Les industries agroalimentaires en 2002 - Maintien de la croissance, accalmie sur les prix

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En 2002, la production des industries agroalimentaires continue de croître. Une quasi-stabilité des prix fait suite à la forte hausse enregistrée en 2001. La progression en valeur est de l'ordre de 1 %. La croissance est soutenue principalement par le commerce extérieur. De bonnes performances à l'exportation, surtout pour les boissons, améliorent l'excédent commercial après l'interruption de 2001. Le marché intérieur se maintient en 2002 : la consommation des ménages progresse presque autant qu'en 2001. L'emploi continue de progresser dans les industries agroalimentaires. C'est la seule industrie dans ce cas en 2002.
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N° 911 - JUILLET 2003
Prix : 2,20e
Les industries agroalimentaires
en 2002
Maintien de la croissance, accalmie sur les prix
Katell Pénard, Claude Touzet, division Agriculture, Insee
n 2002, la production des indus- La reprise des exportations soutient davantage
la croissance que la consommation des ména-tries agroalimentaires continue de
ges, qui progresse de 0,7 % en volume, évolu-Ecroître. Une quasi-stabilité des
tion comparable à celle de 2001 (+ 0,9 %). Les
prix fait suite à la forte hausse enregistrée
prix à la consommation augmentent de + 2,8 %
en 2001. La progression en valeur est de pour l’ensemble des IAA, contre + 4,6 % en
l’ordre de 1 %. La croissance est sou- 2001. Le ralentissement est quasi général.
tenue principalement par le commerce Mais les prix semblent repartis à la hausse sur
les trois premiers mois de 2003.extérieur. De bonnes performances à l’ex-
portation, surtout pour les boissons,
La consommation de viande rougeaméliorent l’excédent commercial après
se stabilisel’interruption de 2001. Le marché inté-
rieur se maintient en 2002 : la consomma- La production de viande de boucherie aug-
tion des ménages progresse presque mente en volume mais diminue en valeur. En
autant qu’en 2001. L’emploi continue de effet, l’offre est abondante, la concurrence est
forte entre les différentes viandes et les prix àprogresser dans les industries agroali-
la production, de ce fait, diminuent nettement.mentaires. C’est la seule industrie dans
Les prix à la production de la viande de porc ont
ce cas en 2002.
fortement baissé de mars 2001 à fin 2001. En
2002, ils oscillent autour du niveau atteint fin
La production des branches agroalimentaires 2001. Leur baisse se poursuit sur les trois pre-
s’accroît de 1,3 % en volume, alors que celle miers mois de 2003. Après avoir fortement
des autres industries (Définitions) est stable augmenté en 2001, les prix de la viande ovine
(graphique 1). La croissance est particulière- baissent fortement durant la première moitié de
ment forte dans l’industrie du sucre et celle des 2002, avec le retour des importations en prove-
boissons, surtout du champagne. nance du Royaume-Uni ; ils remontent ensuite.
Après la forte hausse de 2001, les prix à la pro- Les échanges de viande bovine reprennent en
duction des différents produits agroalimentai- 2002. Ils s’étaient effondrés en 2001 après la
res augmentent modérément ou même deuxième crise de confiance liée à l’encépha-
diminuent. Dans l’ensemble, ils baissent de lite spongiforme bovine (ESB). Les exporta-
0,4 % en 2002 après avoir augmenté de 4,3 % tions augmentent fortement, aussi bien vers
en 2001. Ce mouvement de baisse est d’ail-
Évolution de la production en volumeleurs général dans l’industrie, il atteint -1,1 %
Base 100 en 1995dans l’ensemble des autres branches indus-
140trielles (tableau 1). Sur les trois premiers mois
135de 2003, les prix à la production restent stables.
130
Le solde des échanges extérieurs agroalimen-
125
taires progresse de 8 %, il s’élève à 6,8 mil- 120
Autres industries IAA
liards d’euros contre 6,3 milliards en 2001 115
110(tableau 2). Les exportations progressent de
1054 % en valeur, les importations de 2,8 % . La
100
progression du solde commercial est due sur-
95
tout aux boissons, et spécialement aux vins,
90
champagnes et mousseux (graphique 2).Le
solde commercial s’améliore pour la viande de
boucherie mais reste négatif. Source : comptes de la nation, base 95, Insee
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
INSEE
PREMIEREl’Union européenne que vers le reste du la production poursuivent la forte baisse production de fromages est toujours en
monde. Elles remontent à 80 % de leur entamée en septembre 2001, puis hausse (+1%en volume et + 2,4 % en
niveau de 2000. remontent légèrement après juin 2002. valeur). Le volume des exportations vers
Les quantités de viande de porc expor- Les prix à la consommation augmentent, l’Union européenne ayant fléchi, c’est
tées augmentent aussi, mais la baisse mais beaucoup moins qu’en 2001. toujours la consommation intérieure qui
des prix entraîne une baisse du chiffre La production des préparations à base soutient la production.
d’affaires, et la fermeture des marchés de viande progresse, soutenue par le La bonne collecte laitière de l’année
asiatiques (Japon, Corée du Sud) péna- dynamisme de la consommation des entraîne une hausse des fabrications de
lise les exportations. ménages. Les prix à la production et à lait en poudre et une stabilisation de la
Au total, les exportations de viande de bou- l’exportation diminuent en 2002, ceux à production du beurre. La consommation
cherie augmentent de + 8,8 % en valeur. la consommation poursuivent leur mou- de beurre est stable. Les exportations
La consommation des ménages en vement de hausse (+ 2,1 %), mais des autres produits laitiers progressent
viande de boucherie se stabilise après ralentissent après la hausse particulière- fortement. Mais la chute des prix à la
deux années de baisse. Les mesures ment forte de 2001 (+ 8,6 %). production et à l’exportation provoque
sanitaires prises contre l’ESB ont ras- un recul du chiffre d’affaires de 10 %. En
suré les consommateurs ; la consomma- revanche, les prix à la consommation
Produits laitiers : yaourts ettion de viande ovine se stabilise augmentent sensiblement.
également, après la chute de 2001, Les ventes élevées de glaces à l’expor-desserts ont toujours la cote
grâce aux efforts consentis sur les prix. tation (+ 34 % en valeur) compensent une
La production de viande de volaille Soutenue par la demande intérieure en consommation intérieure moins dyna-
diminue en raison d’une crise de surpro- yaourts, desserts lactés frais et fromages, mique en raison d’une météo peu favorable.
duction qui a commencé au deuxième et la demande extérieure en poudre de
semestre 2001 : la demande extérieure lait, l’industrie laitière confirme en 2002 la
Bonnes performancesrevient presque au niveau de 1999, hausse de sa production en volume
avant l’épisode de grippe aviaire en Italie, (+ 1,1 %), même si les cours des produits des boissons à l’exportation
la consommation, confrontée à la baissent légèrement (- 1 %). En effet, les
concurrence des viandes rouges, pro- prix de certains produits industriels laitiers La production de boissons augmente
gresse modérément, et la consomma- (lactosérum, caséines et caséinates), légèrement en volume après deux
tion intermédiaire diminue. La viande de dont l’offre est excédentaire, chutent. années consécutives de baisse. Cette
volaille subit la concurrence du Brésil et La production des laits liquides et crè- progression est surtout due à celle de la
de la Thaïlande, aussi bien à l’exporta- mes de lait stagne en volume : les expor- production des champagnes et vins
tion à destination des principaux clients tations de lait liquide vers l’Union mousseux, qui, après une année 2000
(Allemagne, Arabie Saoudite) que européenne ont très sensiblement creuse et une année 2001 moyenne, se
comme matière première. Les exporta- baissé et la consommation reste atone. rapproche du niveau exceptionnel de
tions vers les pays tiers progressent, La production de yaourts et desserts lac- 1999 à l’occasion du passage à l’an
grâce à d’importants achats russes. L’ abon- tés frais reste bien orientée (+ 2,7 % en 2000. Une sensible hausse des prix à la
dance de l’offre pèse sur les prix, tant à volume et + 4,9 % en valeur), toujours production permet une croissance forte
l’exportation qu’à la production. Les prix à soutenue par une demande élevée. La du chiffre d’affaires.
Les champagnes et vins mousseux pro- Production des branches agroalimentaires *
gressent nettement à l’exportation, à
destination des principaux clients queÉvolution 2002/2001 (%) Part de la
Valeur 2002 sont le Royaume-Uni, les États-Unis etproduction
(milliards€)Volume Prix des IAA (%) l’Italie. En revanche, la consommation
Industrie des viandes 0,6 - 5,2 31,4 25,8 des ménages en France diminue, après
Industrie du lait 1,1 - 1,0 17,8 14,6 une bonne année 2001.
Industrie des boissons 3,8 3,5 17,2 14,1 La production d’alcools distillés, essen-
Travail du grain et aliments pour animaux 0,7 - 1,1 13,2 10,8
tiellement du cognac, progresse. Elle
Autres IAA 1,0 2,3 41,2 33,8
trouve des débouchés à l’exportationConserves, préparations de jus de
fruits et légumes - 0,1 2,9 9,0 7,4 alors que la consommation des ména-
Huiles, corps gras - 0,6 2,7 1,9 1,6 ges stagne.
Pain et pâtisserie - 0,3 3,8 14,0 11,5 La production d’eaux et de boissons
Sucre 15,9 - 0,2 3,4 2,8
rafraîchissantes progresse, grâce à la
Divers (1) 0,1 0,9 12,8 10,5
consommation française qui reste dyna-Industrie du tabac 2,3 8,4 1,1 0,9
mique depuis six ans, et aux exporta-
IAA hors tabac 1,3 - 0,4 120,8
tions qui augmentent aussi fortement
Ensemble des IAA 1,3 - 0,4 121,9
qu’en 2001, avec des prix en baisse.
Autres industries 0,0 - 1,1 648,3 À l’opposé, la production de vin continue
* La production de vin n'est pas une activité des IAA mais une activité agricole (cf. Définitions). de diminuer. La consommation inté-
1. Chocolat, confiserie, pâtes alimentaires, thé, café, condiments et assaisonnements, préparations pour boissons, aliments
rieure et les exportations sont atones,pour enfants, desserts de conserve.
Source : comptes de la Nation, base 95, Insee les importations diminuent.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE Indicateurs d'activité des industries agroalimentaires en 2002
En milliards d'euros (valeur)
Dépense de consommation
Importations Exportations
des ménages (1)
Produits des IAA
Evolution 2002/2001 (%) 2002 Evolution 2002/2001 (%) 2002 Evolution 2002/2001 (%) 2002
Volume Prix Valeur Volume Prix Valeur Volume Prix Valeur
Viandes 1,5 1,6 35,7 3,1 - 8,1 3,3 4,8 - 6,1 3,9
Produits laitiers 1,6 2,3 18,4 - 5,9 - 2,0 2,1 0,4 - 2,3 4,3
Boissons (2) 0,4 1,3 17,9 2,3 3,2 2,0 3,9 2,6 9,7
Grains transformés et aliments pour 2,0 2,5 3,3 1,2 0,0 1,4 4,4 - 0,1 2,8
animaux
Autres IAA 1,1 2,8 41,0 5,4 1,4 12,0 7,6 - 1,5 8,4
Conserves, jus de fruits et légumes 1,3 2,6 11,9 0,9 2,1 4,9 - 3,5 2,8 2,0
Huiles, corps gras - 0,6 5,4 1,5 5,5 - 0,9 2,2 24,9 - 5,0 0,5
Pain et pâtisserie 0,4 3,0 14,2 7,7 0,4 1,0 8,2 2,4 1,1
Sucre 2,3 3,4 0,5 19,4 0,3 0,3 8,1 - 2,4 1,3
Divers (3) 1,9 2,4 12,8 10,4 2,2 3,5 11,8 - 4,2 3,5
Tabac manufacturé - 3,5 8,4 15,1 - 3,3 8,2 2,0 16,5 4,1 0,5
IAA hors tabac 1,2 2,1 116,3 3,2 - 0,5 20,7 4,6 - 0,8 29,1
Ensemble des IAA 0,7 2,8 131,4 2,6 0,2 22,8 4,7 -0,7 29,6
Autres industries 1,5 0,6 223,2 1,2 -3,5 266,0 1,5 -2,5 280,9
1. Au prix d'acquisition.
2. Le vin est un produit des IAA, mais sa production est une activité agricole (Cf. Définitions).
3. Chocolat, confiserie, pâtes alimentaires, thé, café, condiments et assaisonnements, préparations pour boissons, aliments pour enfants, desserts de conserve.
Source : comptes de la Nation, base 95, Insee
Une excellente Soldes commerciaux des IAA en 2001 et 2002
campagne sucrière
Vin
La production de sucre connaît une pro-
gression record en 2002, grâce à une Produits laitiers
excellente campagne 2002-2003, les
Champagne et mousseuxconditions climatiques favorables expli-
quant le rendement exceptionnel des
Boissons alcooliques distillées dont Cognac
surfaces betteravières. La progression
est d’autant plus forte qu’en 2001 la pro- Céréales transformées et aliments pour animaux
duction avait fortement baissé. Les
Sucreexportations vers l’Union européenne
augmentent de même vivement, en par-
Eaux et boissons rafraîchissantes
ticulier à destination de l’Allemagne et
de l’Italie. La consommation des Viandes
ménages progresse aussi pour la pre-
Tabac manufacturémière fois depuis dix ans. Malgré tout,
2002les stocks de sucre augmentent forte-
Huiles, corps gras
2001ment.
Les prix à la production du sucre pour Conserve, jus de fruits
l’industrie stagnent. Ils augmentent à la
- 4 - 3 - 2 - 1 0 1 2 3 4 5
consommation et ils baissent à l’expor-
tation hors Union européenne.
Milliards d'euros
La production de chocolaterie et confi-
Source : comptes de la Nation, base 95, Insee
serie augmente. Les prix à la production
de la chocolaterie augmentent sensible- Les prix à la production du thé et du café hausse des importations de jus de fruits
ment ; un déficit chronique de l’offre restent stables en moyenne annuelle, et de légumes permet de satisfaire une
mondiale et la situation troublée en Côte une forte baisse tout au long de l’année consommation en hausse, tandis que la
d’Ivoire fin 2002 ont provoqué une 2001 compensant la forte hausse au production fléchit, aggravant le déficit
envolée des cours du cacao à partir de cours de 2002. Ces évolutions suivent commercial. Les prix à l’exportation de jus
septembre 2001. L’augmentation des celles des matières premières. La pro- de fruits et de légumes baissent.
prix à la consommation est plus duction comme la consommation des La production d’huiles brutes augmente
modérée (+ 2,8 %). Les importations et ménages stagne en volume. légèrement, celle d’huiles raffinées et de
les exportations de chocolaterie et confi- La production de conserves de poissons margarine continue de baisser, une
serie augmentent fortement, le déficit et de légumes stagne en volume, péna- importante entreprise ayant cessé sa pro-
commercial se dégrade. lisée par des exportations en net repli. La duction de margarine. Après avoir
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREfortement augmenté tout au long de 2001, grâce à une baisse des coûts des matiè- Définitions
les prix à la production des huiles brutes res premières servant à l’élaboration des
baissent sur la première moitié de 2002, aliments d’allaitement.
Dans cet article, les « autres industries »
puis remontent, et restent élevés. Les prix Comme les années précédentes, 2002
ne comprennent ni les industries agroali-
des tourteaux au contraire diminuent : ils est une bonne année pour la production mentaires (IAA), ni l’énergie. Le « total de
baissent fortement durant la première d’aliments pour animaux de compagnie l’industrie » comprend les IAA mais pas
l’énergie. Dans le système de comptabilitémoitié de l’année puis se stabilisent. (+ 3,4 % en volume). Les exportations
nationale, la viticulture est une activité agri-Les exportations d’huiles brutes et raffinées progressent nettement.
cole, mais le vin est classé parmi les pro-
augmentent très fortement en volume et en
duits des IAA.
valeur, malgré une baisse des prix. Le solde La production est évaluée au prix deForte hausse des prix du tabac,
extérieur reste fortement déficitaire. La base, qui exclut les impôts sur les produits
baisse de la consommation versés par les producteurs et comprendconsommation intérieure d’huiles et corps
les subventions sur les produits qu’ils re-gras stagne, aussi bien la consomma- Les ventes de tabac reculent : le relève-
çoivent.
tion des ménages que les- ment des taxes sur le tabac en début La consommation des ménages repré-
tions intermédiaires d’huiles brutes. d’année a fait monter fortement les prix à sente ici la consommation en produits des
La production de pain et pâtisserie IAA achetés par les ménages dans le com-la consommation. C’est la hausse la plus
merce. Elle correspond au concept de dé-diminue, tandis que la consommation forte depuis 1997. Le recul de la
pense de consommation des ménages. Lesdes ménages stagne. Les prix à la pro- consommation est de même ampleur
évaluations incluent donc les marges des
duction augmentent fortement pour le que cette année-là, avec une hausse commerçants et les différents impôts indi-
pain et la pâtisserie fraîche. Ils augmen- des prix du même ordre. Les prix à la rects, dont la TVA.
tent également à la consommation. La consommation des ménages ne com-production hors taxes augmentent éga-
prend pas la consommation alimentaireLa production en volume de la meunerie lement fortement. Les importations dimi-
dans les hôtels, cafés, restaurants (privésstagne, la baisse des consommations nuent en volume, mais restent à un
et publics) et les cantines.
intermédiaires des autres branches ayant niveau beaucoup plus élevé qu’en 2000.
été sensible. Celle des produits amylacés
Sourceset des autres activités du travail du grain
L’emploi salarié continue de croître
est toujours en progression (+ 3,9 % et
+ 2,1 %), la demande intérieure et exté- L’emploi salarié hors intérim continue Comptes de la Nation 2002 - base 95, Insee.
rieure ayant soutenu l’activité. En d’augmenter dans les industries agroali- Pour l’intérim, ministère des Affaires sociales,
revanche, les prix à la production des pro- du travail et de la solidarité - Dares : exploita-mentaires, contrairement à l’ensemble
tion des fichiers Unédic des déclarations men-duits amylacés baissent (- 3,2 %). des « autres industries » qui perdent des
suelles des agences d’intérim.
emplois. Il augmente moins toutefois
qu’en 2000 et 2001. Après une crois-Premier repli de l’alimentation
sance sur la lancée de 2001 au premier Bibliographieanimale depuis dix ans
trimestre, l’emploi fléchit au deuxième tri-
La production d’alimentation animale se mestre puis croît nettement au troisième
« Les comptes de la Nation en 2002 - La consom-
replie (-2%en volume), pour la première et surtout au quatrième trimestre 2002.
mation s’infléchit, la demande des entreprises re-
fois depuis 1993. Ce recul s’explique par En 2002, les 603 000 emplois en équiva- cule », Insee première, n° 894, avril 2003.
la baisse de production de volailles, une lents-temps plein des IAA représentent « La consommation des ménages en 2002 »,
Insee première, n° 902, juin 2003.baisse dans l’alimentation pour les 16,5 % des emplois du total de l’industrie
« L’agriculture en 2002 en Europe et enbovins après le retour du nombre de (Définitions). Le recours à l’intérim dans
France », Insee première, n° 904, juin
bêtes au niveau d’avant crise, une réduc- les IAA s’accroît en 2002, avec 41 600
2003.
tion des rations pour les porcins qui emplois en équivalents-temps plein en « Stagnation de l’activité manufacturière en
s’ajoute à la stagnation du cheptel. De 2002, contre 38 800 en 2001. Il suit la 2002 - Les industriels dans l’expectative »,
Insee première, n°905, juin 2003.bonnes ressources fourragères et la progression de l’emploi salarié hors inté-
« IAA 2002 : croissance ralentie du chiffrebaisse des prix des céréales ont pu aussi rim au quatrième trimestre. Sa part dans
d’affaires, due à une moindre valorisation
inciter les éleveurs à développer la fabri- l’emploi salarié des IAA augmente légè-
des produits», Agreste conjoncture - supplé-
cation d’aliments à la ferme. Les prix des rement en moyenne annuelle (7,7 % après ment à la note de n° 4, avril
aliments du bétail diminuent (-2,8 %), 7,3 % en 2001 et 7,2 % en 2000). 2003.
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