Inégalités territoriales de niveau de vie

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Fin 1996, les communes agricoles ont un niveau de vie de 20 % inférieur au niveau de vie moyen ; à l'opposé, les quartiers les plus aisés ont un niveau de vie de 40 % supérieur à la moyenne. Entre ces extrêmes se situent les communes et quartiers ouvriers (- 10 %), les communes et quartiers des classes moyennes tertiaires (+ 1 %) et les quartiers d'activité technique très qualifiée (+ 20 %). Les quartiers qui abritent les populations les plus aisées sont non seulement ceux où les inégalités sont les plus fortes mais aussi ceux où les professions et activités économiques des actifs sont les plus diversifiées.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 614 OCTOBRE 1998
PRIX : 15 F
Inégalités territoriales de niveau de vie
Christine Lagarenne, division Revenus et patrimoine des ménages,
Nicole Tabard, division Etudes sociales, Insee
de vie : les communes agricoles, les commu in 1996, les communes agricoles
nes et quartiers ouvriers, les communes et
ont un niveau de vie de 20 % infé
quartiers des classes moyennes tertiaires,Frieur au niveau de vie moyen ; à les communes et quartiers d’activité techni
l’opposé, les quartiers les plus aisés ont que très qualifiée et enfin les quartiers dits
« huppés ». Ainsi fin 1996, le niveau de vieun niveau de vie de 40 % supérieur à la
varie de 6 500 F par unité de consommation
moyenne. Entre ces extrêmes se si
par mois dans les communes agricoles à
tuent les communes et quartiers ouvriers11 600 F/u.c./mois dans les quartiers huppés
( 10 %), les communes et quartiers des (tableau 1).
classes moyennes tertiaires ( + 1 %) et les
Les communes agricolesquartiers d’activité technique très quali
fiée ( + 20 %). Les quartiers qui abritent les Dans les communes agricoles , vivent, outre
populations les plus aisées sont non seu les exploitants agricoles et les anciens agri
culteurs (un ménage sur cinq), des artisanslement ceux où les inégalités sont les plus
et surtout des ouvriers (un ménage sur
fortes mais aussi ceux où les professions
cinq) travaillant principalement dans les
et activités économiques des actifs sont industries agro alimentaires, la produc
les plus diversifiées. tion de matériaux de construction, le tra
vail du bois, le bâtiment ( tableau 2). Le
Les activités de production, de conception, niveau de vie y esd’autant plus bas quet
de direction, de recherche et développe- la population agricole est importante. Il est
ment... sont soumises à des contraintes dif minimal dans les communes les plus agri-
férentes de localisation ; de ce fait, la coles du « rural isolé », 5 400 F/u.c./mois,
hiérarchie qui prévaut dans l’entreprise, est soit 33 % de moins que la moyenne natio
fortement imprimée sur le territoire : les per nale (8 100 F/u.c./mois).
sonnels d’exécution n’habitent pas aux mê
mes endroits que les dirigeants d’entreprise. Les communes et quartiers ouvriers
Dès lors, les activités destinées à satisfaire
la demande locale s’ajustent aux ressources La quasi totalité des ménages (97 %) qui habi
des habitants. Dans cette optique, les inéga tent dans une commune ouvrière vivent en pro
lités territoriales de niveau de vie sont étu vince ; 28 % de ces ménages sont ouvriers,
diées ici à partir d’une caractérisation 11 % employés et 11 % appartiennent à la ca-
socio économique de l’espace. tégorie profession intermédiaire ; ils travaillent
L’Insee a établi une classification des quar notamment dans la grande industrie : sidérur
tiers et communes de France métropolitaine gie, métallurgie, travail des métaux, fonderie,
à partir du recensement de la population surmécanique. Leur niveau de vie est de 10 % in-
des critères socio économiques (cf. Pour férieur à la moyenne (7 300 F/u.c./mois). Dans
comprendre ces résultats). Cette typologie les communes ouvrières les plus rurales, le ni
oppose cinq grands ensembles qui rendent veau de vie (7100 F/u.c./mois) reste inférieur
compte des inégalités territoriales de niveau au niveau de vie moyen.
Niveau de vie selon la partition socio économique
Niveau de vie
Répartition de la Niveau de vie
(indice 100 =
population (%) (F/u.c./mois)
ensemble)
Communes agricoles 12,0 6 500 80
Communes et quartiers ouvriers 36,9 7 300 90
Communes et quartiers des classes moyennes tertiaires 34,6 8 200 101
Quartiers d’activité technique très qualifiée 7,0 10 000 123
Quartiers huppés 9,5 11 600 143
France métropolitaine 100,0 8 100 100
Source : Enquête Logement 1996, Insee
˚
INSEE
PREMIEREIl est plus élevé dans les communes ou la moyenne nationale. Ce sont par Les quartiers des classes
vrières situées dans les couronnes périur exemple des quartiers d’Argenteuil, moyennes tertiaires
baines ou en banlieue (7 700 F/u.c./mois Saint Priest, Martigues, Vaux en Ve
en province et 7 900 F/u.c./mois en lin ou Vénissieux, pour ne citer que Un tiers des ménages vivent dans les
région parisienne) que dans les vil des villes de plus de 40 000 habitants.quartiers et communes des classes
les centres des grandes aggloméra En revanche, dans les quartiers ou- moyennes tertiaires où le niveau de vie
tions (6 600 F/u.c./mois). En effet, vriers des villes centres des grandes moyen est très proche de la moyenne
les communes ouvrières périphéri agglomérations de province (telles nationale, 8 200 F/u.c./mois. Espace ur-
ques accueillent une forte proportion que Calais, Le Havre, M ulhouse, bain par excellence, ces quartiers ras-
de personnels d’encadrement de la Roubaix, Troyes) sont surreprésen semblent beaucoup d’actifs de caté-
production (contremaîtres, techni tés les employés et les ouvriers du tra gories sociales diverses mais majoritai
ciens) dont le niveau de vie dépassevail artisanal, et les chômeurs. rement employés dans l’administration
Caractéristiques des cinq types socio économiques
En %
moyen techniqueType de commune ou quartier où résident les ménages
agricole ouvrier huppé Ensemble
tertiaire qualifié
Situation géographique de la commune ou du quartier
Province Rural isolé ou commune sous influence d’un pôle rural 61 8 - - - 10
Pôle rural ou commune rurale sous influence urbaine 28 19 4 - - 12
Commune multipolarisée, couronne périurbaine, banlieue 10 42 31 22 8 30
Centre d’unité urbaine de moins de 100 000 habitants 1 18 18 - - 13
Centre d’unité urbaine de 100 000 habitants ou plus - 10 27 14 20 16
Ile de France Grande couronne parisienne - 2 8 40 9 7
Petite couronne parisienne - 1 11 23 14 7
Paris ---- 49 5
Ensemble 100 100 100 100 100 100
Profession et catégorie socioprofessionnelle des habitants (personne de référence du ménage)
Exploitant agricole ou ancien agriculteur 21 5 1 - - 5
Artisan, commerçant 644354
Chef d’entreprise, profession intellectuelle sup., cadre 3 5 10 18 25 9
Profession intermédiaire 8 11 15 19 15 13
Employé 611151312 12
Ouvrier 23 28 18 14 8 21
Retraité sauf ancien agriculteur 27 29 28 26 24 28
Etudiant 1347 2
Autre inactif 66634 6
Ensemble 100 100 100 100 100 100
(dont chômeur) (4) (7) (6) (6) (6) (6)
1
Branche d’activité économique de l’établissement où travaillent les ménages actifs
48,6Activités de production et commerce de gros 65,5 58,5 39,9 41,3 30,1
I1 Agriculture, sidérurgie, métallurgie, fonderie, industrie de la viande, du bois, industrie 33.6 23.1 8.2 5.0 2.6 15.6
textile, transport routier de marchandises
I2 Production distribution d’électricité, chimie de base, machines outils, équipement industriel, 27.5 27.2 20.2 18.1 11.3 22.5
construction automobile, industrie laitière, commerce de gros alimentaire
I3 Imprimerie de labeur, commerce de gros équipement industrie pharmacie accessoires 2.6 5.0 5.7 7.8 5.1 5.2
automobile, fret terrestre et fluvial
I4 Fabrication spécialités pharmaceutiques, matériel traitement information appareils 1.9 3.2 5.7 10.3 11.1 5.3
radioélectriques, presse édition, commerce de gros non alimentaire
30,7Prestations aux ménages 22,3 26,3 35,8 30,9 38,3
P1 Exploitation des supermarchés et hypermarchés, vente et réparation de véhicules cycles, 7.7 8.7 8.8 6.4 3.8 7.9
transports de voyageurs ferroviaires routiers, établissements personnes âgées enfance
protégée handicapés (services marchands), enseignement élémentaire (services marchands)
P2 Commerce détail alimentaire meubles matériel électrique radio pharmacie coiffure, 9.2 10.1 12.4 9.6 10.7 10.8
cafés-tabac, hôtels restaurant, établissements hospitaliers spécialisés, handicapés (services
non marchands), enseignement préscolaire et second degré (services non marchands)
P3 Commerce détail (habillement équipement maison livres- esthétique), grands magasins, 5.5 7.5 14.5 14.9 23.8 11.9
restaurants, agences immobilières, administration d’immeubles, hôpitaux généraux, cliniques,
cabinets médicaux, transports urbains aériens, gestion spectacles télévision équipements
culturels socio éducatifs, enseignement supérieur et artistique (services non marchands),
services domestiques
11,7Administration 8,6 9,9 14,6 12,7 11,1
A1 Administration locale, P&T, gendarmerie, infrastructures forces armées 7.2 7.6 10.2 7.7 5.0 8.2
A2 Administration centrale, police nationale, sécurité sociale 1.4 2.3 4.4 5.0 6.1 3.5
9.0Services aux entreprises (cabinets d’études, organismes financiers, assurances, 3.5 5.3 9.7 15.1 20.5
prestation temporaire personnel, recherche scientifique)
100Ensemble 100 100 100 100 100
1. Les quelques 640 activités économiques repérées au recensement de 1990 ont été classées selon deux critères qui ne s indépendantsont pas : selon qu’elles sont ou non directement
dévolues aux ménages et selon le rapport de leurs poids respectifs dans les communes et quartiers aisés et dans les communesvrières ou. Les activités non directement destinées aux
particuliers sont séparées en production / administration / services aux entreprises. La désignation adoptée pour les dixques rubri se réfère aux activités dominantes dans chacune.
Sources: Situation géographique de la commune ou quartier et Profession et catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence du ménage, Enquête Logement 1996, Insee
Branche d’activité économique de l’établissement où travaillent les ménages actifs, Recensement de la population 1990, Insee
¸de proximité (P&T, sécurité sociale, Montpellier ou Toulouse. C’est dans ou des quartiers huppés (graphi
protection civile), dans les transports, l’espace périphérique des grands cen que 1). Le rapport interdécile des ni
le commerce de détail non alimentaire,tres que les caractéristiques des quar veaux de vie est minimal dans les
les établissements hospitaliers géné tiers d’activité technique sont les plus communes ouvrières, 3,5, et maximal
raux... toutes activités implantées affirmées : surreprésentation des in- dans les communes huppées, 5,0.
dans des centres moyens et rayonnantgénieurs, des cadres de gestion de Les quartiers qui abritent les popula
sur leur environnement. l’industrie et des techniciens. Les ac tions les plus aisées sont non seule
En Ile de France, ces quartiers se trou tifs de ces quartiers travaillent surtout ment ceux où les inégalités sont les
vent dans la grande couronne comme dans l’industrie chimique, le matériel plus fortes mais aussi ceux où les pro
Chelles, Corbeil Essonnes, Mantes la électrique, le matériel professionnel fessions et activités économiques des
Jolie, Meaux, Les Mureaux. Mais plus électronique ou de traitement de l’infor actifs sont les plus diversifiées (ta
souvent, ils entourent la partie nord mation, la fabrication d’appareils radio bleau 2).
nord est de Paris, de Clichy à Ivry sur récepteurs, l’automatisme industriel, L’activité des zones agricoles (en de
Seine en incluant une partie du 18ème l’aviation, le commerce de gros indus hors de l’agriculture) et ouvrières est
arrondissement de la capitale. triel. très concentrée dans la grande indus
En province, ces quartiers sont surtout trie ; celle ci mobilise près de la moitié
situés dans les villes centres des ag des emplois non agricoles dont lesLes quartiers huppés
glomérations (la plupart des quartiers deux tiers sont des emplois ouvriers.
d’Avignon, Besançon, Béziers, Mon- Un ménage sur dix habite un quartier Les commerces et services intéres-
tauban, Nice, Nîmes, Niort, Poitiers, huppé. Ces quartiers sont peu fré sant directement les ménages m obi
Quimper). Ces classes moyennes ter quents en province si ce n’est dans lisent moins d’emplois qu’ailleurs et
tiaires cohabitent avec des profes quelques grandes villes comme Bor sont davantage confinés dans des ac
sions supérieures de type tertiaire deaux, Lyon, Nancy, Nantes, Stras- tivités qui requièrent une main d’œu
(professions libérales, professions bourg ou dans des petites villes prochesvre ouvrière et certaines catégories
des arts et spectacles et cadres d’en de grands centres : Caluire et Cuire, d’employés.
treprise de service) dans les centres, Marcq en Barœul, Villeneuve d’Ascq. C’est l’inverse dans les quartiers huppés
et des professions supérieures de typeC’est une morphologie propre à l’Ile de-où les activités requièrent un large
technique, ingénieurs, cadres et pro France (Paris, la majorité des quar éventail de professions, éventail
fessions intermédiaires de gestion de tiers de Boulogne Billancourt, Neuilly s’élargissant vers le haut de l’échelle
l’industrie, dans les banlieues (quar sur Seine, Saint Germain en Laye, sociale. Parmi les actifs, la part des
tiers de Mérignac, Pessac, Villeneuve Versailles). Le niveau de vie y est de chefs d’entreprise, professions libéra
d’Ascq, par exemple). 40 % plus élevé que la moyenne natio les et cadres est quatre fois plus forte
Et cependant le niveau de vie des ha nale. Ces quartiers sont caractérisés dans les quartiers "huppés" que dans
bitants de ces quartiers est plus bas par une forte concentration des pa les communes et quartiers ouvriers.
dans les villes centres que dans les trons, professions libérales et cadres ; Pour les patrons des entreprises de
banlieues et ce, à cause de la forte ils diffèrent selon leur type d’activité. services, les spécialistes de l’informa
proportion d’inactifs. En particulier, les Dans les quartiers où sont très concen-tique, les cadres des états majors des
centres comptent 15 % de personnes trés les actifs travaillant dans les servi grandes entreprises, les avocats et in
seules âgées de 65 ans ou plus, les ces aux entreprises, les banques et les génieurs conseils, le rapport est de un
banlieues, 10 %. De même, les étu organismes financiers le niveau de vie à huit ; c’est la conséquence de la con
diants représentent 8 % des ménages s’élève à 13 300 F/u.c./mois contre centration des sièges sociaux et des
des grands centres contre environ 2 %10 000 F/u.c./moisdans ceux où domi services aux entreprises. Avec ces ca
dans les autres communes des clas nent les services aux particuliers. Le pre tégories supérieures, cohabitent des
ses moyennes tertiaires. mier groupe est exclusivement situé en professions intermédiaires travaillant
Ile de France ; le niveau de vie y estdans les organismes financiers et
alors de 60 % plus élevé que la beaucoup de salariés des servicesLes quartiers d’activité
moyenne nationale. destinés à la clientèle aisée (entretien,technique très qualifiée
gardiennage, chauffeur...). Ainsi, ces
Les habitants des quartiers d’activité quartiers comprennent environ unLes niveaux de vie sont d’autant
technique très qualifiée ont un niveau tiers de ménages aisés (plus deplus dispersés que l’espace
de vie de 20 % supérieur à la 13 900 F/u.c./mois) et deux tiers deconsidéré est plus riche
moyenne. 63 % d’entre eux habitent ménages à niveau de vie intermédiaire
en banlieue parisienne, par exemple à Aux inégalités de niveaux de vie entre(entre 3 700 et 13 900 F/u.c./mois).
Antony, Créteil, Nanterre, Saint Maur les types de quartiers ou communes Cette diversité va de pair avec la con
des-Fossés, Sartrouville, 22 % habi s’ajoutent des inégalités internes à centration des ménages les plus ai
tent dans les banlieues de province, chaque type, inégalités d’autant plus sés : 40 % d’entre eux habitent dans
par exemple à Aix en Provence, Ca fortes que l’espace est plus riche. Lesun quartier « huppé » ou un quartier
luire-et-Cuire, Saint Herblain, Saint niveaux de vie des habitants des com « technique très qualifié », zones géo
Martin d’Hères, Talence, Vandœuvre munes agricoles et ouvrières sont en graphiques qui regroupent seulement
lès Nancy et seulement 15 % dans leseffet moins dispersés que ceux des 16 % de la population totale (ta
centres de province tels que Grenoble,communes et quartiers très qualifiés bleau 3).Répartition des ménages selon leur niveau de vie Distribution des niveaux de vie
En % des ménages
intermédiaire
Niveau de vie faible aisé
inférieur supérieur
1
Décile 1 2 à 5 6 à 9 10 Ensemble
Type socio économique
des communes et quartiers
Agricole 22 15 9 5 12
Ouvrier 41 433522 37
Des classes moyennes tertiaires 28 32 38 32 34
Technique très qualifié 3 5 9 13 7
Huppé 6 5 9 28 9
Ensemble 100 100 100 100 100
Agricole 18 49 29 4 100
Ouvrier 11 46 37 6 100
Des classes moyennes tertiaires 8 38 44 9 100
Technique très qualifié 5 26 50 19 100
Huppé 6 22 41 30 100
Hors ménages d’étudiants.Ensemble 10 40 40 10 100
Lissage réalisé par la méthode du noyau d’Epanechnikov.
1. Les déciles sont calculés une fois exclus les ménages étudiants ; ces derniers, concentrés dans les communes et quar Source : Enquête Logement de 1996, Insee
tiers aisés, font partie des ménages à bas revenu.
e
Lecture : 30 % des habitants des « quartiers huppés » appartiennent au 10 décile de niveau de vie (c’est à dire sont par
e
mi les 10 % des ménages les plus aisés). Et 28 % des ménages du 10 décile habitent dans des quartiers huppés.
Source : Enquête Logement 1996, Insee
par le profil des hommes (personnes de réfé Le niveau de vie d’un ménage est mesuré parEn revanche, la concentration sur le ter
ses revenus rapportés au nombre d’unité derence actives) en fonction de leur situation
ritoire des ménages à faible niveau de consommation (échelle 1 ; 0,5 ; 0,3). Par reve d’emploi en environ 150 rubriques ; ces rubri
nus on entend la somme des revenus d’activitéques combinent la catégorie socioprofession vie apparaît moins forte, au vu de la ty
nelle, le statut (ayant un emploi ou chômeur) (salaire des deux conjoints par exemple), des
pologie socio économique proposée. La revenus du patrimoine, des retraites, des pres et la branche d’activité économique de l’éta
proportion de ces ménages n’atteint que tations sociales (bourse d’étudiants, alloca blissement où travaillent les actifs ayant un
tions familiales ou allocation logement paremploi. Les informations utilisées sont celles18 % dans le type socio économique le
du recensement de 1990, les seules fournis exemple) et des revenus de transfert entre les
plus pauvre, à savoir les communes ménages. La part des revenus d’activité desant une information exhaustive concernant
l’ensemble des ménages était, en 1996, d’en agricoles, alors que la proportion de mé les 36 570 communes.
viron 65 % des revenus globaux (d’après l’en Les techniques statistiques multidimensionnellesnages aisés atteint 30 % dans les quar
(analyse des correspondances et classification quête Logement).
tiers huppés. Il existe néanmoins des L’enquête Logement s’est déroulée entre no ascendante hiérarchique) permettent un résumé
vembre 1996 et janvier 1997. Elle porte sur unde cette information sous la forme d’une typologiezones, notamment des zones urbaines,
échantillon de 40 000 logements, soit 29 043regroupant en 33 types les 7 160 unités géogra où les ménages à bas revenus sont lar
phiques, opposant les activités agricoles, indus ménages enquêtés.
gement surreprésentés, mais il faudrait trielles, artisanales, techniques, tertiaires,
directionnelles, avec des distinctions internes se un découpage géographique plus fin
lon la qualification ou la position hiérarchique.
pour les repérer. Cette typologie fournit une bonne représenta
tion des inégalités géographiques des ressour Pour en savoir plus
ces directement liées à l’activité économique,
Pour comprendre avant les corrections apportées par les politi
ques sociales et familiales, et indépendam N. Tabard, 1993, "Représentation socio ces résultats
ment de la composition des ménages. économique du territoire", document de
La typologie est ici simplifiée en cinq types de travail Insee ; F9304.
quartiers et communes, les limites tenant aux
Pour construire la typologie socio économi effectifs disponibles dans l’enquête Logement « Revenus et Patrimoine des ména
que des quartiers et communes, le territoire de 1996. Elle explique alors 5,5 % de la va ges », édition 1998, à paraître, Insee,
a été subdivisé en 7 160 unités géographi riance des niveaux de vie. La partition socio collection Synthèse.
ques : quartiers pour les grandes villes, com économique sous sa forme détaillée, en 33
munes pour celles de 5 000 à 10 000 types, fournirait évidemment une amplitude L. Omalek, 1998, Enquête Logement
habitants, cantons pour les communes plus des inégalités beaucoup plus grande. 1996, Insee Résultats, à paraître.
petites. La taille moyenne de ces unités est deElle est néanmoins utilisée dans cet article,
Thomas Le Jeannic et Joëlle Vidalenc,7 700 habitants. Chaque unité est caractériséepour apprécier les inégalités de niveau de vie.
« Pôle urbain et périurbanisation »,
Insee Première n° 516 avril 1997.
Direction Générale :
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Date : _______________________________ Sgnaturei © INSEE 1998
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