L'inventaire communal dans le Nord

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Très urbanisé, le département du Nord donne à neuf habitants sur dix la possibilité de trouver dans leur commune les services de la vie quotidienne. Cependant, dans les vingt dernières années, plus de six communes sur dix ont perdu l'un de leurs équipements. Le mouvement a profité aux pôles déjà bien équipés qui ont ainsi souvent étendu leur aire d'influence.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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NORD-P AS-DE-CALAIS
ROFILS
Prix : 15 francs
2,29 P gresteA MI N ISTÈ R E
DE L'AGRICULTURELA STATISTIQUE AGRICOLE
ET DE LA PÊCHE
DÉCEMBRE 1998HORS-SÉRIE
Avec moins de un kilomètre le séparant desTrès urbanisé, le département duL’inventaire principaux services et commerces, leNord donne à neuf habitants sur
Nordiste est parmi les Français les plus
dix la possibilité de trouver dans proches des équipements des communes.
Le département du Nord fait jeu égal avecleur commune les services de la viecommunal le Rhône derrière les départements de
quotidienne. Cependant, dans les l’Île-de-France et de Provence-Alpes-Côte
d’Azur où les populations sont trèsvingt dernières années, plus de six
concentrées dans des communes de grandedans le Nord communes sur dix ont perdu l’un de
taille. Ainsi, il se trouve presque cinq fois
leurs équipements. Le mouvement a plus près que le Corrézien des principaux
services et commerces. Cette bonne placeprofité aux pôles déjà bien équipés
est principalement due à la forte concen-en 1998 qui ont ainsi souvent étendu leur
tration de population dans l’agglomération
lilloise alors que l’éloignement des habitantsaire d’influence.
François Houssin - Insee La variété des équipements liée au degré d’urbanisation
Niveau d’équipement et éloignement des équipementsService Études Diffusion
Philippe Rodriguez - DDAF
Service départemental
de la statistique agricole
du Pas-de-Calais
Alain Pacquet - DDAF
Service départemental
de la statistique agricole
du Nord
Éloignement des équipements Niveau d’équipement
(distance moyenne en kilomètres) (sur un total de 36)
7 et plus 36
12de 5 à moins de 7
6de 0 à moins de 5
Délégation à l’Aménagement Du Territoire et à l’Action Régionale
Source : Inventaire communal 1998
© Insee - SCEES/IGN 1998
Cette étude a été réalisée avec le soutien de
la Datar
MI N IST È RESDSA Nord Cité administrative - BP 505 - 59022 Lille Cedex - Tél. : 03 20 96 42 90 - Télécopie : 03 20 96 41 94 DE L'AGRICULTURE
ET DE LA PÊCHE
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS 130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00Niveau d’équipement des communes du département du Nord 52 pôles de servic
Aires d’influence des pôles
Unités : nombre, %
Proportion des communes Proportion de la population
Nombre Nombre de communes équipées desservie sur place
d’équipements équipées
dans le département en France dans le département en France
0 à 5 209 32,0 57,0 3,5 9,8
6 à 15 196 30,0 22,8 9,2 12,2
16 à 25 145 22,2 11,1 19,8 15,7
26 à 32 59 9,0 5,4 20,4 15,2
33 à 36 44 6,7 3,8 47,0 47,1
Source : Inventaire communal 1998
des arrondissements d’Avesnes-sur-Helpe et magasin d’alimentation en 1980, elles ne
de Cambrai est plus de trois fois plus grand sont plus que 54% à posséder cet équipement
Béthuneen 1998 et ce sont donc 9% des Nordistesque celui des habitants de Lille.
qui doivent changer de commune pour aller
à l’épicerie. Les disparitions les plus impor-Des équipements qui disparaissent
tantes concernent les petits commerces dedes petites communes
produits d’habillement et d’équipement de
Guide de lecture :la maison que l’on trouve plus facilementAu cours des vingt dernières années, cet
Les communes situées aux limites de l’airedans les supermarchés et autres hyper-éloignement s’est accru en passant de 0,77
d’influence de Steenvoorde subissent aussi
marchés.kilomètre à 0,90 kilomètre. Le fait est sensible l’attraction du pôle Hazebrouck.
En revanche, tout ce qui tient à la santé des Elles apparaissent donc moins dépendantesdans le sud du département et dans le quart
des équipements de Steenvoorde que leshommes et des animaux se répartit plus sud-ouest de la Flandre maritime. En effet,
communes qui sont les plus proches deuniformément sur le territoire.au cours de cette période, les équipements
Steenvoorde.
Ainsi, sur les vingt dernières années, 408ont eu tendance à se concentrer dans les
Source : Inventaire communal 1998communes (soit près de 63%) ont perdu aupôles, désertant les plus petites communes :
© Insee - SCEES/IGN 1998
moins un équipement alors que 136 en ontrentabilité, concurrence des grandes surfaces
gagné au moins un et seulement 40 en ontet essor des déplacements vers des lieux de
gagné plus de deux. Ces dernières setravail toujours plus distants, contribuant très
trouvent principalement en périphérie deslargement à la disparition des équipements
grandes agglomérations : Lille, Dunkerque,de très grande proximité. Ainsi, la plupart
Équipement Part des communes Proportion de la
Valenciennes, Maubeuge, etc.(82%) des communes possédaient un équipées en 1998 population desservie
Gamme minimale
Tabac 79,2 97,7
Garage 62,3 93,2
Maçon 59,3 86,3Détérioration de la situation dans les zones les plus rurales
Alimentation 53,8 89,3
Distance moyenne aux équipements Plombier-Menuisier 74,3 95,5
École 96,3 99,5
Gamme de proximité
Poste 46,1 89,7
Évolution entre 1980 et 1998 Coiffeur 52,5 92,4
Carburant 36,1 80,7
Plâtrier 45,2 84,4
Électricien 46,9 85,6
Détérioration de la situation Médecin 61,9 95,2
Infirmier 59,6 93,5
Situation stable Pharmacie 48,9 91,9
Boulangerie 58,7 93,5Amélioration de la situation
Boucherie 52,5 90,9
Gamme intermédiaireModification de la géographie
Chaussures 16,8 63,0
entre 1980 et 1998 Électroménager 25,0 69,3
Vêtement 24,0 74,6
Meuble 14,7 56,7
Droguerie 28,2 74,0
Librairie 26,8 78,0
Pompier 11,8 51,3
Ambulance 25,3 70,6
Dentiste 36,6 86,7
Masseur 48,5 91,3
Perception 12,6 56,7
Supermarché 22,5 73,6
Collège 21,0 74,1
Gendarmerie 16,1 63,6
Notaire 11,8 45,0
Banque 26,6 79,2
Vétérinaire 16,2 64,0Source : Inventaire communal 1998
Gamme supérieure© Insee - SCEES/IGN 1998
Hôpital 6,1 44,7
Laboratoire 10,7 59,3
Cinéma 6,7 42,4
Source : Inventaire communal 1998
MI N ISTÈ R E
DE L'AGRICULTURE Cité administrative - BP 505 - 59022 Lille Cedex - Tél. : 03 20 96 42 90 - Télécopie : 03 20 96 41 94 SDSA Nord
ET DE LA PÊCHE
130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00 INSEE NORD-PAS-DE-CALAISDes absorptions de petits pôlesces intermédiaires
Pour comprendre ces résultatss de services intermédiaires dans le sud
Commune très dépendante Niveau d’équipementUne cinquantaine de pôles de services dits
de son pôle de services Nombre de commerces et de services présents
“intermédiaires” concentrent de nombreuxCommune faiblement dépendante sur la commune sur un total de 36 équipements
équipements de la gamme des services vices de référence (dont la liste figure dans le tableau
Unité urbaine de plus de 10 000 habitants précisément appelée “gamme intermédiaire” ci-après). Il n’est pas tenu compte du nombre de
Limites cantonales et parmi lesquels on trouve les magasins commerces de chaque type installés sur la
commune.Aire d’influence spécialisés dans les vêtements, l’électro-
Un trait relie chaque commune ménager ou les meubles, le collège, le
au pôle de services intermédiaires Éloignement ou distance moyenne auxdentiste, la perception et la gendarmerie.
fréquenté habituellement équipements Bien équipés, ces pôles exercent une forte
Distance moyenne des habitants de la commune
attraction sur les zones rurales qui les
aux 36 équipements de référence. Si la com-
environnent. mune possède un équipement, ses habitants sont
Ainsi, la population recourant aux commerces réputés “desservis sur place”. Plus un équipe-
implantés à Pont-à-Marcq, Arleux, Avesnes- ment est rare sur le territoire, moins il pèsera
sur-Helpe ou Le Quesnoy est plus de trois fois dans le calcul de l’éloignement : une commune
qui apparaît très éloignée des équipements l’estplus importante que le nombre d’habitants
donc avant tout des commerces les plus vitauxde ces communes. Ces zones représentent
(boulangerie, supérette, etc.).des espaces de solidarités fortes entre des
communes dont les habitants usent des
Des équipements qui se regroupent
mêmes services et des mêmes équipements par gamme
commerciaux, dans des limites qui furent Les équipements apparaissent plus ou moins
jadis celles du canton (60% des pôles sont dispersés sur le territoire. Ils ont en fait tendance
des chefs-lieux de canton). Ces aires d’in- à se concentrer dans certaines communes : le
bureau de tabac et l’épicerie dans la mêmefluence des pôles de services intermédiaires,
commune que l’école, le supermarché dans ledu fait des solidarités profondes qu’elles
même bourg que la gendarmerie, la banque, lerévèlent, ont assez peu évolué au cours
dentiste ou le collège. On définit ainsi quatre
des vingt dernières années.
gammes d’équipements qui se retrouvent très
En fait, aucun nouveau pôle ne s’est créé et largement dans les mêmes communes : une
l’on assiste à la disparition de petits pôles gamme minimale, une gamme de proximité, une
Évolution de la part de la populationDistance moyenne au profit de grands voisins. C’est le cas gamme intermédiaire et une gamme supérieure.desservie sur placede la population
d’Englefontaine et de Gommegnies auà l’équipement dans le département en France
Des pôles de services correspondant auxprofit du Quesnoy, de Cousolre pour
gammes d’équipements 0,16 - 1,1 - 4,8 Maubeuge, d’Étroeungt pour Avesnes-sur-
0,43 - 1,6 - 2,7 Concentrés généralement dans les mêmes com-Helpe, de Masnières pour Cambrai et de
0,82 - 5,8 - 4,1 munes, les équipements d’une gamme (intermé-
0,75 - 9,0 - 9,3 Busigny pour Bohain-en-Vermandois dans
diaire ou de proximité) exercent le même type0,30 - 1,2 - 0,7 l’Aisne. Ces disparitions ont toutes eu lieu
0,08 + 1,0 - 4,5 d’attraction sur les communes non équipées
dans le sud du département qui est la alentour. Ainsi, en l’absence d’une perception et
0,47 - 0,2 + 0,1
partie la plus rurale du Nord. d’un notaire, les habitants de 65% des com-0,45 - 1,9 + 2,1
0,94 - 13,2 - 10,2 munes trouvent ces deux services sur la même
0,87 - 7,6 - 2,0 commune.
0,95 - 1,9 + 0,5 Un renforcement des services Les deux gammes de services, intermédiaire et0,26 + 2,3 + 3,0
0,27 + 2,1 + 3,5 de proximité, définissent de ce fait par leurde santé dans les pôles de
0,39 + 1,1 + 2,2 attraction, des pôles de services et une aire proximité0,24 - 1,4 - 1,5
d’influence autour de chacun d’eux.0,41 - 5,6 - 6,2
Les agglomérations de plus de 10 000 habitants
Les équipements de proximité, c’est-à-dire2,58 - 17,0 - 9,9 sont considérées comme des entités indisso-
2,32 - 18,6 - 10,4 les commerces ou les services que près de ciables qui attirent les communes environnantes
2,13 - 5,5 - 3,3
neuf Nordistes sur dix trouvent sur leur par leurs équipements, quelle que soit la3,89 - 22,3 - 9,6
1,68 - 16,4 - 11,3 commune de l’agglomération qui hébergecommune même, depuis la boulangerie
1,41 - 2,0 + 0,4 les commerces.jusqu’à la station-service, en passant par le3,09 + 5,4 + 14,5
1,62 + 3,0 + 0,6 bureau de poste et le médecin généraliste,
0,75 + 0,9 + 2,1
se concentrent dans un peu plus d’une rurales d’avoir à faire plus de 5 kilomètres0,45 + 2,8 + 3,9
2,40 -2,6 - 1,7 centaine (115) de communes, qualifiées de pour ces produits de première nécessité.
1,81 +10,7 + 8,2 C’est encore le sud rural qui voit l’émergencepôles de services de proximité. Ces pôles,1,33 - 1,3 - 1,5
2,07 + 12,1 + 1,4 de ces pôles de proximité.de par leur équipement commercial de
3,25 - 0,6 + 1,7 base, relaient les pôles de services intermé- Du fait de leur caractère basique, ces
1,04 - 0,4 - 1,0
2,29 + 14,8 + 10,4 diaires pour les produits les plus simples commerces et ces services semblent avoir
(le pain, la viande, la poste ou l’essence), mieux résisté que les autres. Ainsi, les
4,67 + 0,2 + 0,3
3,00 + 7,6 + 3,2 évitant aux habitants des communes les plus boulangeries, les bureaux de poste, les
6,05 - 6,7 - 5,4
MI N ISTÈ R ESDSA Nord Cité administrative - BP 505 - 59022 Lille Cedex - Tél. : 03 20 96 42 90 - Télécopie : 03 20 96 41 94 DE L'AGRICULTURE
ET DE LA PÊCHE
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS 130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00coiffeurs et les électriciens se sont maintenus115 pôles de services de proximité
dans la plupart des communes. On noteAires d’influence des pôles de ser
même une croissance du nombre de
Guide de lecture : communes disposant des principaux services
Douai est à la fois pôle de services intermédiaires et pôle de santé : médecin généraliste (+10%),
de services de proximité : les habitants de son aire
infirmier (+7%) et masseurs kinésithéra-
d’influence se rendent à Douai donc pour trouver les
peutes (+8,6%). Le vieillissement de lacommerces de ces deux gammes. En revanche, Landas
n’est fréquentée que pour les services de la gamme de population des espaces ruraux contribue
proximité, les habitants de son aire d’influence se rendant très largement à ces installations récentes
à Orchies pour les commerces de la gamme intermédiaire.
de professionnels de santé qui compensent
Landas les départs des services les plus concurrencésBéthune
Orchies par les grandes surfaces, comme les bouchers
charcutiers (-16%) et les stations-services
(-26%).
Le Nord, très urbanisé, a un comportement
(1)assez différent de son voisin , beaucoup
plus rural, le Pas-de-Calais (sauf en ce qui
concerne les zones rurales de l’Avesnois, du
Cambrésis et de la Flandre intérieure) et il
faut remarquer que peu de pôles du Pas-de-
Calais s’étendent sur le Nord exception
faite de Béthune et de Saint-Omer.
Limite départementale
Aire d’influence d’un pôle
(1) Voir le 6 pages sur le Pas-de-Calaisde services intermédiaires
Pour comprendre ces résultats
Aire d’influence d’un pôle de proximité
Un trait relie chaque commune au pôle deInventaire communal
L’inventaire communal est une enquête réa- proximité fréquenté habituellement
lisée par le Service central des enquêtes et
Douai Pôle intermédiaire étant Landasétudes statistiques (SCEES) du ministère de
aussi pôle de proximité Pôle de proximitél’Agriculture et de la Pêche et l’Institut natio-
nal de la statistique et des études écono-
miques (Insee) avec le soutien de la
Délégation à l’aménagement du territoire
et à l’action régionale (Datar). Toutes les
communes de France ont été interrogées
au cours des mois de février et mars 1998
(comme par le passé en 1979 et 1988) sur
les principaux équipements commerciaux
et services à la population existant sur leur
territoire. En l’absence d’un équipement, il
était demandé à la Commission communale,
réunie pour l’occasion, de se prononcer sur
la commune généralement fréquentée par
les habitants pour trouver cet équipement.
Tous les résultats présentés dans ce docu-
ment concernent les communes enquêtées
en février 1998, hors Dom, Corse et petite
couronne parisienne (départements de
Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-
Saint-Denis et du Val-de-Marne).
Centrée sur les équipements les plus cou-
rants, cette enquête permet d’appréhender
plus spécifiquement le monde rural. La plu-
part des communes appartenant à des
grandes agglomérations (comptant plus de
10 000 habitants) n’ont donc été enquê-
tées que sur une gamme restreinte de ser-
vices, la présence ou l’absence des ces
commerces ayant été imputée a priori à
partir de fichiers d’origine administrative.
Les agglomérations de plus de 10000
habitants font donc l’objet d’un
traitement particulier dans l’ensemble des
résultats de cette enquête.
MI N ISTÈ R ESDSA Nord - Cité administrative - BP 505 - 59022 Lille Cedex - Tél. : 03 20 96 42 90 - Télécopie : 03 20 96 41 94 DE L'AGRICULTURE
ET DE LA PÊCHE
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS 130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00Sentiers aménagés du Nord, une affaire qui marche
Depuis 1988, le nombre des com- dans trois communes sur dix seulement.
Pour le quart des communes équipées, lesmunes traversées par des sentiers
chemins sont jugés en très bon état. Dansaménagés a doublé dans le Nord.
plus de 60% des communes, leur état estLes taux de desserte les plus forts
satisfaisant. Enfin, près de 13% des com-
s’observent dans les arrondisse-
munes estiment que les chemins mériteraient
ments d’Avesnes-sur-Helpe, Lille et
MI N IST È RE quelques travaux d’aménagement.
Dunkerque. Grâce à un entretienDE L'AGRICULTURE
suffisant, la majorité des parcours À l’image des parcs naturels ou des sitesET DE LA PÊCHE
aménagés comme les bases de plein air, lessont praticables en l’état.
plans d’eau ou quelques plages en bord de
mer, les itinéraires balisés contribuent à laDans le Nord, 344 communes sont traversées
par des itinéraires balisés en 1998 : un valorisation de l’environnement. C’est un
moyen original de découvrir les territoirespeu plus d’une commune sur deux. En dixCoup de zoom tout en respectant la nature. C’est aussi l’oc-ans, leur nombre a doublé puisqu’elles
casion de rendre une image différente duétaient 167 en 1988. À présent, près de
Nord, encore victime de son passé industriel.trois habitants sur cinq ont accès à ce loisir
De plus, la multiplication des sentierssur le territoire de leur commune. Par rapportsur 2 équipements aménagés contribue au développementà 1988, 35 communes déclarent ne plus
économique et touristique de nos campagnes.être traversées par un sentier pédestre :
elles totalisent 97 000 habitants.
Le développement économique se traduitParallèlement, 216 nouvelles communes
par une offre d’emplois nouveaux : gardes,proposent un parcours de randonnée :
681 000 habitants y ont directement accès, agents d’entretien, etc. Le développement
touristique transparaît dans l’inventairela majorité réside dans les arrondissements
communal où huit communes sur dixde Lille et Avesnes-sur-Helpe. D’ailleurs,
déclarent attirer les touristes que ce soitces deux arrondissements, avec celui de
pour une simple halte ou pour un séjour.Dunkerque, sont les mieux équipés : six
communes sur dix offrent un sentier de Pour les deux tiers de ces communes,
l’attrait de la campagne est prépondérant,balade à leurs administrés.
mais beaucoup d’entre elles citent égalementL’arrondissement de Cambrai fait figure de
l’influence d’un parc naturel proche.parent pauvre pour cette activité accessible
Plus d’une commune sur deux traversée par un sentier
Présence de sentiers aménagés, circuits de randonnée
Dunkerque
Limites administratives
Communes
Contours et noms des arrondissements
Analyse
LilleLilleLille Présence
Non réponse
Cette carte fait apparaître une présence de
Douai
sentiers, circuits sportifs ou parcours de Valenciennes
randonnée.
Tous les sites aménagés, balisés et tracés sont
retenus : circuits de grande randonnée,
itinéraires de petite randonnée, sentiers de
promenade.
Les communes de Cambrai, Douai, Dunkerque, Avesnes-sur-Helpe
Lille, Marcq-en-Baroeul, Maubeuge, Roubaix, Cambrai
Tourcoing, Valenciennes, Villeneuve-d’Ascq et
Wattrelos sont hors champ de l’enquête.
Source : Inventaire communal 1998
© Insee - SCEES/IGN 1998
MI N ISTÈ R ESDSA Nord Cité administrative - BP 505 - 59022 Lille Cedex - Tél. : 03 20 96 42 90 - Télécopie : 03 20 96 41 94 DE L'AGRICULTURE
ET DE LA PÊCHE
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS 130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00Les vétérinaires aux petits soins pour les animaux de compagnie
Vétérinaire, un métier
à plusieurs facettes.L’augmentation du nombre des Les vétérinaires en place voient leur
animaux de compagnie explique effectif croître dans 22 communes : L’inventaire communal recense les
les nombreuses installations de presque toutes ont plus de 10000 vétérinaires libéraux qui assurent
vétérinaires dans les villes. habitants. Pour 42 autres communes, les soins des animaux domestiques :
dont plus du tiers sont concentrées Parallèlement, la baisse des ani- animaux de compagnie dans les
dans la région de Lille, le nombre demaux d’élevage a entraîné quel- villes, animaux d’élevage dans les
vétérinaires est resté stable en dix ans.ques disparitions, surtout dans le campagnes. Généralement, il leur
Seules une douzaine de communes ontHainaut et la Thiérache. est attribué, à leur demande et
perdu en moyenne un vétérinaire entre par le Préfet, un mandat sanitaire
En 1998, les vétérinaires sont installés 1988 et 1998, mais elles totalisent afin d’exercer les missions de
dans 106 communes, soit 13 de plus encore 19 vétérinaires pour 182 400 police sanitaire et d’épidémio-
qu’en 1988. Cet écart relativement habitants, soit près de 1 pour 10 000, surveillance.
contre 1 pour 12 000 pour l’ensemblefaible masque des mouvements plus Ne sont pas pris en compte les
du département.importants. En effet, en dix ans, ils vétérinaires fonctionnaires du
Ainsi, les vétérinaires exercent davantageont déserté 17 communes et 50 200 ministère de l’Agriculture et de la
habitants pour en occuper 30 nouvelles autour des agglomérations au détriment Pêche qui assurent des missions
rassemblant 227 100 habitants. des zones d’élevage du Hainaut et de de contrôle : hygiène alimentaire,
la Thiérache. En fait, ils ne font que santé et protection animales,
Les disparitions touchent principalement s’adapter à l’augmentation des animaux inspection des établissements
les arrondissements d’Avesnes-sur-Helpe de compagnie et à la baisse des animaux classés.
d’élevage constatées dans le départe-et de Valenciennes. Les implantations Sont également exclus les vétéri-
ment. Cependant, le maillage du territoireprofitent à presque tous les arrondis- naires salariés, dont ceux d’entre-
est suffisamment serré pour que les sements, celui de Lille en tête, ainsi qu’à prises d’aliments, liés aux éleveurs
Valenciennes avec une plus forte concen- habitants soient à moins de 6 kilomètres par un contrat appelé plan sanitaire
tration autour de la sous-préfecture : à en moyenne du cabinet ou de la clinique d’élevage.
noter l’absence de création dans vétérinaire. Cette bonne répartition est
l’arrondissement de Cambrai qui semble également rassurante en matière de
s’autosuffire entre les deux périodes. surveillance épidémiologique.
Dunkerque Des installations nouvelles dans les régions de Lille et Valenciennes
Gravelines
Bergues Présence et attractivité des vétérinaires
Bourbourg
Rexpoëde
Limites administrativesWormhout
Bollezeele
Communes
StennvoordeStennvoordeStennvoorde
ÉperlecquesÉperlecquesÉperlecques
Contours des arrondissementsEeckeEeckeEecke
Saint-Omer
LinsellesBailleulBailleulBailleul LinsellesLinselles
Hazebrouck
Quesnoy-sur-Deule Évolution 1988-1998
La Chapelle-d'Armentières
Hem
Sans changementAire-sur-la-Lys Laventie
Haubourdin Apparition
Cysoing
Seclin Disparition
La Bassée
Pont-à-Marcq Pôle hors départementCarvin
Guide de lecture :
OigniesOigniesOignies OrchiesOrchiesOrchies
Condé-sur-l'Escaut
Les communes signalées sur cette carte sont celles
Flines-lez-Raches
EscautpontEscautpontEscautpont
où exerce au moins un vétérinaire. En cas d’inexis-
Anzin
Douai
Fenain tence de ce dernier, la commune a indiqué le lieu
Saultain
Auberchicourt Denain où est installé le vétérinaire fréquenté habituellement
Bavay Jeumont
Quérénaing par ses habitants. Sur la carte, ce déplacement estMaubeuge
Aubigny-au-Bac HautmontSaulzoir représenté par un trait reliant la commune nonLe Quesnoy Aibes
équipée à la commune fréquentée. La délimitation
Aulnoye-Aymeries
Solesmes des zones est approximative : en effet, certainsCambraiInchy-en-Artois Beugnies

habitants peuvent utiliser les services d’un
Avesnes-sur-Helpe
HermiesHermiesHermies Le Cateau-CambrésisLe Cateau-CambrésisLe Cateau-Cambrésis vétérinaire situé dans une autre commune que celle
PrischesPrischesPrisches indiquée.ÉtroeungtÉtroeungtÉtroeungt
Sur cette carte figurent également les changements
Fourmies
Source : Inventaire communal 1998 Bohain-en-Vermandois intervenus entre 1988 et 1998 dans la répartition
© Insee - SCEES/IGN 1998 géographique des vétérinaires.
Directeur de la publication : Jean-Claude HAUTCŒUR - Service Administration des Ressources : Daniel HUART - Service Études Diffusion : François HOUSSIN
Service Statistique : Michel BREZAULT - Rédactrice en chef : Élisabeth VILAIN - Cartographie : Bernadette JOLY - Secrétaire de fabrication : Jean-Claude DELEHAYE
Vente : Bureau de vente, 130 avenue J.F. Kennedy - BP 769 - 59034 LILLE CEDEX - Tél : 03 20 62 86 66 - Télécopie : 03 20 62 86 00
CPPAD en cours - ISSN 1269-0260 - Dépôt légal janvier 1999 - © Insee 1999 - Code Sage PR0981620 - UNIVERS LILLE Tél : 03 20 63 10 07
MI N ISTÈ R E
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