L'industrie en 2000 - Les industries traditionnelles ont encore du tonus

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En 2000, la production de l'industrie hors énergie et IAA a de nouveau vigoureusement progressé : +4,6 % en volume en moyenne annuelle. Depuis la seconde moitié des années quatre-vingt-dix, l'industrie regagne du terrain, après vingt ans d'érosion continue. Les facteurs de production ont été fortement sollicités dans certaines branches, le fléchissement, en milieu d'année, ayant été limité et de courte durée. Face à cette situation, et devant les perspectives alors favorables pour 2001, les entreprises industrielles ont maintenu leur effort d'investissement et accru leurs effectifs. Le nombre d'emplois crées dans l'industrie en 2000, environ 110 000 en incluant l'intérim, est le plus élevé depuis le début des années soixante-dix.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 781 - MAI 2001
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L’industrie en 2000
Les industries traditionnelles ont encore du tonus
Thierry Méot, division Comptes et études de l’industrie, Insee
n 2000, la production de l’industrie l’industrie dans le produit intérieur brut a aug-
menté de nouveau. Elle s’est stabilisée à 15 %hors énergie et IAA a de nouveau
depuis trois ans pour l’industrie hors énergie etEvigoureusement progressé : industries agro-alimentaires (IAA) (cf. Pour com-
+ 4,6 % en volume en moyenne annuelle. prendre ces résultats), ce qui constitue le record
des vingt dernières années (graphique 1).Depuis la seconde moitié des années
quatre-vingt-dix, l’industrie regagne du ter-
L’industrie au cœur de la croissance
rain, après vingt ans d’érosion continue.
Après le léger fléchissement dû aux ondes deLes facteurs de production ont été forte-
choc des crises en Asie et dans les pays émer-
ment sollicités dans certaines branches, gents, l’industrie a retrouvé du tonus. L’année 2000
le fléchissement, en milieu d’année, ayant peut être décomposée en trois phases, rythmées
par l’évolution des exportations et de la consom-été limité et de courte durée. Face à cette
mation, sur fond d’investissement en hausse.
situation, et devant les perspectives alors Dans les premiers mois, l’activité des branches
favorables pour 2001, les entreprises in- manufacturières s’inscrit dans le prolongement de
la fin 1999, avec une progression légèrementdustrielles ont maintenu leur effort d’in-
atténuée. Elle est portée par la vigueur de la
vestissement et accru leurs effectifs. Le demande mondiale et européenne (cf. enca-
nombre d’emplois créés dans l’industrie dré 1), et bénéficie d’un taux de change de l’euro
qui renforce la compétitivité-prix des exportations.en 2000, environ 110 000 en incluant l’in-
Durant cette première phase, les principales com-
térim, est le plus élevé depuis le début posantes de la demande intérieure (consomma-
des années soixante-dix. tion des ménages et investissement des
entreprises) restent bien orientées (tableau 1).
À partir de la fin du premier semestre, la hausse
Avec la crise des années soixante-dix et le du prix des produits pétroliers opère une ponc-
déclin des industries traditionnelles au profit tion sur le pouvoir d’achat des ménages, et la
des services, l’industrie française, en particu- consommation ralentit. Un mouvement ana-
lier manufacturière, semblait vouée à une lente logue se produit dans les principaux pays euro-
décrue de son poids dans l’économie. Mais péens, freinant les exportations françaises. La
l’histoire n’est jamais avare de retournements. progression de l’activité industrielle s’infléchit.
Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, En fin d’année, la consommation des ménages
la part de la valeur ajoutée de l’ensemble de repart en hausse, hors automobile, grâce aux
effets conjugués du reflux des prix de l’énergie, Part de la valeur ajoutée industrielle
des baisses d’impôt et de la poursuite des
dans le produit intérieur brut
créations d’emplois. Parallèlement, les expor-
VA/PIB en volume (en %) tations se redressent et retrouvent leur niveau
21 Ensemble de l'industrie de la fin du premier semestre. La production
18 manufacturière renoue alors avec un rythmePart des IAA et de l’énergie
15 de croissance élevé (graphique 2).
Industrie hors IAA et énergie En 2000, la croissance de la production indus-12
trielle hors énergie et IAA atteint ainsi 4,6 % en9
volume, contre 3,8 % en 1999 (tableau 2).
6
Ce haut niveau d’activité se traduit également
3 en termes de création d’emplois : il faut remon-
0 ter avant la crise du milieu des années1978 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000
soixante-dix pour retrouver un résultat équiva-
Source : comptes de la Nation 2000 - base 95, Insee
INSEE
PREMIERE Forte demande en produits industriels lent à celui de l’année 2000. Le nombre
de salariés de l’industrie augmente enPrincipales composantes de la demande finale intérieure de produits industriels
effet de 68 000 unités. Les deux tiers tra-
Evolutions en volume au Indice
Valeur 2000 vaillent dans les entreprises de biensprix de l'année de prix
en milliards
précédente (%) 2000 intermédiaires qui ne pèsent que 40 %
de la valeur ajoutée industrielle (hors1998 1999 2000 (%) francs euros
énergie et IAA) (tableau 3). Par ailleursDépense de consommation finale des ménages
Produits industriels (hors énergie et IAA) 6,0 5,1 4,0 -0,4 1 255,2 191,4 l’intérim continue de croître (+ 19 %), et
Biens de consommation 4,4 3,3 4,6 -0,2 711,9 108,5 on peut estimer à plus de 42 000 le
Produits de l'industrie automobile 10,8 9,2 1,7 0,1 289,4 44,1
nombre d’emplois en équivalent-tempsBiens d'équipement 19,6 18,6 15,1 -5,5 54,8 8,4
Biens intermédiaires 2,3 1,6 2,0 1,1 199,1 30,4 plein supplémentaires représenté par
Formation brute de capital fixe les missions effectuées dans l’industrie 12,5 6,6 8,6 -0,2 660,1 100,6
manufacturière. Au total ce sont donc
Biens de consommation 9,7 7,2 4,5 -0,3 33,7 5,1
environ 110 000 emplois qui sont créés,Automobile 15,3 8,5 11,4 0,0 139,1 21,2
Biens d'équipement 11,9 6,2 8,6 -0,3 445,6 67,9 dont une partie peut être attribuée à la
Biens intermédiaires 13,1 4,0 2,6 1,0 41,7 6,4 réduction du temps de travail.
Source : comptes de la Nation 2000 - base 95, Insee
Des capacités sous tension
Production des branches industrielles : l'automobile en tête
Le regain du rythme de croissance
Evolutions en
Indices de prix depuis la fin de 1999 a aussi accentué la
volume au prix de Valeur 2000
base 1995 sollicitation des capacités de produc-l'année précédente en milliards
(%) tion : les taux d’utilisation dépassent(%)
80 % pour la plupart des branches.1998 1999 2000 1998 1999 2000 francs euros
L’industrie automobile est particulière-Produits industriels (hors énergie et IAA) 7,9 3,8 4,6 -1,0 -1,4 1,3 4 001,9 610,1
Biens de consommation 4,2 4,1 2,5 -0,1 -0,5 0,2 777,0 118,5 ment sous tension, avec un taux qui
Automobile 15,9 8,8 7,1 -1,4 -0,9 -0,1 601,7 91,7 n’est jamais redescendu en dessous de
Biens d'équipement 11,4 4,0 5,7 -1,8 -1,0 -0,8 986,8 150,4
90 % depuis le premier trimestre 1999.
Biens intermédiaires 5,1 1,9 3,9 -0,8 -2,2 3,7 1 636,4 249,5
Tout au long de l’année 2000 un nombre
Source : comptes de la Nation 2000 - base 95, Insee croissant d’industriels déclarent ainsi ne
pas pouvoir produire davantage, les
Encadré 1 secteurs les plus sensibles étant les
La production industrielle en Europe biens d’équipement et les biens intermé-
diaires.En 2000 les pays de l’Union européenne duite par un regain de la consommation
(UE-15) ont bénéficié à la fois du dyna- des ménages et la production de biens de Les bonnes conjonctures mondiale et
misme de la zone et de la conjoncture fa- consommation durable (y compris auto- intérieure ont incité les entreprises à
vorable dans le reste du monde. Le mobile) a progressé de 7,1 % en volume. maintenir leur effort d’investissement en
ralentissement de l’économie américaine Pour les pays de la zone euro, le taux de matériels, mais aussi en bâtiment : elles
au second semestre n’a de fait eu qu’un change de la monnaie à stimulé la demande ont ainsi pu accroître leurs capacités
faible impact. Sur l’ensemble de l’année, extérieure ; à l’inverse, l’industrie britan-
(graphique 3).
la croissance mondiale a atteint 5,0 % en nique s’est trouvée pénalisée dans ses
volume en moyenne annuelle, soit la meil- échanges avec le continent. La vigueur de la
leure performance depuis plus de dix ans. demande a été redoublée par les investisse-
La demande intérieure stimule
L’indice de la production industrielle hors ments des entreprises, confrontées à des
la productionénergie et IAA de l’Union européenne pro- tensions analogues à celles constatées en
gresse pour sa part de 5,7 %. France. L’indice de la production de biens
L’amélioration de l’emploi dans la qua- d’investissement a atteint un niveau record : Les industriels ont bénéficié d’une
si-totalité des pays membres s’est tra- il croît de + 8,4 % en volume. demande intérieure soutenue, et qui reste
encore ferme début 2001 (cf. encadré 2).
%
La consommation des ménages en pro-8Taux de croissance*
de l’indice de la duits manufacturés (soit 25 % des
6
production industrielle dépenses de consommation totales)
4en Europe, continue de progresser en 2000 à un
aux États-Unis 2 rythme supérieur à celui des dépenses
et au Japon
totales : 4,0 % contre 2,5 % en volume0* moyenne annuelle
(tableau 1). Après deux années de forte
-2
hausse, les achats d’automobiles neu-
-4 ves se stabilisent au niveau élevé de1998
1999 1999. Les achats de biens durables sont-6
2000
en forte progression, surtout du fait desSource : Eurostat
-8
biens d’équipement, l’effet de rattrapage
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
UE-15
Allemagne
France
Italie
Royaume-
Uni
Espagne
Zone
euro
États-Unis
Japon
INSEE
PREMIEREjouant sans doute moins en 2000 que croissent de 30 % ; ils ne représentent ses ont en effet manqué de capacités
l’effet de renouvellement. Les dépenses cependant que 9 % des exportations. pour satisfaire la demande, et l’analyse
d’électronique grand public progressent Malgré ces succès à l’exportation, la par produits confirme certaines faibles-
de nouveau de plus de 20 % en volume, contribution des échanges extérieurs à ses et spécialisations historiques de
et dépassent en niveau les dépenses la croissance a été de moins en moins l’appareil productif. Les importations de
d’ameublement ; elles sont en effet favorable au cours de l’année. En effet, composants électroniques augmentent
tirées par le passage aux technologies en liaison avec le dynamisme de la ainsi de 60 %, celles de produits de la
numériques (près de 900 000 lecteurs demande intérieure, mais aussi du fait transformation des métaux de 27 %. Les
de DVD vendus en 2000, contre 300 000 des tensions sur l’appareil productif, les importations de machines et d’équipe-
en 1999). La consommation finale effec- importations se sont accrues (18,1 % en ments mécaniques croissent de 15 %,
tive des ménages en médicaments volume). Leur hausse n’est qu’en partie de même que celles de matériel informa-
continue par ailleurs d’augmenter forte- due aux prix des biens importés et aux tique. Alors que la consommation de
ment (plus de 8 %). taux de change ; les entreprises françai- chaussures repart, le chiffre d’affaires
Les investissements des administra-
tions publiques comme ceux des entre-
prises restent en hausse notable pour la Encadré 2*
troisième année consécutive. La forma- Début 2001 : une demande intérieure encore ferme
tion brute de capital fixe totale en pro-
En début d'année 2001, le coup de frein au premier trimestre, avec un rebond des
duits industriels progresse de 8,6 % en
de l'économie américaine et le ralentisse- achats en automobiles (+ 3,9 %). L'inves-
2000, contre 6,6 % en 1999.
ment consécutif de la croissance mon- tissement s'inscrit néanmoins en léger
diale font sentir leurs effets sur les repli (-0,2 %).
exportations de produits manufacturés. Au total, la production des branches ma-
Un commerce extérieur actif Celles-ci, du fait de ventes aéronautiques nufacturières progresse de 0,5 % au
mais un solde en retrait et navales exceptionnelles, augmentent premier trimestre 2001, après 1,6 % au
légèrement (+ 0,3 % en volume), ce qui dernier 2000. Ce ralentisse-
traduit une stabilisation à un niveau éle- ment est en phase avec les anticipationsSous l’effet conjugué de la croissance
vé. Les importations baissent de 2 %, des industriels telles qu'elles ressor-mondiale et de la dépréciation de l’euro,
avec un net recul pour les biens intermé- taient des enquêtes de conjoncture. Lesles exportations de produits manufactu-
diaires et les biens d'équipement. indicateurs récents semblent confirmerrés augmentent de 14,8 % en volume en
La demande intérieure reste pour sa part la tendance, en particulier le repli du
2000 (tableau 4). L’impact sur l’activité
encore ferme. Les dépenses de consom- taux d'utilisation des capacités de pro-
est d’autant plus sensible que les expor-
mation des ménages en produits manu- duction et la diminution des missions
tations représentent le quart des
facturés augmentent de 1,9 % en volume d'intérim.
emplois totaux, contre un cinquième
* Texte établi à partir des premiers résultats des comptes trimestriels publiés le 23 mai 2001.
pour la consommation des ménages.
L’automobile et les biens d’équipement Les effectifs dans l'industrie : une croissance record en 2000
contribuent pour moitié à cette progres-
sion. La construction aéronautique et Effectifs intérimaires
Effectifs salariés en fin d'année
spatiale poursuit son envolée, la cons- en équivalents - temps plein
truction navale est dynamique et les 1998 1999 2000 1998 1999 2000
ventes à l’étranger de matériel de trans- Industrie (hors énergie et IAA) 3297,9 3280,2 3348,1 215,6 225,2 268,0
mission et de téléphonie progressent Biens de consommation 741,5 726,0 726,5 30,8 33,6 37,7
de plus de 60 % en valeur. Parmi les Automobile 281,9 285,1 290,6 25,5 28,3 34,8
Biens d'équipement 810,2 808,9 823,0 53,5 54,9 63,5biens intermédiaires, ce sont la chimie
Biens intermédiaires 1464,3 1460,2 1508,0 105,8 108,4 132,0et les composants électroniques qui
réalisent les meilleures performances. Source : Ministère de l'emploi - DARES, Insee
Les flux à destination des États-Unis
Taux d’investissement et utilisation des capacités de production
% Croissance soutenue de la %
88 22Taux d'utilisation des capacités de production Taux d'investissement (FBCF/VA)production manufacturière
des sociétés non financièresdans l'industrie hors énergie et IAA87
(échelle de gauche) (échelle de droite)Production de la branche (données CVS-CJO) 21
86
En milliards de francs 1995
1050 85
20
84
1000
83 19
950 82
18
81900
80
17
850
79
800 78 16
95-1 96-1 97-1 98-1 99-1 00-1 00-4 1978 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000
Source : comptes trimestriels - base 95, Insee Source : enquêtes de conjoncture, comptes de la Nation 2000 - base 95, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE Les échanges extérieurs de produits industriels ont été très dynamiques en 2000
1Evolutions en volume au prix de l'année précédente (%) Solde Solde
1 1 en milliards de francs courantsExportations (FAB ) Importations (CAF ) 2000 en
euros
1998 1999 2000 1998 1999 2000 1998 1999 2000
Produits industriels (hors énergie et IAA) 10,7 4,7 14,8 14,5 7,0 18,1 96,8 74,0 31,7 4,8
Biens de consommation 9,3 8,1 12,4 13,1 7,1 16,0 -25,9 -26,4 -44,9 -6,8
Automobile 15,9 6,1 11,3 27,5 11,0 12,1 59,1 53,5 61,5 9,4
Biens d'équipement 15,2 4,0 19,3 18,4 9,6 21,0 66,1 51,6 58,8 9,0
Biens intermédiaires 6,2 3,3 13,9 9,4 4,0 19,0 -2,5 -4,7 -43,7 -6,7
1. Dans le commerce extérieur de produits manufacturés, les importations restent valorisées CAF (Coûts de l’Assurance et du Fret inclus = valorisation à la frontière française) alors que le solde global
est établi FAB-FAB (Franco A Bord = valorisation à la frontière des pays exportateurs). En 2000, cette correction CAF-FAB est estimée à 29,6 milliards de francs dans les comptes nationaux.
Source : comptes de la Nation 2000 - base 95, Insee
des fabricants français recule et les La réparation des dégâts provoqués Pour comprendre
importations progressent de 20 %. Par par la tempête de décembre 1999 a ces résultats
zone et en volume, ce sont les importa- aussi soutenu certaines productions
tions en provenance d’Allemagne qui (appareils de levage, éléments de
augmentent le plus. construction en métal). La production Le champ de cette étude est l’industrie
Le solde du commerce extérieur de pro- d’équipements électriques et électroni- hors énergie et industries agro-alimen-
duits manufacturés hors IAA recule de ques marque le pas. Seule la téléphonie taires (IAA). Elle porte donc sur les biens
42 milliards de francs, passant de 74 à reste tirée par le boom des portables (9 de consommation, l’automobile, les biens
32 milliards entre 1999 et 2000. millions d’utilisateurs supplémentaires d’équipement et les biens intermédiaires et
en 2000 selon l’Autorité de Régulation ne traite pas de la construction.
des Télécommunications). Les comptes de l’industrie de la base
Bons résultats pour l’ensemble Les industries de biens intermédiaires 1995 s’appuient sur les normes internatio-
(+ 3,9 %) profitent de la croissance dedes branches nales préconisées par le système de comp-
l’automobile et de la mécanique. tabilité des Nations Unies (SCN) et le
La construction automobile est la Hormis dans l’habillement-cuir, dont le système européen des comptes (SEC95).
branche la plus dynamique, avec une déclin se poursuit, la production des Les comptes de l’industrie présentent les
production qui croît en volume de 7,1 % autres branches des biens de consom- branches d’activités et les produits.
(tableau 2). Les immatriculations de voi- mation augmente. La production de la branche est valorisée
tures particulières restent stables dans La remontée des prix de vente indus- au prix de base, c’est-à-dire hors impôts nets
l’ensemble par rapport à 1999, mais les triels, qui s’était manifestée dès la fin de subventions sur les produits, et hors frais
constructeurs français regagnent deux 1999, s’est amplifiée en 2000 sous l’effet de transport supportés par le producteur.
points de part de marché intérieur en de la hausse des prix de l’énergie et du L’investissement, ou formation brute de
2000 et leurs exportations progressent renchérissement des importations de capital fixe, comprend, outre les actifs cor-
encore. La stabilité du marché des voitu- biens intermédiaires, l’euro étant faible porels, les acquisitions de logiciel et les lo-
res particulières est par ailleurs com- par rapport au dollar. En moyenne, les giciels produits pour compte propre.
pensée par la poussée des prix de vente des produits de l’industrie Les données sont pour l’essentiel issues des
immatriculations de véhicules utilitaires hors énergie et IAA augmentent de comptes annuels, notamment en volume.
légers (+ 10,5 %) et la bonne orientation 1,3 % : alors que la baisse des prix de Seul le graphique 2, provenant des comptes
du marché des poids lourds (+ 7,8 %). l’automobile marque un arrêt (-0,1 % trimestriels, est établi aux prix de 1995.
L’activité des industries de biens contre -0,9 % l’année précédente), celle
d’équipement progresse globalement des biens d’équipement ralentit (-0,8 % Pour en savoir plus
de 5,7 % en volume. Ce résultat tient contre -1,0 %), les prix des biens de
pour beaucoup à l’équipement méca- consommation se redressent légère-
« Les comptes de la Nation en 2000 –
nique, qui bénéficie tout à la fois de la ment (+ 0,2 %), tandis que les prix des Une croissance très riche en emplois »,
bonne tenue des investissements des biens intermédiaires (+ 3,7 %) répercu- Insee première n° 773, avril 2001.
entreprises françaises et de la reprise tent plus nettement la hausse du prix
Note de conjoncture de mars 2001, Insee.des exportations après le palier de 1999. des matières premières importées.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
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