Les entreprises de presse

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Le rôle social de la presse écrite en fait une activité particulière, que la plupart des États ont cherché à protéger et soutenir. La presse française est aidée par un dispositif important : aides aux quotidiens à faibles ressources publicitaires, tarifs postaux préférentiels, etc. Toutes les familles de presse perdent des parts de marché par rapport aux activités concurrentes, les activités culturelles et de loisirs et les autres supports publicitaires. Ces dernières années, la presse quotidienne nationale a été confrontée à de très graves difficultés économiques et financières ; la presse locale est en stagnation. La presse spécialisée se porte mieux. Tels sont les principaux résultats de l'étude menée par le Département Statistique du Service Juridique et Technique de l'Information et de la Communication (SJTI).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 547 SEPT EMBRE 1997
Prix : 15 F
LES ENTREPRISES DE PRESSE
Bernard Gentil,
Service Juridique et Technique de l’Information et de la Communication (SJTI)
la fourniture d’un service d’information et dee rôle social de la presse écrite en
loisir, mais elle produit dans le même temps
fait une activité particulière, que un nombre de “ contacts ” avec des lecteurs,L la plupart des États ont cherché àqu’elle peut valoriser auprès des annon
ceurs en vendant des “ espaces publicitai protéger et soutenir. La presse française
res ”. Il n’y a pas de recettes publicitaires
est aidée par un dispositif important : aidessans lectorat !
aux quotidiens à faibles essor urces publi- Concernant l’activité “ lectorat ”, la crois-
sance des ventes a été plus soutenue quecitaires, tarifs postaux préférentiels, etc.
celle du chiffre d’affaires, mais est restée
Toutes les familles de presse perdent desmodérée : +20,6 % entre 1989 et 1995, soit
parts de marché par rapport aux activitésà prix constant une quasi stabilité (hausse
des prix de la presse : +16 %). Il y a eu régres-concurrentes, les activités culturelles et de
sion par rapport aux autres composantes de
loisirs et les autres supports publicitaires. la fonction “ loisirs spectacles culture ” de
Ces dernières années, la presse quoti- la consommation des ménages qui, dans
son ensemble, a augmenté de +15 % à prixdienne nationale a été confrontée à de très
constants (+23 % pour les services de loi
graves difficultés éc onomiques et finan sirs spectacles culture).
cières ; la presse locale est en stagnation.
Fort recul des recettesLa presse spécialisée se porte mieux. Tels
de publicitésont les principaux résultats de l’étude
menée par le Département Statistique du Pour ce qui concerne l’activité “ support
publicitaire ”, la presse a subi plus que lesService Juridique et Technique de l’Infor-
autres supports la crise du marché publici
mation et de la Communication (SJTI). taire survenue à la mi 90 : les recettes de
publicité commerciale ont baissé de 14 %
(prix courants) de 1990 à 1993. Dans le
Depuis la fin des années quatre vingt, le chimême f- temps, les recettes de petites annon
fre d’affaires des titres de la presse “ éditeur ” ces se sont écroulées ( 45 %) en raison de
(Cf. encadré 1) a faiblement augmenté : +8,2 % la crise de l’immobilier et de celle de l’emploi.
à prix courants entre 1989 et 1995, moins que Cette le chute a touché plus particulièrement
PIB (+24,6 %) ou que la consommation des la presse quotidienne nationale et locale.
ménages (+25,8%) sur la même période. PourPourtant, de 1982 à 1989, les recettes publi
l’année 1996, la croissance du chiffre d’affairescitaires avaient progressé de façon specta
est estimée à +1,2 % (tableau 1). culaire : une multiplication par deux ou +11 %
La presse est sur deux marchés, l’un s’appuyanpar t an en moyenne. Les ventes avaient aug
sur l’autre. En effet, sa fonction première est menté de +50 %, mais cette augmentation
Chiffre d’affaires par type de recettes
1989 1995 90/89 91/90 92/91 93/92 94/93 95/94 96/95*
(MF) %
Ventes (au n° et sur abonnement)29 119 35 148 2,9 5,6 4,0 2,2 0,9 3,5 1,5
Publicité 21 873 20 001 6,7 -8,1 -5,8 -9,6 3,7 5,6 0,6
dont : publicité commerciale 16 549 16 262 4,8 -5,5 -1,4 -7,7 4,9 4,0 0,4
petites annonces 5 324 3 739 12,6 -15,4 -20,2 -17,5 -1,2 13,5 1,5
Chiffre d’affaires** 50 992 55 149 4,5 -0,4 0,1 -2,3 1,9 4,3 1,2
* Chiffres provisoires ; ** hors presse gratuite d’annonces
Source : SJTI
˚
INSEE
PREMIEREétait due uniquement à celle des prix. consommation courante – mais en merie intégrée ou non), par leur mar
Au total une croissance de +62 % du nette amélioration (25 % en 1989). ché (part plus ou moins importante de la
chiffre d’affaires. Alors que sa fonctionL’endettement, mesuré par le apportr publicité, des activités annexes, etc.).
première, celle de satisfaire un lectorat, entre les dettes totales et le total duEn termes de chiffre d’affaires, la
stagnait, la presse devenait trop dépen bilan était en 1995 du même ordre presse spécialisée grand public arrive
dante de ses recettes publicitaires. qu’en 1989 (65 %). Mais les dettes ont en tête : elle représente 40 % du
Finalement, sur la période 1989 1995, été restructurées, une partie impor chiffre d’affaires de la presse “ édi
les recettes publicitaires n’auront bais tante ayant été transformée en dette à teur ”. La presse locale d’information
sé que de 9%, parce que le marché moyen et long terme. générale et politique arrive en second
publicitaire et les petites annonces Les investissements étaient très élevés avec 30 %, puis la presse nationale
ont repris en fin de période. Mais cette en début de période : près de 2 illiards m d’information générale et politique,
reprise est modérée. Là encore les résul- de francs en 1990 en comptant le crédit 18 %, enfin la presse spécialisée
tats estimés pour 1996 sont peu encoura- bail. C’est à cette époque que beaucoup technique et professionnelle, 12 %
geants (+0,6 %). d’éditeurs ont installé de nouvelles (tableau 4).
Plus important, pendant la crise du imprimeries. Puis les montants sont Mais en termes de valeur ajoutée et
marché publicitaire et après celle ci, latombés à 800 900 millions de francs d’effectifs, c’est la presse locale qui ar
part de la presse s’est réduite de façon les années suivantes. rive en tête (43% de la valeur ajoutée
continue par rapport aux autres andsgr de la presse, 57% des effectifs de la
médias (en premier lieu la télévi presse qui s’élevaient en 1995 à 36 570Il n’y a pas une,
sion) et par rapport aux autres sup salariés) ; viennent ensuite la pressemais “ plusieurs presses ”
ports publicitaires (le marketing direct spécialisée grand public, seulement
en particulier). Ainsi, la part des pen dé La presse n’est pas une activité homo-30 % de la valeur ajoutée et 21 % des
ses des annonceurs publicitaires dans gène : les différentes familles qui la effectifs, la presse nationale d’informa-
la presse relativement à l’ensemble composent se distingent par leur pé tion générale et politique, 10% pour la
des grands médias est revenue de riodicité (quotidienne ou non) qui valeur ajoutée et les effectifs, la presse
56 % en 1989 à 47 % en 1995. induit des organisations spécifiques, spécialisée technique et profession
par leur structure industrielle (impri- nelle, respectivement 17 % et 12 %.
Faible rentabilité é onomc ique
et situation financière Quelques indicateurs économiques relatifs à la presse éditeur
globalement fragile
1989 1995 90/89 91/90 92/91 93/92 94/93 95/94Depuis 1992, la valeur ajoutée épouse
(MF) (%)assez fidèlement les évolutions du
chiffre d’affaires (tableau 2). Ainsi, le Valeur ajoutée 14 916 16 903 4,2 7,1 -2,5 -1,0 1,8 3,3
taux de valeur ajoutée (rapport de la
Effectifs salariés
valeur ajoutée au chiffre d’affaires) est
moyens 36 844 36 573 1,1 2,1 -0,9 -2,0 -1,8 0,9
resté autour de 32 % entre 1989 et
Frais de personnel 11 676 13 856 6,3 5,7 1,4 -0,6 3,2 1,5
1995. La presse a bénéficié de façon
Achats de matières pre significative de la baisse du prix du
mières 5 793 5 388 4,0 -7,4 -12,0 -9,7 7,0 13,5
papier entre 1990 et 1993. Les achats
Excédent brutde matières premières ont baissé de
d’exploitation 3 086 2 659 -2,9 12,8 3,2 -26,7 -7,6 12,527 % entre ces deux années. Mais, le
Investissements marché s’est retourné les deux années
(y compris crédit-bail)suivantes. 1 451 798 29,0 -50,0 1,1 -14,0 18,4 -17,1
L’excédent brut d’exploitation est fai Capacité d’auto
ble, seulement 5 % du chiffre d’affai financement 1 736 1 457 -4,0 -7,7 -5,0 12,6 -13,5 2,5
res en 1995. La presse employait en Sources : SESSI, Banque de France
1995 un peu moins de 37 000 salariés.
Les effectifs ont augmenté à partir de
la fin des années quatre vingt, puis ils
Quelques indicateurs financiersont baissé de 1992 à 1994 pour retrou
ver en 1995 leur niv eau initial. Les frais
de personnel ont augmenté de 19% 1989 1995 90/89 91/90 92/91 93/92 94/93 95/94
entre 1989 et 1995. Leur part dans la (MF) (%)
valeur ajoutée s’élevait à 82 % en
Fonds propres 6 116 9 789 21,9 15,4 14,1 -5,1 1,6 3,51995 (78 % en 1989).
Capitaux permanents 10 587 16 171 14,6 9,3 8,6 7,7 2,8 1,4La presse se caractérise par une relative
faiblesse des fonds propres (tableau 3 ) Dettes à moyen et
long terme 2 150 5 150 12,1 27,9 26,2 32,2 6,0 -5,5– 31 % du total du bilan, ce ratio dépas
sant 40 % en moyenne pour les entre Dettes totales 15 859 20 486 13,5 2,3 3,5 4,5 1,1 1,8
prises du secteur des biens de Source : Banque de France
?¸La presse locale comporte fréquem est faible, passant de 7 % en 1989 àsept ans, près de 80% l’ont été par la
ment des imprimeries intégrées. C’est 4 % en 1995. presse d’information générale et poli
une activité à forte valeur ajoutée En ce qui concerne les investissements,tique. Pour la presse natio nale d’infor
(taux de valeur ajoutée de 47 %, con la première catégorie, la presse d’infor mation générale et politi que, la
tre 32 % pour l’ensemble de la mation générale et polit ique, est prati capacité d’autofinancement est néga
presse), mais les effectifs salariés y quement la seule à avoir des besoins tive sur toute la période 89 95. Pour la
sont plus élevés (21 000 personnes). d’investissements (elle dispose sou presse locale, elle est positive, mais dé
Pour les autres familles, l’impression vent de ses propres imprimeries alors croît. Le taux d’autofinancement (la ca
est confiée à des filiales (presse quo que la presse spécialisée sous traite), pacité d’autofinancement rapportée à
tidienne nationale : taux de valeur ajou- mais sa capacité d’autofinancement est l’investissement hors crédit bail) a baissé
tée 18 %) ou sous traitée (presse plus faible que celle de la deuxième sur la période, fluctuant entre 55 % et
spécialisée grand public : taux de catégorie ! Sur les 7,8 m illiards de 90 % selon les années. L’autre catégo
valeur ajoutée 24 %). Pour la presse francs que la presse éditeur a investi en rie a des montants d’investissements
spécialisée technique et profession
nelle, l’impression est le plus sou
vent sous-traitée, les effectifs sont Quelques indicateurs économiques par faillem de p esse *r
faibles (3 850 salariés), mais le taux
En millions de francsde valeur ajoutée est élevé en raison
de l’importance des activités hors PNIGP PLIGP PSGP PSTP Total dont : PQN
presse (organisation de salons, édi
Chiffre d’affaires** 10 293 15 912 22 545 6 399 55 149 7 798tion, etc.)
Valeur ajoutée 1 766 7 337 5 064 2 736 16 903 1 488
Situation économique difficile Effectifs 3703 20 998 8 022 3 850 36 573 3 020
pour la presse quotidienne Frais de personnel 1 904 6 510 3 523 1 919 13 856 1 677
Excédent brut d’exploitation -162 651 1 417 752 2 659 -214L’analyse économique permet de classer
la presse “ éditeur ” en deux catégories. Investissements (y c. crédit-bail) 41 456 223 79 798 61
La première, essentiellement la
Capacité d’autofinancement -110 399 969 198 1457 45
presse d’information générale et poli
tique, ou encore la presse quoti * En 1995.
* * Chiffre d’affaires des titres et non des entreprises des f ille asm correspondantes.dienne, se trouve dans une situation
Sources : SJTI, SESSI, Banque de Francedifficile (la presse quotidienne natio-
nale notamment). La seconde – la presse
spécialisée – se porte mieux, bien que
son évolution ne soit pas franchement
florissante. Encadré 1
Cette distinction en deux catégories La presse “ éditeur ” et les autres presses
est pertinente pour la plupart des indi
cateurs économiques.
La presse dite “ éditeur ” est répartie en cinq - la presse spécialisée technique et pro
Si l’on examine l’évolution de l’activité familles : fessionnelle (PSTP) : titres dont le conte
à partir du chiffre d’affaires, la presse - la presse nationale d’information géné nu est consacré à un thème principal et
d’information générale et politique a rale et politique (PNGIP ): titres appor dont la teneur est trop technique pour
régressé de -5,7 % en sept ans tant de façon permanente des susciter l’intérêt au delà des professions
informations et des commentaires sur correspondant aux sujets traités (Le Moni (presse nationale) ou quasiment stag
l’actualité politique et nationale (Le teur du Bâtiment et des Travaux Publics, 0 1né (+7,2 % pour la presse locale). En
Monde, Le Figaro, L’express, Paris Informatique, L’Industrie Mécanique, L’AGE revanche la presse spécialisée s’est
Match, Pèlerin Magazine, Le Canard FI, etc).développée, mais de façon modérée :
Enchaîné, Jeune Afrique, etc) ; La presse gratuite d’annonces. D’écono
+21,5 % pour la presse spécialisée
- la presse locale d’information géné mie différente, elle n’est pas ici traitée. La
grand public, +13,3 % pour la presse
rale et politique (PLIGP : titres dont le) famille des quotidiens nationaux (PQN),
spécialisée technique et profession
contenu répond aux mêmes principes catégorie souvent isolée, regroupe les
nelle. que la catégorie précédente, mais com quotidiens de la première famille, de la
Si l’on examine la rentabilité à partir deportant en outre des pages d’informa troisième (l’Équipe, la Tribune, etc.) et de
l’excédent brut d’exploitation (EBE) et tions traitant de l’actualité locale (Ouestla quatrième.
de son rapport au chiffre d’affaires, la France, Sud Ouest, La Voix du Nord, Mais la presse couvre, dans son acception
etc) ; la plus large, plus de 40 000 titres, se ré presse nationale d’information géné
- la presse spécialisée grand public partissant entre la presse associative, larale et politique a eu un EBE quasi
(PSGP) : titres traitant d’un thème principalpresse administrative, les lettres confiden ment nul de 1989 à 1991 et négatif dès
plus ou moins spécialisé et dont le contenu tielles, la presse interne d’entreprise, etc.1992. Pour la presse locale d’infor
est accessible à tous publics (L’Équipe, La presse “ éditeur ” est celle qui compte
mation générale et politique, il est
Connaissance des Arts, Télérama, Capital, commercialement. C’est ce champ que
positif, mais a régressé et, rapporté
Parents, Elle, Voici, etc) ; couvrent les syndicats professionnels.
au chiffre d’affaires, le taux obtenu
˝Encadré 2
Presse et statistiques
Depuis longtemps la presse dispose d’un sée par le SESSI (Ministère de l’Industrie) nées de la Banque de France, a enregistré
suivi statistique des titres. En particulier, - rappelons que la presse est classée, se un chiffre d’affaires de 52 milliards et la
les enquêtes statistiques du SJTI portent lon la Nomenclature d’Activités Française Banque de France seule, 38 milliards. Ces
sur les quelques 3 000 titres de la presse (NAF), dans l’industrie et à la centrale différences tiennent à plusieurs facteurs :
“ éditeur ” et en fournissent les principalesdes bilans de la Banque de France. l’enquête du SJTI est exhaustive, mais ne
caractéristiques : tirage, diffusion, con L’enquête annuelle d’entreprise du SESSI, mesure que les chiffres d’affaires des ti
sommation de papier, chiffre d’affaires, conçue sur le modèle des EAE réalisées dans tres ; celle du SESSI porte sur les plus de
etc. les différents secteurs, porte sur les entre vingt salariés, mais mesure aussi le chiffre
Mais rien n’existait jusqu’à ce jour sur l’en prises de plus de 20 salariés et les interroged’affaires des activités hors presse ; les
treprise de presse c’est à dire l’éditeur. sur les principaux éléments du compte de titres dont les éditeurs n’appartiennent pas
Ainsi, on ne connaissait pas la valeur ajou résultats, ainsi que sur certaines grandeurs à la rubrique NAF ne figurent pas dans le
tée du secteur de la presse et de ses telles que les effectifs et les investissements. champ SESSI ; etc. Tout compte fait, les
différentes familles, ni l’excédent brut d’ex La Banque de France collecte auprès des données du SESSI et de la Banque de France
ploitation, la capacité d’autofinancement, entreprises volontaires leur “ liasse fis- fournissent une couverture acceptable
les investissements, ni les ratios financiers cale ”, bilan et compte de résultats. de la presse éditeur.
classiques ! Au total, les enquêtes du SJTI ont enregis L’exploitation des données détaillées per
Le Département Statistique du SJTI a pu tré en 1995 un chiffre d’affaires pour les mettrait des études nouvelles sur la con
combler ces lacunes, grâce à l’enquête titres de la presse éditeur de 55 milliards centration du secteur, sur les politiques
annuelle d’entreprise sur l’industrie réali de francs. Le SESSI, complété par les don d’investissement, etc.
des titres. Lorsque ces entreprisesfaibles, car les entreprises fonctionnent d’entreprises en situation difficile : par
sont, en plus, en situation de fragilitélargement par sous traitance. exemple, 20 % des entreprises de la
financière, il n’est pas é onnant qu’ellestpresse spécialisée grand public totali
soient très menacées.sant 2 milliards de chiffre d’affaires ontCertaines “ entreprises ”
des fonds propres négatifs. Mais elles de presse sont en situation
comptent aussi des entreprises floris financière délicate
santes. C’est aussi le cas de la presse
La presse quotidienne nationale est quotidienne nationale. Pour en savoir plus
dans une situation financière particu En définitive, peut être faut il moins
lière : les pertes subies au cours des parler de “ familles ” en difficultés,
Les “ Tableaux financiers de la presse ",
dernières années, conjuguées avec que “ d’entreprises ” en difficultés. six fascicules disponibles au SJTI, un
une faiblesse traditionnelle des fonds Ce sont celles qui, délaissant la fina par famille, un pour l’ensemble de la
presse et un sur la presse quotidiennepropres, font que cette famille se re- lité première de leur métier, la satis
nationale.trouve avec des fonds propres négatifs faction d’un lectorat, ont privilégié
et un taux de capitaux permanents trop exclusivement la fonction de sup
Les chiffres Clés de la presse 1982
faible (33% du total du bilan en 1995). port publicitaire. Par exemple, pour 1996, disponible au SJTI.
La presse locale n’est pas dans cette la presse quotidienne nationale, les
Les Tableaux statistiques de la pressesituation : le taux de fonds propres est ressources publicitaires ont repré
1995 – SJTI – En vente à la Documen de 40 %, un peu plus que les autres senté jusqu’à 52 % de son chiffre
tation française.
familles et le taux de capitaux perma d’affaires (31 % pour la presse spé-
nents de 57 %. Ces ratios paraissent cialisée grand public). Mais lorsque Dix ans de statistique presse 1982 1992
satisfaisants, bien que faibles. la crise du marché publicitaire est – SJTI – En vente à la Documentation
française.La presse locale et la presse spécialisée survenue, la chute a été dure, les an non
ceurs découvrant la réalité de l’au diencecomportent une part non négligeable
Direction Générale :
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