiblement régionalement (+ 1,3 point).
L’arrivée de jeunes et le départ des plus âgés contribuent à en-
Les Portugais, les ressortissants d’Afrique subsaharienne, ettretenir la jeunesse relative de la population ou à limiter son
dans une moindre mesure les Maghrébins, sont relativementvieillissement. Près du quart de la population a moins de
plus présents en Ile-de-France qu’en province. Les Portugais20 ans (Figure 7). Conséquence de cette jeunesse, le solde na-
sont plutôt dispersés dans la région et dans des communes pa-turel est exceptionnel et constitue les deux cinquièmes du
villonnaires. Les Algériens, plus souvent en HLM, sontsolde naturel de la métropole. Le taux brut de natalité en
concentrés au nord-est de Paris. Des communes industriellesIle-de-France est le plus élevé de métropole, devant celui du
le long de la vallée de la Seine se caractérisent par de fortesNord-Pas-de-Calais : 15,8 pour mille habitants en 2000 contre
proportions de Marocains.12,5 en province.
En 2030, l’Ile-de-France devrait être la région la plus jeune de ... et très urbanisée
métropole avec la plus forte proportion de moins de 25 ans et
Les huit départements de l’Ile-de-France dépassent tous lela part des plus de 60 ans la plus faible.
million d’habitants en 1999. Avec environ 2,1 millions d’habi-
tants, Paris, département le plus peuplé de France après le
Nord (2,6 millions), affiche une population supérieure à celle
Figure 8 - L'aire urbaine francilienne
de la moitié des régions métropolitaines. Les autres départe-
BEAUVAIS 60 ments franciliens sont autant ou plus peuplés que laELBEUF COMPIEGNE SOISSONS
Franche-Comté, et bien plus que le Limousin ou la Corse.27
02
GAILLON CREIL
VERNON
CHATEAU-THIERRY
Hors Paris, huit communes comptent plus de 80 000 habi-95
tants. Près d’uneune sur cinq abrite plus de 10 000 habi-EVREUX
93 tants (une sur 50 en province) et 83 % de la population y réside
7592 (41 % en province). L’agglomération de Paris, avec 9,6 mil-
5178 94 lions d’habitants, regroupe à elle seule 88,1 % de la population77
DREUX et 92,3 % des emplois de la région. Seulement 0,1 % de la po-
PROVINS pulation vit dans l’espace à dominante rurale contre 22,2 % en
91 province. L’aire urbaine de Paris (agglomération parisienne et10
MONTEREAU-FAULT-YONNE
28 sa couronne périurbaine) couvre la quasi totalité de
CHARTRES
l’Ile-de-France et déborde sur les départements voisins, sur-
89 SENS
tout au nord et à l’ouest (Figure 8).
PITHIVIERS NEMOURS
45
La densité de population, de 912 hab/km², est près de trois
Aire urbaine Pôle urbain Couronne Espace à fois supérieure à celle de la Belgique pour une population to-
dominante ruralepériurbaine tale équivalente et 10 fois supérieure à celle de la province
(89 hab/km²). La densité francilienne est très variable entre
Paris (20 238 hab/km²), la petite couronne (6 148 hab/km²) et
Source : Insee, recensement de la population 1999 la grande couronne (426 hab/km²).Figure 9 - L’intercommunalité en Ile-de-France au 01/01/2003
Source : ministère de l'Intérieur, Direction générale des collectivités territoriales
Le nombre de navettes domicile-travail, très élevé, a continué
'intercommunalité à fiscalité propre démarre
d’augmenter ces dernières décennies. Un tiers des actifs L
d’Ile-de-France ayant un emploi travaille dans sa commune de
résidence en 1999. 42 % de ces actifs francilens, contre 9 % Près de 30 000 communes sur les 36 500 de France fai-
des actifs provinciaux, sortent de leur département de rési- ersaient partie au 1 janvier 2003 d’un des 2 360 groupe-
dence pour aller travailler. Si 65 000 personnes, soit 1,4 %, sor- ments de communes à fiscalité propre, soit 81,5 % des
tent de la région pour aller travailler, 262 000 emplois sont communes et 79 % de la population. L’Ile-de-France, plu-
occupés par des personnes résidant hors d’Ile-de-France, dont tôt en retard, notamment par rapport à des régions comme
189 000 originaires du Bassin parisien (41 % d’entre eux en la Bretagne ou l’Auvergne, voit l’intercommunalité à fisca-
provenance de l’Oise). lité propre se développer : plus du tiers des communes et
de la population sont regroupées dans 19unautés
d’agglomération, 6 syndicats d’agglomération nouvelleLa région dispose d’un réseau de transports en commun très
(SAN), 42 communautés de communes, soit 67 établisse-dense, plus particulièrement dans la zone centrale : 1 652 km
ments publics de coopération intercommunale (Figure 9).dont 1 401 km de RER ou SNCF banlieue, 218 km de métro et
33 km de bus et tramway en site propre. En 1998, 6,8 millions
de déplacements étaient effectués quotidiennement en trans-
ports en commun, dont 70 % sur ce réseau de transports en Vue du ciel, l’Ile-de-France reste une grande région naturelle :
commun lourd. Aussi l’Ile-de-France possède-t-elle le plus 80 % de son territoire est composé de bois et forêts ou d’espa-
faible taux d’équipement automobile moyen par ménage : sept ces agricoles, 9 % seulement est dévolu à l’habitat, 5,7 % aux ac-
tivités, 5,2 % aux parcs et autres espaces récréatifs. La régionménages sur dix sont équipés et un sur deux seulement à Paris,
contre huit sur dix en province. dispose de trois parcs naturels régionaux et de 24 km² de forêts.
Alain CHARRAUD,
Thomas LE JEANNIC
Insee Ile-de-France

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