L'Ile-de-France, région privilégiée des migrants des Dom-Tom

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En mars 1999, 357 000 natifs des Dom-Tom ont été recensés en métropole. Les ressortissants des Dom ont été moins nombreux à s'installer durablement en métropole durant la dernière décennie, à l'inverse de ceux des Tom. Même si son vieillissement s'accélère, cette population est encore jeune. Elle présente un taux d'activité très élevé et travaille plus souvent dans le secteur public. L'Ile-de-France reste la région d'accueil de 54 % de ces migrants, mais cette proportion diminue depuis 1982.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INSEE
ILE DE FRANCE
RECENSEMENT
L’Ile-de-France, région privilégiée
des migrants des Dom-Tom
n moins de cinquante ans, le nombre des natifs des Dom résidant
en métropole a été multiplié par 15. A l’échelle des départementsEd’origine, cette immigration est impressionnante par son am-
pleur : près d’une personne sur quatre née aux Antilles réside en métro-
pole. Cependant, l’hexagone attire nettement moins ces migrantsEn mars 1999, 357 000
d’outre-mer que par le passé. Observé depuis le début des années 80, lenatifs des Dom-Tom
ralentissement des installations durables s’est encore accentué entre 1990
ont été recensés en et 1999 : elles n’ont progressé que de 5 %, contre 20 % entre 1982 et 1990
métropole. Les (cf. figure 1).
ressortissants des Dom
L’immigration martiniquaise, la plus précoce et longtemps la plus impor-ont été moins
tante en nombre, enregistre les changements les plus significatifs. Pour la
nombreux à s’installer
première fois depuis 1954, ses effectifs diminuent (- 4 %). Pour eux, qui
durablement en avaient les premiers quitté en nombre leur département, il ne s’agit plus
seulement d’un ralentissement mais bien d’une inversion de dynamiquemétropole durant la
migratoire : ces dix dernières années, ils ont été plus nombreux à quitterdernière décennie, à
la métropole qu’à s’y installer. Conséquence directe de cette mutation,
l’inverse de ceux des
parmi les natifs de l’outre-mer installés en métropole, les Martiniquais cè-
Tom. Même si son dent la prééminence aux Guadeloupéens.
vieillissement
s’accélère, cette n tassement rapideU
population est encore de l’immigration réunionnaise
jeune. Elle présente un
Après la Guadeloupe et la Martinique, la Réunion est le département in-taux d’activité très
INSTITUT sulaire le plus représenté dans la population métropolitaine. Plus récente,élevé et travaille plus
NATIONAL DE LA l’immigration des natifs de la Réunion avait connu aux deux derniers re-
souvent dans le secteurSTATISTIQUE censements des niveaux de progression élevés (+ 116 % entre 1975 et
public. L’Ile-de-FranceET DES ETUDES 1982 et encore + 22 % dans les années 80). Entre 1990 et 1999, cette
ECONOMIQUES croissance s’est nettement ralentie et elle est aujourd’hui plus faible quereste la région
celle des Guadeloupéens (2,4 % contre 3,9 %), traduisant ainsi un tasse-d’accueil de 54 % de
ment rapide de l’immigration réunionnaise. Ce résultat est d’autant plus
ces migrants, mais significatif que, ces dernières années, les incitations à la mobilité vers la
cette proportion métropole, émanant autant de l’Etat que des collectivités locales, ont été
plus vives dans ce département que dans aucun autre.diminue depuis 1982.
ILE-DE-FRANCE
MENSUEL N° 2 0 7 - JANVIER 2002 - 2,2 €
àlapage
Démographie
1999Figure 1 - Personnes nées dans les Dom-Tom recensées en métropole
1954 1962* 1968 1975 1982 1990 1999 Evolution en %
Total dont 1975-1982 1982-1990 1990-1999
Ile-de-France
Total Dom-Tom 24 200 53180 91 468 172 165 282 300 339 600 356 834 192 365 64,0 20,3 5,1
Ensemble Dom 20 660 - 82092 156 725 269 112 316 102 321 362 185 424 71,7 17,5 1,7
Antilles, dont 15 620 37951 61 160 115 465 182 728 210 610 211 140 146 603 58,3 15,3 0,3
Guadeloupe 6 380 - 26 344 53 200 87 024 101 934 105 904 75 345 63,6 17,1 3,9
Martinique 9 240 - 34 816 62 265 95 704 109 616 105 236 71 258 53,7 14,5 -4,0
Réunion 3 180 16 540 34 985 75 724 92 354 94 585 30 734 116,4 22,0 2,4
Guyane 1 860 4 384 6 275 9 904 12 198 15 637 8 087 57,8 23,2 28,215589
Ensemble des Tom 3 540 9 376 15 440 13 188** 23 498 35 472 6 941 -14,6 78,2 51,0
* Les regroupements opérés au RP de 1962 ne permettent pas d'isoler chaque Dom et chaque Tom
**Cette diminution s'explique par les changements de statut politique ou administratif de certains territoires au cours de la période intercensitaire.
Source : Insee, recensements de la population
De manière générale, il est indéniable que les difficultés crois- l’ensemble des ressortissants des Tom, qui privilégient tou-
santes du marché du travail métropolitain ont fortement dé- jours la province. A cela s’ajoute probablement une relative
couragé les jeunes des Dom d’y tenter leur chance. De plus, désaffection à l’égard de la « région capitale » de ceux qui y
comme les métropolitains, ils ont aussi très souvent retardé étaient préalablement installés. Leurs départs apparaissent
leur entrée dans la vie active en prolongeant leur scolarité ou plus importants que par le passé : les uns pour retourner dans
en demeurant plus longtemps à la charge de leurs parents. Les leur Dom d’origine (30 600), les autres pour s’établir en pro-
années les plus récentes voient également apparaître les pre- vince (9 300). Au total, entre 1990 et 1999, l’Ile-de-France a vu
miers “retours-retraites” de migrants dont l’arrivée en métro- partir plus de natifs des Dom-Tom qu’elle n’en a accueillis
pole date du début des années soixante : ils préfigurent un (- 7 000 personnes).
mouvement de plus grande ampleur dans un proche avenir.
ne présence antillaiseSi les trois départements insulaires, la Guadeloupe, la Marti- U
nique et la Réunion, fournissent toujours l’essentiel (86 %) des très forte en Ile-de-France
natifs des Dom-Tom recensés en métropole, leur part dans ce
En Ile-de-France, les réalités de l’immigration des Dom-Tomtotal a diminué de plus de six points depuis 1982. Outre l’in-
sont avant tout antillaises. Les Guadeloupéens et les Martini-flexion, voire le renversement, des dynamiques migratoires
antillaises et réunionnaises, ce recul s’explique aussi par une quais forment en effet plus des trois quarts (76 %) des natifs
croissance des installations durables de Guyanais (+ 28 %) et, des Dom-Tom qui y résident, contre 16 % de Réunionnais,
surtout, des ressortissants des Tom (+ 51 %). 4 % de Guyanais et4%de natifs des Tom. La région regroupe
’Ile-de-France attire moins les migrantsL Figure 2 - L'attractivité de l'Ile-de-France diminue
qu’auparavant pour les Domiens
L’Ile-de-France est de très loin la première région d’implanta- %
64250 000tion des natifs des Dom-Tom vivant en métropole : plus de
54 % d’entre eux, soit 192 400 personnes, y avaient établi leur 62
résidence en 1999. Pour les autres, leur résidence provinciale
200 000
60est plus diffuse. Les régions les plus prisées sont celles de la
Provence-Alpes-Côte d’Azur (25 000), Rhône-Alpes (22 000),
58
Centre (11 500), Languedoc-Roussillon (10 800), Bretagne 150 000
(10 200). 56
100 000Si ce classement ne change pas d’un recensement à l’autre, 54
l’Ile-de-France perd cependant au fil des ans une part de sa
52forte attractivité auprès de cette population (cf. figure 2). En
50 000
1982, elle en accueillait plus de 60 %, et encore 59 % en 1990.
50
Ce recul s’explique d’abord par une orientation plus marquée 0 48
1962 1968 1975 1982 1990 1999vers la province des migrants les plus récents : seuls 43 % de
Nombre de Domiens en Ile-de-Franceceux arrivés entre 1990 et 1999 ont choisi de s’installer en ré-
Part des Domiens d'Ile-de-France dans les Domiens de France métropolitaine
gion parisienne. Les premiers responsables en sont les Réu-
nionnais qui traditionnellement s’y installent peu, mais aussi Source : Insee, recensements de la populationau total sept Antillais sur dix installés en métropole, contre éthodologieM
moins d’un tiers des Réunionnais (32 %).
Ces résultats proviennent de l’exploitation complémentaire du recensement
Cette concentration francilienne des Antillais s’explique pour de la population de 1999. Les quatre départements d’outre-mer (Dom) sont la
l’essentiel par la gestion institutionnelle dont a fait l’objet leur Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion. Les territoires
migration de travail (cf. encadré : gestion institutionnelle des d’outre-mer (Tom) désignent ici la Polynésie Française, la Nouvelle-Calédonie,
Wallis-et-Futuna, ainsi que les collectivités territoriales de Mayotte et demigrations). Les Antillais ont ainsi moins choisi leur région
Saint-Pierre-et-Miquelon.d’implantation qu’ils ne se sont pliés à cette gestion. Elle a visé
La population étudiée dans cet article porte sur les personnes nées dansprioritairement à répondre aux besoins en personnel des ad-
les Dom-Tom et résidant en métropole. Cette notion est différente de celleministrations publiques et des services de santé de la région, à
d’ «originaires des Dom-Tom » qui regroupe toutes les personnes nées dansune époque où ces secteurs souffraient de fortes pénuries dans
les Dom-Tom et leurs enfants, quel que soit leur lieu de naissance.
les postes d’exécution. Ces déterminants économiques expli-
Les installations durables en métropole ne concernent que les personnesquent, tout à la fois, la plus forte concentration des Antillais
nées dans les Dom-Tom, qui y résidaient en 1990, et qui vivent en métropole
dans ces secteurs d’activité (90 % des actifs antillais y travail- en 1999. Les natifs des Dom-Tom qui se sont installés en métropole après
lent contre 85 % pour l’ensemble des actifs des Dom-Tom au 1990 et qui en sont repartis avant 1999 ne sont donc pas compris dans les
niveau national), leur taux d’activité plus élevé (82 % contre installations durables.
73 %), leur part plus importante dans les emplois publics ou Les actifs sont les personnes exerçant une activité professionnelle, les chô-
assimilés (53 % contre 47 %) et, en conséquence, leur moindre meurs et les militaires du contingent. Le taux de chômage utilisé dans cet ar-
ticle est calculé à partir des données du recensement. Les chômeurs sontvulnérabilité au chômage (11,3 % contre 14,7 %).
les personnes qui se sont déclarées comme telles.
A la gestion institutionnelle de leur emploi, a correspondu une
gestion tout aussi de leur habitat. Tout comme
leur localisation régionale, leurs implantations plus directe-
es migrantes des Domment résidentielles (départementale et, plus encore, commu- L
nale) ne sont pas neutres et n’ont pas été laissées à leur seule plus actives que les Franciliennes
initiative. Là encore, les employeurs publics (administrations
ou entreprises) ont certainement joué un rôle déterminant par Peu sollicitées dans les premiers temps de mise en œuvre des
le biais des politiques d’attribution du logement social. Plus politiques publiques d’incitation au départ des Dom vers la
d’un ménage antillais sur deux en Ile-de-France est logé en métropole, les migrations féminines se sont accélérées dès le
HLM contre 23 % pour l’ensemble des Franciliens et 26 % milieu des années soixante, pour atteindre rapidement un
pour les natifs des Tom. rythme de croissance supérieur à celui des hommes. Elles re-
présentent aujourd’hui 54 % de la population des Dom-Tom
résidant en Ile-de-France. Cette mobilité féminine confèrene population jeuneU
d’emblée à cette population un profil très éloigné de l’imagemais néanmoins vieillissante
qui a eu longtemps cours pour les migrations étrangères, sous
La pyramide des âges des natifs des Dom-Tom a un profil ca-
Figure 3 - Pyramide des âges des natifs des Dom-Tomractéristique des migrations de travail (cf. figure 3) : une faible
en Ile-de-Francereprésentation des enfants de moins de 15 ans et la concentra-
tion des effectifs (87 %) dans les âges de pleine activité (20-64
ans). Cette répartition est très différente de celle des Franci-
100liens, où la proportion d’enfants de moins de 15 ans est de
95
trois à quatre fois plus importante et où les plus de 65 ans re- 90
85présentent presque 13 % de la population (contre 5 % pour la
80
population née dans les Dom-Tom). 75
70
65
60Le ralentissement des arrivées nouvelles, le départ à un âge
55
plus avancé de ceux qui tentent aujourd’hui l’aventure du dé- 50
45part vers la métropole, la moindre attractivité de
40
l’Ile-de-France ont pour incidence directe d’accélérer le vieil- 35
30lissement de la population. Ainsi, l’âge moyen des personnes
25
20nées dans les Dom-Tom et résidant dans la région passe de 34
15
à 38 ans entre 1990 et 1999. Ce vieillissement se traduit aussi 10
5par le passage aux âges de la retraite d’une part grandissante de
0
la population considérée. Le total des retraités est ainsi passé 4000 2000 0 0 2000 4000
1999 1990de 8 700 en 1990 à 14 000 en 1999. Ces évolutions sont évi-
Hommesdemment plus significatives pour les Antillais et, plus encore,
Femmes
pour les Martiniquais dont la dynamique migratoire a été la
plus précoce. Source : Insee, recensements de la population 1990 et 1999Figure 4 - Taux d’activité des femmes en Ile-de-France
U ne gestion institutionnelle
%des migrations de travail
100
Quatre étapes essentielles scandent l’histoire de l’émigration antillaise. La pre- 90
mière, qui s’étend de l’après-guerre au début des années 60, est surtout
80marquée par les suites de l’attribution (en 1946) du statut départemental aux
“vieilles colonies”. Elargissant le champ de la fonction publique locale, ce chan-
70
gement institutionnel favorise - paradoxalement - les déplacements des agents
60locaux vers la métropole qui apparaît comme le détour obligé de leur promotion
sociale. Si, pour cette raison, ces fonctionnaires (et aussi les étudiants qui for-
50
meront les prochaines élites antillaises) marquent fortement l’imaginaire de
40l’émigration, on trouve déjà à leur côté (et en plus grand nombre) des travailleurs
d’origine rurale rejetés par la disparition progressive du système de plantation.
30
20
La seconde phase prend son essor au début des années 60 et se poursuit jus-
10qu’au milieu de la décennie suivante.Trois caractéristiques essentielles la distin-
guent de la précédente : l’intervention de l’Etat devient prépondérante, elle 0
transforme l’émigration en un phénomène de masse et accélère sa prolétarisa- 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 ans
tion. Cette institutionnalisation de l’émigration s’opère à travers le Bumidom (Bu-
Nées à l'étranger Nées dans les Dom-Tom Total Ile-de-France
reau pour le développement des migrations intéressant les départements
d’outre-mer) et l’armée qui contribuent de concert à une vive accélération des
Source : Insee, recensement de la population 1999départs dès 1962, puis de manière plus vive encore entre 1968 et 1975. Elle
modifie la composition sociale des flux en accordant une attention particulière
aux jeunes travailleurs, en général peu qualifiés. la forme classique du départ d’hommes seuls, rejoints plus ou
moins tardivement par leur femme dans le cadre d’un regrou-
pement familial. Seule une minorité des migrantes desLa troisième phase de cette histoire s’étend de la seconde moitié des années 70
Dom-Tom a obéi à ce modèle. La plupart ont été, comme lesau début des années 90.Elle a pour trait dominant le désengagement progressif
hommes, pressées au départ par des impératifs économiques.de l’Etat. Dès les premiers soubresauts de la crise économique, l’incitation insti-
tutionnelle au départ des Antilles s’atténue, parallèlement à la suspension (juillet
1974) de l’immigration active étrangère. Ce tournant par rapport à la période Cette spécificité des migrantes des Dom-Tom ressort pleine-
précédente se traduit par une diminution, à partir de 1975, du nombre de mi- ment de l’examen de leur taux d’activité. Avec un taux moyen
grants pris en charge par le Bumidom. Après mai 1981, les pouvoirs publics
de 78 %, leur comportement d’activité dépasse celui des hom-remplacent cet organisme par l’ANT (Agence nationale pour l’insertion et la pro-
mes franciliens (68 %). Il est également très supérieur à celuitection des travailleurs d’outre-mer) et préconisent l’abandon de cette politique
des femmes restées outre-mer et il dépasse plus largement en-d’émigration. Ce remplacement semble marquer un changement d’objectif. Le
souci affiché est de veiller à une meilleure insertion sociale des migrants dura- core celui des Franciliennes (56 %). La vulnérabilité au chô-
blement installés en métropole, au maintien des liens avec le département d’ori- mage des migrantes des Dom-Tom est par contre proche de
gine et à un encouragement au retour. celle des Franciliennes : près de 12 %.
Cette orientation nouvelle sera de courte durée, notamment pour ce qui Beaucoup plus actives que les métropolitaines (cf. figure 4), les
concerne la Réunion. Les émeutes urbaine de 1991(“les événements du Chau- femmes des Dom sont aussi beaucoup plus souvent seules à
dron”) dans ce département placent de nouveau la solution du départ des jeu- assumer la charge de leur famille : près d’un quart des mères
nes au centre des préoccupations des responsables politiques, et ouvrent à une
élèvent leurs enfants seules, contre une Francilienne sur dix.
nouvelle phase de la gestion des migrations des ressortissants d’outre-mer.
Cette situation peut, pour partie, expliquer la plus grande acti-L’enjeu demeure toujours de répondre aux déséquilibres entre l’offre et la de-
vité des femmes d’outre-mer en métropole.mande sur le marché du travail et de prévenir les crises sociales et politiques. A
la notion “d’émigration” on substitue alors dans le discours officiel celle de “mobi-
lité”. Cette nouvelle incitation au départ concerne tout particulièrement les Réu- Claude-Valentin Marie, directeur du GIP :
nionnais. Encouragée par des responsables politiques locaux, elle est relayée Groupe d’études de Lutte contre les Discriminations
par l’ANT et par le CNARM (Comité national d’accueil de Réunionnais en mobi-
Lionel Qualité, Service études et diffusion
lité). Si ces changements n’ont pas arrêté la croissance de la population des
Dom-Tom installée en métropole, ils en ont fortement ralenti le rythme. S’ajou-
tant aux effets de la “crise” sur les départs dits “spontanés”, ils ont contribué à
une nette décélération des installations nouvelles, voire à une inversion de la
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Marie Claude-Valentin : « La population des Dom en 1990 », Economie et Sta-
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22€€- Etranger :27 - Le numéro :2,2€.tistique, n° 248, novembre 1991.
N° ISSN 0984-4724 - Dépôt légal : 1er semestre 2002 - Code SAGE :
I0220752 - Commission paritaire n° 2133 ADMarie Claude-Valentin, Signori Sabine : « La population des Dom-Tom vivant
© INSEE 2001
en métropole », Insee-Première, n° 204, juin 1992.
Insee - Ile-de-France à la page figure dès sa parution sur le site internet de l’Insee : www.insee.fr/ile-de-france
N° 207

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