Le commerce extérieur agro-alimentaire de la France et de l'Union européenne

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Depuis une trentaine d'années, le commerce extérieur agro-alimentaire est en forte expansion dans la Communauté européenne, plus particulièrement en France. L'essor des exportations de produits «bruts» (céréales) a été remarquable dans l'hexagone. Le commerce des biens «transformés» (vins, cognac, fromages) s'est développé dans des proportions encore plus fortes que dans les autres États membres. Cette double spécialisation a permis à la France de s'affirmer comme l'un des premiers exportateurs de produits agro-alimentaires, non seulement au sein de l'Union européenne, mais aussi à l'échelle mondiale.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 540 SEPT EMBRE 1997
PRIX : 15 F
Le commerce extérieur
agro-alimentaire de la France et de
l’Union européenne
Christine Monceau et Gaël de Peretti, division Agriculture, Insee
années quatre vingt dix. Il contribue doncepuis une trentaine d’années, le
largement aux bons résultats du commerce
commerce extérieur agro-alimen- extérieur français, ces dernières années.D taire est en forte expansion dans La Politique agricole commune (PAC) a pro
voqué des modifications profondes de lala Communauté européenne, plus particu
géographie des échanges agro alimentai-
lièrement en France. L’essor des exporta-res. Les mesures prises ont réorienté les
tions de produits "bruts" (céréales) a été achats et les ventes de produits agro ali
mentaires vers les pays membres . Ainsi, lesremarquable dans l’hexagone. Le com-
échanges de la France en produits agro ali
merce des biens "transformés" (vins, mentaires avec le reste de l’Union euro
cognac, fromages) s’est dével oppé dans péenne à douze (UE), sont passés de 25 à
près de 70 % du début des années soixantedes proportions encore plus fortes que
au début des années quatre vingt dix . Pa
dans les autres États membres. Cette rallèlement, pour l’ensemble des douze, la
double spécialisation a permis à la Francepart des échanges intra communautaires a
doublé (de 35 à 67 %).de s’affirmer comme l’un des premiers
exportateurs de produits agro-alimentaires, La France et les Pays Bas,
non seulement au sein de l’Union euro- premiers exportateurs mondiaux
péenne, mais aussi à l’échelle mondiale. après les États Unis
La France s’imposait déjà, en 1960, comme
Au début des années soixante, l’agro ali le premier exportateur de l’Union euro
mentaire représentait en France environ péenne, en concurrence avec les Pays Bas.
25 % des échanges de biens (importations Elle a affermi très largement cette position
plus exportations). Ce poids a progressive et représente aujourd’hui 23 % des exporta
ment diminué jusqu’à la fin des années tions de l’UE. Parallèlement, la part des im
soixante dix pour se stabiliser autour de portations de la France dans l’ensemble des
15 %. Cette évolution s’explique essentiel importations de l’UE est restée assez stable
lement par la contraction relative des impor autour de 15 %. Les autres pays de la com
tations de produits agro alimentaires. D’une munauté n’ont donc pas connu une amélio
part, l’achèvement de la décolonisation s’estration de leurs échanges agro alimentaires
accompagné d’une baisse des échanges comparable à celle de la France. L’Union
entre la France et les anciennes colonies européenne reste aujourd’hui encore légè
d’Afrique du nord notamment. D’autre part, rement déficitaire pour les produits agro
la mise en place progressive de la Politiquealimentaires, même si elle améliore chaque
agricole commune (PAC) a permis à la année son taux de couverture ( graphi
France de développer sa production et de que 1).
limiter ainsi ses approvisionnements exté Au niveau mondial, la France est égale
rieurs. En revanche, la part des exportationsment un exportateur de premier rang de
agro alimentaires est restée relativement produits agro alimentaires. Depuis la fin
stable. Ainsi, de déficitaire (en termes CAF des années soixante, elle est même cons
FAB, Cf. Pour comprendre ces résultats ) au tamment parmi les trois premiers avec les
début des années soixante, la France est États Unis et les Pays Bas. Elle devance
devenue durablement excédentaire à la fin régulièrement les Pays Bas depuis le dé
des années soixante dix. Depuis le solde but des années quatre vingt, mais les
CAF FAB a largement progressé pour s’éta deux pays restent très proches, loin der
blir autour de 50 milliards de francs dans lesrière les États Unis.
INSEE
PREMIEREStructure des exportations et des importations de la France et de l’Union européenne, en valeur
En %
EXPORTATIONS IMPORTATIONS
Catégories de produits* 1961 63 1991 93 1961 63 1991 93
France UE France UE France UE France UE
"bruts" 19,9 8,6 19,2 8,1 24,8 30,3 6,6 13,6
"intermédiaires" 29,0 26,1 20,2 20,6 36,7 31,1 21,4 21,1
"bruts consommables" 4,9 12,6 6,7 12,2 14,3 9,9 19,8 17,1
"transformés" 46,2 52,7 53,9 59,1 24,2 28,7 52,2 48,3
TOTAL (en millions de $) 1 298 6 886 36 490 166 899 2 397 16 845 26 449 178 627
Lecture : en moyenne, sur la période 1991 1993, 53,9 % des exportations en valeur de biens agro alimentaires de la France sont constitués par des produits "transformés"
* Voir encadré 1
Source : fichier OCDE des échanges internationaux
Une très forte croissance des Encadré 1 Produits agro alimentaires "bruts", "intermédiaires", "transformés",
échanges "bruts consommables"
Les regroupements de produits analysés dans cet article s’appuient sur une nomenclature utilisée parDepuis 1960, le commerce de produits
le ministère américain de l’agriculture. Elle vise à classer les produits selon leur degré de transforma
agro-alimentaires de l’Union euro tion et leur destination finale (consommation des ménages ou achats des entreprises).
péenne s’est très fortement développé : Cette logique conduit à distinguer quatre classes de produits. La première classe contient les produits
"bruts", non destinés à la consommation des ménages : produits agricoles comme les céréales, lessur les trente dernières années, le
oléagineux... La deuxième classe correspond aux produits "intermédiaires", produits des industriesrythme de croissance annuel moyen a
agro alimentaires comme la farine, les corps gras, le sucre, les aliments pour animaux, mais aussi
ainsi dépassé les 5 % en volume pour les produits agricoles, notamment les animaux vivants. La troisième classe correspond aux produits "bruts
exportations françaises et européennes consommables", produits agricoles comme les fruits et légumes frais, les fleurs et les plantes, mais
aussi les poissons frais. Enfin, la dernière catégorie comprend les produits "transformés" et directe des quatre catégories de produits :
ment consommables comme les viandes, les produits laitiers, toutes les boissons et les conserves."bruts", "intermédiaires", "bruts consom
Les termes "bruts", "intermédiaires", "bruts consommables" et "transformés" utilisés dans le sens défini
mables" et "transformés" ( encadré 1). dans cet encadré sont systématiquement mis entre guillemets dans le texte.
En revanche, si les taux de croissance
des importations ont été relativement
proches de 5 % pour les produits desti Évolution des taux de couverture Évolution des taux de couverture
nés aux ménages, qu’ils soient "bruts des produits agro-alimentaires des produits agro-alimentaires en
consommables" ou "transformés", ils ont en France et dans l’UE France
été très inférieurs (moins de 2,5 %) pour
les produits "bruts" et "intermédiaires".
Parallèlement, les prix des produits des
tinés aux ménages ("bruts consomma
bles" et "transformés") ont augmenté
plus vite que ceux des produits "bruts"
et "intermédiaires". L’effet prix s’ajou
tant à l’effet volume a permis ainsi un
doublement de la part des produits
"transformés" dans l’ensemble des im
portations ( tableau). Les produits "trans
formés" représentent ainsi aujourd’hui
plus de la moitié des échanges agro ali
Lecture : en 1990, le taux de couverture CAF-FAB en valeurmentaires. Cette tendance globale se Lecture : en 1990, le taux de couverture CAF-FAB en valeur
des échanges français se chiffre à 136 % pour l’ensemble des échanges français se chiffre à 433 % pour les produitsretrouve dans presque tous les pays
des produits agro alimentaires. "bruts"
membres avec plus ou moins de force. Source : fichier OCDE des échanges internationaux Source : fichier OCDE des échanges internationaux
Avec la mise en place de la réforme de
la PAC en 1992 et 1993, ce mouve
commerce des produits "bruts", grâce 1976, le taux de couverture a nette ment s’est même accentué ces derniè
à ses exportations de céréales (gra ment diminué avant de remonter dansres années, pour les exportations
phique 2). Elle a ainsi exporté entre 40les années quatre vingt. Il a ensuitefrançaises de produits "transformés",
et 60 % des produits "bruts" euro baissé sensiblement à partir de 1994,tandis que la part des produits "bruts"
péens, au cours de la période étudiée.en conséquence de la réforme de ladiminuait fortement.
Le taux de couverture s’est progressi PAC mise en place en 1992 et 1993.
vement amélioré de 1961 à 1974. La zone "Allemagne Royaume Uni"
Les produits "bruts", L’institution du marché commun puis (encadré 2), principale destination
la mise en place des Organisations des exportations françaises de pro une spécialité française
communes de marché des céréales duits "bruts" au début des années
La France est la seule nation de en 1967 ont stimulé la production et soixante est devancée au début des
l’Union européenne à dégager un les exportations vers la CEE. Suite auannées quatre vingt dix par la "CEE
solde largement excédentaire dans le choc pétrolier et à la sécheresse de Nord" et la "CEE Sud". En effet, les ex
`?Encadré 2 Les zones partenaires de la France aussi de farine, de semoule ou de malt,
expliquent aujourd’hui cette situation fa Pour étudier l’évolution des échanges de la France, avec le reste du monde, huit grandes régions ont
été définies afin de mettre en lumière une éventuelle spécialisation géographique du commerce vorable. Toutefois, le niveau des impor
français pour chacune des quatre grandes catégories de produits analysées. Par convention, dans tations de laine et surtout de tourteaux
cette étude, la Communauté européenne est constituée de douze États membres, quelle que soit la
de soja nécessaires à l’alimentation ani
période d’étude considérée. Au sein de la Communauté européenne à 12, trois zones sont distinguées :
male, est encore élevé. Ces dernières la "CEE Nord" , constituée de la Belgique et du Luxembourg (UEBL), des Pays Bas, du Danemark
et de l’Irlande. Ces pays ont développé leur commerce à l’exportation plus particulièrement pour lespèsent lourdement dans les échanges
produits "transformés" et "intermédiaires". Les produits "bruts" en revanche, constituent le point faible de corps gras et huiles brutes, achetés
de leur commerce extérieur.
principalement à l’extérieur de l’Union
"CEE Sud" les pays du Sud de l’Europe, l’Espagne, l’Italie, la Grèce et le Portugal, zone dite . Ces pays
européenne (notamment au Brésil). Ausont spécialisés dans l’exportation de produits "bruts consommables" (fruits, légumes notamment). Les
produits "bruts" (les céréales en particulier) sont souvent importés. Les produits "transformés" et "inter total, au début des années quatre vingt
médiaires" ont fait l’objet d’une forte demande à l’importation depuis le début des années 80. dix, encore 40 % des biens "intermédiaires"
- l’Allemagne et le Royaume Uni . Leur commerce à l’exportation est plutôt orienté vers leoduitss pr
entrant dans l’hexagone provenaient
"transformés" et "intermédiaires". Cependant, dans cette zone où l’agro alimentaire constitue un
des pays tiers (plus de 70 % trente anspoint faible du commerce extérieur, les quatre grandes catégories de produits agro alimentaires sont
déficitaires. auparavant). En particulier, la zone
Au sein des pays tiers, cinq zones sont étudiées : "Afrique Amérique latine" reste le second
la zone "Afrique Amérique latine" ;
fournisseur de la France.
l’Amérique du Nord ;
Comme à l’importation, le poids de la le Moyen Orient, l’Inde et la Chine ;
les autres pays d’Asie et d’Océanie ; zone "Afrique Amérique latine" a forte
les pays d’Europe hors CEE. ment décliné pour les exportations. En
revanche, celui de la "CEE Sud" a très
nettement augmenté depuis les an
Évolution des taux de couverture Évolution des taux de couverture
nées soixante dix. Celle ci absorbait
des produits agro-alimentaires des produits agro-alimentaires en
au début des années quatre vingt dix
dans l’Union européenne France
près de 40 % des produits "intermé
diaires" vendus par la France, alors
que "l’Afrique Amérique latine" n’en
achète plus que 10 % (contre un peu
plus de 30 % trente ans auparavant).
Ces flux à destination du Sud de la
CEE comprennent notamment depuis
1975, les exportations vers l’Italie de
bovins destinés à être engraissés.
Déficit pour les produits
"bruts consommables"
En revanche pour les produits "brutsLecture : en 1990, le taux de couverture CAF-FAB en valeur Lecture : en 1990, le taux de couverture CAF-FAB en valeur
des échanges de l’Union européenne se chiffre à 66 % pour des échanges français se chiffre à 48 % pour les produits consommables", la France reste forte
les produits "bruts consommables". "bruts consommables" ment déficitaire. En effet, après une
Source : fichier OCDE des échanges internationaux Source : fichier OCDE des échanges internationaux
sensible amélioration au cours des an
nées soixante, le taux de couverture
portations de "produits bruts" se sont est resté stable autour de 45 %. LaEssor du commerce des
fortement développées à partir de progression des exportations a suiviproduits "intermédiaires"
1970, vers la "CEE Nord", région tra celle des importations. Le développe
ditionnellement déficitaire en "produits Le développement des productions ment depuis quelques années des
bruts". L’augmentation des flux vers la végétales a favorisé celui des indus achats de fruits tropicaux et l’augmen
"CEE Sud" a été effective à partir de tries de produits "intermédiaires" (su tation régulière des importations de
1975, pour couvrir en particulier les cre et produits du travail du grain) et poissons pèsent lourdement dans ces
besoins en céréales destinées à l’ali de l’élevage. Dans l’ensemble de échanges. La France, comme l’Alle
mentation animale en Italie. Les zonesl’Union européenne, les échanges de magne et le Royaume Uni, est ainsi
"Afrique Amérique latine" (notam ces produits se sont régulièrement fortement dépendante pour ces pro-
ment les pays d’Afrique du Nord) améliorés au cours de la période pourduits. Au début des années quatre
et "d’Europe hors CEE" absorbent uneatteindre un quasi équilibre en 1993 vingt dix, la moitié des achats français
part moins importante des exporta (graphique 3). Pour la France, la pro se faisait auprès des pays tiers. La dé
tions que trente ans auparavant, mais gression a été plus rapide et le niveaupendance vis à vis des pays tropicaux
elles demeurent des clients importants des exportations a rattrapé celui des est forte pour les agrumes ainsi que
puisqu’elles achètent, à elles deux, importations dès la fin des années pour les bananes fraîches et séchées
près de 20 % des produits "bruts" ex soixante dix ( graphique 4). (les transactions avec les départe
portés par la France, des céréales Les bons résultats des échanges de ments et territoires d’Outre Mer sont
principalement. sucre, d’aliments pour animaux, mais considérées comme des importations
ˆ´et des exportations). Cependant, la dirigent vers Taiwan, Hong Kong, ments et territoires d’Outre Mer étaient
part de la zone "Afrique Amérique Singapour et le Japon. Le fromage, autreconsidérées comme des importations et
latine" est en fort recul depuis spécialité, représente environ 10 % des exportations. On a maintenu ce prin
trente ans. Une partie des fruits et lé des exportations de produits élaborés, cipe pour élaborer des séries longues. Ces
gumes, qui provenaient des pays depuis le début des années soixante données sont disponibles de 1961 à 1993.
d’Afrique du Nord au début des an dix. Enfin, depuis quelques années, la L’essentiel des résultats est donc établi sur
nées soixante, sont maintenant ache France est devenue excédentaire cette période. Les éléments fournis sur les
tés aux pays de la "CEE Sud" (c’est ledans le commerce des viandes trans années 1994 et 1995 s’appuient sur les
cas des agrumes et tomates d’Espagne formées en particulier grâce aux bons données du commerce extérieur français
et d’Italie). Par ailleurs, depuis le dé résultats des filières de la volaille et de présentées dans le cadre des comptes
but des années quatre vingt, la zone la charcuterie. Les produits à base de nationaux.
"CEE Nord" assure également une viande de volaille ont d’ailleurs été à Les pratiques comptables conduisent à
part importante des approvisionne l’origine de nombreuses discussions comparer des importations de biens CAF
ments. La Belgique et les Pays Bas avec les États Unis, l’actuel premier (coût, assurance, fret) à des exportations
sont devenus notamment d’importants producteur mondial, au cours de la ré de biens FAB (franco à bord).
exportateurs en plantes potagères et daction des accords du GATT. Le taux de couverture , exprimé en %, me
fleurs (pour les Pays Bas). Les biens "transformés", souvent à sure ici le rapport entre les exportations
forte valeur ajoutée, correspondent (FAB) et les importations (CAF) d’un pays
tout particulièrement à la demande de (ou d’une zone) donné(e). Il peut être cal Excellents résultats aussi
consommation des pays modernes à culé pour un produit ou une catégorie depour les produits
pouvoir d’achat élevé. Ainsi, les zones produits. Un taux inférieur à 100 % corres "transformés" français
"CEE Nord" et "CEE Sud" sont deve pond à des échanges déficitaires (en ter
Les produits "transformés" constituent nues de très gros débouchés pour les mes CAF FAB), un taux supérieur à 100 %
le point fort des échanges agro ali produits "transformés" français, en à des échanges excédentaires (en termes
mentaires des pays de l’Union euro particulier pour les vins, fromages, CAF FAB). En termes FAB FAB, les taux de
péenne. Mais, même pour ces viandes et préparations alimentaires couverture seraient supérieurs et donc
produits, la France enregistre de diverses. Mais, la zone "Allemagne certains échanges de biens légèrement défi
meilleurs résultats, en particulier Royaume-Uni" reste notre principal citaires en CAF FAB deviendraient excéden
grâce à quelques points forts. client. Les achats se font, quant à eux,taires en FAB FAB. Dans cet article, les
La France est connue dans le monde principalement avec ces mêmes pays importations étant toujours CAF, situation
entier pour ses alcools, ses fromages de la Communauté et tout particulière usuelle pour les données détaillées par pro
et ses vins. Malgré les craintes liées ment avec la "CEE Nord", très perfor duit, la mention “ en termes CAF FAB ” est
aux entrées successives de l’Italie, demante pour la production et la soit indiquée, soit sous entendue.
l’Espagne, du Portugal et de la Grèce,commercialisation notamment de ci
l’excédent dégagé grâce aux vins a garettes, préparations alimentaires di
Pour en savoir plusaugmenté sur l’ensemble de la pé- verses, et beurre.
riode. En effet, les ventes vers les
[1] "Trente ans d’échanges agro alimentai pays du sud est asiatique se sont dé Pour comprendre
res français", C. Monceau, Insee Pre veloppées, notamment vers le Japon ces résultats
mière, n° 388, juin 1995
depuis le milieu des années quatre
[2] Trente ans d’échanges agro alimen
vingt, pour faire face à la concurrence taires français : 1961 1990 , C. Monceau,
sur le marché européen. La CEE resteLes données utilisées dans cette étude sont Insee Résultats n° 417 418, septembre
1995néanmoins un client privilégié (elle ab les flux annuels d’importations (CAF) et
[3] "Les produits à haute valeur ajoutéesorbait en 1993, 58 % des exporta- d’exportations (FAB) des pays de l’OCDE,
dominent le marché mondial". Agri US
tions françaises de vins). Les ventes établis selon la nomenclature de produits
Analyse, Lettre mensuelle sur l’agricul
de cognac et d’armagnac ont aussi CTCI (Classification Type du Commerce ture et la politique agricole américaine,
profité de l’expansion des marchés surInternational, version révision 2). Les sta n° 5, mai 1995
[4] L’agriculture : tendances et disparités ,les pays tiers. L’essentiel des exporta tistiques des échanges de la France con
Synthèses n° 10, Statistique Publique,tions d’eaux de vie naturelles depuis lecernent la métropole. En effet, jusqu’en
1997
début des années quatre vingt dix se 1996 les transactions avec les départe
Direction Générale :
18, Bd Adolphe Pinard
A RETOURNER A : INSEE CNGP, B.P. 2718, 80027 AMIENS CEDEX 01
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