La situation de la Basse-Normandie vis-à-vis du développement durable. Relever les défis sociaux, préserver les atouts environnementaux

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La situation de la Basse-Normandie vis-à-vis du développement durable Relever les défis sociaux, préserver les atouts environnementaux La Basse-Normandie a su préserver Basse-Normandie parmi les régions au des conditions environnementales fa- revenu par habitant le plus faible. La Basse-Normandie occupe vorables. L’artificialisation des sols Connaître et suivre la situation d’unune position médiane vis-à-vis reste modérée par rapport à l’en- territoire vis-à-vis du développementde 2 indicateurs synthétiques : le semble de la France et la qualité de e durable est nécessaire pour répondre16 rang pour l’indice de dévelop- l’air est bonne. e aux objectifs de tout Agenda 21, enpement humain (IDH2), le 12 rang Il convient cependant d’être vigilant. En orientant au mieux les politiques publi-pour l’indice de santé sociale (ISS). dépit d’une activité industrielle en re- ques. La Région Basse-Normandie a La région se classe parmi les 10 trait, la région figure en effet parmi les engagé cette action d’évaluation premières régions les plus 10 régions les plus émettrices de gaz à prévue à son Agenda 21 régional, en émettrices de gaz à effet de serre effet de serre par habitant. La prépon- participant aux travaux du groupe de (GES) par habitant. dérance de l’élevage dans son agricul- travail "indicateurs de développement ture, mais aussi le secteur résidentiel, durable" de l’Association des RégionsLes conditions environnemen- les déplacements domicile-travail, et de France (ARF).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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La situation de la Basse-Normandie
vis-à-vis du développement durable
Relever les défis sociaux,
préserver les atouts
environnementaux
La Basse-Normandie a su préserver Basse-Normandie parmi les régions au
des conditions environnementales fa- revenu par habitant le plus faible.
La Basse-Normandie occupe vorables. L’artificialisation des sols
Connaître et suivre la situation d’unune position médiane vis-à-vis reste modérée par rapport à l’en-
territoire vis-à-vis du développementde 2 indicateurs synthétiques : le semble de la France et la qualité de
e durable est nécessaire pour répondre16 rang pour l’indice de dévelop- l’air est bonne.
e aux objectifs de tout Agenda 21, enpement humain (IDH2), le 12 rang
Il convient cependant d’être vigilant. En orientant au mieux les politiques publi-pour l’indice de santé sociale (ISS).
dépit d’une activité industrielle en re- ques. La Région Basse-Normandie a
La région se classe parmi les 10 trait, la région figure en effet parmi les engagé cette action d’évaluation
premières régions les plus 10 régions les plus émettrices de gaz à prévue à son Agenda 21 régional, en
émettrices de gaz à effet de serre effet de serre par habitant. La prépon- participant aux travaux du groupe de
(GES) par habitant. dérance de l’élevage dans son agricul- travail "indicateurs de développement
ture, mais aussi le secteur résidentiel, durable" de l’Association des RégionsLes conditions environnemen-
les déplacements domicile-travail, et de France (ARF). Ce travail de mutuali-tales demeurent, pour le reste,
les transports d’une façon générale, sation entre les Régions a abouti enplutôt favorables. L’artificialisation
contribuent pour beaucoup à ces émis- 2011 à déterminer une trentaine d’in-est moins forte qu’en France Mé-
sions, la région se caractérisant par un dicateurs communs. Sur cette base ettropolitaine et la qualité de l’air est
recours quasi-systématique au trans- à l’occasion de la rédaction de ce pre-satisfaisante.
port motorisé. La Basse-Normandie se mier rapport sur la situation de la col-
Le niveau de l’espérance de vie classe également au second rang des lectivité en matière de développement
desbas-normands(84,2 ans régionsfrançaisesentermesdedéchets durable, la Région Basse-Normandie et
chez les femmes, 76,5 ans chez les ménagers collectés. l’Insee ont décidé d’engager une étude
hommes) suggère que les condi- partenariale sur ce thème.
Plusieurs défis sociaux attendent éga-tionssanitairessontbonnesmême
lement la Basse-Normandie. Du côté Cette étude a pour objectif, dans unesi la part des décès prématurés
de la santé, si l’espérance de vie des première phase, de dresser un portraitreste élevée.
bas-normands se situe au niveau de la "à grand traits" de la situation de la
Le revenu disponible médian des moyenne nationale, la mortalité pré- Basse-Normandie vis-à-vis du déve-
bas-normands (18 200 euros) maturée reste élevée. Sur le plan éco- loppement durable, en s’appuyant sur
figure parmi les plus faibles des 22 nomique, le chômage est en hausse, les indicateurs sélectionnés au niveau
régions métropolitaines. Les iné- mais reste inférieur au niveau national. de l’ARF. Ces résultats sont présentés
galités salariales sont en revanche Mais, avec une population active moins ci-après au regard des 5 finalités du
moins élevées qu’ailleurs. qualifiée qu’ailleurs, la structure des développement durable telles que dé-
emplois et des activités maintient la terminées par le cadre de référence
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIEL’indicateur de santé sociale (ISS),
plus complet que l’IDH2 sur cet aspect,
prend en compte des variables décri-
vant le marché du travail, le logement,
la justice, le lien social ou bien encore
Le cadre de référence : les 5 finalités du développement durable le lien interindividuel. Au regard de cet
indice, les régions les moins bien clas-Pour faciliter la mise en place des Agendas 21 locaux, le MEDDL a élaboré un cadre de
sées sont celles du nord de la Franceréférence pour les projets territoriaux de durable. Le cadre de réfé-
ainsi que de l’extrême sud. Larence détermine cinq finalités :
Basse-Normandie, quant à elle, obte-
Finalité 1 - Lutte contre le changement climatique et protection de l’atmosphère :
nait un relativement bon classement
pour limiter ce réchauffement à 2°C, il convient de stabiliser les émissions de gaz à effet de
en 1999. Son classement s’est détério-
serre (GES) d’ici 2020, puis de les réduire de moitié d’ici 2050.
ré par la suite : depuis 2004, elle ne fi-
Finalité 2 - Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources : gure plus parmi les 10 premières
les activités humaines appauvrissent la biodiversité ce qui compromet à terme le régions. En 2008, elle est classée
bien-être de l’humanité. douzième.
Finalité 3 - Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations : La difficulté de tirer des conclusions à
la cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et entre les générations font partie partir de ces deux indicateurs synthéti-
des conditions essentielles d’un développement durable. Le développement économique ques appelle une analyse par finalité,
n’implique pas forcément le progrès social. Il convient de s’assurer que le partage des ri-
seule à même de mieux positionner la ré-
chesses ne se fait pas au détriment des plus démunis, des générations futures ou des ter-
gion vis-à-vis des différentes dimensions
ritoires voisins ou lointains.
du développement durable et de contri-
Finalité 4 - Épanouissement de tous les êtres humains : l’article 1 de la charte buer à identifier ses forces et faiblesses.
de l’environnement adossé à la Constitution, stipule que "chacun a le droit de vivre
dans un environnement équilibré et respectueux de la santé". L’exposition aux ris-
ques liés à la pollution, à la consommation excessive d’alcool ou de tabac, à une insuf- Finalité 1 : Lutte contre le
fisance de recours aux soins n’est pas identique pour tous. changement climatique et
Finalité 5 - Dynamiques de développement suivant des modes de production protection de l’atmosphère
et de consommation responsables : l’enjeu consiste à abandonner le mode de dé-
veloppement fondé sur la production de masse et la sur-consommation de biens ma-
Gaz à effet de serre :tériels au profit d’activités moins prédatrices en termes de ressources et de milieux
naturels. Pour les collectivités territoriales, de multiples actions visant à responsabili- des émissions importantes
ser les producteurs et les consommateurs sont possibles.
Rapporté à la population, le volume des
émissionsdegazàeffetdeserre(GES)
par habitant est élevé en Basse-Nor-
national des Agendas 21. Dans une se- cet indicateur, en raison de résultats mandie (13,2 tonnes eq CO2 par habi-
conde phase (à venir), l’étude s’atta- moyens pour l’indice de santé et faibles tant) même s’il convient d’analyser
chera à approfondir l’analyse de chacun pour les indices d’éducation et de ni- avec prudence ces données au niveau
des indicateurs sur le fond, tout en éva- veau de vie. régional. La région figurait parmi les dix
luant l’opportunité d’un suivi dans la régions les plus émettrices en 2000.
Le niveau de vie étant une composante
durée, à l’échelle régionale voire infra-
de l’IDH2, le classement des régions Ces émissions proviennent, pour plusrégionale.
selon l’IDH2 reste plus favorable à de la moitié d’entre elles, du secteur
celles dont le PIB est élevé. Or, ces agricole. L’importance de l’élevageDeux indicateurs de synthèse
dernières ne sont pas forcément celles dans ce secteur d’activité constitue un
où la "santé sociale" est la meilleure. terrain favorable à des émissionsLa grande variété des composantes du
conséquentes de GES. Hors secteurdéveloppement durable et l’hétérogé-
agricole, il apparaît que la région pré-néité des différents indicateurs ne per-
sente un profil assez particulier dumettent pas de dégager d’emblée une
point de vue des émissions de GES. Envision synthétique du niveau de déve-
effet, la Basse-Normandie affiche desloppement durable de la région.
émissions plus fortes que la moyenne
Le PIB par habitant offre un premier nationale dans le secteur résidentiel et
aperçu du niveau de développement celui du transport, mais plus faibles
économique. Au vu de cet indicateur, pour le secteur industriel.
la Basse-Normandie occupe en 2009
e Les fortes émissions liées aux trans-la 18 place, reflétant une structure
ports peuvent être expliquées par laéconomique faiblement productrice de
prépondérance du transport routier.valeur ajoutée.
Celui-ci est utilisé quasi systématique-
Il est toutefois possible de se pencher ment pour le transport de marchandi-
sur les indicateurs synthétiques exis- ses. Par ailleurs, l’emploi d’un véhicule
tants : indice de développement humain personnel, lors des déplacements quo-
(IDH2) et indice de santé sociale (ISS). tidiens, est très prédominant : près de
80 % des actifs bas-normands ont re-
L’IDH2 est souvent préféré au PIB pour
cours à la voiture pour se rendre sur
évaluer les conditions de vie des habi-
leur lieu de travail (contre 69 % entants, dans la mesure où il s’agit d’un (1)
France métropolitaine)
indice composite intégrant un indice de
santé, un indice d’éducation et un in- (1) Déplacements domicile-travail. Des pers-
dice de niveau de vie. La Basse-Nor- pectives avec le covoiturage? Insee, Cent
e
mandie se situe en 16 position pour pour cent n°217, juillet 2011.
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIELes énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en Basse Normandie
Une dynamique favorable est observée en matière d’installation d’énergies renouvela-
bles et en particulier dans les domaines du grand éolien et du bois-énergie. Elle per-
met, selon l’observatoire bas-normand des énergies renouvelables, d’éviter l’émission
annuelle de 136 000 tonnes équivalent CO2. Elle n’aurait cependant qu’un faible im-
pact sur les émissions globales de GES (-0.1 tonnes éq CO2/hab).
De la même façon, l’amélioration de l’efficacité énergétique des constructions se traduit
pour le moment par un effet limité sur les émissions de GES au regard de la taille du
parc de logements bas-normands (plus de 800 000 logements). L’effort des profession-
nels de la construction a permis de rattraper le retard pris début 2007 par rapports aux
autres régions françaises sur la construction de logements labellisés "bâtiment basse
consommation" (BBC). La sensibilisation des professionnels s’étend également sur le
secteur de la rénovation, qui enregistre une nette augmentation des demandes de la-
bellisations BBC et place la Basse-Normandie parmi les régions les plus dynamiques.
Mi-2011, les demandes de labellisation des opérations BBC concernent près de 6600
logements essentiellement collectifs (81%) et principalement dans le cadre d’opéra-
tions de constructions neuves (89 %).
Sources : Biomasse Normandie, Observatoire des énergies renouvelables, Association
blit à 18 %, soit un chiffre inférieur de 6régionale pour la construction environnementale en Normandie selon les données
d'Effinergie et des certificateurs Bâtiment basse consommation. points à la moyenne nationale. La ré-
gion se démarque toutefois par la pré-
sence de paysages agricoles favorisant
la biodiversité. Les zones toujours en
herbe y sont beaucoup plus présentes
qu’en métropole. Elles recouvrent 39 %
du territoire bas-normand, contre 18 %
de celle du territoire métropolitain.
L’évolution de certaines populations
d’oiseaux s’inscrit également dans les
tendances métropolitaines. Entre 2001
et 2009, seules les espèces généralistes
et celles des milieux forestiers sont en
augmentation. En revanche, les espè-
ces spécialistes des milieux bâtis ou des
milieux agricoles se font de plus en plus
rares au cours de la dernière décennie.
Ce phénomène confirme les tendances
nationales et européennes constatant
un déclin des espèces spécialistes et
une tendance à l’homogénéisation de
La consommation finale d’énergie par biodiversité, peuvent fournir une l’avifaune.
habitant ne connaît pourtant qu’une première image de la qualité des condi-
Le recul des espaces agricoles toujourshausse très modérée, qui traduit en tions environnementales d’une région.
en herbe, permet en partie d’expliquerréalité l’antinomie entre une hausse
le phénomène. Il s’avère légèrementLes indicateurs concernant les surfacesmarquée pour les secteurs résidentiels
plus marqué en Basse-Normandieartificialisées (zones urbanisées, in-et tertiaires, et le fort recul observé en
(- 4,7 %) qu’en métropole (- 3,2 %dustrielles et commerciales, réseauxFrance pour le secteur industriel. Ce der-
entre 2000 et 2006).de transport, mines, carrières, espacesnier a fourni des efforts sensibles en ter-
verts artificialisés) apparaissent favo-mes d’efficacité énergétique, mais cette
rables : moins de 4 % du territoire estévolution témoigne aussi d’une ten-
aujourd’hui artificialisé, contre plus dedance générale à la désindustrialisation. Finalité 3 : Cohésion sociale5 % pour la France métropolitaine. Sur
et solidarité entre lesla période 2000-2006, la part des sur-
faces artificialisées s’est toutefois territoires et les générationsFinalité 2 : Préservation de
accrue de 3 % soit une proportion
la biodiversité, des milieux proche de la moyenne nationale, avec Revenu, éducation, formation :
et des ressources cependant de fortes disparités locale- des marges de progrès
ment, entre les aires d’influence ur-
Marqueur du niveau de richesse des ha-baine et les campagnes.Des conditions environnementales
(2)bitants, le revenu disponible médianconvenables
En ce qui concerne le patrimoine natu- desbas-normandscompteparmi les
La part des surfaces artificielles, la pré- rel, la Basse-Normandie présente une plus faibles des régions métropolitaines.
sence d’espaces riches en biodiversité part des zones naturelles d’intérêt éco- Il s’élève à 18 200 euros par unité de
(naturels ou agricoles) et l’évolution logique, faunistique ou floristique consommation contre 19 000 euros en
de certaines populations d’oiseaux, (Znieff) rapportée à la surface du terri-
considérées comme marqueurs de la toire relativement faible. Celle-ci s’éta- (2) yc prestations sociales, nc impôts revenus
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIEFrance métropolitaine. Malgré cela, la années : il était de 5,6 points en 2005
part de la population bas-normande et atteint 10,7 points en 2010.
vivant sous le seuil de pauvreté
En revanche, dans le cadre de la for-(c’est-à-dire avec moins de 60 % du (3)
mation professionnelle continue des
revenu médian) est très voisine
demandeurs d’emploi (tous financeurs
(13,5 %) de la moyenne France métro-
confondus), le taux d’accès à la forma-politaine (13,4 %). Les inégalités de
tion professionnelle continue des de-
salaires entre hommes et femmes sont
mandeurs d’emploi est supérieur de 6
moins importantes en Basse-Nor-
points à la moyenne nationale.mandie. Le salaire horaire moyen brut
des bas-normandes est inférieur de Le taux de chômage, considéré comme
13,3%àceluideshommestandisqu’au indicateur de cohésion sociale, atteint
plan national, la différence est de 9 % de la population active bas-nor-
- 16,7 %. La faiblesse générale des salai- mande, soit un niveau légèrement infé-
res s’accompagne de disparités salariales rieur à celui de la France métropolitaine
moins marquées. En Basse-Normandie, (9,6 %). Entre 2008 et 2009, la hausse
le rapport entre les revenus des 10 % les du chômage est de moindre ampleur en
plusrichesetdes10%lespluspauvres Basse-Normandie (+ 1,4 points) qu’au
s’élève à 3, contre 3,3 en France métro- plan national (+ 1,9 points). Les chô-
(4)politaine. La Basse-Normandie se posi- meursdelonguedurée et les jeunes
e
tionne au 3 rang, après la Bretagne et sortant de l’école sont les plus touchés
les Pays de la Loire sur ce critère. par le rebond du chômage enregistré
depuis 2008.La formation professionnelle continue
peut être considérée comme un facteur nants culturels sont à l’origine des for-L’obtention de diplômes à la sortie des
de progrès social puisqu’elle permet tes disparités spatiales de mortalitéétudes est un atout indéniable dans la
aux salariés de maintenir et d’acquérir prématurée observées en Francerecherche du premier emploi, et ce,
de nouvelles compétences profession- métropolitaine. La Basse-Normandie faitd’autant plus que le diplôme est élevé.
nelles. C’est d’ailleurs une obligation partie des régions à surmortalité préma-Les jeunes sortant du système scolaire
du code du Travail : "tout travailleur turée (c’est à dire avant 65 ans) impor-sans diplôme ont ainsi un handicap
engagé dans la vie active ou toute per- tante, notamment chez les hommes.supplémentaire pour s’insérer sur le
sonne qui s’y engage, a droit à l’infor- Unepartiedecette mortalitépréma-marché du travail. Si la région reste
mation, à l’orientation et à la turée s’avère évitable par une modifica-confrontée à une proportion impor-
qualification professionnelle et doit tion des comportements individuels àtante de jeunes sortant du système
pouvoir suivre, à son initiative, une for- risque (tabac, alcool, conduite routière)scolaire sans qualification (13,1 % des
mation". Or, en Basse-Normandie, la et par une meilleure prévention de cer-20-24 ans), la situation est moins
contribution des entreprises à la for- taines pathologies notamment par lemauvaise qu’au plan national (13,3 %
mation professionnelle continue est en biais du dépistage. En Basse-Nor-des 20-24 ans) et s’améliore. En 1999,
retrait par rapport aux autres régions mandie, d’après les travaux de lale taux de sortie sans diplôme était de
françaises. Seuls 40 % des salariés FNORS, la moitié des décès survenant16,3 % chez les jeunes bas-normands
bas-normands ont accédé à la forma- avant 65 ans pourrait être évitée. Chezde 20 à 24 ans. Après la Corse, la
tion professionnelle continue en 2010 les hommes, 3 décès prématurés sur 4Basse-Normandie est la région dont le
contre 51 % en moyenne en France le seraient en réduisant les comporte-taux de sortie sans diplôme a baissé le
métropolitaine. Plus alarmant, l’écart ments individuels à risque. Chez lesplus fortement.
entre la Basse-Normandie et la France femmes, 1 décès prématuré sur 2 serait
métropolitaine, loin de s’amenuiser, évité par un meilleur dépistage et un
s’est accru au cours des 5 dernières meilleur recours au système de soins.Finalité 4 : Épanouissement
de tous les êtres humains La qualité de l’environnement, appré-
hendée au travers de la qualité de l’air,
est satisfaisante en Basse-Normandie.Un environnement favorable
L’exposition au risque de pollution deà une meilleure qualité de vie
l’air est limitée dans l’agglomération
L’espérance de vie à la naissance se caennaise, les relevés ne concluant à
situe à la conjoncture des problémati- une qualité médiocre ou mauvaise de
ques économiques, sociales et envi- l’air que pour 16 jours par an, et à une
ronnementales. En 2007, l’espérance qualité moyenne pour 27 jours. Si Ren-
de vie atteint 84,2 ans pour les fem- nes et Nantes bénéficient également
mes bas-normandes, soit un niveau d’une qualité de l’air très satisfaisante
très voisin de la moyenne France mé- (avec respectivement 15 et 19 jours
tropolitaine (84,3 ans). Chez les hom- d’air de qualité médiocre, mauvaise ou
mes, elle s’élève à 76,5 ans, soit 1 an très mauvaise), la capitale bas-nor-
de moins que la moyenne France mé- mandefaitfigurede"bonélève"devant
tropolitaine. L’écart entre les femmes RouenetLeHavre,dontletissu pro-
et les hommes se réduit, l’espérance ductif plus industriel génère une exposi-
de vie des hommes progressant plus tion au risque de pollution de l’air plus
rapidement que celle des femmes. important (respectivement 25 et 32
jours où la qualité de l’air a été mé-
Habitudes alimentaires, comporte-
diocre, mauvaise ou très mauvaise).
ments de recours aux soins et détermi-
(4) Demandeurs d’emploi inscrits depuis
(3) en 2007, source : CNFPTLV. plus d’un an à Pôle emploi
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIELe lien social permet également d’amé- Finalité 5 : Dynamiques de
liorer la qualité de vie. Comparée à développement suivant des
l’ensemble des régions métropolitaines,
modes de production et dele tissu social bas-normand possède
une densité moyenne, mesurée au tra- consommation responsables
vers du nombre d’associations présen-
tes sur le territoire. En effet, avec
33 500 associations répertoriées en Un tissu productif faiblement
2010, la Basse-Normandie compte 23 innovant mais privilégiant la place
associations pour 1000 habitants. Elle de la personne humaine
e
se situe au 15 rang des régions métro-
Vecteur d’innovation, la Recherche-politaines. Au sein du Grand-Ouest, le
Développement peut être facteur d’a-positionnement de la Basse-Normandie
mélioration de la qualité du systèmeest satisfaisant, derrière les Pays de la
productif. Avec une dépense intérieureLoire (23,6 associations pour 1000 ha-
de Recherche et Développement re-bitants) mais devant la Bretagne (22,5
présentant 1,1 % de son PIB, laassociations pour 1000 habitants) et
e
Basse-Normandie se situe au 15 rangtrès nettement devant la Haute-Nor-
des régions françaises, témoignantmandie, dont le tissu associatif est
e d’un tissu productif faiblement doté enmoins dense (au 20 rang des régions).
petites et moyennes entreprises ap-
partenant aux secteurs des technolo-
gies innovantes. L’objectif fixé par le
Conseil Européen d’atteindre 3 % du
plus avancée à cet égard avec 7,7 % dePIB à l’horizon 2010 n’est actuellement
sa surface agricole utile dédiée à l’agri-réalisé qu’en région Midi-Pyrénées,
culture biologique.avec 4,2 % de son PIB. En deuxième
position, l’Ile de France y consacre Révélateur de la qualité du système
2,9 % de son PIB. productif mais aussi des modes de
consommation des habitants d’un terri-
Le dynamisme du tissu productif mesu-
toire, la quantité de déchets ménagers
ré par le taux de création d’entreprises
produits en Basse-Normandie est relati-
est médiocre en Basse-Normandie, au
vement conséquente. Dans la région,e
19 rang des régions selon ce critère.
690 kg de déchets ménagers et assimi-
Le faible dynamisme entrepreneurial
lés ont été collectés en moyenne par
DIRECTION bas-normand est cependant à nuancer
habitant en 2007, contre 590 kg par ha-
REGIONALE DE L'INSEE par le taux de survie des entreprises,
bitant en moyenne en France métropo-
DE BASSE-NORMANDIE plus élevé (59,3 %) qu’en province elitaine. La région est ainsi la 2 ,aprèsle
(54 %). Or, ce paramètre contribue à
Languedoc-Roussillon, pour la produc-5 rue Claude Bloch la durabilité du développement écono-
tion de déchets ménagers par habitant.BP 95137
mique d’un territoire.
14024 CAEN CEDEX De plus, celle-ci a augmenté de 8,3 %
Tél. : 02.31.45.73.33 en 2 ans, soit 53 kilos supplémentairesL’économie sociale et solidaire place la
de déchets par habitant contre 14 kilospersonne humaine au centre du déve-www.insee.fr/basse-normandie en France métropolitaine.loppement économique et social, et oc-
cupe une part plus importante dansDirectrice régionale : Ces mauvaises performances sont en
Maryse CHODORGE l’emploi salarié en Basse-Normandie partie compensées par un meilleur taux
(12,3 %) qu’en province (10,9 %). Pour de valorisation matière et organique des
Service études et diffusion : des raisons historiques (liées à l’appari- déchets ménagers et assimilés. Il s’élèveJulien BECHTEL
tion des mutuelles), 3 régions de l’Ouest à 36 % en Basse-Normandie contre
possèdent un secteur de l’économie so-Rédacteur en Chef : 34 % en métropole. De plus, ce taux
ciale plus développé : la BretagneDidier BERTHELOT moyen augmente à un rythme plus ra-
(13,6 %), les Pays de la Loire (12,6 %) pide en Basse-Normandie (+ 6 points)
Composition PAO : et le Poitou-Charentes (12,5 %). L’im- qu’en France (+ 2 points). C’est la tra-
Françoise LEROND portance de l’économie sociale en duction des efforts faits par les collectivi-
Marie-Isabelle LARDET Basse-Normandie est directement liée tés pour sensibiliser la population au tri
au dynamisme des associations, qui em- des déchets, augmenter leur recyclage etCrédit photos :
ploient 44 150 salariés, soit 75 % des leur valorisation.Comité régional du tourisme ; Chambre régio-
salariés de ce secteur, dont 23 200 dansnale d'agriculture ; Comité départemental du
l’action sociale.tourisme de la Manche. Isabelle BIGOT,
Sabrina LEROUX,Mode de production agricole durable,Attaché de presse :
Emeric MARGUERITEPhilippe LEMARCHAND l’agriculture biologique apporte une ré-
02.31.15.11.14 ponse essentielle à la préservation de Insee
notre environnement. La part de la sur-
© INSEE 2012
face agricole utile dédiée à l’agriculture Benjamin LECOINTE,
biologique est en Basse-Normandie de
Olivier LEMAITRE
2,2 %, soit un chiffre très voisin de la
Conseil régionalmoyenne nationale (2,1 %). En France
métropolitaine, la région Paca est la de Basse-Normandie
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIE

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