Les aires urbaines de la région Centre sétendentet se densifient peu

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Le territoire de la région Centre se caractérise par une relative faible densité de population sur ses différents espaces. La population est particulièrement étalée autour des grands pôles. Elle augmente davantage à leur périphérie, ce qui engendre de nombreux déplacements quotidiens. Tours et Orléans font exception avec une hausse marquée de population au sein du pôle comme à la périphérie. Les grands espaces qui structurent le territoire accentuent leur fonction de moteur économique : l’axe ligérien, les franges franciliennes, les pôles du sud régional.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Les aires urbaines de la région Centre
s’étendent et se densifient peu
Le territoire de la région Centre se caractérise par une relative faible
densité de population sur ses différents espaces. La population est
particulièrement étalée autour des grands pôles. Elle augmente da-
vantage à leur périphérie, ce qui engendre de nombreux déplace-
ments quotidiens. Tours et Orléans font exception avec une hausse
marquée de population au sein du pôle comme à la périphérie. Les
grands espaces qui structurent le territoire accentuent leur fonction
de moteur économique : l’axe ligérien, les franges franciliennes, les
pôles du sud régional.
Photo : Géographica.danslamarge.com
Les aires urbaines 2010
Le territoire régional a sensible- aires, le reste dans des commu-
nes multipolarisées. Ces tauxment évolué en dix ans du fait des
mouvements de population. Il se sont cependant un peu infé-
rieurs à ceux de la France destructure autour de grandes aires
province du fait de l’étendue duurbaines composées de pôles ur-
bains où se concentrent les em- territoire et de l’absence d’aire
située parmi les quinze premiè-plois et de couronnes périphé-
res de France. Les noyaux desriques où se développe l’habitat.
grandes aires, appelés lesLa hausse des navettes domi-
grands pôles, concentrentcile-travail crée une dépendance
42 % de la population contreéconomique entre les communes
plus de la moitié en France dede résidence et celles du lieu d’em-
province. Leurs couronnesploi. D’autres types d’espace com-
sont par contre proportionnelle-posent aussi ce territoire : des
ment plus importantes : unaires de taille plus modeste, des
quart des habitants, contre unzones multipolarisées et des com-
cinquième habituellement.munes isolées.
La région Centre comprend dixTrois quarts de la population
grandes aires intrarégionalesdépendants des grands
et trois aires extrarégionales.pôles urbains
Sur les 1 842 communes de la
Près des trois quarts de la popula- région, 844 sont présentes
Grands pôles Moyens pôles Couronne des petits pôles
Couronne des grands pôles Couronne des moyens pôles Autre multipolarisétion régionale sont dépendants dans les grandes aires, parmi
Communes multipolarisées Petits pôles Communes isolées
des grands pôles d’emploi. Deux elles 101 sont regroupées des grandes aires hors influence des pôles
tiers sont situés dans les grandes dans leurs pôles. Source : Insee, Recensement de la population 2008
1Dans les autres types d’espace, les affiche une densité de 111 habitants (415 000 habitants) sont respective-
e e
moyennes aires sont plus représen- au km², plus faible de 44 % par rap- ment classées aux 18 et 21 rangs
tées que dans l’ensemble de la nationaux.port à la province. L’écart de densité
France de province tandis que les peti- n’est que de 10 % dans les grands
Cette concentration de plusieurstes aires ont le même poids. La proxi- pôles. Par contre, leurs couronnes
grands pôles accentue l’installationmité de plusieurs de ces aires et les espaces multipolarisés ont
de populations entre eux et la multi-explique la part relativement impor- des densités particulièrement fai-
plication des navettes domicile-tra-tante de population dans des commu- bles, illustrant le caractère rural de
vail, d’où la surreprésentation desnes multipolarisées (9 %). Enfin, 4 % ces espaces.
communes multipolarisées le longvivent dans des communes hors in-
de l’axe ligérien.Les petites et moyennes aires ontfluence des pôles.
La partie nord de la région est sous l’in-une densité globalement plus faible
fluence du pôle urbain de Paris et dede l’ordre de 20 % que celles de pro-Des couronnes étendues à
trois grands pôles régionaux : Dreux,vince. Seuls les moyens pôles pos-faible densité de population
Chartres et Montargis. Les communessèdent une densité un peu
concernées comptent 390 000 habi-L’espace occupé par les grandes ai- supérieure à la norme nationale. Les
tants, soit 15 % de la population régio-communes isolées ont une densitéres urbaines est proportionnelle-
nale. Le tiers de cette vitment plus large en région Centre faible (20 hab/km²), comparable à
dans des communes dépendantes decelle des couronnes des petites etqu’en France de province. Les
l’aire de Paris, principalement dansgrands pôles couvrent seulement moyennes aires.
l’Eure-et-Loir et dans une moindre me-5 % de la superficie régionale contre
sure au nord d’Orléans et de Montar-8 % en province. Par contre, les cou- Trois grands espaces
gis.ronnes des grands pôles, avec un régionaux
Le poids économique de l’aire ur-nombre élevé de petites communes
La configuration urbaine de la région baine de Paris exerce une attractivitéà forte dominante rurale, occupent
s’articule autour de trois grands espa- sur les actifs résidant de plus en plusune superficie de l’espace régional
ces dynamiques : l’axe ligérien, les loin. La contiguïté de la région Centreparticulièrement importante. La ca-
franges franciliennes, le sud régio- avec la grande métropole d’Île-de-ractéristique régionale de couron-
nal. Le corridor de la Loire constitue France participe de cette conurba-nes plus étendues s’observe
la zone privilégiée des grandes aires tion. La proportion de navetteurs par-également pour les moyennes aires.
urbaines régionales. Sur les dix princi- mi les actifs résidents de cesÀ l’inverse, les communes isolées
pales, quatre se déterminent le long communes limitrophes devient decouvrent un plus faible espace.
de l’axe ligérien : les deux plus gros- plus en plus importante et excède le
Avec 65 habitants par kilomètre car- ses, de Tours et d’Orléans, et celles seuilde40%.
ré (km²), la région Centre affiche une de Blois et de Vendôme. Ces quatre En plus de la dépendance du terri-
densité inférieure d’un tiers à celle aires urbaines représentent 40 % de toire avec l’Île-de-France, d’autres
de la France de province. Cet écart la population régionale, pour seule- habitants du Centre sont attirés par
de densité s’observe sur la plupart ment un cinquième de la surface du des pôles extérieurs à la région.
des types d’espace, avec des ampli- territoire. C’est notamment le cas dans l’est
tudes assez variées. Dans les gran- Les grandes aires urbaines de Tours du Cher à proximité de Nevers et de
des aires urbaines, la région Centre (473 000 habitants) et d’Orléans Cosne-Cours-sur-Loire, également
Structure et densité de la population par catégorie de zonage
Centre Province
Catégories du zonage Population Densité Population Densité
Nombre deen aires urbaines 2010 en 2008 (habitants / km²) en 2008 (habitants / km²)
communes
nombre % 2008 % %
Grandes aires urbaines 844 1 719 250 67,9 111 71,9 198
grands pôles (plus de 10 000 emplois) 101 1 073 332 42,4 595 52,3 646
couronnes des grands pôles 743 645 918 25,5 47 19,6 70
Communes multipolarisées des grandes aires 186 137 950 5,5 36 6,4 62
Espace des grandes aires urbaines 1 030 1 857 200 73,4 96 78,3 168
Moyennes aires 101 175 381 6,9 80 4,2 103
moyens pôles (de 5 000 à 10 000 emplois) 30 134 354 5,3 207 3,5 195
couronnes des moyens pôles 71 41 027 1,6 27 0,7 30
Petites aires 65 130 375 5,1 78 5,0 96
petits pôles (de 1 500 à 5 000 emplois) 46 122 455 4,8 103 4,7 127
couronnes des petits pôles 19 7 920 0,3 17 0,3 22
Autres communes multipolarisées 373 220 642 8,7 25 6,6 32
Communes isolées hors influence des pôles 273 147 990 5,9 21 5,9 20
Ensemble 1 842 2 531 588 100,0 65 100,0 95
Champ : France métropolitaine hors aire urbaine de Paris et région Centre
Source : Insee, Recensement de la population 2008
2 2>
au sud de l’Indre-et-Loire à proxi- Évolution de la population entre 1999 et 2008
mité de Châtellerault. suivant la catégorie de zonage
Le sud de la région est sous l’in-
Centre Province
fluence de trois grandes aires,
Variation Variation VariationBourges, Châteauroux, Vierzon, Catégories du zonage
de de de population
et de deux moyens pôles Issou- en aires urbaines 2010
communes population (moyenne annuelle)
dun et Saint-Amand-Montrond.
nombre nombre % %Cet espace comprend 309 000 ha-
Grandes aires urbaines 249 233 343 1,6 1,8bitants, 12 % de la population de la
grands pôles (plus de 10 000 emplois) 15 28 360 0,3 1,0région, et forme une zone d’inter-
couronnes des grands pôles 234 204 983 4,3 4,1dépendance.
Communes multipolarisées des grandes aires 27 47 198 4,8 4,2
Espace des grandes aires urbaines 276 280 541 1,8 1,9La périurbanisation à
Moyennes aires 13 38 950 2,8 - 1,7l’origine de la hausse de
moyens pôles (de 5 000 à 10 000 emplois) 13 32 718 3,1 - 1,8population dans les
couronnes des moyens pôles 0 6 232 1,8 - 0,9couronnes
Petites aires - 28 - 93 073 - 5,8 - 3,5
petits pôles (de 1 500 à 5 000 emplois) - 21 - 89 759 - 5,9 - 3,4Entre 1999 et 2008, la concentra-
couronnes des petits pôles - 7 - 3 314 - 3,8 - 4,8tion des emplois dans les villes-cen-
Autres communes multipolarisées - 5 19 389 1,0 0,0tres, conjuguée à un renchéris-
Communes isolées hors influence des pôles - 256 - 154 548 - 7,6 - 6,2sement du prix du foncier et des
Ensemble 0 91 259 0,4 0,6loyers, a repoussé de nombreux mé-
Champ : France métropolitaine hors aire urbaine de Paris et région Centre
nages hors de celles-ci et accru les
Sources : Insee, Recensements de la population de 1999 et 2008
déplacements pendulaires. Les mé-
nages se sont tournés vers les ban-
lieues et les couronnes des pôles. moyenne annuelle dans ce type de 7,6 % par an, s’explique principale-
L’étalement urbain induit par cet d'aire. ment par l’absorption d’une partie d’entre
éparpillement des populations fait La baisse de population des peti- elles au sein des moyennes et grandes
aussi évoluer la structure générale tes aires et des communes iso- aires. La reclassification de petites en
des aires. lées, respectivement de 5,8 % et moyennes aires et de communes isolées
En neuf ans, l’espace des grandes
Évolution de la densité en région Centre
aires urbaines a progressé de entre 1999 et 2008
281 000 habitants, soit + 1,8 % en
moyenne annuelle, comparable à
l’évolution de la France de pro-
vince. Cette croissance s’observe
essentiellement dans les couron-
nes des grands pôles, qui ont ga-
gné 205 000 habitants, et dans les
communes multipolarisées
(+ 47 000 habitants). Dans le
même temps, la population évolue
peu dans les grands pôles, avec
seulement 28 000 personnes sup-
plémentaires.
La part de la population résidant
dans les plus petites aires s’est ré-
duite au profit de plus grands espa-
ces.
L’augmentation de la population
dans les moyennes aires s’ex-
plique uniquement par des varia-
tions significatives du nombre
d’emplois dans quatre aires, ce
qui a entraîné leur reclassification
en moyennes aires, alors qu’elles
étaient petites (Loches, Chinon ou
Sully-sur-Loire) ou grande (Romo-
rantin). Ces reclassements expli-
quent le résultat inverse de celui
Variation de densité 1999-2008
observé sur la France de province habitants / km²
-3 -1 -1 0 1 3 311 11 61 >61puisque, dans le même temps, -3 0 1
cette dernière baisse de 1,7 % en Sources : Insee, Recensements de la population 1999 et 2008
3en petites aires accentue ces bais- Décomposition de l’évolution entre les pôles et leur couronne
ses démographiques. Les commu- pour les grandes aires urbaines de la région
nes isolées ne regroupent que 5,8 % milliers d'habitants
de la population régionale, soit moi-
Population 2008 Évolution 2008/1999
tié moins que neuf ans plus tôt, suite
dont dontà l’intégration de plus de 250 commu-
pôle couronne pôle effet couronne effet
nes dans des espaces plus grands.
extension extension
Paris (Centre) 0,0 121,7 0,0 0,0 37,7 28,2
Extension des grandes aires
Paris 10 354,7 1 734,4 710,2 94,3 239,1 121,7
urbaines mais faible
Tours 344,8 128,4 47,2 34,7 52,3 35,6
densification
Orléans 268,9 146,5 5,6 0,0 53,9 39,5
Chartres 87,2 54,4 - 0,6 0,0 21,0 16,8Les grandes aires urbaines de la ré-
Bourges 84,7 55,2 - 6,7 - 3,0 24,9 22,3gion Centre connaissent une exten-
Blois 66,9 57,9 0,9 1,9 8,0 3,0sion territoriale marquée du fait de
Nevers 62,0 41,0 4,5 8,6 - 2,2 - 3,6l’intégration de 250 nouvelles
Châteauroux 63,9 29,8 - 2,2 0,0 6,5 3,9communes. Cette extension génère
Châtellerault 42,3 28,9 6,2 6,4 - 1,5 - 4,0une hausse de population plus im-
Montargis 54,8 14,8 1,2 0,0 3,0 1,6
portante que dans le reste de la
Dreux 48,3 11,0 3,7 3,5 - 2,1 - 2,6
France. Entre 1999 et 2008, la pro-
Vendôme 23,3 16,3 - 0,3 0,0 6,0 4,4
gression des aires urbaines provient
Vierzon 30,5 5,2 - 2,0 0,0 - 3,3 - 3,5
principalement de la couronne des
Champ : grandes aires urbaines de la région Centre
quatre plus grandes : Tours,
Sources : Insee, Recensements de la population 1999 et 2008
Orléans, Chartres et Bourges. La po-
pulation de la couronne de ces
quatre pôles a ainsi progressé de des petites et moyennes aires tensification des déplacements
plus de 40 % par effet d’extension. (Amboise et Mer) ou par des zones mul- domicile-travail entre différentes zones
tipolarisées. à dominante urbaine. L’aire d’Orléans
Par rapport au niveau national, peu
En 2008, 269 000 personnes résident s’étend sur l’axe ligérien, à l’est et au
de grandes aires urbaines se densi-
dans le pôle d’Orléans, qui se densifie nord. Le long de la Loire, Beaugency et
fient. En effet, une grande aire ur-
un peu en gagnant 6 000 habitants par Châteauneuf-sur-Loire sont deux petits
baine sur quatre de province connaît
rapport à 1999. Environ 150 000 habi- pôles qui intègrent sa couronne. À l’est
une densification marquée ou forte,
tants vivent dans la couronne et au nord, la dépendance fonctionnelle
contre seulement une sur dix en ré-
d’Orléans, contre moins de des communes est dynamique en direc-
gion Centre. Seule l’aire urbaine de
100 000 neuf ans plus tôt. La densifica- tion de Pithiviers, Montargis et Gien.
Tours se densifie significativement,
tion, à superficie constante, explique en-
tout en s’étendant territorialement. Près de 340 000 personnes rési-viron un quart de cette progression. Le
dent dans le pôle urbain de Toursreste provient de communes qui ont in-La densité moyenne des pôles ur-
tégré la couronne d’Orléans suite à l’in- en 2008, soit une augmentation debains est restée stable entre 1999 et
2008. La croissance de celle des
pôles de Tours et dans une Les grandes aires urbaines par typologie de leur mode de croissance
moindre mesure d’Orléans com-
%
pense les pertes de densité des au-
tres pôles, principalement ceux Forte extension Centre
situés au sud de la Loire (Bourges, du pôle
France
Vierzon, Châteauroux, Romoran-
Extension forte
tin). Les couronnes des aires urbai- de la couronne Bourges
nes gagnent de la population par
dont Chartres, Orléans
Extension marquéeeffet de densification et d’exten-
de la couronnesion. La densité augmente sur le
territoire hors extension et diminue
Densification marquée
légèrement par l’intégration de terri- avec extension Tours
toires très peu denses.
Densification marquée
Tours et Orléans : deux aires ou forte
urbaines en forte extension
Densification et
sur l’axe ligérien extension moyenne
En 2008, les aires urbaines de Tours, Faible densification
Vierzon, Dreux
et extensionVendôme, Blois, Orléans sont quasi-
ment contiguës, suite à l’extension
0 5 10 15 20 25 30 35
accrue de Tours et d’Orléans. En
Champ : France métropolitaine hors aire urbaine de Paris et région Centre
1999, ces aires étaient séparées par
Source : Insee, Recensemement de la population 2008
4 450 000 habitants depuis 1999 pour deviennent multipolarisées et ga- grent la couronne de l’aire urbaine de
moitié du fait de l’absorption gnent des habitants. La population Paris, expliquant son extension au
de l’aire urbaine de Vierzon a dimi- nord du Loiret. Sous l’effet de l’inclu-d’Amboise et Bléré. De plus,
sion de ces nouvelles zones, environ130 000 personnes habitent dans la nué de plus de 10 %. D’une part, la
couronne, contre 75 000 en 1999, no- ville de Vierzon perd des habitants. 25 000 habitants supplémentaires du
D’autre part, des communes pro- Loiret dépendent de l’aire urbaine detamment par l’intégration de Lan-
Paris.geais ou d’Azay-le-Rideau et de ches de Vierzon deviennent multipo-
larisées sous l’effet de trajetscommunes multipolarisées. L’aire ur-
De nouvelles populations se sont ins-domicile-travail vers Bourges oubaine de Tours double ainsi pratique-
tallées dans la zone située entre lesment sa superficie. d’autres pôles, pourtant plus éloi-
aires urbaines de Paris et de Montar-gnés.L’extension des aires urbaines de
gis. Ces deux grandes aires urbai-
Tours et d’Orléans ne se fait pas au
nes sont désormais en contact.
détriment de l’aire de Blois, dont la Extension de l’aire urbaine de
Celle de Montargis se densifie, prin-
couronne gagne des habitants. Ven- ParisenrégionCentre
cipalement dans sa couronne et éga-
dôme, desservie par le TGV et
lement dans son pôle. L’aire urbaineCinquante communes, dont Males-proche de villes dynamiques de l’axe
de Paris s’est également étendueherbes, Puiseaux et Dordives intè-ligérien, est la seule ville entre
20 000 et 50 000 habitants de la ré-
gion dont la couronne progresse for-
Un habitant sur trois de la région vit dans l’espace rural
tement.
Les terrains s’urbanisent aussi Contrairement au zonage pré- bitants de la région vit dans des com-
particulièrement sur le triangle géo- cédent, basé sur le recensement de la munes rurales, contre un peu plus
graphique Tours-Blois-Romorantin. population de 1999, le zonage en aire d’un quart en France métropolitaine
Par ailleurs, par effet d’extension, urbaine 2010 ne distingue pas un es- hors aire urbaine de Paris.
l’aire urbaine de Tours se rap- pace à dominante urbaine d’un es- Par définition, les pôles sont unique-
proche de grandes aires urbaines pace à rurale. Définir ment constitués de communes urbai-
extérieures à la région comme cel- l’espace rural comme simple complé- nes. Par contre, les deux tiers des
les du Mans, de Saumur, de Poi- ment de l’espace sous influence ur- habitants des couronnes des grands
tiers-Châtellerault. baine ne suffit plus à rendre compte pôles et des grandes aires multipola-
La densité autour de l’axe ligérien de la variété des interactions entre vil- risées demeurent dans des commu-
augmente dans les pôles et dans les et campagnes. Le croisement de nes rurales. La couronne des petits
les couronnes. Celle de Tours et l’approche fonctionnelle basée sur les pôles de 1 500 à 5 000 emplois est in-
Orléans croît, y compris dans les pô- déplacements domicile-travail et de tégralement composée de commu-
l’approche morphologique du terri-les. Entre 1999 et 2008, la cou- nes rurales.
ronne des grandes aires urbaines toire basée sur la continuité du bâti Par ailleurs, les « communes
permet de mieux repérer la présencede l’axe s’est densifiée, en augmen- isolées hors influence des pôles »
à la fois d’espaces ruraux (communestation d’environ 10 %. Parmi les ne sont pas toutes rurales : 20 %
moyens pôles, Gien se densifie éga- rurales) et urbains (communes urbai- des habitants de ces communes vi-
nes) au sein des mêmes grands espa-lement. vent dans des communes urbaines.
ces « fonctionnels » où se combinent
lieux de travail et lieux de résidence.Vers un axe Châteauroux-
L'espace urbainBourges
est défini à partir Part de la population urbaine et rurale selon les
Au sud-est de l’axe ligérien, la ré- des unités urbai- catégories du zonage en aires urbaines
gion se polarise autour des deux nes : on appelle
%chefs-lieux de département, Bour- unité urbaine
Grands pôlesges et Châteauroux. une commune
Alors que la densité du sud de la ré- ou un ensemble ruralCouronne des
urbaingrands pôlesgion se réduit dans les pôles de communes
Communes multipolariséesurbains, des habitants s’installent présentant une des grandes aires
dans la couronne de ces deux aires zone de bâti
Moyens pôles
urbaines. Ainsi, la couronne de continu (pas de
CouronneBourges s’étend fortement vers coupure de plus
des moyens pôles
Issoudun en absorbant des zones de 200 mètres
Petits pôles
multipolaires et des villes isolées. entre deux cons-
CouronneDe même, l’aire urbaine de Châ- tructions) et qui
des petits pôles
teauroux se rapproche d’Issoudun. compte au
Autres communes
multipolariséesLa présence de Châteauroux et moins 2 000 ha-
Bourges réduit la sphère d’in- Communes isoléesbitants. L'es-
hors influence des pôlesfluence d’Issoudun, dont la popula- pace rural com-
20 40 50 60 70 80 90 100010 30tion de l’aire urbaine diminue prend les autres
faiblement. territoires. Champ : région Centre
Les communes isolées entre les zo- Un tiers des ha- Source : Insee, Recensemement de la population 2008
nes d’emploi de Bourges et Nevers
5dans l’Eure-et-Loir, de manière maintenant partie de la couronne Dreux augmente faiblement, en concur-
plus réduite, avec 3 000 habitants chartraine, d’autre part, via l‘inté- rence avec les zones d’emploi plus at-
supplémentaires depuis 1999. L’ex- gration des communes multipolari- tractives (Chartres, Paris).
tension de Chartres est double. sées de Jouy et Saint-Prest en
D’une part à l’ouest, Cour- directiondeParis.
ville-sur-Eure et IIIiers-Combray font La population de l’aire urbaine de
Le zonage en aires urbaines 2010
Constitué pour appréhender les ai- des actifs résidents travaillent « moyenne aire » et celui formé par un
res d’influences des villes (au dans le pôle et les communes atti- petit pôle et sa couronne « petite aire ».
sens des agglomérations ou uni- rées par celui-ci, selon un proces-
tés urbaines) sur le territoire, ce On dénombre ainsi sur le territoire métro-sus itératif.
nouveau zonage est basé sur les politain 230 grandes aires urbaines,
L’ensemble constitué par undonnées du recensement de la po- 126 moyennes aires et 415 petites aires.
grand pôle urbain et sa couronnepulation 2008, en particulier l’em-
ploi et les déplacements est appelé « grande aire ur-
Une décomposition simple permet dedomicile-travail. baine ».
distinguer dans les évolutions territoria-
Certaines communes ou unités ur-On distingue, parmi les unités ur- les un effet de densification,etuneffetbaines ne sont pas attirées par
baines de plus de 1 500 emplois d’extension territoriale, effets qui tradui-
une seule aire urbaine, mais parqualifiés de pôles, les grands pô- sent l’un et l’autre l’accroissement de
plusieurs : ce sont des commu-les urbains (unités urbaines de l’emprise territoriale de la ville :
nes multipolarisées des gran-plus de 10 000 emplois), les - extension, parce que les actifs vien-
des aires.moyens pôles (unités urbaines nent travailler de plus loin dans les pôles
On définit par ailleurs lesde 5 000 à 10 000 emplois) et les urbains ;
couronnes des moyens pôles etpetits pôles (unités urbaines de - densification, lorsque les territoires
des petits pôles de la même ma-1 500 à 5 000 emplois). déjà sous influence urbaine gagnent de
nière que les couronnes desLes couronnes des grands pô- la population.
grands pôles.les urbains sont constituées par
l’ensemble des communes ou uni- L’ensemble formé par un moyen
pôle et sa couronne est appelétés urbaines dont au moins 40 %
Pour en savoir plus
« Le nouveau zonage en aires urbaines de 2010 - 95 % de la population vit
sous l'influence des villes », Insee Première n° 1374, octobre 2011.
« Le nouveau zonage en aires urbaines de 2010 - Poursuite de la périurbani-
sation et croissance des grandes aires urbaines », Insee Première n° 1375,
octobre 2011.
« Extension des aires urbaines en région Centre et nouveaux espaces périur-
bains », Insee Centre Info n° 157, décembre 2009.
« Déplacements domicile-travail en région Centre 1999 - 2004 », Insee Centre
Dossiers, mai 2009.
Directeur de la publication « Hausse modérée de l'espace urbain en région Centre en dix ans », Insee
Dominique Perrin Centre Flash n° 44, juillet 2011.
« Le découpage en unités urbaines de 2010 », Insee Première n° 1364, août
Coordination des études
2011.Olivier Aguer
« La croissance périurbaine depuis 45 ans. Extensions et densification »,
Équipe de projet
Insee Première n° 1240, juin 2009.
Benoît Bourges
« Dynamiques régionales, dynamiques urbaines », La France et ses régions,Emmanuel Agbovon
Insee, édition 2010.
Rédactionenchef
Philippe Calatayud
Jacqueline Duvey-Pilate
Maquettiste / Webmestre Institut national de la statistique et des études économiques
Christian Leguay / Yves Dupuis Direction régionale du Centre
131 rue du faubourg Bannier
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