L'aire urbaine d'Evreux : Un territoire attractif pour les jeunes actifs

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L'aire urbaine d'Evreux est un territoire très fortement structuré autour de son centre économique et administratif. Les quatre communes du pôle urbain concentrent ainsi une grande part de la population, une part encore plus importante des emplois et la quasi-totalité du logement social. Cette situation crée évidemment des liens très forts entre le pôle urbain et les vingt autres communes de la communauté d'agglomération, mais aussi avec les 52 autres communes de l'aire urbaine qui appartiennent ou appartiendront à des pays ou à des communautés d'agglomération voisins.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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SYNTHÈSES LOCALES
L’AIRE URBAINE D’ÉVREUX
Un territoire attractif
pour les jeunes actifsAVANT-PROPOS
Ce document a pour objectif de four L’aire urbaine d’Évreux est un territoire très fortement structuré autour de son-
centre économique et administratif.nir aux acteurs locaux une informa-
Les quatre communes du pôle urbain concentrent ainsi une grande part de lation sur leur territoire, notamment à
population, une part encore plus importante des emplois et la quasi-totalitépartir des données issues du recense-
du logement social. Cette situation crée évidemment des liens très forts entrement de la population de 1999. Il vise
le pôle urbain et les vingt autres communes de la communauté
à apporter un certain nombre d’éclai-
d’agglomération, mais aussi avec les 52 autres communes de l’aire urbaine
rages sur la structuration du terri-
qui appartiennent ou appartiendront à des pays ou à des communautés
toire, la population résidente, l’emploi
d’agglomération voisins.
ou encore l’activité économique. Le On peut parler d’une forte complémentarité entre l’agglomération urbaine et
périmètre d’étude choisi par l’INSEE les communes rurales. On pourrait aussi évoquer un important déséquilibre…
est l’AIRE URBAINE D’ÉVREUX (1). C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de travailler à une échelle plus
Ce zonage, à caractère technique, cor- large, celle de l’aire urbaine, car les questions relatives à l’activité
respond à un territoire au sein duquel économique, aux déplacements quotidiens, au logement ou à l’accès aux
équipements se posent plutôt à cette échelle.les liens entre les communes sont forts
Une population jeune ayant une bonne formation, une industrie assez récenteen termes d’emploi. C’est un espace
et plutôt dynamique, une croissance forte des services font de l’aire urbainede vie cohérent, composé d’une agglo-
d’Évreux un territoire au caractère attractif au sein de la Haute-Normandie,
mération et d’un ensemble de com-
malgré la proximité du bassin parisien.
munes sous son influence, dans lequel
Mais si l’aire urbaine d’Évreux attire un nombre important de jeunes actifs
une grande majorité d’actifs résident
ayant une bonne formation, en revanche, elle ne parvient pas à retenir ses
et travaillent.
étudiants qui trouvent à Rouen ou à Paris des conditions plus favorables.
Cette publication s’inscrit dans une Le chômage se maintient à un niveau relativement faible dans l’aire urbaine.
série d’études des territoires dans les- L’accès à l’emploi des femmes, déjà facilité par la présence d’une industrie
quels les communautés d’aggloméra- qui mobilise beaucoup de main-d’oeuvre féminine, est favorisé par le
tion se mettent en place. mouvement de tertiarisation progressive de l’économie locale.
(1) voir carte et définition page 12.
TERRITOIRE
Un seul pôle
S O MM A IRE d’emploi
qui structureTERRITOIRE
Un seul pôle d’emploi
qui structure fortement le territoire . . . . . . . . . . . . . . . . 1 fortement
POPULATION le territoire
Une population jeune et plutôt qualifiée . . . . . . . . . . . . 3
MIGRATIONS RÉSIDENTIELLES
L’aire urbaine d’Évreux re-
Un bilan migratoire très nuancé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
groupe près de 100 000 habi-
LOGEMENT
tants répartis sur 76 commuUn ménage sur quatre habite en HLM . . . . . . . . . . . . . . 6 -
nes. Les trois quarts de ces
EMPLOI
Une progression soutenue de l’emploi . . . . . . . . . . . . . 7 personnes habitent dans la
communauté d’agglomérationCHÔMAGE
Une zone relativement épargnée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 d’Évreux qui compte actuelle-
ment 24 communes. L’aire urFINANCES DES COLLECTIVITÉS -
LOCALES baine, comme la communauté
Une activité financière concentrée sur Évreux. . . . . . 10
d’agglomération, sont des terri-36 270. Parmi les 75 communes res-ÉVOLUTION DE LA POPULATION DE L’AIRE URBAINE (1)
tantes, seules deux rassemblent plusNombre de Population Population Évolution
communes 1990 1999 1990-1999 (%) de 1 000 emplois, il s’agit de Gravigny
Communauté d’agglomération d’Évreux 24 71 625 74 323 3,8
(1 390 emplois) et Saint-Sébas-
Pôle urbain 4 57 968 60 108 3,7
tien-de-Morsent (1 120 emplois). Une
Couronne périurbaine 72 35 032 37 069 5,8
seule autre commune compte plus de
Aire urbaine d’Évreux 76 93 000 97 177 4,5
500 emplois, Guichainville (850 em-Aires urbaines de référence (2) 1 071 1 983 749 2 014 319 1,5
plois). Ces trois communes font partieSource : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unités : commune, habitant, %
(1) limites de 1999
de la communauté d’agglomération qui(2) aires urbaines de 90 000 à 110 000 habitants
rassemble près de 42 000 emplois.
toires organisés autour d’un pôle couronne périurbaine dont la popula- Quatre communes seulement comp-
unique : Évreux. Cette prépondérance tion a été multipliée par 2,4 (+21 000 tent plus d’emplois que d’actifs occu-
de la préfecture de l’Eure est très habitants). En fait, le fort mouvement pés résidents. Il s’agit bien sûr
marquée : le premier critère, la popula de périurbanisation de ces commu- - d’Évreux qui compte plus de 36 000
tion, en est un exemple explicite. Évreux nes, encore rurales il y a quelques dé- emplois pour 20 000 actifs occupés ré-
compte plus de 50 000 habitants. Vien cennies, s’est produit surtout jusque- sidents et les trois communes de Mise-
nent ensuite Gravigny et Saint-Sébas- dans les années quatre-vingt. Depuis rey, Fauville et Gauciel qui hébergent
tien-de-Morsent, qui sont les deux 1990, le solde migratoire de ces com- la base militaire aérienne. Toutes les
seules autres communes de plus de munes s’est nettement réduit, deve- autres communes s’inscrivent bien
3 500 habitants : elles rassemblent à nant même négatif pour la moitié dans une logique de communes rési-
elles deux à peine 8 000 habitants. La d’entre elles. C’est grâce à la compo- dentielles périurbaines où les emplois
quatrième et dernière commune du sante naturelle (naissances moins sont moins nombreux que le nombre
pôle urbain, Arnières-sur-Iton, regrou décès) que se poursuit maintenant le- d’actifs occupés.
pait 1 500 habitants au dernier recense développement du secteur périurbain.- Globalement, sur l’aire urbaine
ment (1999). Cette forte prédominance Celui-ci profite d’une structure par âge d’Évreux, on dénombrait en 1999 envi-
du pôle d’Évreux se vérifie dans tous favorable, avec des générations en ron 1% d’actifs résidents de plus que
les domaines : population, activité éco- âge de procréer nombreuses. neuf ans auparavant. Dans le même
nomique, ressources financières des Autre composante de l’aire urbaine, temps, l’emploi sur place a progressé
communes… le pôle urbain d’Évreux a, quant à lui, de 4,7%, ce qui correspond à une
De 1990 à 1999, le territoire de l’aire connu une croissance plus régulière hausse importante.
urbaine s’est un peu modifié. Comme la mais de moins grande ampleur
très grande majorité des aires urbaines (+22%), passant de 47 000 habitants
françaises, celle d’Évreux s’est en 1968 à 60 000 en 1999. Une zone attractive
étendue. De 65 communes en 1990, Au cours de la dernière décennie, pour le reste de la région
l’aire urbaine est passée à 76 commu malgré le ralentissement déjà évoqué,-
nes en 1999. L’extension du territoire la population de l’ensemble de l’aire ur- Le principal critère pour la délimita-
s’est faite essentiellement vers l’ouest. baine a continué de croître à un rythme tion des aires urbaines (2) est celui des
A l’est, les communes extérieures à relativement élevé (+4,5% contre déplacements effectués entre le domi-
l’aire urbaine subissent plus directe +1,5% pour l’ensemble des aires urbai- - cile et le lieu de travail. L’importance
ment l’influence de Vernon, nes de taille comparable) (1). des navettes entre différentes commu-
Mantes-la-Jolie ou même Paris. Évreux Du fort mouvement de périurbani- nes, ou différents territoires (pays,
ne semble pas étendre sensiblement sa sation enregistré jusqu’en 1990, ten- communautés d’agglomération, dépar-
zone d’influence dans cette direction. dance qui n’est pas spécifique à l’aire tements) permet d’apprécier d’une part
urbaine d’Évreux, résulte un important la cohérence interne d’un territoire, et
changement de structure du territoire : d’autre part, les relations avec les
en 1968, l’actuel pôle urbain concenUne population qui croît - autres territoires. L’aire urbaine
sur un territoire qui s’étend trait 75% de la population de l’aire ur- d’Évreux compte 44 880 emplois pour
baine (définition 1999) ; trente ans plus 41 470 actifs résidents. Presque
Dans son périmètre actuel, l’aire tard, il ne concentrait plus que 62% 33 000 personnes résident et travail-
urbaine d’Évreux compte 97 000 per des habitants de cette même zone.- lent dans l’aire urbaine et 9 150 per-
sonnes. Ce territoire a connu une sonnes du reste du département vien-
croissance très vive depuis 30 ans, Un seul véritable pôle d’emploi nent y travailler.
avec 34 000 habitants supplémentai- Les échanges avec les départe-
res depuis 1968 (soit +54%). L’essen En 1999, sur les 44 880 emplois de-
(1) voir définition page 3.tiel de cette croissance provient de la l’aire urbaine, Évreux en concentre
(2) voir définition page 12.
2 - L’AIRE URBAINE D’ÉVREUXpasse avec Paris. ments (1990 et 1999), les déplace-
Évreux joue plus le rôle se sont allongés et les échan-
de la zone d’attraction. ges entre zones sont devenus plus
Par exemple, environ importants. En particulier, les échan-
1 100 emplois sont oc ges avec la Seine-Maritime se sont in- -
cupés par des habitants tensifiés et, sur le même axe, les inter-
de la Seine-Maritime et dépendances avec la communauté
ils sont deux fois moins d’agglomération Seine-Eure sont éga-
nombreux à faire le lement plus fortes. Au sud, en neuf
chemin inverse. ans, le nombre d’échanges avec le
A un échelon géogra pays d’Avre et d’Iton a sensiblement-
phique plus fin, la com augmenté.-
munauté d’aggloméra- En revanche, malgré la plus grande
tion d’Évreux attire mobilité des actifs et l’attraction du
sensiblement plus bassin parisien, les échanges avec la
d’actifs des pays environ région parisienne sont restés à peu-
nants qu’elle n’héberge près stables au cours de la dernière
de personnes occupant décennie : les actifs de l’aire urbaine
un emploi dans ces pays. travaillant sur Paris intra-muros sont un
Parmi les flux importants peu moins nombreux et, en contre-
on peut citer les 1 500 partie, environ cent actifs supplémen-
actifs du pays d’Avre et taires (de 570 à 670) se rendent quoti-
d’Iton (limitrophe de la diennement dans le département
communauté d’agglomé proche des Yvelines. Les communes-
ration) qui travaillent de l’aire urbaine ne subissent pas vrai-
dans la communauté ment une attraction croissante du
d’agglomération bassin parisien, pourtant relativement
d’Évreux ou les 1 300 proche. Évreux joue véritablement le
actifs venant du pays de rôle d’un pôle d’emploi, qui structure
Risle Charentonne. Les fortement le territoire.
relations sont similaires
(plus d’”entrants” que de
“sortants”) avec la com-
munauté d’aggloméra- POPULATION
tion de Seine-Eure et
même avec celle de Une population jeune
Rouen. Si 700 “Rouen-
et plutôt qualifiéenais” travaillent dans
l’aire urbaine d’Évreux,
L’aire urbaine d’Évreux se caracté-les actifs ébroïciens, à
rise par un solde naturel (naissancesl’inverse, sont peu nom-
moins décès) très favorable depuis plu-breux à travailler dans le
sieurs décennies et par son pouvoirprincipal pôle d’emploi
d’attraction relativement important surde la région.
ments alentours sont dissymétriques. les personnes autour de la trentaine,
Sans réelle surprise, les actifs sont souvent avec enfant(s). Ces tendances
beaucoup plus nombreux à résider sur conjuguées se reflètent dans la struc-Les navettes domicile-travail sont
l’aire urbaine d’Évreux et à travailler en ture par âge de la population de ce ter-plus longues et plus nombreuses
région parisienne que l’inverse. Ils sont ritoire, qui se caractérise par sa jeu-
un peu plus de 2 000 à se rendre quoti- Ces compor tements de nesse. Si l’on compare l’aire urbaine
diennement en région parisienne, dont déplacements domicile-travail ne sont d’Évreux avec les aires urbaines fran-
800 sur Paris même, alors que l’aire ur- pas particulièrement nouveaux. On çaises de même taille (1), toutes les
baine n’accueille que 500 Franciliens. peut cependant noter quelques évolu-
(1) aires urbaines de 90 000 à 110 000 habitants ; il s’agit de :Le déséquilibre avec les autres dé- tions survenues ces dernières années.
Albi, Auxerre, Macon, Alès, Brive-la-Gaillarde, Epinal, Cha-
teauroux, Périgueux, Saint-Omer, Agen, Creil, Evreux,partements est à l’opposé de ce qui se Entre les deux derniers recense-
La-Roche-sur-Yon, Beauvais, Nevers, Bourg-en-Bresse, For-
bach, Saint-Quentin, Laval, Roanne, Belfort.
L’AIRE URBAINE D’ÉVREUX - 3PYRAMIDE DES ÂGES DE L’AIRE URBAINE D’ÉVREUX MIGRATIONS
100
RESIDENTIELLES
90HOMMES FEMMES
80
Aires urbaines Un bilan migratoire
de taille70
comparable
très nuancé60
50
L’aire urbaine d’Évreux constitue,
40
Aire urbaine comme toute aire urbaine, un véritable
d’Evreux 30
bassin de vie dans lequel la grande ma-
20
jorité des ménages travaillent et habi-
10
tent. Les changements de résidence (1)
0 à l’intérieur de l’aire urbaine (74 0001,0 0,8 0,6 0,4 0,2 0 0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
entre 1990 et 1999) sont en effet bien
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : %
plus nombreux que ceux enregistrés
avec l’extérieur (46 000). Même à l’in-
tranches d’âge jusqu’à 40 ans sont sur nes de 15 ans ou plus ayant terminé- térieur de chaque commune, les chan-
représentées à Évreux. 58% de la po leurs études, 30% ont au moins le bac- - gements de résidence sont très nom-
pulation locale a moins de 40 ans, calauréat et 17% au moins le niveau breux. Entre 1990 et 1999, plus de
contre 52% dans la moyenne des aires «Bac+2». Ces proportions ne sont que 17 000 personnes ont déménagé tout
urbaines comparables. A l’inverse, les de 26% et 14% dans les aires urbaines en restant dans leur commune.
plus de 60 ans ne représentent que de taille comparable. Ces écarts, déjà Les migrations résidentielles à l’in-
15,5% des habitants, contre 21% dans significatifs en soi, sont d’autant plus térieur de l’aire urbaine sont typiques
les aires urbaines comparables. remarquables qu’Évreux s’inscrit dans de ce type de territoire : les déménage-
Cette jeunesse découle d’une nata un contexte régional défavorisé du- ments du pôle urbain vers la couronne
lité élevée mais elle la favorise égale- point de vue de la formation des périurbaine (5 600 personnes entre
ment puisqu’elle correspond à une pro habitants.- 1990 et 1999) sont presque deux fois
portion importante de personnes en On note toutefois que cet avantage plus nombreux que les flux de sens in-
âge de procréer. Autrement dit, les relatif en termes de diplômes ne s’ob- verse (3 200). Le solde migratoire de
deux phénomènes «s’autoentretien serve qu’après 25 ans. En fait, le- l’unité urbaine d’Évreux vis-à-vis de sa
nent» et devraient permettre à l’aire ur- niveau moyen de formation à la sortie couronne périurbaine est donc négatif,
baine d’Évreux de conserver cette jeu du système éducatif local est relative- - conformément à la logique “centrifuge”
nesse relative encore de nombreuses ment peu élevé. Le niveau relativement du centre vers la périphérie, tradition-
années. élevé dans l’aire urbaine s’explique nelle en France depuis les années
certainement par l’intégration progres- soixante-dix.
sive de nombreux «immigrants» qui se
Un niveau de formation sont installés au cours des dernières
relativement élevé décennies dans la zone d’Évreux ; ces Les ménages avec enfants
populations migrantes ont traditionnel- se tournent vers la couronne
La population de l’aire urbaine ap lement un niveau de formation en- périurbaine
paraît également comme relativement moyenne supérieur à celui des popula-
favorisée du point de vue des diplômes tions «stables». En règle générale, deux grandes ca-
et de la qualification. Parmi les person L’analyse des catégories sociopro- - tégories de population sont à l’origine de
fessionnelles de la popula- l’essentiel des migrations : les «trente-
PROPORTION DE BACHELIERS PARMI LES PERSONNES
tion active donne la même
AYANT TERMINÉ LEURS ÉTUDES naires» et leurs enfants (de0à15 ans)
60 image que celle relative d’une part, qui quittent les pôles urbains
50 aux diplômes. Les catégo- pour de meilleures conditions de loge-
ries les plus qualifiées, les40 ment (en général la maison avec jardin),
cadres et les professions
30 et les jeunes (de 20 à 30 ans) d’autre
intermédiaires, sont un part, qui rejoignent les agglomérations20
peu plus présentes qu’ail- importantes pour suivre des études ou10
leurs : 37% des actifs trouver plus facilement un premier
0
15 à 19 ans 20 à 24 ans 25 à 29 ans 30 à 39 ans 40 à 59 ans 60 ans et plus ayant un emploi contre
(1) les changements de résidence ou “migrations résidentiel-33% dans les aires urbai-Aire urbaine d’Evreux Aires urbaines comparables les” correspondent aux personnes qui ont déclaré un autre lo-
gement en 1999 qu’en 1990. Certaines personnes ayant punes de taille comparable.
déménager plusieurs fois, le total des migrations est sous-esti-
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : habitant en % mé.
4 - L’AIRE URBAINE D’ÉVREUXemploi et/ou un premier baine d’Évreux (prise dans son en-
logement. semble) apparaît comme globalement
Entre 1990 et 1999, défavorable. Le déficit migratoire
les «trentenaires» et vis-à-vis de l’extérieur est même de
leurs enfants ont été plus grande ampleur que celui que l’on
presque 3 700 (soit plus observe dans la moyenne des aires ur-
d’un millier de ménages), baines de taille comparable.
à quitter l’unité urbaine Ce résultat négatif ne provient pas
d’Évreux pour la cou de la couronne périurbaine, qui connaît-
ronne périurbaine contre des migrations d’ampleur et de carac-
seulement 1 100 flux de téristiques habituelles pour des com-
sens contraire. munes de ce type. Il doit être mis sur le
A l’inverse, pour les compte du pôle urbain. Celui-ci pré-
jeunes de 20 à 30 ans, sente en effet un profil migratoire par
l’agglomération d’Évreux âge assez particulier : il est nettement
enregistre un excédent déficitaire sur toutes les tranches d’âge
vis-à-vis du reste de l’aire sauf sur les jeunes autour de 25 à 30
urbaine (environ 800 arri- ans pour lesquels le solde est particu-
vées pour 400 départs). lièrement positif (sans compenser, loin
Les autres classes d’âge de là, le déficit d’ensemble).
Note de lecture : 2 500 personnes habitaient le pôle urbain d’Évreux en 1990 et (à partir de 40 ans) sont à
résident maintenant dans le reste de la communauté d’agglomération.
l’origine de migrations
beaucoup moins nom- Un excédent migratoire
breuses, dont la résul à l’égard de la Haute-Normandie-
tante est un peu défavo et de l’Ile-de-France...-
rable au pôle urbain par
rapport à sa périphérie. Les caractéristiques migratoires de
Les migrations rési- l’aire urbaine diffèrent très sensible-
dentielles sont également ment selon les zones géographiques
très liées au type d’activi avec lesquelles se produisent les-
té des personnes. Évreux échanges de population. Le solde mi-
et son agglomération en gratoire positif de l’aire urbaine-
registrent un net déficit d’Évreux à l’égard du reste de la
migratoire à l’égard de la Haute-Normandie s’explique par un
couronne périurbaine fort excédent d’actifs de moins de 30
pour les actifs ayant un ans que ne compense pas le solde né-
emploi (-1 150). Ce solde gatif relatif aux étudiants. On peut
recouvre en fait un déficit penser que les jeunes haut-normands
encore plus marqué pour sont attirés par la situation relative-
les actifs de 30 à 45 ans, ment favorable de l’emploi local alors
légèrement compensé qu’à l’opposé les jeunes ébroïciens
par une certaine attrac poursuivent en grande partie leurs-
tion de l’unité urbaine à études supérieures dans le reste de laNote de lecture : 4 500 personnes habitaient l’Ile-de-France en 1990 et résident
maintenant dans l’aire urbaine d’Évreux. l’égard des travailleurs de région, en particulier à Rouen. On note
moins de 30 ans. par ailleurs un solde migratoire positif
SOLDES MIGRATOIRES ENTRE 1990 ET 1999 pour les personnes de niveau de for-
ENTRE : Couronne Total aire mation élevé (à partir de «Bac+4»).
Pôle urbain périurbaine urbaine
Un bilan L’excédent migratoire vis-à-vis de
ET : Pôle urbain 0 2 440 -
Couronne périurbaine -2 440 0 - globalement négatif l’Ile-de-France correspond à des ten-
Reste Haute-Normandie 520 100 620
dances différentes. La zone d’Évreux-160 860 700Ile-de-France
Reste France -1 980 -240 -2 220 Comme c’est le cas exerce une attractivité certaine sur des
Solde total -4 060 3 160 -900 de la grande majorité actifs franciliens de plus de 30 ans, re-
Source : INSEE Unité : habitant
des aires urbaines dans cherchant ici un cadre de vie différent,
Note de lecture : le nombre de personnes ayant quitté l’Ile-de-France pour s’installer
les années 90, le bilan tout en conservant pour certains undans l’aire urbaine d’Évreux est supérieur à 700 au nombre de celles ayant effectué la
migration inverse. migratoire de l’aire ur emploi en région parisienne. Pour des-
L’AIRE URBAINE D’ÉVREUX - 5raisons sans doute proches, le bilan (ou reviennent) profiter du marché bles. Ainsi, dans l’aire urbaine
migratoire concernant les retraités est local du travail plutôt favorable, même d’Évreux vit-on plus en HLM qu’ail-
favorable à l’aire urbaine d’Évreux. En si certains s’orientent vers la région pa- leurs : un peu plus du quart de l’en-
revanche, on observe un déficit impor risienne. Ces installations ne sont tou semble des ménages, contre moins- -
tant pour les jeunes de moins de 30 tefois pas toujours durables sachant d’un ménage sur cinq dans les zones
ans, qu’ils soient actifs ou étudiants. qu’on observe des départs assez nom comparables.-
L’Ile-de-France exerce sur eux une breux après 35 ans, et particulièrement Cette forte représentation du loge-
forte attractivité liée à l’important po- à l’âge de la retraite. ment social dans l’aire urbaine est à
tentiel d’emplois mais aussi d’ensei mettre sur le compte du seul pôle-
gnement supérieur qu’elle représente. urbain. Dans celui-ci, les logements
D’ailleurs, le solde migratoire relatif HLM représentent en effet 37% de l’en-
aux personnes de niveau «Bac+2» et semble des résidences principales, es-LOGEMENT
plus est également défavorable. sentiellement à cause de la commune
d’Évreux où la proportion atteint plusUn ménage sur quatre
de 40%. La couronne périurbaine fait
habite en HLM diamétralement figure de parent...mais un déficit marqué
pauvre : on y trouve seulement 284 lovis-à-vis du reste de la France -
L’aire urbaine d’Évreux couvre envi- gements HLM représentant à peine
ron 41 000 logements dont un peu plusA l’égard du reste de la France, le plus de 2% de l’ensemble du parc. Sur
des 9/10ème sont occupés à titre dedéficit migratoire est assez marqué et les 76 communes de l’aire urbaine, une
résidence principale. 58% des ména-porte sur toutes les tranches d’âge dizaine seulement disposent de loge-
ges vivent en maison individuelle, tauxsauf sur les actifs de moins de 35 ans. ments sociaux.
inférieur à celui de l’ensemble desPour ces derniers, l’attractivité du Par ailleurs, le taux de vacance des
aires urbaines de taille comparablemarché du travail ébroïcien semble logements est plus bas que celui de
(62% environ).jouer également et dans une mesure l’ensemble des aires urbaines compa-
importante. Comme à l’égard du reste rables (5,2% contre 6,2% respective-
Un parc social locatif très développé,de la région, on enregistre aussi un ex ment). Si le pôle urbain observe un-
notamment à Évreuxcédent sensible pour les «Bac+4» et
plus. Cependant, le déficit chez les
COMPOSITION DU PARC DE LOGEMENTS
Environ 52% des rési-plus de 35 ans l’emporte, notamment
Résidences
dences principales sontpour les actifs. Il se vérifie dans des Résidences secondaires
principales Logements et logementsoccupées par leur proprié-proportions importantes pour les retrai- en 1999 vacants occasionnels
taire, proportion légère-tés, la région d’Évreux devant, comme Couronne
périurbaine 12 715 372 980ment inférieure à celle ob-la plupart des régions septentrionales,
Pôle urbain 25 105 1 762 397
servée dans l’ensembles’incliner devant «l’héliotropisme». Ce
Aire urbaine
des aires urbaines compa- d’Évreux 37 820 2 134 1 377bilan négatif est même renforcé par le
rables (presque 55%). Le Source : INSEE - Recensement de la population de 1999 Unité : logementdépart d’étudiants lié au fait qu’Évreux
poids du secteur locatif estne constitue pas un pôle important
donc plus élevé qu’ailleurs. TYPE DE LOGEMENTS SELON LE LIEU D’HABITATIONd’enseignement supérieur.
Le logement locatif est Maison individuelle Logement dans un
ou ferme immeuble collectif Autresbien évidemment beau-
Couronne
coup plus développé dans périurbaine 12 385 179 791Évreux perd des étudiants
le pôle urbain (il concerne Pôle urbain 9 546 14 919 640mais attire des jeunes actifs
deux ménages sur trois) Aire urbaine
d’Évreux 21 931 15 098 1 431
que dans la couronne pé-La résultante de toutes les tendan- Source : INSEE - Recensement de la population de 1999 Unité : logement
riurbaine (un peu plus d’unces décrites précédemment donne
sur dix). Il se distingue sur-pour l’aire urbaine d’Évreux un bilan fi- RÉSIDENCES PRINCIPALES
tout par son caractère SUIVANT LE STATUT D’OCCUPATION ET LE LIEU D’HABITATIONnalement très nuancé.
social très marqué. En CouronneA cause de la faiblesse de son offre
Aire urbaine périurbaine Pôle urbain
effet, 56% des habitationsd’enseignement supérieur, Évreux voit
Propriétaires 51,9 85,5 34,9
en location sont à loyersune bonne partie de «ses» jeunes Locataires 45,2 11,8 62,2
modérés (HLM), ce qui est Secteur libre 18,3 9,2 22,8partir sous d’autres cieux. En re-
Secteur HLM 25,4 2,2 37,2
le cas pour seulement 45% Autres 1,5 0,3 2,2vanche, un nombre plus important de
d’entre elles à l’échelle des A titre gratuit 2,9 2,7 2,9jeunes jusqu’à 30 ou 35 ans, parfois de
Source : INSEE - Recensement de la population de 1999 Unité : %aires urbaines compara-niveau de formation élevé, viennent
6 - L’AIRE URBAINE D’ÉVREUXLA CONSTRUCTION RÉCENTE ET SON ÉVOLUTION que dans l’ensemble des aires urbai-
Ensemble des logements nes comparables (taux d’effort pour
construits entre 1990 et 1999 Dont logements HLM
1000 habitants de 49 et 40 respective-Variation par rapport Variation par rapport
à la période à la période ment). Dans le seul pôle urbain, l’indi-Total 1982-1990 (%) Total 1982-1990 (%)
cateur grimpe à plus de 54, illustrantCouronne périurbaine 1 484 -43 55 -43
encore le relatif dynamisme démograPôle urbain 3 109 13 1 421 10 -
Aire urbaine d’Évreux 4 593 -14 1 476 6 phique dans la zone.
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unités : logement, %
de 13% alors qu’elles EMPLOI
ont diminué de moitié en
zone périurbaine, signe Une progression
du fort ralentissement
soutenue de l’emploi
de la périurbanisation
déjà évoqué. En effet, si
Entre 1990 et 1999, la populationsur la première période,
active de l’aire urbaine d’Évreux a aug-l’effort de construction a
menté de près de 1 800 personnes,
été à peu près égale-
soit près de 4%. Cette évolution peutment réparti dans les
être vue comme la résultante de troiscommunes urbaines et
composantes : évolution démogra-périurbaines, depuis dix
phique, variation des taux d’activité etans, en revanche, les
soldes migratoires. Les générations en
nouveaux logements
âge de travailler sont plus nombreuses.sont apparus majoritai-
En revanche, la forte baisse d’activitérement dans le pôle
des jeunes, non compensée par l’aug-urbain, passant de la
mentation de celle des femmes, freinemoitié aux deux tiers de
globalement la croissance de la popu-l’ensemble. Rapporté à
lation active. Enfin, les soldes migratoi-la population de 1990,
res d’actifs sont déficitaires. La villel’effort de construction a
d’Évreux attire très nettement les actifsTAUX D’EFFORT DE CONSTRUCTION ainsi été plus important dans le pôle
de moins de 30 ans (moins cependantTaux d’effort urbain que dans sa couronne. A
de construction (1) qu’il n’y a de départs dans le reste de
l’échelle de l’aire urbaine, le nombre de
Couronne périurbaine 42 l’aire urbaine) et perd une part impor-logements construits a décru d’environ
Pôle urbain 54 tante de ses actifs de plus de 30 ans.14%.
Sur l’ensemble de l’aire urbaine, leAire urbaine d’Évreux 49 Le ralentissement de la construc-
solde migratoire d’actifs de plus de 30Aires urbaines de référence (2) 40 tion a été essentiellement constaté sur
ans est négatif.
Ensemble de la région 33 le marché privé. En effet, avec près de
La hausse de la population active
Source : INSEE - 1 500 nouveaux logements depuis
Recensement de la population 1999 est majoritairement due aux femmes
(1) nombre de logements construits pour 1 000 habitants. 1990, l’effort de construction dans le
(2) aires urbaines de 90 000 à 110 000 habitants. (+7,4%) tandis que l’activité masculinesecteur social est resté aussi soutenu
ne croît que faiblement (+1%). Le tauxque durant la période précédente. Plus
taux de vacance atteignant 6,5%, ce d’activité féminin est beaucoup plus
encore, la quasi-totalité de la politique
dernier est largement contrebalancé
sociale de construction a été orientée ÉVOLUTION DE L’EMPLOI DANS L’AIRE URBAINE
par un taux très bas dans la couronne
D’ÉVREUX ET AUTRES TERRITOIRESsur l’environnement urbain, la com-
périurbaine (2,6%).
Airemune d’Évreux gagnant à elle seule
urbaine Aires urbaines
plus de 1 200 logements, soit 84% du d’Évreux de référence (1)
parc social récent. Cette très forte Emplois en 1999 44 900 833 108
La construction des HLM Évolution 1990-1999 (%) 4,7 2,5
concentration dans le pôle urbain des
progresse en milieu urbain Salariés en 1999 41 653 751 704nouveaux logements sociaux ne va 6,2 5,3
pas dans le sens d’un rééquilibrage au
% de salariés femmes en 1990 48,3 43,6Entre les périodes 1982-1990 et
profit du reste de l’aire urbaine. % de salariés femmes en 1999 50,1 46,9
1990-1999, les constructions effec-
Source : INSEE - Unités : nombre d’emplois, %Globalement, la construction est
tuées en zone urbaine ont augmenté Recensements de la population 1990 et 1999 au lieu de travail
plus active dans l’aire urbaine d’Évreux (1) aires urbaines de 90 000 à 110 000 habitants.
L’AIRE URBAINE D’ÉVREUX - 7élevé dans ce territoire (56,6%) qu’en ment (-10,6%) que dans les aires ur BROCHAGE également à Évreux).-
Haute-Normandie (48,9%) ou dans les baines de même taille (-17,6%). De 1990 à 1999, l’emploi total a
aires urbaines de taille comparable augmenté d’environ 2 000 personnes.
(49,7%). Suivant des tendances plus Les évolutions sont très contrastées
générales, l’évolution des taux d‘activi Les services stimulent l’emploi selon les activités. L’industrie a perdu-
té féminins est cependant différente en 3 500 emplois, les services en ont
fonction de l’âge : ils ont diminué pour En 1999, la structure de l’emploi gagné 5 300 et le commerce 450.
les moins de 25 ans et pour les plus de dans l’aire urbaine d’Évreux se carac- L’agriculture et la construction ont
60 ans et ont progressé pour les âges térise par la forte représentation du perdu une centaine d’emplois chacun.
intermédiaires. Dans le cas des secteur tertiaire qui mobilise près de La croissance de l’emploi tertiaire a
hommes, on constate également des trois emplois sur quatre (71% dans les donc plus que compensé la chute de
baisses marquées aux âges extrêmes, aires urbaines comparables). Si l’activi l’emploi industriel. L’industrie repré- -
mais un tassement aux âges té commerciale occupe en proportion sente 19% des emplois en 1999 contre
intermédiaires. moins d’actifs qu’ailleurs, les services 28% en 1990.
Entre 1990 et 1999, la très forte sont en revanche bien représentés
hausse de l’emploi n’a pas empêché le (64% des emplois de l’aire urbaine
chômage de croître considérablement. contre 58% dans les territoires compa- Une industrie locale plus féminine
Conjointement, le solde des navettes rables). Les services aux entreprises,
s’est particulièrement dégradé, ce qui notamment de travail temporaire et de De 1990 à 1999, l’emploi féminin
traduit la nécessité de faire appel à une nettoyage industriel, occupent en effet s’est accru de près de 7,5%, tandis
main-d’œuvre résidant plus loin. Autre une place importante. En outre, les ad que l’emploi masculin n’augmentait- -
ment dit, la hausse de l’emploi n’a pas ministrations publiques pourvoient un que de +2,2%. Déjà forte en 1990, la
pleinement profité aux résidents de peu plus d’emplois que dans les aires féminisation de l’emploi salarié dans
l’aire urbaine. urbaines de taille comparable. Ce l’aire urbaine d’Évreux s’est poursuivie
constat est à rattacher au
ÉVOLUTION DE L’EMPLOI TOTAL PAR SECTEUR ENTRE 1990 ET 1999statut de chef-lieu de dé-
partement d’Évreux.L’emploi salarié croît fortement, Agriculture
l’emploi non salarié résiste L’industrie locale est
Industrieassez récente. La struc-
Dans l’aire urbaine d’Évreux, ture de l’emploi est relati-
Constructionl’emploi total au recensement de la po vement spécialisée dans-
pulation de 1999 est de 44 900 person les industries électriques-
Commercenes, dont 93% de salariés. Par rapport et électroniques
à 1990, l’emploi a augmenté de 4,7%. (DEUTSCH à Évreux), la
Services
Cette progression est deux fois plus pharmacie (GLAXO à
forte que celle observée dans les aires Évreux), l’imprimerie et 0 5 10 15 20 25 30
1990 1999urbaines de taille comparable et dans l’édition (deux établisse-
le département de l’Eure. La bonne ments de MECANIC Source : INSEE - Recensements de la population de 1990 et 1999 Unité : millier d’emplois
performance de ce territoire s’appuie
principalement sur le dynamisme de
PRINCIPAUX ÉTABLISSEMENTS DE L’AIRE URBAINE D’ÉVREUX EN 2001l’emploi salarié (+6,2%). L’emploi des
Raison sociale Activité économique Effectifs Commune d’implantationnon salariés a baissé mais moins forte-
Centre hospitalier général d’Évreux Activités hospitalières 1 490 Évreux
Commune d’Évreux Administration publique générale 1 450 ÉvreuxTOTAL DE L’EMPLOI PAR SECTEUR EN 1999
Glaxo Welcome Production Fabrication de médicaments 1 280 ÉvreuxAires
urbaines Département de l’Eure 1 240 Évreux
de taille
Caisse régionale Crédit Agricole Mutuel Banque mutualiste 810 ÉvreuxAire urbaine d’Évreux comparable
Centre Hospitalier spécialisé de Navarre Activités hospitalières 690 ÉvreuxNombre % %
Électricité de France Production d’électricité 600 ÉvreuxAgriculture 918 2,0 2,8
La Renaissance Sanitaire 600 Saint-Sébastien-de-MorsentIndustrie 8 433 18,8 20,3
Connecteurs électriques Deutsch Fabrication de matériel de distribution etConstruction 2 089 4,7 5,4
commande électrique 590 ÉvreuxCommerce 4 683 10,4 13,5
Aspocomp Fabrication de composants passifs et deServices 28 777 64,1 57,9
condensateurs 530 Évreux
Ensemble 44 900 100,0 100,0
Mecanic Brochage (2 établissements) Imprimerie - édition 420 Évreux
Source : INSEE - Unité : emploi, %
Source : INSEE - SIRENE au 1er janvier 2001Recensement de la population de 1999 - Exploitation complémentaire au
lieu de travail
8 - L’AIRE URBAINE D’ÉVREUXMais cette forme de taille comparable.ÉVOLUTION DE L’EMPLOI SALARIÉ DE 1990 À 1999 SELON LE TYPE D’EMPLOI
d’emploi a pro En trois ans, de décembre 1997 à-Aire urbaine Haute- Aires urbaines
d’Évreux Eure Normandie de référence (1) gressé deux fois décembre 2000, le nombre de deman-
Ensemble des salariés 6,2 6,6 3,9 5,3 moins vite que deurs d’emploi a fortement diminué.
Emplois stables -0,9 0,0 -2,5 -0,7 dans les aires ur Cette tendance n’est pas une spécifici- -
baines compara té locale mais le phénomène a été par- -Emplois précaires 58,8 56,1 57,3 61,8
CDD 59,2 51,9 60,1 65,0 bles (+113%). En ticulièrement marqué sur l’aire urbaine
Intérim 48,4 70,0 63,5 113,0
1999, à l’image de d’Évreux (plus par exemple que dans
Apprentissage 89,1 58,4 41,6 42,4
la région, la pro un ensemble plus large de 21 aires ur- -
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 au lieu de travail Unité : % de salariés
portion d’emplois baines de taille comparable). Cette pé(1) aires urbaines de 90 000 à 110 000 habitants. -
précaires reste riode de forte décrue fait suite à une
plus importante période nettement moins favorable :
PART DES EMPLOIS SALARIÉS SELON LE TYPE D’EMPLOI EN 1999
que dans les alors que début 1990, Évreux et ses
Aire urbaine Haute- Aires urbaines
autres territoires. alentours étaient moins touchés par led’Évreux Eure Normandie de référence (1)
chômage que la France, dès 1994 leEmplois stables 82,7 82,9 83,4 84,7
taux de chômage local avait rattrapé le
Emplois précaires 15,3 14,9 14,8 13,6
CDD 8,3 7,8 7,8 7,6 taux de national. DepuisL’emploi est
Intérim 3,5 3,6 3,0 2,3
assez concentré 1999, l’évolution est à nouveau favo-
Emplois aidés 2,3 2,8 2,9 2,8
Stagiaires 1,2 0,8 1,0 0,9 dans les grands rable à Évreux, l’écart avec la France
établissements se creuse et est aujourd’hui du mêmeApprentissage 2,0 2,1 1,8 1,6
ordre qu’au début des annéesSource : INSEE - Recensement de la population 1999 au lieu de travail Unité : % de salariés
(1) aires urbaines de 90 000 à 110 000 habitants.
En 1999, l’aire quatre-vingt-dix. On peut donc souli-
urbaine d’Évreux gner une résorption relativement
depuis. En 1999, 50,1% des salariés compte plus de 3 500 établissements rapide des problèmes survenus au
étaient des femmes, soit 3,2 points de dont les trois quarts appartiennent au cours de ces années.
plus que dans les aires urbaines com- secteur tertiaire. Ce dernier compte 17 Amorcée dès juin 1997, la baisse
parables. L’accès à l’emploi des établissements de plus de 200 salariés du nombre de demandeurs d’emploi de
femmes s’explique certes par la forte qui mobilisent 43% des effectifs. Près moins de 25 ans a été encore plus sen-
tertiarisation de l’économie ébroï- de la moitié des salariés travaillent ce sible, ce qui peut signifier que la-
cienne, mais il est aussi largement faci- pendant dans des structures de moins conjoncture favorable sur le marché du
lité par la présence d’une industrie de 50 salariés. Dans l’industrie, près travail a profité en priorité aux jeunes.
locale, assez récente et spécialisée, de 60% des salariés travaillent dans
qui offre beaucoup d’emplois occupés les 13 établissements de plus de 200
par les femmes. C’est une des caracté- salariés. Par ailleurs, le poids de la Un taux de chômage
ristiques fortes de ce territoire. commune d’Évreux est prépondérant : féminin faible
Par ailleurs, le travail à temps par- 18 des 22 plus grands établissements
tiel ne concerne qu’une active sur de ce territoire y sont localisés. Ce chômage, en plus d’être à un
quatre dans l’aire urbaine d’Évreux, niveau relativement faible, présente
alors que cette proportion s’élève à des caractéristiques plus favorables
une sur trois dans les aires urbaines de qu’ailleurs. Par exemple, un deman-
même taille. deur d’emploi sur trois est inscrit surCHÔMAGE
les registres de l’ANPE depuis plus
d’un an et un sur onze est inscritUne zone
Un recours depuis plus de trois ans. Ces propor-
relativement épargnéetoujours fréquent à l’intérim tions sont relativement faibles. Les
durées moyennes d’inscription sont un
L’aire urbaine d’Évreux est uneSur la décennie, l’emploi stable peu plus courtes qu’ailleurs. Enfin, un
zone faiblement touchée par le chôébroïcien a diminué au même rythme - demandeur d’emploi sur quatre exerce
mage. Avec 4 500 demandeursque dans les aires urbaines compara- une activité réduite de plus de 78
bles. La hausse de l’emploi total résulte d’emploi au 30 juin 2001, le taux de heures dans le mois ; cette proportion
comme ailleurs de la progression de chômage de l’aire urbaine, de l’ordre est élevée. Ce signe de précarité de
de 8%, est nettement inférieur au tauxl’emploi précaire (+59%) et en particu- l’emploi peut aussi être perçu comme
de chômage départemental (9,2%) oulier des CDD. L’intérim était déjà plus une situation plus favorable pour les
régional (10,7%). L’écart est sensiblefréquent en 1990 et a continué à se dé -- chômeurs.
velopper de façon soutenue (+48%). ment plus faible avec les aires urbaines L’importance des emplois dits «pré-
L’AIRE URBAINE D’ÉVREUX - 9ÉVOLUTION DU NOMBRE DE CHÔMEURS FINANCES DES
130
Chômeurs de moins de 25 ans COLLECTIVITES LOCALES
(Aire urbaine d’Evreux)
120
Une activité financière
110
Aires urbaines de référence (1)
concentrée sur ÉvreuxAire urbaine d’Evreux
100
L’aire urbaine d’Évreux, composée90
d’un pôle urbain de quatre communes
80 et d’une couronne périurbaine de 72
communes dont la plupart ont moins
70
Juin 95 juin 96 juin 97 juin 98 juin 99 juin 00 de 1 000 habitants, affiche des recet-
décembre 95 décembre 96 décembre 97 décembre 98 décembre 99 décembre 00
tes totales par habitant plus élevées
Sources : INSEE - DRTEFP Unité : indice base 100 au 30 juin1995
que dans l’ensemble des autres aires(1) aires urbaines de 90 000 à 110 000 habitants.
urbaines de taille comparable. L’activité
LE CHÔMAGE PAR TRANCHE D’ÂGE financière, qui se définit comme la
Taux de chômage somme des recettes d’investissement
au recensement de mars 1999 (1) en %
Durée moyenne et de fonctionnement, se localise sur-
Demandeurs d’emplois d’inscription Aires urbaines
au 30 juin 2001 en mois Aire urbaine d’Évreux de référence (2) tout dans le pôle urbain (12 332 francs
Moins de 25 ans 1 005 7 26,1 26,6 par habitant) qui centralise les fonc-
De 25 à 49 ans 2 832 14 11,0 11,6
tions économiques et les installations.50 ans et plus 645 22 9,5 10,1
La couronne périurbaine, bénéficiantEnsemble 4 482 13 12,1 12,7
Source : INSEE Unités : Demandeur d’emploi, mois, % des infrastructures de ce centre urbain
(1) taux de chômage déclaratif
(2) aires urbaines françaises de 90 000 à 110 000 habitants. proche, présente une activité finan-
cière (4 737 francs par habitant) et un
endettement (2 452 francs par habi-TAUX DE CHÔMAGE AU RECENSEMENT DE MARS 1999
tant) bien plus réduits. Le fort poids40
d’Évreux dans l’aire urbaine, influe sur
35
les résultats financiers de ce territoire.
Ainsi, à l’image de la ville d’Évreux,30
Aires urbaines de référence l’endettement de l’aire urbaine (7 767
Femmes
25 francs par habitant), qui pèse sur la ca-
Aires urbaines pacité d’autofinancement nette de
20
de référence Evreux Femmes
l’aire (24 francs par habitant), est supé-Hommes
15 rieur à celui enregistré dans les autresEvreux Hommes
aires urbaines françaises de taille simi-10
laire. En revanche, dans la couronne
5 périurbaine où l’activité financière est
plus réduite, les marges de manœuvre
0
De 15 de 20 de 25 de 30 de 35 de 40 de 45 de 50 de 55 sont un peu plus larges : l’épargne
à 19 ans à 24 ans à 29 ans à 34 ans à 39 ans à 44 ans à 49 ans à 54 ans à 59 ans
nette se monte à 480 francs par
Sources : INSEE - DRTEFP Unité : % habitant.
caires» se ressent sur le chômage, compagnent d’un taux de chômage re-
Des recettes fiscales plus élevées20% des inscrits le sont suite à une fin lativement bas (hormis pour les moins
de contrat et 15% ont fini une mission de 25 ans), qui est très peu supérieur
L’aire urbaine d’Évreux dispose ded’intérim, ce qui représente donc plus au taux de chômage des hommes. Cet
recettes de fiscalité directe plus éled’un tiers des demandeurs d’emplois : écart entre le taux de chômage des -
la part des inscrits à la suite d’une mis hommes et celui des femmes est parti vées que les autres aires urbaines de- -
90 000 à 110 000 habitants (3 910sion d’intérim est un peu plus élevée culièrement faible en comparaison de
francs par habitant contre 3 315). Enque dans le reste du département. la situation sur d’autres territoires. Il a
fait, les produits votés de chacune desEnfin, nous l’avons souligné précé sensiblement diminué dans la période-
quatre taxes, exprimés en francs pardemment, les femmes sont en propor intercensitaire ; on retrouve là le fait-
tion très actives sur l’aire urbaine que l’emploi féminin s’est considéra habitant, sont supérieurs grâce à des-
taux d’imposition moyens plus fortsd’Évreux. Ces forts taux d’activité s’ac- blement développé.
10 - L’AIRE URBAINE D’ÉVREUX

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