La construction en 1999 et début 2000 - Une activité exceptionnelle dans le bâtiment

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Après le frémissement de 1998, l'activité de la construction s'est envolée en 1999 : + 5,3 % en volume par rapport à 1998. Ce redressement spectaculaire est dû en grande partie à la construction neuve, dopée par la fin programmée de l'amortissement Périssol. Si la progression est exceptionnelle dans le bâtiment (+ 6,1 %), elle est également perceptible dans les travaux publics (+ 1,7 %) qui sortent enfin d'une longue crise. L'amélioration de l'ensemble du secteur de la construction a conduit les entreprises à embaucher en 1999. Les perspectives d'activité pour 2000 s'annoncent encore excellentes pour le bâtiment notamment grâce à la baisse de la TVA sur les travaux d'entretien dans le secteur résidentiel. Elles sont aussi assez prometteuses pour les travaux publics.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°724 - JUIN 2000
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La construction en 1999
et début 2000
Une activité exceptionnelle dans le bâtiment
Marie-Anne Le Garrec, division Comptes et études de l’industrie, Insee
près le frémissement de 1998, l’acti- trastée : la construction privée a augmenté car
elle a bénéficié du dispositif « Périssol », tandisvité de la construction s’est envolée
que la construction locative aidée a stagné cetteAen 1999 : + 5,3 % en volume par rap- année encore, le nombre de logements locatifs
port à 1998. Ce redressement spectaculaire aidés par des financements de l’État (PLA) étant
resté stable.est dû en grande partie à la construction
Les mises en chantier devraient un peu diminuer
neuve, dopée par la fin programmée de en 2000 : en effet, le nombre de logements auto-
l’amortissement Périssol. Si la progression risés qui avait culminé à 376 000 en 1998 revient
au niveau plus normal mais encore élevé deest exceptionnelle dans le bâtiment
331 000 en 1999 (graphique 1).
(+ 6,1 %), elle est également perceptible
dans les travaux publics (+ 1,7 %) qui sor-
L’entretien de logement devraittent enfin d’une longue crise.
prendre le relais en 2000
L’amélioration de l’ensemble du secteur de
la construction a conduit les entreprises à En 1999, la croissance de l’investissement en
logement (neuf et réhabilitation) a atteint unembaucher en 1999.
niveau record de 7,6 % en volume, tous secteurs
Les perspectives d’activité pour 2000 s’an- confondus. Favorisé par la diminution du chô-
noncent encore excellentes pour le bâti- mage et la croissance du revenu disponible, le
moral des ménages est au plus haut et leur inves-ment notamment grâce à la baisse de la
tissement en logement a crû de 8,6 %.
TVA sur les travaux d’entretien dans le sec- Dans l’investissement total en logement, les tra-
teur résidentiel. Elles sont aussi assez pro- vaux de gros entretien et de réhabilitation repré-
sentent une part pratiquement équivalente à cellemetteuses pour les travaux publics.
de la construction neuve : près de 48 % en 1999.
En 1999, ces travaux ont progressé de 2,5 % en
volume. Cette croissance est tout d’abord dueL’année 1999 est à marquer d’une pierre
blanche en matière de logement neuf : le
nombre de logements mis en chantier est passé
Logements autorisésde 283 000 en 1998 à 317 000 en 1999, soit une
hausse de 12 %. Le volume des autorisations
Milliersde construire accordées avait fortement aug-
140menté en 1998, notamment au quatrième tri-
individuel collectifmestre, avant la disparition prévue du dispositif 120
« Périssol » au 31 décembre (encadré):la
100
hausse de la production en 1999 en est la
80conséquence (tableau). L’investissement en
logement neuf des ménages a progressé de 60
façon exceptionnelle:+14%en volume en
401999.
Le secteur de la maison individuelle est toujours 20
très porteur, avec une progression de 13 % du
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nombre des mises en chantier. Dans le loge-
ment collectif (+ 6,5 %), la situation est con-
Source : DAEI, SES (ministère de l’Équipement)
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PREMIEREaux travaux du secteur non aidé, dynami- Les perpectives pour l’an 2000 restent Le retour à la croissance a induit une
sés par trois facteurs : excellentes pour l’entretien-amélioration : forte hausse des investissements des
- le niveau toujours assez bas des taux les réparations des dégâts causés par la entreprises en construction de bâtiments
d’intérêt qui a incité de plus en plus de ména- tempête de décembre 1999 et la hausse neufs. La hausse des surfaces mises en
ges à recourir aux prêts du secteur libre ; prévisible des dépenses d’entretien due chantier se retrouve dans tous les types
- le crédit d’impôt sur le revenu pour les à la baisse importante de la TVA indui- de bâtiments:+21% pour l’ensemble
dépenses d’entretien et de revêtement ront pour l’ensemble de l’année une pro- des bâtiments industriels et de stockage,
de surfaces réalisées dans l’habitation gression d’au moins6%du volume de + 19 % pour les commerces et + 6 % pour
principale par un propriétaire ou par un cette activité. les bureaux.
er
locataire avant le 1 octobre 1999 ; La construction de bâtiments industriels
- et la réduction de la TVA à 5,5 % au lieu connaît une croissance record due à la
Forte reprise des bâtimentsde 20,6 % pour de nombreux travaux bonne santé de l’économie : il s’agit
d’entretien réalisés dans des immeubles essentiellement d’investissements denon résidentiels
à usage principal d’habitation à partir du capacité des entreprises. Pour les bâti-
15 septembre 1999 (encadré). La construction de locaux non résiden- ments de commerce, la hausse pro-
Cette croissance du secteur non aidé a tiels a elle aussi fortement contribué à la longe le rattrapage amorcé en 1998 ;
compensé la diminution des travaux de reprise du bâtiment (graphique 2). Le elle est confortée par la reprise de la
réhabilitation du parc locatif social. mouvement amorcé en 1998 s’est pour- consommation des ménages.
L’enveloppe des primes destinées à ces suivi en 1999 : les autorisations de cons- Les stocks de bureaux disponibles sont
travaux (PALULOS - cf. encadré) n’a pas truire (+ 14 %) comme les mises en aujourd’hui au plus bas depuis 1992. De
été entièrement consommée en 1999. chantier (+ 10 %) ont encore augmenté. plus, le parc de bureaux vacants a nette-
ment vieilli, et l’offre de bureaux de qua-
lité est même insuffisante : en région
parisienne comme en province, la part
Les mesures d’aide au logement
des surfaces neuves ou restructurées
Les mesures incitatives à la relance de la sera ramenéà5%en 2000 en raison de la dans le stock de bureaux immédiatement
construction ou à l’entretien de logements se baisse de la TVA ; il restera à 15 % pour les disponibles a chuté, passant de 25 % en
sont développées au cours des dernières an- dépenses de remplacement de chaufferie ou 1996à7%en 1999 ; la forte croissance
nées. On peut distinguer d’une part les mesu- d’ascenseurs (ce dispositif complète la ré-
économique de 1999 (+ 2,9 %) a notam-
res d’ordre fiscal et d’autre part celles qui duction d’impôt de 20 % sur les dépenses
ment profité au secteur tertiaire et le mar-
concernent les prêts ou les primes. liées aux gros travaux) ;
er ché commence à être assez tendu.
- création du statut de bailleur privé dès le 1
La situation s’améliore également dans laLes mesures fiscales : janvier 1999 : le propriétaire d’un logement
er construction destinée au secteur public :- diminution des droits de mutation dès le 1 locatif ancien bénéficiera d’une déduction
les autorisations de construire ont pro-septembre 1998 par suppression de la taxe forfaitaire majorée de 25 % (au lieu de 14 %)
régionale sur les ventes de logements ; une s’il s’engage à louer pendant 6 ans à des per- gressé en 1999 dans les domaines de
nouvelle diminution intervient en 2000, les sonnes à faibles revenus, avec un loyer infé- l’enseignement (+ 12 %) et de la culture
droits passant de6%à4,8%en moyenne rieur au prix du marché ; et des loisirs (+ 16 %).
sur le territoire ; Dans le public comme dans le privé,
- amortissement « Périssol » au titre des re- Les prêts et primes : l’activité liée à l’entretien-rénovation de
venus fonciers, de 80 % du prix d’achat d’un - prêts à taux 0, qui ont remplacé les prêts
bâtiments non résidentiels est également
logement neuf destiné à la location sous ré- d’accession à la propriété (PAP) à partir d’oc-
en légère hausse en 1999 par rapport à
serve d’un engagement locatif d’au moins 9 tobre 1995 et sont au nombre de 110 000 par
1998 (+ 2 % environ).
ans, pour des logements autorisés avant le an environ : ils sont destinés aux ménages à
31 décembre 1998, et acquis avant le 31 août bas revenus qui accèdent à la propriété pour
Contributions des secteurs institu-1999 ; la première fois, qu’il s’agisse d’un logement
tionnels à l’investissement, en 1999- amortissement « Besson » qui remplace le neuf ou d’un logement ancien comportant au
er
précédent à compter du 1 janvier 1999, ap- moins 35 % de travaux ;
Total
plicable aux logements neufs ou anciens, - subventions de l’ANAH et primes d’amélio-
mais plus restrictif puisqu’il ne permet qu’un ration de l’habitat, au profit de propriétaires
Autres
amortissement total de 65 % du prix du loge- bailleurs ou occupants ;
ment au lieu de 80 %, et impose des plafonds - PLA (prêts locatifs aidés, au taux de 4,3 %),
APUaux loyers et aux ressources des locataires ; destinés au secteur locatif social (HLM) ;
Bâtiment T.P .
- réduction à 5,5 % de la TVA applicable aux - PLUS (prêts locatifs à usage social, au taux
SNF-EIdépenses d’entretien (sauf remplacement de de 3,45 %), également destinés au secteur
chaufferie ou d’ascenseurs) effectuées dans locatif social et mis en place en octobre 1999 ;
Ménagesdes immeubles à usage principal d’habitation - primes PALULOS (primes à l’amélioration
à compter du 15 septembre 1999 ; de logements à usage locatif social), égale-
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- crédit d’impôt sur le revenu, créé par la loi de ment destinées au secteur HLM. Points de croissance
finances 1998 et modifié par la loi de finances Enfin les aides à la personne (APL) accor-
APU : administrations publiques.
2000 : en 1998, égal à 20 % des dépenses dées sous conditions de ressources, soutien-
SNF-EI : sociétés non financières et entreprises
d’entretien réalisées dans la résidence princi- nent elles aussi l’activité du bâtiment individuelles.
pale par le propriétaire ou par le locataire, il résidentiel. Source : comptes de la nation, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREer
(- 28 % en 1999), l’activité liée à la cons- 1 trimestre 2000 sont déjà en augmenta-L’activité se maintient à un haut
truction de logements reste à un niveau tion de 24 % par rapport à 1999, et leniveau au début de l’année 2000
élevé grâce à la bonne tenue des mai- volume de cette activité doit progresser
Pour le premier semestre 2000, les pers- sons individuelles (+ 4,4 %). La cons- d’au moins 8 % sur l’ensemble de l’année
pectives des chefs d’entreprises de plus truction de logements collectifs 2000.
de 10 salariés, comme celles des arti- diminuera nettement au second L’entretien des bâtiments industriels, qui
sans, n’ont jamais été meilleures depuis semestre 2000, car la plupart des loge- ont eux aussi souffert de la tempête, ainsi
10 ans : la construction neuve de mai- ments bénéficiant du dispositif Périssol que la réhabilitation de bureaux doivent
sons individuelles comme de bâtiments seront achevés, et la construction aidée également progresser à un rythme supé-
non résidentiels est encore très dyna- (secteur HLM) ne montre pas de signe rieur à celui de 1999.
mique, mais surtout l’activité de rénova- tangible de reprise.
tion et d’entretien est en forte croissance. Mais cette baisse sera largement com-
Travaux Publics :Les carnets de commandes ont atteint un pensée par la croissance de l’entretien et
maximum historique en janvier 2000 et de l’amélioration de logement. En effet, les enfin la reprise
représentent aujourd’hui plus de 5 mois dégâts causés par la tempête de
d’activité. Le seul frein à cette hausse décembre 1999 ont d’ores et déjà induit un En 1999, pour la première fois depuis
pourrait être les difficultés rencontrées volume d’activité exceptionnel pour le pre- 1994, la production des entreprises de
par les entrepreneurs pour recruter une mier trimestre 2000:+12%par rapport à travaux publics est en hausse, de près de
main-d’œuvre suffisamment qualifiée. 1999 et les compagnies d’assurance ont 2%(tableau). C’est le dynamisme de la
Dans ce climat extrêmement favorable, indiqué que leurs premières estimations du commande privée qui est à l’origine de ce
les entreprises ont commencé à reconsti- montant des réparations nécessaires redressement, ainsi que les investisse-
tuer leurs marges, les hausses de prix étaient largement sous-évaluées. ments des collectivités locales.
restant modérées en 1999 : + 2,5 % pour Par ailleurs, la TVA est passée de 20,6 % à En effet, la commande privée de travaux
les salaires, + 2,5 % pour l’indice des prix 5,5 % à partir du 15 septembre 1999, pour publics, constituée surtout de travaux de
des travaux d’entretien-amélioration des les dépenses d’entretien réalisées dans voirie, de réseaux divers (notamment de
logements (IPEA) et+1% pour l’indice des immeubles à usage principal d’habita- téléphonie) et de terrassements, a été
du coût de la construction (ICC). Le coût tion ; cette baisse soutiendra nettement la dynamisée par la bonne conjoncture du
des matériaux de construction remonte demande pour ce type de travaux. secteur du bâtiment neuf et par la reprise
également : l’index BT01 qui avait baissé La construction de bâtiments non rési- des investissements de capacité des
tout au long du deuxième semestre 1998 dentiels sera elle aussi en pleine expan- entreprises : elle a augmenté en volume
est reparti à la hausse en 1999 (+ 1,5 % sion en 2000 : les autorisations de de plus de 10 % et représente aujourd’hui
sur l’année - cf. Pour comprendre ces construire ont progressé de 14 % en 26 % de l’activité du secteur des travaux
résultats). 1999, pour tous les types de bâtiments, publics.
Malgré la diminution des autorisations tant dans le secteur privé que dans le La progression des investissements des
de construire dans le logement collectif secteur public ; les mises en chantier du collectivités locales en matière de tra-
vaux publics est un peu moins forte qu’en
1998, mais ceux-ci représentent toujours
La production de bâtiment-travaux publics et son affectation
près de 45 % de l’activité totale.
En revanche, les travaux commandés
Évolution 99/98 en %
par l’État (6,5 % de l’activité) ou les gran-Bâtiment Valeur 1998 Valeur 1999
Volume Prix des entreprises publiques (16,5 %) sta-
gnent, et les chantiers d’autoroutes (6 %)
Production au prix de base 685,7 + 6,1 + 1,5 738,7
continuent à baisser.TVA 77,0 78,7
Autres impôts sur production 3,0 3,2 En 2000, l’activité du secteur des travaux
publics s’accroîtra à un rythme plus sou-
1
Investissement 536,2 + 7,4 + 1,5 584,5
tenu qu’en 1999 si l’on en juge par la pro-
Consommation finale 53,3 53,3
2 gression des marchés conclus au coursConsommation intermédiaire 178,3 + 2 + 1 183,6
Variations de stocks -2,1 -0,8 du deuxième semestre 1999 ; elle attein-
dra vraisemblablement3à4%; elle pro-
Évolution 99/98 en % viendra essentiellement de la commande
Travaux publics Valeur 1998 Valeur 1999
privée et des collectivités locales.Volume Prix
En effet, à l’approche des élections muni-
Production au prix de base 189,3 + 1,7 + 1 194,3 cipales, on constate habituellement une
TVA 16,3 17,4
accélération des investissements com-
Autres impôts sur production 0,2 0,2
munaux (cf. Pour en savoir plus). Ainsi,
1
Investissement 169,0 + 2,1 + 1,1 174,5 les dépenses des collectivités locales,
2
Consommation intermédiaire 36,8 37,4 (équipements de culture ou de loisirs et
réseaux divers), devraient progresser.
1. Formation brute de capital fixe (neuf + gros entretien)
Cependant, les taux d’imposition évolue-2. Entretien courant des bâtiments non résidentiels et travaux sous-traités
Source : comptes de la nation 1999, base 95 - Insee ront peu car la capacité d’autofinance-
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
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PREMIEREtion employait 1 155 000 personnes Pour comprendre Investissement en construction
contre 1 126 000 au 31 décembre 1998, ces résultats
soit une progression de 2,5 % impu-
Indice de volume (égal à 100 en 1995) table en totalité au secteur du bâtiment.
110
Le recours au travail intérimaire est tou- Les résultats concernant la production et
jours très marqué dans la construction : l’investissement présentés ici sont issus des
105 en 1999, le bâtiment a fait appel à comptes nationaux. Certains chiffres diffè-
77 000 intérimaires environ, et les tra- rent de ceux publiés habituellement par le
100 vaux publics à 26 000, ce qui repré- ministère de l’Equipement. Ces écarts sont
sente une augmentation de 20 % par d’ordre conceptuel : la comptabilité natio-
rapport aux effectifs de 1998. nale s’attache à retracer l’ensemble des ac-95
Les professionnels s’attendent à de tivités de la construction et ajoute aux
nouvelles créations d’emploi en 2000 : travaux réalisés pour compte d’autrui, ceux90
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 les effectifs employés au 31 mars 2000 réalisés pour compte propre (par exemple,
Bâtiment Construction ont déjà progressé de 1 % par rapport à l’entretien de logements réalisé par les mé-
Logement (64 % du bâtiment)
ceux du trimestre précédent (+ 11 400 nages) ; elle intègre aussi des estimations
Source : comptes de la nation, Insee emplois). Ces bons résultats sont dus de la fraude fiscale et du travail au noir.
en particulier à la baisse de la TVA qui Les enquêtes de conjoncture dans le bâti-
induira une hausse du chiffre d’affaires ment et dans les travaux publics permettent
ment des collectivités locale est élevée et et une probable diminution du travail au de connaître l’appréciation des chefs d’en-
la dotation d’investissement versée par noir ; la conjugaison de ces deux fac- treprise sur les perspectives de leur activité,
l’État issue du fonds de compensation de teurs entraînera selon les chefs d’entre- l’état de leur carnet de commande et leur
la TVA est en forte hausse. prise la création de près de 30 000 prévision d’embauche, notamment. Elles
Le maintien d’un bon volume d’activité emplois dans le secteur. sont publiées dans la collection Informa-
dans la construction neuve, résidentielle Le seul frein à cette progression risque tions Rapides, Insee conjoncture.
ou non, entraînera également les travaux d’être la pénurie de main-d’œuvre qua- La formation brute de capital fixe (FBCF) en
de voirie et de terrassements. En matière lifiée : plus de 30 % des entreprises logement est constituée de l’investissement
de travaux routiers, Cofiroute doublera affirment éprouver des difficultés à en logement neuf, hors acquisition de ter-
son volume de travaux, notamment recruter une main-d’œuvre suffisam- rain et hors frais liés, et des dépenses de
grâce à l’A86 Ouest. ment qualifiée. Les organisations pro- gros entretien.
La commande publique se maintiendra fessionnelles se font l’écho de ces Les index BT01 et TP01 mesurent les évolu-
grâce aux investissements d’EDF, revus difficultés : la Confédération de l’artisa- tions des coûts de prestations hors taxes
à la hausse après la tempête de nat et des petites entreprises du bâti- dans le bâtiment (index général tous corps
décembre, de GDF et d’Aéroport de ment (CAPEB) dénombre ainsi 60 000 d’état) et dans les travaux publics (index gé-
Paris, avec l’extension de Roissy. offres d’emplois non satisfaites parmi néral tous travaux).
Par ailleurs, les entreprises de travaux ses adhérents.
Pour en savoir pluspublics françaises maintiennent tou- Ce manque de main-d’œuvre est dû,
jours un fort niveau d’activité à l’étran- d’une part, à l’image peu favorable des
ger (35 % de leur chiffre d’affaires métiers du bâtiment en matière de Bulletin statistique du SES : la construc-
er
tion au 1 trimestre 2000, METL (minis-actuel) qui progresse de 2 % par rap- conditions de travail et de rémunéra-
tère de l’Equipement, des transports etport à 1998. tions, d’autre part, aux suppressions
du logement), DAEI (direction des Affai-
d’emplois massives intervenues pen-
res économiques et sociales).
dant les années de crise du secteur : leLes entreprises embauchent
personnel licencié ainsi que les nou- Activité et emploi dans le BTP - n° 23 juin
2000, METL - DAEI.Après avoir perdu 200 000 emplois veaux arrivants sur le marché du travail
entre 1991 et 1997, les entreprises du se sont tournés vers d’autres secteurs
Rapport sur les comptes de la nation
bâtiment ont recommencé à embau- d’activité. Néanmoins, les profession-
1999, Insee.
cher. La reprise de 1998 s’est nette- nels de la construction restent en majo-
ment amplifiée en 1999 : au 31 rité optimistes sur leur développement « Enquête mensuelle dans le bâtiment »,
Informations rapides, mai 2000, Insee.décembre 1999, la branche construc- futur.
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