La communauté d'agglomération de Rennes - Rennes Métropole (Flash d'Octant n° 94)

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Avec 365 000 habitants et 189 000 emplois sur 36 communes, Rennes Métropole est la première agglomération de Bretagne, tant sur le plan démographique qu'économique. Au cours de la décennie 1990-1999, l'augmentation de population a dépassé + 1,2 % par an, soit un taux supérieur à ceux observés lors des deux périodes intercensitaires précédentes. Comme ailleurs, le nombre de personnes seules a fortement augmenté et l'âge moyen des habitants s'est élevé. En termes d'habitat, l'opposition entre Rennes et sa périphérie est encore très présente. Six groupes de communes et quartiers se dégagent, par l'analyse des catégories socioprofessionnelles dominantes. Le statut d'occupation des logements, l'activité ou le chômage accompagnent cette différenciation. Les étudiants et les cadres caractérisent le groupe le plus central, celui marqué par la présence d'une agriculture forte est le plus périphérique.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LE FLASH
Octant
Numéro 94 - Janvier 2004Territoires
La communauté d’agglomération de Rennes
Rennes Métropole
Avec 365 000 habitants et 189 000 emplois sur 36 communes, Rennes
Métropole est la première agglomération de Bretagne, tant sur leChevaigné
Gévezé plan démographique qu’économique. Au cours de la décennieSaint-Sulpice-
Partenay la forêt
de Bretagne 1990-1999, l’augmentation de population a dépassé +1,2 %
La chapelleClayes Bettondes Fougeretz par an, soit un taux supérieur à ceux observés lors des deux
Saint-GrégoireSaint- Thorigné-Gilles Montgermont périodes intercensitaires précédentes. Comme ailleurs, leFouillardPacé
AcignéLa Chapelle- nombre de personnes seules a fortement augmenté etL’HermitageThouarault
Vezin- Cesson-
le-CoquetCintré Sévigné l’âge moyen des habitants s’est élevé.BrécéLe Rheu Rennes
Mordelles En termes d’habitat, l’opposition entre Rennes et sa
Saint-Jacques- Chantepie Noyal-Le
de-la-Lande sur-VilaineVerger périphérie est encore très présente. Six groupes de
Chavagne Vern-Noyal-Chartres- sur-Seiche communes et quartiers se dégagent, par l’analyse desChatillon-de-Bretagne
sur-Seiche
catégories socioprofessionnelles dominantes. Le statut
Bruz Saint-Erblon
Saint-Armel d’occupation des logements, l’activité ou le chômage accompa-Pont-Péan
gnent cette différenciation. Les étudiants et les cadres caractéri-Orgères
Corps-Nuds
sent le groupe le plus central, celui marqué par la présence d’une
agriculture forte est le plus périphérique.
n mars 1999, les 36 commu- Évolution de la population (indice 100 en 1901)
nes qui forment laE
350nauté d’agglomération appelée
Rennes Métropole regroupaient
300365 000 habitants, dont 206 000
Rennesdans la ville de Rennes. Seules
250deux autres communes dépas-
saient 10 000 habitants lors du
200
recensement : Bruz (13 000 Rennes
Métropolehabitants) et Cesson-Sévigné
150
(14 000 habitants). La commu-
nauté compte 189 000 emplois, 100
dont 58 % à Rennes. Département d’Ille-et-Vilaine
La croissance de Rennes Métro- 50
pole dépasse nettement celle du
0département, ce qui se traduit
par un poids de la communauté
d’agglomération dans la Source : Insee - Recensements de la population
15 km
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
1968
1975
1982
1990
1999
ISSN 1276-972X - CODE SAGE : FLASH9464 - PRIX : 2,20€population du département de 15-24 ans, en raison du nombre Rennes même, et de 2,00 sur
RENNES plus en plus élevé : en 1901, le élevé d’étudiants qui y résident ; l’ensemble des 35 autres
territoire actuel de Rennes de leur côté, les communes communes, à comparer aux
Métropole abritait un peu moins périphériques se distinguent par valeurs départementale et
5 de 20 % des habitants du la présence massive d’enfants et nationale (1,26 et 1,15). La part
10 4 département ; cette proportion d’adultes en âge d’être leurs des moins de 20 ans dans la
6 est passée à 42 % en 1999. parents. population de Rennes Métropole
3 21 Le nombre des moins de 20 ans est supérieure à la valeur
9 en périphérie dépasse celui de départementale ; c’est l’inverseLe dynamisme8
7 Rennes : 45 000 contre 43 000 ; pour la proportion des 60 ans etdémographique se maintient
12
11 inversement, les 60 ans et plus plus.
En 1990, la population totale de sont bien moins nombreux en L’évolution est marquée par le1 - Centre
2 - Thabor - Saint-Hélier périphérie : 23 000 contre vieillissement de la population àRennes Métropole s’élevait à3 - Bourg-l’Évèque - La Touche - Moulin du Comte
4 - Nord - Saint-Martin 34 000. L’indice de jeunesse l’instar de la France, voire de5 - Maurepas - Patton 326 000 habitants. Entre 1990 et
6 - Jeanne-d’Arc - Les Longschamps - Beaulieu - Baud
7 - Francisco-Ferrer - Vern - Poterie 1999, la croissance annuelle de (rapport des moins de 20 ans aux l’Europe : de 1990 à 1999, l’âge
8 - Sud-Gare
9 - Cleunay - Arsenal - Redon la population a atteint 0,48 % à 60 ans et plus) est ainsi de 1,27 à moyen s’est élevé de 1,7 an dans
10 - Villejean - Beauregard
11 - Le Blosne Rennes et 2,33 % dans les12 - Bréquigny
communes périphériques, soit
1,24 % par an en moyenne surBRUZ
l’agglomération. Entre 1975 et Taille des ménages dans Rennes Métropole
Nord et Ouest
1982, le taux moyen était de 40
1,02 % et entre 1982 et 1990, ilCentre Nord 1990
valait 1,05 %. L’accroissement 35
1999
de population de la communau-
30té est dû pour 60 % à l’excédent
des naissances sur les décès, 25
tandis que le solde migratoire en
explique 40 %. Dans la ville de % 20
Sud-Est
Rennes, les naissances sontCentre-Sud-Ouest
15particulièrement nombreuses, ce
qui permet une augmentation du
10
nombre d’habitants malgré un
CESSON-SÉVIGNÉ solde migratoire négatif. 5
De 1990 à 1999, la croissance
0n’est pas homogène sur les
1 2 3 4 5 et plusNord
différents secteurs de Rennes
Métropole : ainsi le secteur Sud a Source : Insee - Recensements de la population
une progression de 3,4 % l’an,
tandis que le secteur Ouest
présente un taux de 0,9 %.
Les habitants de Rennes Métropole en 1999,
selon le lieu de résidence en 1990 (en %)La population
Sud est relativement jeune
10,9 Même logement
En 1999, Rennes Métropole 4,1
40,4 Autre logementSAINT-JACQUES- apparaît comme une aggloméra- de la même commune
7,2tion jeune, puisque l’âge moyenDE-LA-LANDE Autre commune
de Rennes Métropole(35,6 ans) est inférieur de plus de
Intrarocade
Ille-et-Vilaine2 ans à la moyenne départemen- 6,9 hors Rennes Métropole
tale (37,7 ans) et de plus de 3 ans
Bretagne hors Ille-et-Vilaineà celle de la France métropoli-
taine (38,9 ans).
11,6 Île de FranceEn termes d’âge moyen, ilyapeu
de contraste entre ville-centre et Autres régions et étranger18,9
périphérie. Néanmoins, RennesExtrarocade
est caractérisée par le poids des Source : Insee - Recensement de la population 1999
Découpage utilisé
Répartition de la population selon l’âge
Le découpage utilisé pour la Rennes Métropole Ille-et-Vilaine Rennes Métropole/
présente étude a pour base le Ille-et-Vilaine
Nombre % Nombre %
découpage communal, précisé
18 615 5,1 46 333 5,3 40,2dans les communes de Rennes, 0 à 4 ans
Cesson-Sévigné et Saint-Jacques- 43 306 11,9 110 687 12,8 39,15 à 14 ans
de-la-Lande par le découpage en 70 599 19,4 133 136 15,4 53,015 à 24 ans
« grands quartiers » défini pour le 86 448 23,7 192 006 22,1 45,025 à 39 ans
recensement. 50 261 13,8 120 931 13,9 41,640 à 49 ans
Pour la commune de Bruz, il a été
38 718 10,6 91 679 10,6 42,250 à 59 ansétabli un découpage en 4 quartiers
37 251 10,2 111 961 12,9 33,360 à 74 ansbasé sur les IRIS afin de tenir
19 398 5,3 61 085 7,0 31,875 ans et pluscompte de la diversité du bâti de la
364 596 100,0 867 818 100,0 42,0Ensemble de la populationcommune.
Source : Insee, Recensement de la population 1999
Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 94 - Janvier 200423
5
l’agglomération rennaise, De 1962 à 1990, le nombre population intervient peu dans leDe plus en plus
comme dans l’ensemble de l’Ille- moyen de personnes par ménage développement des ménagesde petits ménages
et-Vilaine, mais c’est 0,2 an de était passé, sur le territoire de d’une personne. Allongement de
La forte diminution de la taille
plus qu’au niveau national. À Rennes Métropole, de 3,18 à la durée de la vie, mises en
des ménages observée depuis
Rennes, l’accroissement a été de 2,50 ; en 1999, il est de 2,25. Il couple plus tardives et ruptures
plusieurs recensements s’est
1,2 an et de 2,3 ans en péri- paraît fort probable que cette plus fréquentes se conjuguent
poursuivie entre 1990 et 1999.
phérie. baisse continue dans les pour arriver à ce résultat.
prochaines années. Le nombre de couples sans
Pour la première fois, la taille enfant et de familles monoparen-
moyenne des ménages à Rennes tales s’accroît également, tandisLes déplacements domicile-travail en 1999
est passée en dessous de 2 que les familles traditionnelles,
Emplois occupés (1,98), contre 2,71 dans le reste les couples avec enfants, sont
par des actifs résidants : du territoire communautaire. moins nombreuses et ne repré-
Cette diminution s’explique en sentent plus que la moitié de la
grande partie par l’accroisse- population.
Taux de croissance ment du nombre de ménages de
de flux entre 1990 et 1999
une ou deux personnes. Ce Mobilité résidentielle
phénomène se vérifie à toute sur la décennie
Flux 1999 échelle, du quartier… à l’Eu-
rope ! En 1999, ces ménages Six habitants de Rennes
représentent les deux tiers des Métropole sur dix ont changé de
ménages de Rennes Métropole ; logement entre 1990 et 1999. Un
Communes on compte ainsi dix fois plus de contraste apparaît toutefois entre
périphériques « petits » ménages que de la ville de Rennes et sa périphé-Hors dede Rennes
Rennes Métropole « grands » ménages (5 personnes rie : 36 % des Rennais habitentMétropole
eret plus). le même logement qu’au 1 jan-
En dix ans à peine, la composi- vier 1990, contre 46 % pour les
tion des ménages a fortement habitants des autres communes
évolué. Près de 17 % des de l’agglomération. A l’inverse,
habitants sont des personnes la proportion de personnes ayant
seules, soit presque 5 points de changé de logement dans la
plus qu’en 1990 ; la proportion même ville est de 26 % à
d’hommes seuls a d’ailleurs Rennes, soit 16 points de plus
progressé davantage que celle de qu’en périphérie – ce qui, pour
femmes seules. L’augmentation une part, est dû à un effet « tailleRENNES
de la part des étudiants dans la de la commune ». Chaque
année, environ un Rennais sur
neuf et un « périphérique » sur
L’emploi dans la communauté d'agglomération de Rennes Métropole seize changent de logement.
Rennes attire plutôt les person-Évolution 1990-1999Répartition
Hommes Femmes Ensemble nes venant d’une autre région ou(en %)
Nombre %
d’un autre département breton,
tandis que les communes1 319 768 2 087 1,1 - 961 - 32Agriculture
périphériques accueillent plus
20 465 7 143 27 608 14,6 - 3 340 - 11Industrie
souvent les nouveaux arrivants
8 590 822 9 412 5,0 304 3Construction
en provenance d’une autre
72 272 77 527 149 799 79,3 24 398 19Tertiaire
commune d’Ille-et-Vilaine.
Dans bien des cas, le nombre deEnsemble 102 646 86 260 188 906 100,0 20 401 12
personnes résidant dans le même
Source : Insee, Recensement de la population 1999
logement qu’en 1990 est
inversement proportionnel à
l’importance des constructionsPopulation des ménages selon le mode de cohabitation dans la communauté d'agglomération
neuves : La Chapelle-Thouaraultde Rennes Métropole
et L’Hermitage ont vu peu de
1990 1999 Évolution
constructions neuves, tandis que1990-1999 (%)Nombre%%Nombre
le quartier Nord et Ouest de Bruz
315 252 100,0 354 210 100,0 12,4Ensemble est presque entièrement neuf.
38 268 12,1 59 070 16,7 54,4Ménages d’une personne
Le nombre d’emplois14 848 4,7 24 734 7,0 66,6Homme seul
augmente plus vite23 420 7,4 34 336 9,7 46,6Femme seule
que la population
263 852 83,7 279 984 79,0 6,1Familles
22 024 7,0 27 854 7,9 26,5 En 1999, 189 000 emploisFamilles monoparentales
2 388 0,8 3 733 1,1 56,3Homme seul et enfant(s) étaient recensés sur le territoire
19 636 6,2 24 121 6,8 22,8 de Rennes Métropole (nombreFemme seule et enfant(s)
186 060 59,0 179 710 50,7 - 3,4Couples avec enfants d’actifs ayant un emploi, mesuré
55 768 17,7 72 420 20,4 29,9Couples sans enfant au lieu de travail), plus de la
moitié des 360 000 emplois du
Hors famille dans un ménage département. En 1990, le13 132 4,2 15 156 4,3 15,4de plus d’une personne
nombre d’emplois recensés était
Source : Insee, Recensement de la population 1999
Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 94 - Janvier 20043
3
)
4
%
%)
)
2
6
)
2
%
8
(+
%
28
00
4
+
7
(
8
00
)
5
1
8
8
2
+
0 9
%
(
0
0
+
0
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0
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0
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%
+
0
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0
1
4
(
(
0
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+
0
(
(
2
0
0
3
+
0
-
1
9
6
1
1
9
%
%
)
)de 168 500, soit une progression rocade, et des immeubles en Villejean-Beauregard etLe chômage est concentré
de 12,1 %, pour une croissance périphérie (dont beaucoup ont Bréquigny, deux quartiers oùsur la ville de Rennes
de population de 11,7 %. été construits depuis 1990), mais l’habitat collectif social est
La part de l’emploi salarié dans De 1990 à 1999, le nombre de à l’échelle des espaces ici important mais cependant
l’emploi total est élevée : 93 % chômeurs au recensement est utilisés, ces îlots particuliers sont moins représenté que l’habitat
passé de 13 500 à 17 000 sur leen 1999, contre 92 % en 1990, dissimulés par la dominante qui collectif privé.
et la tendance demeure à la territoire de la communauté les entoure. Ces quartiers logent un habitant
hausse (la moyenne française est d’agglomération, soit une Si la part de l’habitat collectif de Rennes Métropole sur cinq, la
passée de 85 % à 88 %). croissance de 26 %. En 1999, la social dépasse 30 %, le type de taille des ménages y étant juste
ville de Rennes concentraitLa répartition des emplois par la zone est ainsi défini ; sinon, un peu supérieure à la moyenne.
secteurs fait apparaître une 12 100 chômeurs et la progres- c’est le type majoritaire entre L’habitat collectif privé, qui
grande évolution, voire un sion sur la décennie est voisine individuel et collectif privé qui caractérise les autres quartiers
bouleversement. Sur la période de la moyenne nationale (24 %). l’emporte. Compte tenu de cette rennais, abrite une proportion
La proportion de chômeurs dans1990-1999, l’emploi recule de définition, quatre quartiers importante de petits ménages,
32 % dans l’agriculture et de la population active s’établit à seulement figurent dans le type tandis que les familles nombreu-
11 % dans l’industrie ; dans la 10,1 % sur Rennes Métropole, habitat collectif social : ses sont principalement pré-
construction, la situation est à contre 9,4 % pour le départe- Le Blosne et Maurepas-Patton, sentes en habitat individuel, qui
ment et 12,8 % pour la Francepeu près stable tandis que le deux quartiers où l’habitat correspond à l’ensemble des 35
tertiaire propose 19 % d’emplois métropolitaine. Le chômage est collectif social est - de peu - communes périphériques. Par
en plus. relativement bas dans toutes les majoritaire ; ailleurs, les zones où l’habitat
La comparaison de la structure communes périphériques (6,3 %
en moyenne). A l’inverse, la villedes emplois de Rennes
Métropole avec celle de la de Rennes est marquée par une Proportion d’habitants qui résident en 1999
France métropolitaine met en proportion importante de dans le même logement qu’en 1990
lumière deux faits : chômeurs (13,3 %), notamment
à Villejean-Beauregard et aules mouvements de l’industrie
Blosne où l’habitat collectifet du tertiaire sont de même
social prédomine ; seul le quar-sens, mais plus accentués,
tier Vern-Poterie se distingue,qu’au niveau national ;
l’arrivée récente de jeunes actifs
les activités de commerce et
occupés ayant pour consé-
de services sont nettement
quence un taux de chômage peu
surreprésentées dans l’agglo-
élevé.mération rennaise.
Dans la plupart des communes
Ceci est caractéristique des périphériques, le chômage
grandes agglomérations et va apparaît stable ou en légère
dans le sens des études con- progression – tout en restant
cluant à une métropolisation des
inférieur à la moyenne nationa-1
emplois . le ; quelques communes et le
quartier Cleunay-Arsenal-Redon
Domicile et travail En %
voient cette proportion dimi-
sont de plus en plus éloignés 60nuer ; il s’agit de territoires mar-
50
qués par l’arrivée de jeunesLes migrations alternantes domi- 40
20actifs, la plupart vivant en cou-cile-travail connaissent une forte
ples biactifs.croissance. Excepté les déplace-
Source : Insee - Recensement de la population 1999Globalement, le territoire ren-ments à l’intérieur de la ville-
nais enregistre une progressioncentre, tous les mouvements
du chômage, modérée dans dixaugmentent et notamment ceux Proportion de chômeurs parmi les actifs
quartiers (y compris Villejean-qui concernent les communes
Beauregard et Le Blosne) et forteextérieures à Rennes Métropole.
dans le centre (par rapport à laL’emploi situé dans la commu-
moyenne rennaise, le taux denauté d’agglomération a
chômage y était plus bas en 1990progressé de 12 % et le nombre
et plus fort en 1999).d’actifs qui partent ou qui
arrivent dans une commune hors
de Rennes Métropole pour Deux tissus urbanisés,
travailler s’est accru davantage : séparés par la rocade
il a même presque doublé pour
La répartition spatiale des typesles habitants des communes
de logement (individuel,périphériques travaillant en
collectif social, collectif privé)dehors de Rennes Métropole.
met en évidence deux tissus
urbanisés : le tissu continu, qui
occupe l’espace intrarocades
(Rennes et la partie urbaine de
En %o1- Voir Insee Première n 840, mars Saint-Jacques-de-la-Lande), et le
2002 : Onze fonctions pour qualifier 15tissu discontinu qui occupe toute
10les grandes villes. Le nombre d'em-
la périphérie. Bien entendu, il 5plois « métropolitains supérieurs »
existe des espaces d’habitatà Rennes Métropole est de 18 258,
soit 9,7 % des emplois. individuel à l’intérieur de la Source : Insee - Recensement de la population 1999
Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 94 - Janvier 20044
####Évolution de la part des chômeurs parmi les actifs collectif privé est dominant social, la proportion de locatai-
entre 1990 et 1999 res HLM n’atteint pas la moitiéapparaissent comme des lieux de
transition puisque moins d’un des logements en moyenne,
habitant sur trois était déjà dans tandis que celle de propriétaires
le même logement en 1990. dépasse 30 % ; il y existe donc
une certaine mixité de l’habitat,Ce découpage favorise, par sa
définition même, la perception qui qualifie également l’en-
des contrastes liés au statut semble de l’agglomération
d’occupation ; cependant, mê- rennaise.
me dans le type habitat collectif
UNE TYPOLOGIE DES TERRITOIRES
DE L’AGGLOMERATION RENNAISE,
SELON LA CATEGORIE SOCIOPROFESSIONNELLE
La catégorie socioprofessionnelle les conséquences qui s’en sui-
(CS) de la personne de référence vent : forte proportion de 15-24
En points
est traditionnellement utilisée ans, ménages de petite taille,
+4 comme indicateur explicatif des parc locatif privé majoritaire,
+1
-1 différences de mode de vie, de parc locatif social marginal,
rapport au travail ou de consom- population fortement renou-
Source : Insee - Recensement de la population 1999 mation. La typologie selon les CS velée. Par ailleurs, on constate
met en évidence une structuration une part relativement faible des
du territoire communautaire, en retraités, et la proportion forte de
particulier en périphérie, plus fine personnes âgées de 75 ans et
que celle obtenue par le seul type plus est compensée par une
Typologie des zones selon les catégories socioprofessionnelles d’habitat. Elle permet de présence moins élevée des 60-
des personnes de référence des ménages
distinguer six groupes de quartiers 74 ans. Le taux d’activité est
et communes, et fait apparaître faible, le taux de chômage
l’existence de grands territoires relativement fort ainsi que la part
2ou de zones plus petites qui, par des emplois précaires .
leur éloignement à Rennes
notamment, ont des caractéristi- Un groupe peu actif
ques proches. en péricentre
Le groupe 2 correspond auxLe groupe central,
quartiers rennais de Villejean-habitat privilégié
Beauregard, Nord-Saint Martindes étudiants et cadres
et Bourg l’Évesque-La Touche-
Moulin du Comte et à la partie deLe groupe 1 comprend les zones
les plus centrales de la commu- Cesson-Sévigné qui rassemble le
nauté : les quartiers Centre, centre originel, des lotissements
anciens et les logements de laThabor/Saint-Hélier et Jeanne
ZAC de Coësmes ; il rassembled'Arc-Les Longschamps-
Beaulieu-Baud, ainsi que le 12,5 % de la population de
quartier Nord et Ouest de Bruz, Rennes Métropole sur 5,1 % de
la surface. Il semble se rappro-soit 4 % de la surface de Rennes
cher du groupe 1 par plusieursMétropole et 18,2 % de sa popu-
lation. Les cadres et professions aspects : la pyramide des âges,
1 Étudiants et cadres 3 Indépendants et cadres 5 Ouvriers et indépendants intellectuelles supérieures sont
Employés, ouvriers, et inactifs surreprésentés, en particulier lesÉtudiants Ouvriers et agriculteurs24 6 2- Cependant, une bonne partie desautres qu’étudiants
professions libérales (beaucoup emplois « précaires » sont des em-
Communes ou quartiers caractérisés par une présence plus forte d’une catégorie socioprofessionnelle de non-salariés parmi les actifs) plois de stagiaires, donc peut-êtreque la moyenne de Rennes Métropole.
mais surtout les étudiants, avec des étudiants.Source : Insee - Recensement de la population 1999
Les types d'habitat dominant
Part de la Répartition par statut d'occupation (en %)Poids Poids
Taille population
du type de la classe
moyenne dans le même
en population en nombre Locataire Locatairedes ménages logement Propriétaire Autrestotale de ménages vide non HLM vide HLMqu'en 1990
42,5 35,6 2,73 46,0 67,8 18,8 9,6 3,8Habitat individuel
20,1 19,7 2,27 39,6 31,5 17,9 44,6 6,0Habitat collectif social
37,4 44,7 1,86 32,3 35,1 43,4 12,5 9,0Habitat collectif privé
100,0 100,0 2,25 39,6 46,1 29,6 17,8 6,5Ensemble Rennes Métropole
Source : Insee, Recensement de la population 1999
Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 94 - Janvier 20045les taux d’activité et de chômage, La proportion d’emplois pré- population (3,8 % de laAu sud,
la proportion d’emplois pré- caires s’avère très faible ; 70 % de Rennes Métro-une vaste zone périurbaine
caires et une part importante des des ménages sont propriétaires pole) le rend également margi-aux caractéristiques moyennes
étudiants (mais moindre que occupants et la stabilité rési- nal. Cependant ses caractéristi-
dans le groupe 1). Ce qui dentielle est importante. On Le groupe 5 est le plus important ques, quoique proches de celles
caractérise ce groupe est la sous- rencontre beaucoup de familles en termes de communes comme du groupe 5, sont bien affir-
représentation de toutes les avec enfants, souvent consti- mées : les trois quarts desen de population ; il ras-
catégories socioprofessionnelles tuées depuis assez longtemps semble 28,3 % de la population ménages sont propriétaires et la
d’actifs, les retraités étant dans la d’après l’âge des enfants. de Rennes Métropole sur 45,3 % population est très stable, plus
moyenne. de la surface. Il s’agit d’un terri- d’un habitant sur deux habitait le
Un habitat populaire
Un tiers des logements font même logement en 1990. Lestoire essentiellement périphé-
pour certains quartierspartie du locatif privé, un rique, mais qui inclut aussi le agriculteurs sont trois fois plus
périphériques de Rennescinquième du locatif social et un quartier rennais Vern-Poterie. nombreux que sur Rennes
bon tiers sont occupés par leurs Le groupe 4 comprend les Les logements sont le plus Métropole hors Rennes et on
quartiers de Maurepas-Patton,propriétaires ; la mobilité rési- souvent occupés par leurs compte deux fois plus d’ouvriers
dentielle est un peu moins forte de Sud Gare, du Blosne, de propriétaires (plus de 60 %) et les que dans l’ensemble de la
que dans le groupe précédent. Bréquigny et de Cleunay- ménages dont la personne de communauté d’agglomération.
Arsenal-Redon ; il rassemble référence est travailleur indé- Ce groupe se distingue aussi par
24,5 % de la population de pendant (artisan, commerçant, la relative jeunesse de saAu nord, des communes
Rennes Métropole sur 4,5 % de chef d’entreprise) ou ouvrier sont population (âge moyen : 34 anspériphériques aisées
la surface. Il est caractérisé par surreprésentés. À l’inverse, la contre 35,6 en moyenne sur
Les communes du groupe 3 une forte proportion de loge- proportion d’emplois précaires Rennes Métropole) due surtout
ments HLM (35 %), un taux deforment une demi-ceinture est inférieure à 12 %, le taux de au grand nombre de jeunes
continue au nord de Rennes, de chômage supérieur à 14 % - le chômage s’établit à 7 % ; c’est enfants. Il s’agit donc de
Pacé à Acigné, et logent 12,7 % plus fort parmi les six groupes - et ici qu’on trouve le moins de 15- communes assurant la transition
de la population de Rennes une part élevée de salariés en 24 ans, mais le plus de retraités. entre la périphérie de l’agglo-
emplois précaires (17 %),Métropole sur 24,7 % de sa Pour le reste, ce groupe est dans mération rennaise et le monde
surface. La première caractéris- composés surtout de travailleurs la moyenne de Rennes Métro- plus rural environnant.
tique de ce groupe est la intérimaires ou en CDD. Outre pole, ce qui tient pour une bonne
présence massive des catégories les ouvriers et employés, est part à son poids.
aussi présente la catégorie inactifsocioprofessionnelles dites supé-
rieures : indépendants, em- autre qu’étudiant, souvent des Des communes rurbaines
ployeurs, cadres et professions femmes au foyer, ce qui caracté- en limite de communauté Cette note rédigée en 2003intellectuelles supérieures repré- rise bien les quartiers populaires.
ne prend pas en compteLe quartier Centre-Sud-Ouest de Le groupe 6 est très périphérique,sentent 30 % des ménages, soit
l'entrée de Bourgbarré et10 ou 15 points de plus que dans Bruz se rattache à ce groupe ; il puisqu’il se compose de com-
Nouvoitou dans la commu-les cinq autres groupes ; les comprend une proportion im- munes toutes situées aux limites
nauté d'agglomération dede Rennes Métropole, totalisantprofessions intermédiaires sont portante de petits collectifs HLM
erRennes au 1 janvier 2004.construits à la fin des années 70. 16,4 % de sa surface ; sa faibleégalement bien représentées.
Répartition des personnes de référence des ménages par catégorie socioprofessionnelle (en %)
Artisans Cadres et Inactifs
ÉtudiantscommerçantsAgriculteurs professions Professions autresEmployés Ouvriers RetraitésGroupe ouchefs intellectuellesexploitants intermédiaires qu'étudiants
élèvesd'entreprise supérieures ou élèves
1 Étudiants, cadres 0,0 3,0 17,5 13,9 8,9 6,0 16,1 30,1 4,5
2 Étudiants 0,1 2,8 12,1 15,1 11,2 10,6 22,9 20,7 4,5
Indépendants, cadres3 1,2 5,6 23,1 20,7 10,4 13,4 22,3 1,3 2,0
Employés, ouvriers,4 0,0 3,0 9,8 16,5 17,3 18,0 22,9 6,5 6,0inactifs non étudiants
5 Ouvriers, indépendants 0,8 4,7 12,5 20,6 11,3 19,8 25,4 1,4 3,5
6 Ouvriers, agriculteurs 3,6 4,5 9,6 19,6 7,9 29,0 23,6 0,4 1,8
Rennes Métropole 0,5 3,7 13,8 17,3 12,1 14,6 22,0 11,7 4,3
Rennes 0,0 2,8 12,7 15,7 13,4 12,5 20,8 16,9 5,2
1,2 5,2 15,9 20,0 9,9 18,4 24,0 2,7 2,7hors Rennes
Source : Insee, Recensement de la population 1999
INSEE Bretagne
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© INSEE 2004 Dépôt légal : 1 trimestre 2004
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Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 94 - Janvier 20046

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