L'industrie manufacturière en 2004 : une reprise modérée

De
Publié par

La reprise industrielle amorcée mi-2003 s'est poursuivie en 2004, soutenue par le dynamisme de la demande intérieure française. Un grand nombre de branches ont renoué avec la croissance, notamment les équipements mécaniques et les matériels d'émission et de transmission. Dans le même temps, l'industrie pharmaceutique a poursuivi son expansion. Comparée aux précédentes phases de reprise de 1993 et 1997, l'accélération de la production manufacturière est restée néanmoins modérée. Les performances de l'industrie manufacturière française en 2004 sont en deçà de celles de l'Allemagne, qui a davantage tiré profit de la croissance mondiale pour ses exportations. Parmi les autres pays de la zone euro, l'Espagne affiche une croissance industrielle proche de celle de la France, du fait d'une demande intérieure dynamique, alors que l'Italie subit de nouveau un tassement de sa production manufacturière. Au début de l'année 2005, un environnement international moins favorable, associé à un stockage jugé élevé, pèsent sur la production manufacturière française.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 12
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

N° 1031 - JUILLET 2005
PRIX : 2,20€
L’industrie manufacturière en 2004 :
une reprise modérée
Céline Thévenot, division Comptes et études de l’industrie, Insee
a reprise industrielle amorcée de 3,2 % sur l’année. L’investissement des entre-
prises poursuit le redressement amorcé depuis lemi-2003 s’est poursuivie en 2004,
second trimestre 2003 et augmente de 3,0 %.Lsoutenue par le dynamisme de la
En revanche, les exportations en produits manu-
demande intérieure française. Un grand
facturés n’ont profité que partiellement du dyna-
nombre de branches ont renoué avec la misme de l’environnement mondial. Cette
croissance, notamment les équipements évolution en demi-teinte s’explique par la hausse
mécaniques et les matériels d’émission de l’euro et l’orientation sectorielle et géogra-
phique des exportations françaises. Celles-ci sontet de transmission. Dans le même temps,
notamment limitées par l’atonie de la croissancel’industrie pharmaceutique a poursuivi
dans le principal pays destinataire, l’Allemagne.
son expansion.
Le rythme de progression des exportations ralentit
Comparée aux précédentes phases de re- fortement en 2004, par rapport à la forte reprise du
prise de 1993 et 1997, l’accélération de la second semestre 2003.
production manufacturière est restée Anticipant une demande soutenue, les industriels
ont gonflé leurs stocks jusqu’au troisième tri-néanmoins modérée.
mestre 2004, notamment dans l’automobile.Les performances de l’industrie manufac-
Depuis lors, dans un contexte global moins favo-
turière française en 2004 sont en deçà de
rable, affecté par les variations du taux de change
celles de l’Allemagne, qui a davantage et du cours du pétrole, les stocks sont jugés éle-
tiré parti de la croissance mondiale pour vés et pèsent sur la production à venir.
ses exportations. Parmi les autres pays La croissance de l’activité industrielle en 2004
est commune à toutes les grandes branches.de la zone euro, l’Espagne affiche une
La bonne tenue de l’investissement a stimulé lacroissance industrielle proche de celle de
production de biens d’équipement, tandis que
la France, du fait d’une demande inté-
l’accélération de la consommation des ménages
rieure dynamique, alors que l’Italie subit a alimenté la production des biens de consom-
de nouveau un tassement de sa produc- mation. L’industrie des biens intermédiaires est
tion manufacturière. portée par le dynamisme du marché de l’acier
d’une part, et la bonne performance des compo-Au début de l’année 2005, un environne-
sants électriques et électroniques d’autre part.ment international moins favorable, asso-
Enfin, la production du secteur automobile a
cié à un stockage jugé élevé, pèsent sur la
redémarré en 2004.
production manufacturière française.
La demande est soutenue par la
consommation des ménages en 2004
Après deux années de repli (– 1,7 % en 2002 et
– 0,8 % en 2003), les branches manufacturiè- Volumes, évolution trimestrielle en %
3,5res ont bénéficié en 2004 de la reprise écono-
3
mique amorcée mi-2003. La production 2,5
manufacturière croît de3%en moyenne 2
1,5annuelle. Elle accélère au premier semestre,
1
dans la lancée du rebond amorcé mi-2003, se
0,5
stabilise au troisième trimestre, et repart au 0
-0,5quatrième trimestre.
-1L’activité industrielle est soutenue principalement
-1,5
par la vigueur de la demande intérieure, notam- -2
2003T3 2003T4 2004T1 2004T2 2004T3 2004T4 2005T1ment au premier semestre 2004 (graphique 1).
Consommation des ménages Exportations
La consommation des ménages en produits Investissement en produits manufacturés Stocks
manufacturés accélère, avec une augmentation Source : comptes trimestriels - base 2000, Insee
INSEE
PREMIEREexpansion des appareils d’émission et croissance après un repli de – 9,6 % enL’industrie pharmaceutique
de transmission : + 13,9 % en 2004 2002 et de – 2,7 % en 2003.poursuit son expansion
(dont modems et téléphones). Enfin,
Dans les biens de consommation, touchée par la concurrence internatio-
l’industrie pharmaceutique a poursuivi nale, l’activité de la branche de matériel Une reprise peu dynamique par
son expansion dans la lignée des de bureau et informatique est en déclin rapport aux cycles précédents
années précédentes, avec une progres- en 2004. La baisse de l’indice de la pro-
Par son ampleur, la reprise du PIBsion de 5,1 % (tableau 1), soutenue par la duction de 13,8 % sur l’année amplifie
amorcée mi-2003 a été proche de cellereprise des exportations. La reprise est le recul amorcé depuis le début de la
de 1993, et moins forte qu’en 1997. Laplus modérée dans l’édition, dont la pro- décennie.
reprise de 2003 a bénéficié de moteursduction progresse de 1,2 % en 2004, et
différents de ceux qui ont entraîné lesles biens d’équipement du foyer
épisodes de reprise de 1993 et 1997 : la(+ 2,2 %). Dans cette branche, la pro-
consommation des ménages a été plusduction de meubles connaît un exercice Forte demande pour l’acier
dynamique en 2003 qu’en 1993 et2004 en rupture avec les difficultés et les matériaux de construction
1997, tandis que la croissance desstructurelles de l’activité ; les produits
L’activité des biens intermédiaires a échanges extérieurs a été moins vigou-blancs (électroménager) et les produits
augmenté de 2,3 %. Tout comme les reuse. S’agissant de la productionbruns (image et son, sauf matériel infor-
éléments de métal pour la construction, manufacturière prise isolément, lamatique) se redressent après la chute
les produits céramiques et matériaux de reprise récente se singularise par sade 2003. Ces derniers bénéficient de
construction profitent des bonnes condi- faible ampleur (graphique 2). La produc-l’engouement des consommateurs,
tions du marché de la construction. La tion manufacturière a augmenté demême si celui-ci est essentiellement
sidérurgie et l’acier ont bénéficié d’un 3,6 % seulement un an après le pointorienté vers les importations et alimente
contexte inédit de forte demande sur les bas du cycle, entre mi-2003 et mi-2004,la baisse des prix. Enfin, la production
marchés internationaux. Les taux de contre 9,3 % lors de la reprise de 1993,de la filière textile, structurellement
croissance élevés des pays d’Europe de et 10,2 % lors de celle de 1997. Cette fai-orientée à la baisse, continue de dimi-
l’Est et de la Chine ont stimulé la blesse de la reprise manufacturière ennuer en 2004.
demande et exercé une pression à la France provient des exportations de pro-
hausse sur les prix mondiaux. La sidé- duits manufacturés (graphique 3), qui
rurgie et la production de métaux non évoluent moins vite que lors des deux
L’automobile repart
ferreux augmentent ainsi de 2,4 % en précédentes reprises. À l’inverse, la
volume en 2004 et de 11,5 % en valeur, consommation des ménages en pro-La production du secteur automobile a
en rupture avec les années antérieures. duits manufacturés a évolué lors de laredémarré en 2004, après le creux des
Enfin, la production de composants reprise de 2003 sur un rythme proche deannées 2002 et 2003. Cette améliora-
électriques et électroniques a été bien celui de la reprise 1997, et plus soutenution a été permise par la reprise des
orientée (+ 3,4 %) et renoue avec la que celui de 1993.achats de véhicules neufs, en hausse de
2,8 % en 2004 après une baisse de 1 %
en 2003, et par la poursuite des exporta-
La production de l'industrie manufacturièretions (+ 4,0 % en 2004 après + 3,9 % en
2003). Évolution annuelle Valeur
moyenne de la Évolution en volume (en %) (en Mds
production (en %) d'euros)
1993-2004 2002 2003 2004 2004Reprise dans les biens
Industrie manufacturière (y c. IAA) 3,5 -1,7 -0,8 3,0 634,2d’équipement
Biens de consommation 2,6 1,5 -0,1 3,0 123,9
Dans les biens d’équipement, la pro- Habillement, cuir -0,8 -0,6 -3,9 0,7 14,6
Édition, imprimerie, reproduction 2,0 -0,7 -0,2 1,2 32,1duction augmente de 3,5 % en 2004. La
Pharmacie, parfumerie et entretien 5,1 4,9 4,6 5,1 51,6branche de la construction navale,
Industrie des équipements du foyer 1,4 -0,4 -6,3 2,2 25,7
aéronautique et ferroviaire est tirée par
Automobile 6,7 1,5 -0,3 4,3 97,7
l’aéronautique, qui bénéficie de la
Biens d'équipement 3,4 -3,7 -0,8 3,5 156,7
reprise du trafic aérien. L’activité d’équi-
Constr. navale, aéronautique et ferroviaire 5,6 -9,1 -0,6 1,9 43,0
pements mécaniques réalise une Biens d'équipement mécaniques 2,7 -1,2 -1,0 3,7 67,8
bonne année : les éléments de métal Équipements électriques et éectroniques 2,8 -1,9 -0,6 4,9 45,9
pour la construction tirent parti de la Biens intermédiaires 2,9 -3,0 -1,5 2,3 255,9
Produits minéraux 2,2 -1,6 -1,5 2,8 27,6bonne santé du bâtiment, et les équipe-
Industrie textile -1,4 -4,6 -4,3 -2,4 13,4ments mécaniques repartent à la
Industries du bois et du papier 0,0 -0,8 -1,3 1,9 30,5
hausse (+ 12,2 % selon l’indice de la
Chimie, caoutchouc, plastiques 3,5 -2,2 0,3 2,5 74,6
production industrielle, sources). Les Métallurgie et transformation des métaux 3,7 -1,7 -2,2 2,4 80,6
équipements électriques et électroni- Composants électriques et électroniques 3,6 -9,6 -2,7 3,4 29,2
ques sont soutenus par la forte Source : comptes annuels - base 2000, NES 36, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREélevées de la zone. L’Espagne a bénéfi- En ce qui concerne spécifiquement leL’Allemagne, leader industriel
cié notamment d’un marché immobilier secteur industriel, la hiérarchie s’inverse.de la zone euro
florissant. En Allemagne, la croissance L’industrie allemande a bénéficié d’une
La zone euro dans son ensemble a est en revanche limitée par une reprise plus vigoureuse que les autres
renoué avec la croissance en 2004, demande intérieure en décélération en grands pays de la zone euro. L’indice de
mais la composition de la reprise varie 2004, et seuls les exportations et les la production dans l’industrie (y compris
selon les pays. Les économies fran- stocks ont contribué à la croissance du industrie agroalimentaire, sources) per-
çaise et espagnole, qui ont bénéficié PIB. Enfin, le moteur italien est resté met de comparer les pays de l’Union
d’une demande intérieure dynamique, grippé, et le pays est entré en récession européenne : il croît de 3,2 % en Alle-
ont réalisé les performances les plus fin 2004. magne en 2004, alors qu’il n’augmente
que de 1,8 % en France, de 1,2 % en
Espagne, et régresse de 1,0 % en Italie Production de l'industrie manufacturière dans les grands pays de la zone euro
(tableau 2).Taux de croissance en 2004 en %
À la différence des autres pays, laZone Euro Allemagne Espagne France Italie
reprise de l’industrie allemande estIndustrie manufacturière (yc. IAA) 2,0 3,2 1,2 1,8 -1,0
d’ampleur comparable à celles desBiens intermédiaires, dont 1,8 3,9 1,8 1,4 -0,4
cycles de 1993 et 1997 (graphique 4).Industrie chimique 0,6 2,5 -1,0 3,3 1,5
Ind.caoutchouc et des plastiques 1,9 2,5 1,6 2,1 -1,4 Elle s’explique notamment par une
Métallurgie et travail des métaux 2,5 3,0 2,5 1,8 1,7 bonne orientation sectorielle des expor-
Biens d'investissement, dont 2,9 3,7 1,9 3,0 -2,0 tations vers les marchés porteurs. En
Fab. de machines et équipements 2,9 3,5 4,0 3,5 -0,6
2004, sa production très dynamique
Fab. équipts électriq. et électroniques 4,3 7,1 4,6 1,7 -6,2
dans les biens intermédiaires (+ 3,9 %),Fabrication de matériel de transport 3,0 3,0 1,3 3,3 -1,6
devance celles de la France et deIndustrie automobile 4,4 4,0 1,3 4,8 -1,1
l’Espagne. La production a égalementBiens de consommation, dont 0,5 0,5 -0,2 1,0 -1,0
Industries agroalimentaires 0,6 0,8 1,4 -0,8 -1,4 été soutenue pour les biens d’investis-
Industrie textile et habillement -4,8 -3,2 -4,6 -9,2 -3,9 sement (+ 3,7 %).
Source : indice de la production industrielle, Eurostat En Espagne, la croissance de l’indice
de la production manufacturière est
majoritairement due aux biens d’inves- La reprise industrielle est moins vigoureuse en 2004 qu'en 1993 et 1997
tissement (+ 1,9 %) et aux biens inter-Écart au point bas des cycles
120 médiaires (+ 1,8 %), alors que la
Point bas des cycles pour l'ensemble de l'économie 99 T1 production de biens de consommation a(93 T4, 97 T1, 03 T2)115
98 T1 légèrement diminué ( – 0,2 %).
110
95 T4Profil de la reprise de 1993 Après déjà deux années de baisse en94 T491 T4105
2003 et 2002, l’indice de production
05 T101 T2 04 T2100 industrielle en Italie a diminué de 1,0 %
Profil de la reprise de 200395 T1 Profil de la reprise de 199795 en 2004. La production a baissé dans
les biens d’investissement, notamment90
t-8 t-7 t-6 t-5 t-4 t-3 t-2 t-1 t t+1 t+2 t+3 t+4 t+5 t+6 t+7 t+8 les équipements électriques et électroni-
Trimestres avant/après la reprise
ques. La production de biens deLecture : à la mi-2004, quatre trimestres après le début de la reprise de 2003 T2, la production manufacturière a augmenté de
4 % par rapport au second trimestre 2003, point bas du cycle économique. Au quatrième trimestre 1994, elle avait de consommation a régressé (– 1,0 %) et
près de 10 % par rapport au point bas du quatrième trimestre de 1993. Les points de reprise considérés sont ceux de la reprise celle des biens intermédiaires s’est
de l'ensemble de l'économie, caractérisée par le PIB, ce qui explique le décalage d'un trimestre entre la reprise de la production
tassée (– 0,4 %).manufacturière fin 1996 et de la date de reprise retenue, 1997 T1.
Source : comptes trimestriels base 2000, Insee
Le premier semestre 2005 ne Une reprise du commerce extérieur moins dynamique en 2004 qu'en 1993
tient pas les promesses de 2004Écart au point bas des cycles
125
Profil des exportations lors de la reprise de 1993
Début 2005, la conjoncture internatio-
120
Point bas des cycles pour l'ensemble de l'économie nale est moins bien orientée, et la pro-95 T4(93 T4 et 03 T2)
Profil des importations lors de la reprise de 1993115
94 T4 duction manufacturière pâtit de cette
110 évolution (graphique 5). L’indice global
05 T1
91 T4 de la production manufacturière dans la
105
04 T2 Profil des exportations01 T2 zone euro baisse en ce début d’annéelors de la reprise de 2003
100
(– 0,2 % sur le premier trimestre). Outre
01 T2 Profil des importations lors de la reprise de 2003
95 l’Italie, dont la production manufactu-
t-8 t-7 t-6 t-5 t-4 t-3 t-2 t-1 t t+1 t+2 t+3 t+4 t+5 t+6 t+7 t+8
trimestres avant/après la reprise rière diminue depuis le début 2004, les2001 T2
Lecture:àla mi-2004, les importations et exportations françaises ont augmenté de près de 7 % par rapport à leurs niveaux du se- indices mensuels de production manu-
cond trimestre 2003. En 1994, un an après le point bas de 1993 T4, elles avaient augmenté de 17 % et 15 % par rapport au niveau facturière ont baissé début 2005 en
du point bas. Les points de reprise considérés sont ceux de la reprise de l'ensemble de l'économie, caractérisée par le PIB.
France et en Espagne.Source : comptes trimestriels, base 2000, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE En Allemagne la reprise industrielle est plus proche des cycles précédents La reprise de l'industrie dans la
zone euro est compromiseréférence 100 au point bas des cycles France
115
Référence 100 en 2000
106Point bas des cycles pour l'économie française
Allemagne
104110 98 T1
91 T4 99 T1
102 Zone euroProfil de la reprise de 1993
94 T4 95 T4 100105 Espagne01 T2
France
9805 T1
04 T295 T1 96
100 Profil de la reprise de 2003
94
Profil de la reprise de 1997 Italie
92
95
90t-8 t-7 t-6 t-5 t-4 t-3 t-2 t-1 t t+1 t+2 t+3 t+4 t+5 t+6 t+7 t+8
2003T01 2004T01 2005T01Trimestres avant/après la reprise
Source : indice trimestriel de la production dans l'industrie
Allemagne manufacturière, Eurostat
115
Point bas des cycles pour l'économie allemande
indicateur disponible de la production en
110
91 T2 France à un niveau fin (114 postes) pour
98 T1
Profil de la reprise de 1993 99 T1 l’année 2004. L’IPI est une mesure de
105 l’évolution en volume de la valeur ajoutée
95 T201 T2 05 T1
au coût des facteurs sur une période de ré-Profil de la reprise de 2003
94 T2
férence donnée. Il est indexé par rapport
100
au niveau de référence 100 correspondant
95 T1 Profil de la reprise de 1997 à l’année 2000.
95 Pour les comparaisons européennes,
t-8 t-7 t-6 t-5 t-4 t-3 t-2 t-1 t t+1 t+2 t+3 t+4 t+5 t+6 t+7 t+8
les données proviennent d’Eurostat. L’in-
Trimestres avant/ après la reprise
dice de la production industrielle est le
Lecture:àlami-2004, la production manufacturière française avait augmenté de près de 3 % par rapport à son niveau du se-
seul indicateur commun dont dispose Eu-cond trimestre 2003, point bas du cycle. En 1993, un an après le point le plus bas du cycle, elle avait augmenté de près de 8 %
rostat pour les comparaisons européennespar rapport au quatrième trimestre de 1993. En Allemagne, la reprise de 2003 est beaucoup plus proche de celle de 1993,
en 2004. Au contraire de l’Insee, Eurostat in-puisque l'augmentation de la production un an après le point bas de 2003 était de 5 %, et elle était de 6 % en 1993.
Source : Eurostat, calculs Insee clut les industries agricoles et alimentaires
dans l’industrie manufacturière. Pour des
raisons de comparabilité, les données fran-
correspondantes dans la comptabilité natio-Dans l’hexagone, la production indus-
çaises portant sur des comparaisons euro-
nale. Les comptes nationaux donnent lestrielle se replie au premier semestre, les péennes sont prises au sens d’Eurostat.
équilibres ressources-emplois par branche au
stocks, qui se sont gonflés jusqu’au troi-
niveau 36 de la Nomenclature Economique de
sième trimestre 2004, sont jugés impor- Synthèse (NES). Pour le compte provisoire, Pour en savoir plus
tants, notamment dans les biens inter- utilisé ici, les équilibres ne sont pas calculés à
un niveau plus fin. Pour les niveaux plus fins,médiaires et l’automobile. Cependant, les
ou pour les comparaisons internationales, on Note de conjoncture, Insee, mars 2005.réponses des chefs d’entreprises interro-
a recours à l’IPI (voir ci-après). « L’industrie automobile », Insee Première,
gés en juin font ressortir une amélioration
Le champ de l’industrie manufacturière à paraître en août 2005.
de la conjoncture industrielle après une exclut les industries agricoles et alimentai- « La production industrielle en 2004 - Re-
phase de dégradation de quatre mois. res, l’énergie et la construction. À partir de prise inégale » Le 4 pages, n° 204, Sessi,
mai 2005, les comptes nationaux sont pu- avril 2004.
bliés dans de nouvelles références dites de « Performances à l’exportation de la FranceSources
la base 2000, succédant à la base 95. Ce et de l’Allemagne - Une analyse par secteur
changement de base entraîne une révision et destination géographique » G2005/05,
du niveau et de l’évolution du PIB ainsi que document de travail consultable sur
Pour la France, les données sont issues : de l’ensemble des agrégats et des ratios. www.insee.fr.
- des comptes nationaux annuels : les Un dossier détaillé est disponible sur le site « Perspectives économiques de l’OCDE »,
analyses sectorielles font référence à des internet de l’Insee www.insee.fr rubrique OCDE, n° 76, décembre 2004
variations de « l’activité » ou de « la produc- Comptes nationaux. Panorama trimestriel des statistiques
tion » (synonymes ici) qui sont mesurées, -de l’indice de la production dans l’in- d’entreprises européennes, n° 1/2005,
sauf mention contraire, par les évolutions dustrie manufacturière (IPI), seul Eurostat.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr (rubrique Publications)
Vous pouvez vous abonner gratuitement aux avis de parution dans http://www.insee.fr/fr/ppp/abonnement/abonnement.asp#formulaire
Direction Générale :BULLETIN D'ABONNEMENT A INSEE PREMIERE
18, Bd Adolphe-Pinard
75675 Paris cedex 14
Directeur de la publication :
Jean-Michel Charpin
OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE - Tarif 2005 Rédacteur en chef :
Daniel TemamAbonnement annuel = 70€ (France) 87€ (Étranger)
Rédacteurs : R. Baktavatsalou,
C. Benveniste, C. Dulon,Nom ou raison sociale : ________________________ Activité : ____________________________
A.-C. Morin
Adresse : ___________________________________________________________________
Maquette : É. Houël
______________________________________ Tél : _______________________________ Code Sage IP051031
ISSN 0997 - 3192Ci-joint mon règlement en Euros par chèque à l’ordre de l’INSEE : __________________________________€.
© INSEE 2005
Date : __________________________________ Signature
INSEE
PREMIERE

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.