Les industries agro-alimentaires en 1999 - Léger redressement de la croissance

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En 1999, la production des industries agro-alimentaires (IAA) a augmenté de 1,4 % en volume. Plus élevé qu'en 1998 (+1,2 %), ce résultat traduit en particulier la forte progression des boissons. Le solde commercial s'est légèrement accru, grâce aux exportations de boissons, notamment de champagne ; les huiles et corps gras et les produits laitiers contribuent aussi à cette amélioration, dans une moindre mesure. La consommation des ménages a été moins dynamique que l'année précédente. L'activité des IAA a contribué à la création d'emploi.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°729 - JUILLET 2000
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Les industries agro-alimentaires en 1999
Léger redressement de la croissance
Alain Nolin, division Agriculture, Insee
n 1999, la production des indus- Une activité soutenue par les
exportations de boissonstries agro-alimentaires (IAA) aEaugmenté de 1,4 % en volume.
La croissance des branches des industries
Plus élevé qu’en 1998 (+ 1,2 %), ce résultat agro-alimentaires est due, pour plus de la moi-
tié, à l’industrie des boissons (graphique 2).traduit en particulier la forte progression
La production de champagne et vin mousseux
des boissons. Le solde commercial s’est
(cf. Pour comprendre ces résultats) a été très
légèrement accru, grâce aux exportations dynamique (+ 11,8 %) : elle a été vigoureuse-
ment soutenue par les exportations (+ 34,0 %)de boissons, notamment de champagne ;
et par une demande intérieure en hausse de
les huiles et corps gras et les produits lai-
+ 5,5 %, toutes deux liées aux festivités du pas-
tiers contribuent aussi à cette améliora- sage à l’an 2000. La production des eaux et
boissons rafraîchissantes (+ 6,8 %) a été tiréetion, dans une moindre mesure.
par les exportations vers nos partenaires de
La consommation des ménages a été
l’Union européenne. Le marché des eaux pla-
moins dynamique que l’année précé- tes est prometteur : il a augmenté, en grande
partie, du fait de la percée remarquable de pro-dente. L’activité des IAA a contribué à la
duits de premier prix. Enfin la production de
création d’emploi.
L’activité des industries agro-alimentaires Évolution de la production en volume
Base 100 en 1995
s’inscrit dans une tendance plus régulière que 120
celle des autres industries (cf. Pour comprendre
Industrie manufacturièreces résultats). En 1999 les taux de croissance hors IAA
110se rapprochent un peu, par l’effet conjugué
IAA
d’une accélération des industries agro-alimen-
taires (+ 1,4 % - tableau 1) et du léger ralentis-
100sement des autres industries (graphique 1).
Au début de l’année 2000, la croissance en
volume de la production des IAA repart après
90
un léger recul au quatrième trimestre et la 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
situation des prix à la production s’améliore. Source : comptes de la nation, base 95, Insee
Production des branches agro-alimentaires *
Évolution 99/98 (%) Valeur 1999
Volume Prix (milliards de francs)
Industrie des viandes 1,3 -2,9 193,6 du lait 0,8 0,3 110,7
Industrie des boissons 6,0 0,7 101,8
Travail du grain et aliments pour animaux -0,1 -4,6 76,1
Autres IAA 0,4 0,3 246,8
Conserve, préparation de jus de fruits et légumes 1,8 2,7 51,1
Huiles, corps gras -4,4 -4,8 11,9
Pain et pâtisserie -0,4 1,5 81,8
Sucre 0,3 -2,3 20,7
Divers (1) 1,3 -0,8 81,3
Industrie du tabac -2,6 6,4 5,6
IAA hors tabac 1,4 -1,1 728,9
Ensemble des IAA 1,4 -1,0 734,5
Industrie manufacturière hors IAA 3,2 -1,3 3687,2
* La production de vin n’est pas une activité des IAA mais une activité agricole
1. Chocolat, préparations pour boissons, aliments pour enfants, potages, desserts de conserve.
Source : comptes de la nation, base 95, Insee
INSEE
PREMIEREspiritueux (+ 1,3 %) reprend, en raison de la production sont les glaces et sor- d’aliments pour animaux de ferme
d’une augmentation de la demande bets (+ 5,8 %), les yaourts et desserts baisse en 1999 (-1,0 %) après de nom-
extérieure. lactés frais (+ 4,7 %) et les fromages breuses années de croissance : les
La production des préparations à base (+ 1,5 %). L’implantation de nouvelles achats d’aliments diminuent sensible-
de viandes (+ 4,2 % en volume) aug- structures de production en France a ment pour les porcins et volailles et aug-
mente plus vite qu’en 1998, soutenue dopé la production de produits glacés ; mentent pour les bovins dont le cheptel
par la demande des restaurants et par la les exportations, très vives depuis deux est en progression en 1999.
reprise des exportations. La production ans, en ont bénéficié. Par contre les pro- L’activité de l’industrie du tabac est en
de viande bovine repart (+ 0,6 %) pour ductions de beurre et de lait liquide sont diminution comme la consommation, le
satisfaire la reprise de la consommation en recul plus ou moins marqué. Selon solde du commerce extérieur restant
des ménages ; à l’inverse, la viande de les informations disponibles pour le pre- déficitaire.
volailles commence à baisser (-2,6 %), mier semestre 2000, l’industrie laitière L’activité des huiles et corps gras est
après avoir bénéficié d’une réorientation devrait maintenir une légère croissance en repli sensible pour la deuxième
temporaire de la demande des ména- avec la bonne orientation des desserts année consécutive, pénalisée par un
ges. Les producteurs ont été confrontés lactés frais et, dans une moindre marché mondial toujours déprimé.
à la crise de la dioxine et à une concur- mesure, des fromages. Parmi les autres produits, la production
rence accrue des pays étrangers, en La production de pain et pâtisserie de des conserves de poisson augmente
particulier de la part du Brésil. Au total, la conserve, de viennoiserie et biscotterie (+ 2,7 %) alors que les importations bais-
production de l’industrie des viandes est en expansion (+ 3,5 %) pour alimen- sent et que la croissance des exporta-
progresse en volume de 1,3 %, après ter une demande intérieure soutenue et tions est soutenue. La croissance de la
deux années de quasi-stagnation. les marchés à l’exportation. En revanche production des jus de fruits et de légu-
La conservation de fruits augmente de la production de pain et pâtisserie fraîche mes s’accélère (+ 4,1 % après 0,9 % en
5,1 %, poussée par les exportations et (-1,4 %) subit la faiblesse de la consom- 1998), suivant la demande intérieure.
les consommations intermédiaires dans mation des ménages (-1,7 %). Les condiments et assaisonnements
la restauration et la pâtisserie ; les impor- La production sucrière a fortement aug- bénéficient eux aussi d’une forte
tations se sont stabilisées. La conserva- menté. Il en résulte une hausse des demande des ménages. En revanche, la
tion de légumes et de pommes de terre quantités “ hors quota ” qui ne bénéfi- fabrication de concentrés de sodas
baisse (-1,3 %), après la faible crois- cient pas d’un prix garanti, nettement baisse nettement : sa production est
sance de l’an dernier. La demande des supérieur au cours mondial. organisée à l’échelle européenne et sa
ménages, qui s’accentue, est satisfaite Le travail du grain et la fabrication d’ali- répartition entre les sites fait l’objet
par l’augmentation des importations. ments pour animaux sont en retrait, d’adaptations continuelles. La baisse se
La croissance de la production laitière alors que l’année précédente l’activité répercute aussi sur les exportations.
a ralenti. L’augmentation de la demande était en nette croissance. La semoulerie
des ménages et des entreprises est (+ 3,7 %) et la fabrication de produits Des prix en baisse
moins prononcée qu’en 1998. Parallèle- amylacés (+ 3,3 %) et d’aliments pour
ment, les importations et les exporta- animaux de compagnie (+ 2,8 %) crois- Les prix à la production des branches
tions ont continué à progresser. Les trois sent, tandis que la meunerie diminue des IAA baissent de1%en 1999, contre
composantes de l’expansion du volume (-3,7 %). Le volume de la production seulement 0,2 % l’année précédente.
Indicateurs des industries agro-alimentaires en 1999
Dépense de consommation
Importations Exportations
des ménages (1)
Produits des IAA Évolution 99/98 (%) 1999 Évolution 99/98 (%) 1999 Évolution 99/98 (%) 1999
Volume Prix Valeur Volume Prix Valeur Volume Prix Valeur
Viandes 0,7 -0,9 205,1 0,2 -3,7 20,7 0,1 -3,0 25,8
Produits laitiers 1,4 0,5 104,9 1,8 -2,7 13,3 5,5 -3,5 25,6
Boissons (2) 1,4 1,5 109,1 -0,3 1,3 11,4 3,5 2,9 58,5
Travail du grain et aliments pour animaux 0,7 0,7 19,5 4,4 -2,0 8,0 4,9 -3,5 15,9
Autres IAA 0,8 1,6 237,4 0,5 -1,9 66,3 -6,1 -2,2 49,3
Conserve, jus de fruits et de légumes 2,1 2,9 68,6 1,0 -1,8 28,6 0,2 0,9 11,9
Huiles, corps gras -0,4 2,9 9,3 -6,7 -4,9 10,7 -18,0 -5,2 2,7
Pain et pâtisserie -0,6 1,4 81,9 5,0 -0,1 5,6 5,6 0,2 6,7
Sucre -1,4 1,2 3,5 25,7 -2,8 1,6 -2,6 -5,9 8,1
Divers (3) 1,5 0,4 74,2 1,4 -0,6 19,8 -12,0 -2,7 19,9
Tabac manufacturé -3,4 4,4 82,9 3,3 2,5 10,6 5,3 3,1 2,2
IAA hors tabac 1,0 0,6 676,0 0,8 -2,0 119,7 0,5 -1,0 175,2
Ensemble des IAA 0,5 1,0 758,9 1,0 -1,7 130,3 0,5 -1,0 177,3
Industrie manufacturière hors IAA 4,2 -0,6 1203,0 5,9 -1,1 1487,7 3,9 -0,8 1568,6
1. Au prix d’acquisition.
2. Le vin est un produit des IAA, mais sa production est une activité agricole.
3. Chocolat, préparations pour boissons, aliments pour enfants, potages, desserts de conserve.
Source : comptes de la nation, base 95, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERECette baisse les rapproche du reste de mation dans la zone asiatique continue hors de l’Union subissent les effets de la
l’industrie où les prix continuent de bais- d’ailleurs à bénéficier aux exportations, crise russe et ceux de la concurrence
ser (-1,3 %), à peine plus que l’année plus particulièrement au cognac dont les internationale amplifiés par la crise de la
précédente. ventes bondissent à Hong-Kong et à dioxine. Sur le marché du Moyen-Orient,
Les plus importantes baisses de prix Singapour et reprennent au Japon. Les la concurrence des exportations brési-
concernent les produits amylacés jus de fruits et de légumes, les glaces liennes est très forte depuis la dévalua-
(-6,6 %), les aliments pour animaux de et sorbets, les yaourts et desserts lac- tion du réal en janvier 1999. Depuis mars,
ferme (-5,8 %) et la meunerie (-5,2 %). tés frais et les préparations à base de les exportations de viandes de volailles
Dans cette dernière activité, le marché viandes contribuent notablement à la progressent vers le Royaume-Uni et se
intérieur se contracte et les exportations croissance des exportations. développent rapidement en Italie à cause
sont concurrencées par les nouvelles En revanche, les exportations de sucre de la grippe aviaire qui frappe les éleva-
productions. Les principaux pays desti- baissent, le marché étant en proie à la ges du Nord de ce pays.
nataires tels que les pays du surproduction mondiale et à une baisse Outre le sucre, les importations de plu-
Moyen-Orient et du Maghreb s’équipent importante des cours. Le solde commer- sieurs produits ont augmenté
en moulins et la concurrence étrangère cial des concentrés de sodas de (tableau 2). C’est le cas du tabac, du
est vive. La chute de prix des tourteaux conserve s’est fortement dégradé. Celui pain et de la pâtisserie, et aussi des
se répercute en partie sur les prix de de la volaille aussi, résultat de la ten- condiments et poudres à lever. Dans le
vente de l’alimentation animale. Après la sion sur les marchés étrangers tant sur travail du grain et la fabrication d’ali-
hausse importante des années précé- les quantités que sur les prix. Les expé- ments, les importations de semoule et
dentes, les prix des huiles et corps gras ditions vers l’Union européenne sont de produits amylacés augmentent forte-
reculent fortement (-4,8 %). Des baisses concurrencées par les productions alle- ment en volume tandis que les prix sont
substantielles concernent aussi les pro- mande et anglaise. Les exportations orientés à la baisse.
duits de la semoulerie (-3,2 %), les vian-
des de volailles (-2,6 %) concurrencées Contribution des branches* à la croissance en volume des IAA en 1999
sur les marchés extérieurs et touchées
Industriepar la crise de la dioxine, et les viandes de
des boissons
boucherie (-2,0 %) où la crise de surpro- Industrie
des viandes
duction du porc se fait lourdement sentir.
Conserve,
jus de fruitsLe prix du sucre continue de diminuer en
Industrie
raison de la surproduction mondiale. du lait
Pain et pâtisserie
de conservation
Sucre
Légère remontée
Travail du grain et aliments pour animaux
de l’excédent commercial
Industrie du tabac
Huiles, corps grasEn 1999, le solde du commerce exté-
rieur (+ 47,0 milliards de francs) s’est Pain et pâtisserie fraîche
très légèrement amélioré, grâce aux
-10 0 10 20 30 40 50 60
boissons et, dans une moindre mesure, en % de l’évolution globale
aux huiles et corps gras et aux produits
* Les produits divers (chocolat, préparations pour boissons, aliments pour enfants, potages et desserts de conserve) ont con-
laitiers (graphique 3). Toutefois, il reste tribué pour 10,6 % à la croissance en 1999
Source : comptes de la nation, base 95, Inseeencore largement en deçà du record de
1997. Soldes commerciaux en 1998 et 1999
Les importations et les exportations ont
baissé, légèrement, mais les premières
Boissons
davantage que les secondes, ce qui
Produits laitiersexplique l’amélioration du solde com-
Travail du grain,mercial (tableau 2). Au début de l’année,
1999aliments pour animaux
les exportations étaient en perte de
Sucre 1998vitesse, mais la fin de l’année a été plus
dynamique à l’approche des fêtes de Viandes
l’an 2000. Le produit vedette est le
Pain et pâtisserie
champagne dont les exportations crois-
sent de + 36 % (soit 3,4 milliards de Huiles et corps gras
francs supplémentaires), en particulier
Tabac manufacturé
vers les États-Unis, la Grande-Bretagne
Conserve, jus de fruits et légumeset l’Italie. Les liqueurs sont en forte pro-
gression et les ventes de cognac ont
-20 -10 0 10 203040 50
repris vers la zone asiatique. Au premier milliards de francs
trimestre 2000, la reprise de la consom- Source : comptes de la nation, base 95, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERETous les prix des produits consommés dustries manufacturières. Celles-ci ne com-La consommation
par les ménages sont en hausse à prennent pas les secteurs énergétiques. Ledes ménages ralentit
l’exception des viandes et en particulier terme autres industries couvre ainsi l’in-
Contrairement à l’an dernier, la consomma- des viandes de volailles et des prépara- dustrie manufacturière, à l’exception des IAA.
tion des ménages en produits des industries tions à base de viandes. La crise de la La production est évaluée au prix de base,
agro-alimentaires n’a pas accéléré et son surproduction porcine en 1998 s’est qui comprend les subventions sur les pro-
influence sur la production a été modérée poursuivie au premier trimestre 1999 : duits reçues par les producteurs et exclut les
(cf. Pour comprendre ces résultats). l’effondrement des cours s’est répercuté impôts sur les produits payés par ces der-
Le volume de la consommation des sur les prix à la consommation. Ceci con- niers. Pour le champagne, les vins mous-
ménages en produits des IAA a aug- tribue à la bonne tenue de la demande en seux et les spiritueux, la production de la
menté de 0,5 %. Les achats ont pro- volume des ménages pour cette viande branche au prix du producteur est évaluée
gressé sur la plupart des produits. Les (+ 1,6 %) et pour la charcuterie (+ 2,0 %). par les ventes augmentées du stockage.
plus fortes hausses concernent les jus Les plus fortes hausses de prix concer- Pour les eaux et boissons rafraîchissantes,
de fruits et de légumes (+ 4,1 %) et les nent le tabac manufacturé, les conserves, la production est estimée par les ventes.
conserves de et les pommes les jus de fruits et de légumes et les huiles Les vins sont classés dans les produits des
de terre transformées (+ 3,9 %). et graisses raffinées et margarines. La IAA. Mais la viticulture est considérée comme
Les condiments et assaisonnements politique de forte augmentation des prix une activité agricole dans le nouveau système
(+ 3,1 %) et l’ensemble soupes, potages, du tabac menée depuis 1992 s’est pour- de comptabilité nationale. De ce fait, l’évolution
entremets et desserts de conserve suivie en 1999 (+ 4,4 %). Depuis 1991, les de la production de vins n’a pas d’effet sur la
(+ 2,2 %), sont très demandés. La pro- prix du tabac ont plus que doublé et la production des branches des IAA.
gression est sensible pour les aliments consommation a reculé de près de 15 %. La consommation des ménages repré-
diététiques et ceux destinés aux enfants sente ici la consommation en produits des
(+ 1,7 %), les pâtes alimentaires (+ 1,0 %) IAA achetés par les ménages dans le com-
Les effectifs salariéset les chocolats et confiseries (+ 1,5 %). merce. Elle correspond au concept de dé-
La consommation des produits laitiers pense de consommation des ménages ; lescontinuent de croître
est toujours tirée par les yaourts et des- évaluations incluent donc les marges des
serts lactés frais (+ 3,9 %) et, de manière En 1999, pour la deuxième année commerçants et la TVA. En revanche, elle
plus modérée, par les fromages consécutive, les IAA participent à la n’intègre pas la consommation alimentaire
(+ 2,0 %). Les boissons sont entraînées création d’emplois salariés (+ 5000), sur un dans les hôtels, cafés, restaurants (privés
par le champagne et vins mousseux, qui total de 8000 emplois créés dans l’industrie. et publics) et les cantines.
ont coulé à flots pour les fêtes de fin Le rythme de croissance est sensiblement
d’année (+ 5,0 %). Les boissons rafraî- le même que l’année précédente.
Pour en savoir plus
chissantes ont eu les faveurs des ména- Au premier février 2000, 8,1 % des
ges (+ 2,9 %), avec une préférence accords aidés de réduction du temps de
“ Les échanges extérieurs de la Francemarquée pour les eaux de table, et, dans travail concernaient les IAA. Ils repré-
en 1999 - Un excédent toujours élevé ”,
une moindre mesure, les bières (+ 1,1 %). sentent 23 % des accords de ce type
Insee première n° 719, juin 2000.
Après une hausse en 1998, la consom- dans l’industrie, alors que les IAA
“ Les comptes de la nation en 1999 -mation de tabac diminue nettement. emploient 14 % des salariés du secteur.
Emplois, consommation, investisse-Celle de sucre baisse encore, mais plus
ment : le cercle vertueux ”, Insee pre-
faiblement que l’année précédente. Pour comprendre mière n° 710, avril 2000.
Celle de pain et pâtisserie fraîche a nette- ces résultats
“ L’industrie en 1999 - La croissance a ré-ment diminué, ce qui contraste avec l’aug-
sisté ”, Insee première n° 711 mai 2000.mentation de l’année précédente. Dans
les viandes, la consommation de viandes Les comptes des industries agro-alimentai- “ La consommation des ménages en 1999
de volailles a fortement baissé : les ques- res, comme l’ensemble des comptes natio- - La croissance toujours au rendez-vous ”,
Insee première n° 715, mai 2000.tions sanitaires soulevées par l’alimenta- naux, sont publiés en base 1995 et établis
tion des élevages ont fortement pesé sur selon le nouveau système européen de
“ IAA 1999 : croissance limitée malgré
les choix des consommateurs, qui ont comptabilité nationale (SEC 95). une bonne reprise en fin d’année ”,
moins augmenté que l’an dernier le Dans la nouvelle nomenclature d’activité, les Agreste conjoncture - supplément à la
note de n° 4, avril 2000.volume de leur consommation de viandes. industries agro-alimentaires font partie des in-
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